PLQ, la métamorphose

« Le parcours d’une vie, tout comme l’action politique, comporte des moments charnières. »

La phrase, tirée du discours inaugural de Philippe Couillard, aurait pu coiffer la photo de Nathalie Normandeau alors que la nouvelle de son arrestation explosait avec chaque bulletin de nouvelles, dans chaque média, comme autant de petites bombes, jeudi dernier. Bien que la commission Charbonneau ait mis la table, bien que l’ex-vice-première ministre y ait témoigné, c’est quand même un sacré point d’orgue que celui-là.

Personne de cette stature politique n’avait encore été accusé, ni au Québec ni ailleurs au Canada, d’une telle méconduite. Ni avant, ni durant, ni après Gomery. L’image du jeune commis voyageur de Kafka se réveillant soudainement transformé en coquerelle m’est, comme par hasard, venue en tête.

Jusque-là, Nathalie Normandeau représentait pour moi celle qui avait changé l’allure des femmes en politique. Avec elle, les femmes ont gagné la permission d’être « sexées » dans les chambres de l’État. Ça se préparait évidemment déjà, au fur et à mesure que les femmes gonflaient les rangs, mais c’est la mairesse de Maria qui a le mieux tourné le dos au look un brin matante qui sévissait sur les collines parlementaires. Longtemps le gage exigé des femmes qui entraient en politique — « il fallait laisser sa sexualité à la porte », a déjà dit fameusement Louise Harel —, la féminité (bien accrochée) se troquait en échange du pouvoir, bastion masculin par excellence. Comme si les deux s’excluaient mutuellement. Mme Normandeau, elle, n’a pas fait de compromis là-dessus, mais ailleurs, par contre, c’est une tout autre paire de manches.

Cela dit, ce n’est pas tant la métamorphose de Nathalie Normandeau qui m’importe ici que celle du Parti libéral du Québec lui-même. D’abord, la « vermine » ne se résume pas à celle qui porte du mascara et du rouge à lèvres dans cette histoire. C’est d’ailleurs assez désolant que le gros poisson dans le coup de filet de l’UPAC soit une femme alors que celles-ci sont toujours minoritaires en politique. À cause de son poste aux Affaires municipales, la dame du FM93 y prêtait flanc sans doute davantage que d’autres au gouvernement Charest. Sa personnalité et sa feuille de route y sont peut-être aussi pour quelque chose. Mais la responsabilité de cette culture de l’argent, cette mentalité du donnant donnant, ne lui incombe pas uniquement. Tant s’en faut. Sous Jean Charest, le PLQ a créé une « culture dévoyée du financement », écrit Yves Boisvert dans La Presse. Ajoutons qu’une telle culture ne se résume pas seulement à la manière dont on finance un parti politique ; c’est aussi une façon de voir la politique tout court.

À quel moment le parti de Jean Lesage, Robert Bourassa et Claude Ryan est-il devenu celui de Marc-Yvan Côté, Marc Bibeau et Jean Charest ? À quel moment a-t-il cessé de représenter la Révolution tranquille, la démocratisation, la francisation, la fierté de se tenir debout pour devenir le parti de l’argent, du business as usual, du bâillon, du fossoyeur des commissions indépendantes et des CPE ? Philippe Couillard a beau vouloir distancier son gouvernement de la pestiférée Nathalie Normandeau, il n’est pas quitte du pourrissement du PLQ pour autant. Au-delà de l’achat éhonté de votes et de la corruption comme telle — qui se limitera peut-être aux personnes déjà épinglées ou peut-être pas —, il est à la tête d’un parti qui a mariné dans ces eaux-là et qui, malgré sa promesse d’une « nouvelle culture », a toujours traité la commission Charbonneau avec des pincettes et donne peu d’indications de vouloir adopter ses recommandations. Méprisant les organismes communautaires et la représentation citoyenne, les démunis, les enfants sur les bancs d’école et les femmes qui travaillent, le parti de Philippe Couillard nous a habitués à une seule chose : l’atteinte coûte que coûte des « résultats financiers ».

