Le temps du changement

Comme il était de mise dans ces circonstances tragiques qui relativisaient tout le reste, la couverture médiatique du dernier conseil général du PLQ a été presque exclusivement centrée sur les réactions aux attentats de Paris et l’accueil des réfugiés syriens.

Même s’il est passé largement inaperçu, le premier ministre Couillard n’en avait pas moins un autre message à transmettre aux militants libéraux réunis à Québec. « Le temps du changement est venu, a-t-il dit. Il faut oser faire les choses différemment, oser remettre les choses en question. »

Quelques minutes plus tôt, le président de la commission politique du PLQ, Jérôme Turcotte, avait évoqué les conséquences que le vieillissement accéléré de la population aura sur les coûts des services de santé qui, au rythme actuel, accapareront 70 % des dépenses gouvernementales en 2030.

Ces propos semblaient rejoindre ceux que le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, avait tenus la semaine dernière à propos du panier de services assurés par la Régie de l’assurance-maladie. S’il n’est pas question « à ce moment-ci » d’exclure certains services de la couverture, il a averti que « la situation budgétaire du Québec nous invite à une réflexion au long cours sur ces éléments-là ».

Dans le cas de la procréation assistée, force est de constater que la réflexion a été nettement plus expéditive. Il tombe également sous le sens que l’« encadrement » des frais accessoires imposés dans les cliniques privées, autrement dit leur légalisation, favorisera le développement d’une « médecine à deux vitesses ». Peu importe comment on les justifie, ces frais constituent une barrière qui imposera aux moins fortunés des délais auxquels ceux qui ont les moyens de payer pourront échapper.

 

Il est difficile de savoir avec certitude dans quelle mesure ces dispositions du projet de loi 20 répondent simplement à une conjoncture budgétaire difficile ou si elles sont au contraire annonciatrices d’une remise en question majeure du système de santé hérité de la Révolution tranquille. La position de M. Couillard sur le rôle du privé en santé a tellement fluctué au fil des ans qu’on ne sait plus très bien où il se situe, ni s’il aura toujours la même position l’an prochain.

Avant son entrée en politique, il était catégorique : « Ne commettons pas l’erreur d’affaiblir notre système de santé gratuit et universel au profit de l’entreprise privée qui s’est avérée incapable, partout où on lui en a donné l’occasion, d’offrir des services aussi accessibles et peu coûteux qu’un régime basé sur la taxation universelle. »

Une fois nommé ministre de la Santé, il a découvert que l’ouverture au privé serait quand même « une bonne affaire pour le Québec », dans la mesure où le vieillissement de la population et l’explosion du coût des médicaments allaient rapidement rendre le poids des dépenses de santé insupportable. Il ne remettait toutefois pas en cause le principe du financement public des soins de santé.

Six mois après avoir quitté la politique et être entré au service d’un fonds privé d’investissement en santé, l’évolution de sa pensée était passée à une vitesse supérieure. Il se disait désormais ouvert aux tickets modérateurs comme à l’assurance privée duplicative. Dans une conférence prononcée en décembre 2008, il déclarait : « Pourquoi interdire à certains citoyens de profiter des soins de santé s’ils payent ? C’est pour protéger le plus grand nombre. » Quand Mario Dumont disait la même chose, six ans plus tôt, M. Couillard était scandalisé.

 

Les délégués au conseil général de la fin de semaine dernière ont eu droit à un aperçu des célébrations qui marqueront en 2017 le 150e anniversaire de la fondation du PLQ. On avait préparé pour l’occasion un diaporama pour montrer à quel point son histoire est étroitement liée à celle du Québec même et à la construction d’une société progressiste.

Personne ne peut contester que, bien avant la Révolution tranquille, le PLQ a été à l’origine de grandes avancées. Ce sont des gouvernements libéraux qui ont adopté les premières mesures d’aide aux chômeurs dans les années 1930 et accordé le droit de vote aux femmes. Avec la création du ministère de l’Éducation, la Caisse de dépôt, le régime d’assurance-maladie, il a contribué de façon significative à la définition du « modèle québécois ».

