Nos aliments de prédilection

Si, traditionnellement, la plupart des familles disposent d’une conserve, voire d’un gallon de sirop d’érable, le pic de consommation s’effectue durant l’hiver et la saison des sucres.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Si, traditionnellement, la plupart des familles disposent d’une conserve, voire d’un gallon de sirop d’érable, le pic de consommation s’effectue durant l’hiver et la saison des sucres.

Si l’alimentation des Québécois a beaucoup changé au fil des 20 dernières années, certaines recettes et certains produits demeurent des vedettes au sein des familles. Une meilleure connaissance des aliments ainsi qu’un meilleur accès à une grande variété de produits ont transformé l’alimentation au quotidien.

Les tendances et les modes influencent aussi notre comportement alimentaire. Par exemple, le poisson, boudé pour de multiples raisons dans les années 1960, a retrouvé une place digne de ce nom sur la table, autrement qu’en pénitence le vendredi. Seuls hics : la disponibilité, et les prix qui ne cessent de croître.

Le poulet

On le retrouve partout, tant dans les préparations de restauration rapide que sur la table des bistros ou à la maison. Transformé ou servi entier, il est bien présent dans toutes les sphères de la société. Le poulet demeure une viande abordable, malgré le fait qu’il existe différentes qualités de volaille qui en influencent le coût.

La dinde est également prisée, surtout dans les pointes de consommation en fin d’année. Par contre, comme produit transformé en charcuterie, elle a gagné sur le porc des parts de marché.

Dans le cycle des volailles encore méconnues et outre le lapin n’entrant pas dans ce groupe, cailles, canards, oies, pintades, perdrix et faisans séduisent de plus en plus de consommateurs.

Le boeuf

Souvent consommé au restaurant, le boeuf demeure aussi une des viandes favorites des consommateurs d’ici, malgré l’augmentation des prix. Les parties nobles comme les côtes, steaks, filets et T-bones sont le plus souvent servies en cuisson BBQ.

Quant aux rosbifs, cubes, viandes à braiser, fondues et viandes hachées, ils restent également populaires.

Le porc

Longtemps considérée comme un aliment de base banalisé et souvent décrié, cette viande demeure à mon sens extrêmement intéressante, tant pour son rendement que pour la qualité du produit au Québec. Malgré le fait qu’on accuse la charcuterie de tous les maux, il n’en demeure pas moins que ces produits transformés sont de plus en plus intéressants et dépourvus d’additifs.

Il y a bien sûr le rôti de porc, les côtes levées, le porc haché, etc., mais c’est vraiment le jambon qui trône sur le banc de la popularité. Il faut vraiment choisir et magasiner, car les prix influencent la qualité. Attention : parfois, on paie pour de l’eau vendue au prix du jambon… Aussi, évitez les produits barattés et trop salés.

Les pâtes et le riz

Les pâtes alimentaires demeurent une valeur sûre, tant au restaurant qu’à la maison, et surtout en période de crise. Peu chères et très nourrissantes, elles sont prisées par les adultes comme par les enfants. Selon l’assaisonnement, elles répondent à tous les besoins.

Quant au riz, un aliment de base dans bien des pays, il est surtout prisé dans les préparations asiatiques, italiennes et espagnoles. Dans bien des cas, le riz demeure un accompagnement de plats en sauce.

Les produits laitiers

Qu’on parle de beurre, de lait, de yogourts ou de fromages, les produits laitiers remportent la faveur du public. L’évolution de l’offre est phénoménale depuis 10 ans, notamment dans les marques de yogourts et de fromages sur le marché.

L’industrie laitière est en progression et les artisans offrent de plus en plus de choix, par exemple pour la crème glacée.

Le pain et les produits dérivés

Malgré la prolifération, dans les grandes villes, de boulangeries artisanales qui offrent une grande diversité de produits, le pain artisanal demeure encre marginal comparativement aux nombreuses marques de pain tranché disponibles sur le marché. En réalité, on consomme moins de pains qu’il y a 30 ans, mais le choix est nettement plus grand qu’à cette époque.

Les oeufs

Oui, on aime les oeufs, mais en dehors des préparations industrielles, on les consomme le plus souvent au petit-déjeuner. Pourtant, les recettes ne manquent pas, mais on dirait que la créativité se limite aux omelettes, aux oeufs brouillés, sandwichs et salade niçoise. L’oeuf est aussi indispensable pour bon nombre de préparations culinaires.

Le saumon

Il semble que les Québécois aiment davantage le saumon que n’importe quel autre poisson. Par contre, ils ne sont guère vigilants quant aux méthodes d’élevage, à la provenance et à la façon dont les fermes polluent l’environnement. Dommage que l’on boude des poissons comme le maquereau, la sardine, la raie ou la lotte.

Souvent, également, on mélange les espèces entre poissons, mollusques et crustacés, dont le homard est le roi incontesté.

L’érable

Tout le monde a sa petite dent sucrée au Québec. Si, traditionnellement, la plupart des familles disposent d’une conserve, voire d’un gallon de sirop d’érable, le pic de consommation s’effectue durant l’hiver et la saison des sucres.

Depuis cinq ou six ans, l’offre des produits de l’érable est diversifiée. Crème glacée, chocolats, perles, beurres et moutardes ont fait leur apparition sur les rayons des magasins. Le sucre d’érable, malgré les nombreuses campagnes signifiant ses bienfaits, peine encore à convaincre les consommateurs de son utilité.

La pomme de terre

C’est sans doute dans la restauration que la pomme de terre rafle de grandes parts de marchés. Frites, pommes purée et gratins demeurent les préparations favorites des Québécois. Depuis que les producteurs offrent une nouvelle diversité, ce tubercule fort prisé a regagné la faveur du public. Et celle des chefs, qui la remettent au menu autrement qu’en frites. La pomme de terre est pour nombre de familles très accessible et nourricière, tout comme les légumineuses.

Les restaurants

Certes, la restauration dans les grandes villes contribue grandement aux changements dans l’alimentation, tout comme les voyages et les émissions sur le sujet. Mais il faudra encore plusieurs années pour intégrer dans les familles plus de poissons comme le maquereau, plus de fruits et de légumes.

Le chocolat, les kakis, l’agneau et le quinoa ne laissent personne indifférent et prennent une plus grande place en bousculant parfois des habitudes bien ancrées.

Dans la bibliothèque

Saveurs
Les aliments contre le cancer
Richard Béliveau et Denis Gingras
Éditions Trécarré
Imprimé au Canada en 2016, 262 pages

L’ouvrage n’apporte pas vraiment de nouveautés sur ce qu’on sait des aliments anticancer, que ce soit le curcuma, les épices, le vin rouge pris raisonnablement ou les poissons gras comme le maquereau. On aurait pu parler de la camerise ou de l’argousier aussi, qui sont produits au Québec. Bref, un ouvrage qui rappelle aux novices que bien s’alimenter peut éviter des problèmes.

Les aliments contre le cancer

Richard Béliveau et Denis Gingras Éditions Trécarré Imprimé au Canada en 2016, 262 pages


 
1 commentaire
  • François Dorion - Inscrit 22 février 2016 16 h 11

    Alimentation

    la bonne alimentation commence par ne manger que les mâles et les fruits des espèces animales sexuées.

    c'est la pratique qui avait cours au Québec avant la révolte de rené lesvesque.

    C'est aussi la pratique des iroquois quant aux produits de la chasse.

    Tous les changements survenu depuis la révolution tranquille indiquent bien qui sont les sauvages ici