N’y a-t-il pas d’ailleurs un parallèle à faire entre le pourrissement du Parti libéral et celui du Parti républicain aux États-Unis ? Bien sûr, le PLQ n’a pas à sa tête un agent immobilier qui se prend pour le bon Dieu, rien d’aussi spectaculaire que « The Donald » de ce côté-ci de la frontière, mais c’est précisément parce que le parti de Ronald Reagan a petit à petit renié ses propres valeurs qu’il implose aujourd’hui sous la déflagration d’un Donald Trump. Le mépris des instances démocratiques et l’obsession de l’argent ont fini par gangrener ce parti à tel point qu’on craint pour sa survie. Deux ans après son élection, le Parti libéral a tout un examen de conscience à faire s’il veut éviter les mêmes escarres.

45 commentaires
  • Jacques Lamarche - Inscrit 23 mars 2016 02 h 43

    La culture Jean Charest!

    Le Québec, pendant dix ans, a été dirigé par un homme rusé qui avait une conception particulière de l'éthique et de la politique! Le PLQ pendant quinze ans! Ça laisse des traces!

    Il envoya plus d'une au front, Line Beauchamp notamment! Nathalie Normandeau servit d'instrument pour donner du ¨coffre¨ à son gouvernement.

    Tout doucement s'ouvrent d'autres pages du testament de Jean Charest! Pourtant, à la commission Bastarache, il était facile de soupçonner ce qu'il y aurait dedans! De fourberie et de broderie, il en serait rempli!

    Un examen de conscience nécessaire! Le PLQ a triomphé! Il domine dans les sondages! Reconnaître des manquements ou modifier le style de gestion pourrait éveiller des soupçons et ternir sa réputation! Jamais en cent ans ne coulera, au Parti libéral, une once de réflexion sur une culture qui lui permet toujours de damer le pion à l'opposition!!

  • Yves Côté - Abonné 23 mars 2016 04 h 57

    L'idée...

    "À quel moment le parti de Jean Lesage, Robert Bourassa et Claude Ryan est-il devenu celui de Marc-Yvan Côté, Marc Bibeau et Jean Charest ?"
    Fin années 70, début années 80, au moment où René Lévesque et quelques élus du PQ donnaient ses premiers succès à l'idée de l'indépendance. C'est alors que la prise en charge du financement du PL est devenue le quasi-appanage d'un certain milieu montréalais aux intérêts, disons, purement économiques.
    Au PLQ, mais surtout PLC, puisqu'il était inadmissible qu'un parti bâti et géré par des "pelteux de nuage", le PQ, puisse avoir réussi à accéder au pouvoir. Par conséquent, puisque les Québécois "prouvaient" ce que les libéraux considéraient comme leur absolue naïveté doublée d'un manque de bon sens, tous les moyens devenaient à leurs yeux non seulement légitime, mais salvateur, pourvu qu'ils favorisent les intérêts des membres des deux PL. C'est ainsi que l'idée historique raciste de notre imbécilité générale et de notre irresponsabilité globale, s'imprégnait dorénavant dans "l'ADN" d'un parti politique qui jusque-là, se nourissait largement d'une fierté francophile à toujours être "Canayens"...
    Le départ précédent d'une majorité des plus progressistes du PL prenait donc dorénavant la forme d'une scission d'idées, la logique appliquée étant de plus en plus celle, piègeuse, que "quiconque pourrait être meilleurs pour s'occuper de financer un parti politique, que ceux-là qui démontrent savoir faire beaucoup d'argent à partir de peu de ressources ?".
    Et cela, alors même qu'au PQ, l'idée démocratique et contemporaine du financement transparent et populaire des partis politiques prenait une assise légale par l'élection d'un gouvernement plus tourné vers le peuple que nul autre avant lui depuis 1837 (nouvelle Loi sur le financement des partis politiques).
    C'est dans ces années qu'une "jeunesse nouvelle" trouva place au sein de ces deux entités politiques très liées, place grandement faite par l'action favorable de PET lui-même.

    • Pierre Fortin - Abonné 23 mars 2016 09 h 51

      À quel moment le parti de Jean Lesage a-t-il cessé de représenter la Révolution tranquille ?

      Octobre 1967 — Le congrès libéral ayant rejeté son option, la souveraineté-association, René Lévesque quitte le parti. Et depuis, tout tourne autour de la question constitutionnelle : une option souverainiste affronte une option fédéraliste.

