Chronique d’une génération

Chaque époque a son livre fétiche. Un livre qui exprime l’âme d’une génération. Un livre qui fait entendre dans la cacophonie ambiante la petite musique de notre temps, celle qui se dissimule sous le fatras des opinions convenues, des chroniques...

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28 commentaires
  • Jocelyne Lapierre - Inscrite 11 mars 2016 07 h 07

    C'est sur la survie de notre peuple que se joue notre avenir

    Plus que jamais notre peuple doit connaître un sursaut ou se résigner à être remplacé par des populations exogènes, indifférentes, voire hostiles à notre culture, héritage moral et religieux, et oui et surtout, à notre couleur de peau.

    • Raymond Lutz - Inscrit 11 mars 2016 11 h 11

      Populations exogènes? Et nous, que croyez-vous que nous soyons? Y'avait quoi ici en 1600?

      Et _qui_ est hostile à notre couleur de peau, SVP? Ceux qui n'ont pas la nôtre? Ces syriens qui ne parlent pas assez bien le français? Sapristi, à quand notre Donald Drumpf pure laine de souche pour nous faire monter aux barricades?

    • Jocelyne Lapierre - Inscrite 11 mars 2016 13 h 49

      M. Lutz, en insérant "Syriens" et "Trump" dans votre réplique, vous tenter de diaboliser mes propos. Les enjeux sont beaucoup trop importants pour que je me laisse intimider par de vaines critiques.

  • Jocelyne Lapierre - Inscrite 11 mars 2016 07 h 38

    Nés pour un p'tit pain

    Les Canadiens-français ont un passé de coureurs des bois, de défricheurs, de bûcherons, d'agriculteurs et fermiers et de main-d'oeuvre très bon marché au même rang, peut-être un peu pous privilégié, que les Amérindiens, du temps de la colonisation britannique. Ce n'est seulement qu'à la fin de la deuxième guerre mondiale que les Canadiens se sont vraiment conscientisés au sujet de leur sort, et ont finalement commencé à revendiqué des droits. Le peu d'entre eux qui se sont élevés aux rang de la classe dominante ont renié leur racine et leur communauté pour y parvenir. Le personnage de Jean Lévesque dans le chef-d'oeuvre de Gabrielle Roy, Bonheur d'occasion, en est l'expression la plus symbolique. Notre passé de peuple vaincu, asservi et soumis à la classe dirigeante anglo-saxon nous hante encore aujourd'hui. J'en sais très long sur le sujet, pour avoir choisi de faire carrière dans un océan anglo-saxon, au service de "Canada français". Mais pas seulement. Nos écoles n'éduquent plus, du moins les écoles publiques de langue française. Les Québécois retrouveront bientôt leur réputation de main-d'oeuvre bon marché, qu'ils n'ont jamais vraiment perdue. À moins que nous freinions l'immigration, adoptions une politique nataliste et une préférence nationale, nous disparaîtrons. Mais bien sûr, la majorité n'est pas prête à l'entendre.

  • Raymond Lutz - Inscrit 11 mars 2016 07 h 48

    Les trois mousquetaires lu normalement à 12 ans?

    Les journalistes sont souvent des écrivains déçus. Que les gens instruits et vifs d'esprits sortent dans la rue, animent les centres communautaires, plutôt que de clamer leur souffrance, leur solitude et de pontifier du haut de leur chaire de bouquins empilés. Ah mon dieu que je suis brillant, ah enfin un ami qui partage ma douleur et mes épreuves, que je le comprends donc...(même s'il a lu tardivement les trois mousquetaires).

    Si seulement j'avais croisé un mentor à la hauteur de mes capacités! Plutôt que de croupir deux décennies dans un si pauvre milieux... Que ne serais-je maintenant? Le monde aurait reconnu mon génie et ma sensibilité!

    <baillements>

    • Patrick Poisson - Abonné 11 mars 2016 09 h 17

      Je suis tellement d'accord avec vous! Incroyable qu'on en soit encore à se considérer comme un peuple inculte après tant d'années. Comme si le salut de la Ô combien piteuse nation québécoise passait encore et toujours par la littérature française d'un autre siècle. Misère...

  • - Inscrit 11 mars 2016 08 h 11

    « Passer à autre chose » ; « to pass away »

    La traduction de cette expression détestable qui envahit l'espace médiatique québécois prend tout son sens dans la traduction libre que je lui donne.

    Il y avait des hommes et des femmes debout qui parlaient au-dessus des murmures et des bêlements de nos élites. Ils avaient pour nom Chartrand, Miron, Parizeau, Ferron, Julien, Dufresne, Falardeau, Bourgeault, Payette plus quelques autres. Ils nous ont presque tous quitté.

    Mais que voit-on aujourd’hui en position de prendre parole ? Des syndicalistes bureaucrates, des poètes muets, des journalistes de la rectitude, des politiciens technocrates, des artistes conformistes, des chanteurs « performant », des cinéastes hollywoodiens, animateurs « tendance », des humoristes insignifiants, des féministes bienpensantes, et des radios poubelles.

  • Jean-Pierre Marcoux - Abonné 11 mars 2016 08 h 11

    Merci!

    Merci de me convertir à la lecture de ce livre. Vos arguments sont percutants et touchants.

    • Pierre Robineault - Abonné 11 mars 2016 10 h 22

      Je suis heureux de vous voir apparaître, monsieur Marcoux, et de le remercier anlors que je n'en pense pas moins ... pendant que d'autres préfèrent bailler sans appréciation.
      Pierre Robineault