      Voici un extrait du projet de lettre que René Lévesque adressait à Jean Lesage lors de sa réflexion en août 1967, avant le schisme d'octobre. À lire.

      http://fondationrene-levesque.org/rene-levesque/ec

      « Le parti me semble en péril mortel de se trahir irrémédiablement. Depuis plusieurs mois, on dirait que l’obsession de ceux qui tiennent les rênes, c’est d’éviter toute discussion sur notre orientation québécoise, c’est-à-dire sur le cœur de la politique, tandis qu’on s’occupe frénétiquement à forger un outil d’organisation, comme si l’outil allait suffire à lui seul à définir la tâche à accomplir.
      Si l’on n’y prend garde, on peut redevenir pour de bon un vieux parti à l’ancienne mode, une simple machine à prendre le pouvoir quand il passe. Autrement dit, un parti invivable.

      [...]

      « Mais nous, nous n’avons pas le droit. C’est nous, depuis "il faut que ça change" et "maîtres chez nous", qui avons, bien au-delà des slogans, présidé à un renouveau sans précédent du Québec. Que ça continue à s’accélérer, rien de plus normal, puisque c’est encore une chose relativement toute neuve, dont le mouvement ne peut et ne doit pas être arrêté.

      [...]

      « Mais ce qui nous est défendu, c’est de nous trahir en reculant, en reniant à toutes fins pratiques ce que nous avons déclenché de plus valable.

      [...]

      « C’est surtout l’invraisemblable décision, prise récemment par le seul Exécutif [du PLQ] et transmise par ses services, d’exclure à priori du prochain Congrès toute discussion des problèmes constitutionnels. »

    • Yves Côté - Abonné 23 mars 2016 12 h 32

      Je suis entièrement de votre avis au sujet de la fin de la Révolution Tranquille pour lui, Monsieur Fortin.
      Mais selon moi, il fallut encore quelques années à ce parti pour se mettre à perdre le nord dans une course effrénée et totale vers l'argent roi et son corollaire, l'adoption de tous les préceptes canadians de notre absence de valeur intrinsèque...
      Raison pour laquelle je fais ici dans mon petit texte la distinction entre la fin de la prise en compte avantageuse des libéraux de notre personnalité collective, ce qui s'est définitivement éteint avec la décevante fin politique de Claude Ryan, et le début de la dérive sectaire étroitement nationaliste des deux Partis Libéraux, l'exclusivement fédéral et le très petitement provincial...

      Mes salutations et amitiés les plus républicaines, Monsieur.

  • Hélène Gervais - Abonnée 23 mars 2016 05 h 55

    Bravo Madame pour votre texte....

    effectivement je me demandais pourquoi il n'y avait qu'une femme qui était bien placée sous charest qui écopait et pas ce dernier, l'intouchable. Et on sait qui représente couillard, les médecins, et non pas la classe ouvrière. Effectivement le parti libéral qui libérait le bon peuple il y a 55 ans de la noirceur, est devenu noirceur lui-même.

  • Christian Montmarquette - Abonné 23 mars 2016 06 h 20

    Il n'y aura aucun moment charnière..

    Quoique nous susurre jusqu’à écoeurement la voix mielleuse du démagogue en chef du Parti libéral Philippe Couillard.. Il n’y aura aucun «moment charnière», ni changement de culture politique, ni de mentalité, tant que le Parti libéral n’aura réparer ses torts et remis les 7,3 millions d’argent sale encaissés frauduleusement via le financement sectoriel des firmes de génie-conseil.

    Et ça vaut tout autant pour le Parti québécois qui s'est lui-aussi rendu coupable de plus de 4,8 millions d'argent sale obtenu via le même système illégal de prête-noms.

    Tant que lesdits partis politiques n'auront payer leur dette à la société et rendu l'argent de leurs crimes, et qui plus est, avec lequel ils se sont fait illégitimement élire. Il faudra les considérer comme n'importe quelle autre organisation criminelle vivant du fruit du crime et du recel.

    

Il est d’ailleurs incroyable que le système politique actuel ne permette pas de destituer de tels gouvernements corrompus et de placer sous tutelle ces partis politiques avec un minimum de deux mandats avant de pouvoir se représenter aux élections, sinon de carrément de pouvoir les liquider.



    Christian Montmarquette

    .

    • Gilles Théberge - Abonné 23 mars 2016 08 h 59

      Bien sûr vous vous montrez incapable de critiquer le parti libéral, sans un petit "crachât" sur le parti Québécois...

      Bien sûr. Mais admettons que l'aveu de monsieur Murray (10 000$) et l'autre dont l'accusation est pour le moins imprécise, on est loin du compte que vous inventez ici, 4.8 millions d'éventuel argent sale...

      Mais c'est plus fort que vous! N'est-ce pas?

    • Colette Pagé - Inscrite 23 mars 2016 09 h 46

      Je souscris à cette opinion. Il faut régler la dette passée avant de prétendre au nouveau virage !

    • Yves Côté - Abonné 23 mars 2016 10 h 34

      Monsieur Montmarquette, si vous me permettez de vous le dire ?, par votre texte d'aujourd'hui, je suis fier de joindre en tout ma perception des choses à la vôtre !

    • Christian Montmarquette - Abonné 23 mars 2016 10 h 49

      «Je souscris à cette opinion. Il faut régler la dette passée avant de prétendre au nouveau virage ! »–Claude Gélinas

      Heureux de vous l'entendre dire M. Gélinas.

      D'autant plus que sans tout l'apport de cet argent sale et frauduleux, il est loin d'être certain que le Parti libéral serait au pouvoir actuellement. Ce qui pose un énorme problème de démocratie et ouvre la porte à la remise en question d'un paquet décisions illégitimement prises par le Parti libéral du Québec.

      Déjà que Philippe Couillard n'a jamais obtenu le mandat d'imposer plus de 4 milliards de compressions en deux ans dans les services publics. Prendre le pouvoir avec 7,3 millions de fonds frauduleux par dessus le marché, c'est carrément ignoble et antidémocratique.

      Après avoir vécu sous le gouvernement des juges au Canada…

      - Devrons-nous désormais vivre sous le gouvernement de la police au Québec?

      Christian Montmarquette

    • Jeanne M. Rodrigue - Abonnée 23 mars 2016 11 h 06

      C. Montmarquette. Vous reprenez les chiffres du directeur général des élections, chiffres qu'il situe à 7,3 millions de dollars...

      Sauf que votre collègue de QS, Amir Khadir, pense plutôt que, puisque les libéraux sont au pouvoir depuis 2003, (sauf pour un intervalle de 18 mois) le Parti Libéral des Charest-Couillard devrait rembourser "à première vue" quelque 20 millions de dollars!

    • Claude Smith - Abonné 23 mars 2016 12 h 02

      M.Montmarquette,

      Vous manquez complètement d'objectivité. L'argent que des militants comme moi ont donné au PQ n'est pas de l'argent sale. Il n'y a pas de commune mesure entre le PQ et le PLQ au niveau du financdement.
      Ce dernier ramassait 2 fois plus que le PQ même quand le PQ était au pouvoir.

      Claude Smith

    • Serge Morin - Inscrit 23 mars 2016 12 h 53

      À faire de l'enflure verbale, on voit bien que QS a son "Jean Marc Fournier"

    • Christian Montmarquette - Abonné 23 mars 2016 13 h 05

      À Gilles Théberge,

      « Admettons que l'aveu de monsieur Murray (10 000$) et l'autre dont l'accusation est pour le moins imprécise, on est loin du compte que vous inventez ici, 4.8 millions d'éventuel argent sale.. »- Gilles Théberge

      M. Théberge,

      À ce que je vois, le péquiste impénitent que vous êtes demeure fidèle à sa culture d'aveuglement partisan et de calomnies.

      La fraude et le comportement criminel libéral serait odieux, alors que la fraude et le comportement criminel péquiste serait, lui, excusable, pour ne pas dire vertueux?

      - J'espère que le lectorat du Devoir saura vous juger en conséquence et contrairement à vous, saura différencier le vrai du faux.

      Christian Montmarquette

      Référence :

      " Le Parti québécois (PQ), qui a occupé le pouvoir entre 1998 et 2003, a encaissé 36% des dons en provenance des firmes d'ingénieurs, pour un total d'environ 4,8 millions.." - La Presse, 08 avril 2013

      .

    • Christian Montmarquette - Abonné 23 mars 2016 13 h 11

      À Yves Côté,

      " Monsieur Montmarquette, si vous me permettez de vous le dire ?, par votre texte d'aujourd'hui, je suis fier de joindre en tout ma perception des choses à la vôtre ! " - Yves Côté

      Voilà des paroles qui me font grand plaisir à entendre de votre part, et qui sont tout à votre honneur, M. Côté.

      Merci de votre soutien, de votre appréciation et de votre honnêteté.

      En toute sincérité,

      Christian Montmarquette

      .

    • Lucien Cimon - Abonné 23 mars 2016 13 h 59

      «le Parti québécois qui s'est lui-aussi rendu coupable de plus de 4,8 millions d'argent sale obtenu via le même système illégal de prête-noms.»
      Comme accusateur, vous utilisez des arguments «à la mode libérale»pour soulager votre hargne obsessive contre le PQ.
      Les fonds amassés par le PQ pour sa caisse électorale ont toujours été issus en grande partie du financement populaire. Je le sais pour y avoir travaillé honnêtement à plusieurs reprises. Qu'il y ait eu quelques incartades, je ne le nie pas, mais généraliser comme vous le faites rend votre déclaration mensongère; elle continue de miner la crédibilité de vos sermons vertueux.

    • Pierre Desautels - Abonné 23 mars 2016 16 h 34

      @ Lucien Cimon.
      "Mais généraliser comme vous le faites rend votre déclaration mensongère".

      En tout cas, rien que pour le Groupe-Conseil Roche, leurs dons ont été de $404,419.00 pour le PLQ et de $309,480.00 pour le PQ entre 1998 et 2011, selon le rapport de la CEIC plublié en 2014...

      Piece_163P-1783_01.pdf

    • Christian Montmarquette - Abonné 23 mars 2016 17 h 01

      À Lucien Cimon,

      «Qu'il y ait eu quelques incartades, je ne le nie pas.. » - Lucien Cimon

      - Les péquistes sont impayables!

      Appeler 4,8 millions !! ..de financement illégal et frauduleux suffisants pour faire la différence entre l'opposition et le pouvoir «une incartade » !! - Faut le faire! Et moi qui croyait que seuls les libéraux étaient suffisamment tordus pour appeler 4 milliards de coupures d'austérité de la "rigueur budgétaire"!

      Et quand la police viendra les chercher par le collet pour fermer le parti en tant qu'organisation criminelle, il y en aura encore pour dire que c'était une "pause vacances" je suppose?

      - Pas possible un tel déni de la réalité!

      Et après..

      Ils se demanderont pourquoi la corruption fait rage au Québec!

      Christian Montmarquette

      Référence :

      " Le Parti québécois (PQ), qui a occupé le pouvoir entre 1998 et 2003, a encaissé 36% des dons en provenance des firmes d'ingénieurs, pour un total d'environ 4,8 millions.." - La Presse, 08 avril 2013

    • Pierre Grandchamp - Abonné 23 mars 2016 19 h 36

      a/s M. Théberge

      Le monsieur du comté détenu par le PQ, région de Québec, n'a pu incriminer que lui-même car le PQ était dans l'Opposition.

      Quant à l'autre de Gaspé, il n'est pas clair si c'était quand il était maire de Gaspé..ou non!

    • Christian Montmarquette - Abonné 23 mars 2016 19 h 54

      À Pierre Desautels,

      J'espère que le Devoir me permettra de publier cette citation de GND:

      « S’il est compréhensible que ce soit l’arrestation de l’ancienne vice-première ministre qui ait monopolisé l’attention médiatique, il ne faut pas oublier que deux employés politiques liés au Parti Québécois ont également été interpelés et accusés.

      Cela confirme que le rapport Moisan ne s’était pas trompé lorsqu’il avait établi que le PQ était lui aussi impliqué dans des réseaux de financement occulte. » - Gabriel Nadeau Dubois

      .

    • Serge Morin - Inscrit 23 mars 2016 20 h 19

      Ce que vous pouvez etre lassant, Monsieur CM.
      Vous voulez avoir raison, et ne pouvez etre impartial et e,pruntez la rhétorique libérale.
      Nos petites disputes n'intéressent pas grand monde et ne convaincrons encore moins.
      Respirez un peu et descendez des rideaux

    • Christian Montmarquette - Abonné 24 mars 2016 11 h 22

      À Serge Morin,

      " Vous voulez avoir raison, et ne pouvez etre impartial et e,pruntez la rhétorique libérale. Nos petites disputes n'intéressent pas grand monde" - Serge Morin

      Ici, Serge Morin tente de réduire à de "petites disputes qui n'intéressent pas grand monde" un débat majeur qui fait rage au Québec au sujet des actes criminels posés notamment par le Parti québécois. Alors que c'est précisément cette attitude réductrice qui les rend identiques au Parti libéral, dont non seulement ils partagent l'idéologie néolibérale, mais désormais les magouilles frauduleuses du système de prête-noms des firmes de génie-conseil. Et ce, à une hauteur de plus de 2 millions de dollars selon les chiffres de son propre journal!

      Et si Serge Morin tente de réduire une telle situation à des petites disputes n'intéressent pas grand monde. Alors qu'il sache que le Devoir d'aujourd'hui même révèle que 72% des citoyens pensent qu'il ne s'agit pas de cas isolés et que 78% des gens s’attendent à ce que «d’autres politiciens soient arrêtés pour fraude et corruption dans un avenir rapproché ».

      Des chiffres aussi massifs qu'éloquents qui n'ont strictement rien à voir avec des "petites disputent qui n'intéressent pas grand monde" et qui renvoient l'argumentation de Serge Morin ainsi que de nombreux autres béni-oui-oui du Parti québécois, à leur propre petite partisanerie personnelle.

      Christian Montmarquette

      Référence :

      " Alerte aux prête-noms " - Le Devoir

      " C’est le Parti libéral du Québec qui en a le plus largement bénéficié (7,3 millions, soit 72,4 % du total), devant le Parti québécois (2 millions) et l’ancienne Action démocratique du Québec, ravalée par la Coalition avenir Québec (800 000 $). "

      http://www.ledevoir.com/politique/quebec/374823/al

      " Le Québec désabusé de ses élus " - Le Devoir

      http://www.ledevoir.com/politique/quebec/466350/so

      .

    • Pierre Grandchamp - Abonné 23 mars 2016 09 h 16

      Les 6 premières questions:

      1. Les méthodes de financement de Charest: Lorsque vous étiez ministre de Jean Charest, et que ce dernier vous obligeait à récolter 100 000 $ par année pour la caisse électorale du parti,

      2. La Clause Couillard. Lorsque vous avez démissionné du gouvernement en mai 2008, vous êtes allé travailler pour une société privée de santé avec laquelle vous aviez eu des rencontres peu avant votre démission

      3. Le silence sur le salaire secret. Vous avez démissionné en juin 2008, soit trois mois après que le public eut appris que votre chef, Jean Charest, recevait depuis dix ans un salaire secret du PLQ, tiré à même les généreuses donations, de 75 000 $ par an

      4-Le silence sur la commission d’enquête
      5. L’absence de rupture. Le 17 mars 2013, vous êtes élu chef du PLQ, au premier tour de scrutin, avec 58,5 % des voix. Une victoire décisive. De plus, votre absence de l’Assemblée nationale entre 2008 et 2012 vous a évité d’être vu en train d’applaudir le ministre Tony Tomassi — maintenant accusé au criminel — ou de voter 11 fois contre la création d’une commission d’enquête, comme vos collègues.

      6. Le silence sur la perquisition. Quatre mois après votre élection comme chef du PLQ, l’UPAC a procédé à une perquisition au quartier général de votre parti. Cela ne s’était jamais vu. De toute évidence, la perquisition devait porter sur des faits antérieurs à votre arrivée. Pourquoi avez-vous alors décidé de cacher la vérité aux Québécois sur cette affaire pendant deux longs mois ?

    • Pierre Grandchamp - Abonné 23 mars 2016 09 h 22

      7. Le bris de la promesse de transparence. Les médias ayant eu vent de cette perquisition dont vous taisiez l’existence, vous avez pris l’engagement d’être désormais « transparent ».

      8. La non-recherche des « fabulous 11«

      9. L’échec du code d’éthique

      10. Le silence sur les écoutes compromettantes

      11. À la défense de Jean Charest.

      12. A la défense du cynisme.