Aujourd’hui, le gouvernement Couillard rappelle plutôt le PLQ qui a lancé les « boubous macoutes » aux trousses des bénéficiaires de l’aide sociale et qui s’est opposé à la création des CPE. Quand des souverainistes progressistes en sont rendus à supplier Ottawa d’utiliser les pouvoirs que lui confère la Loi canadienne sur la santé pour l’empêcher d’émasculer le système de santé créé par le gouvernement Bourassa, il est indéniable que les temps changent.

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45 commentaires
  • Catherine-Andrée Bouchard - Abonnée 19 novembre 2015 01 h 36

    La Révolution Sénile...

    Les baby boomers sont comiques! Lorsqu'ils étaient jeunes, un peu paumés et "progressistes" au cube, ils ont lutté pour un système de santé universel gratuit qui traiterait sur le même pied riches et pauvres.

    Il l'ont eu, comme ils ont eu tout ce qu'ils réclamaient depuis leurs 17 ans ( c'est qui les "rois"?), un tas d'emplois avec de supers avantages ( dans nos usines, les baby boomers sont payés 45$ de l'heure pour faire les mêmes tâches que les jeunes font eux pour 16$ de l'heure, et semble-t-il que dans l'enseignement aussi les conditions des ancêtres n'ont rien à voir avec le surmenage sous-payé qu'on impose aux jeunes profs), et ils ont ou auront tous des retraites dorées a se faire rôtir en voiturette sur les golfs du Québec l'été et ceux de la Floride l'hiver, se sont tous acheté leur belle minoune de bonhomme de luxe et ils mènent tous un super train de vie.

    Mais oups! Ils réalisent qu'ils sont vieux et qu'il y a un nouvel obstacle à leur sacro-sainte "liberté": la santé. Ils sentent désormais a chaque jour les risques d'attraper un cancer, ou de se fracturer des os. Et il voient le résultat de leur beau système dont ils étaient si fiers et dont ils ont bénéficié à l'os lorsqu'ils ont eu leurs enfants, et se rendent compte qu'on se croirait en pays sous développé dans nos salles d'urgence. Et qu'il faut attendre 2 ans avant passer une coloscopie hyper angoissante qu'on redoute fiévreusement. Qu'il faut aussi attendre 10 h à l'urgence si malheur arrive. Et quand on est vieux, on anticipe a chaque mouvement maladroit qu'il arrivera malheur, on est devenu cassant!

    Et comme eux ont en masse de cash, et sont devenus habitués aux traitements de faveurs et à pouvoir s'acheter tout ce qui leur fait envie, c'est eux-mêmes qui désirent qu'il soit désormais possible de payer pour avoir un service 5 étoiles au lieu de celui bon pour des BS.

    Disons que leurs idéaux ont "évolué" avec leur compte en banque ou ont fondu avec leur vitamine B12.

    • Gilbert Turp - Abonné 19 novembre 2015 08 h 19

      Les baby-boomers, quand ils étaient enfants, n'avaient pas l'assurance-maladie. Certains d'entre eux, dont moi-même, ont vu leurs parents se saigner à blanc pour les faire soigner.
      Je dois la vie à l'appauvrissement matériel de ma famille, et non au système de santé de l'époque.
      Votre texte - qui participe d'une entreprise de minage des services publics - évoque pour moi ce que Tony Judt, un philosophe anglo-américain, appelait la contradiction de la social-démocratie : ceux qui en bénéficient le plus sont ceux qui sont nés dedans. Comme ils ne se sont pas battus pour l'avoir, ils ne l'apprécient pas. Personnellement, je vois là de l'ingratitude.

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 19 novembre 2015 08 h 47

      Quel chapelet d'idioties...

    • Johanne St-Amour - Inscrite 19 novembre 2015 09 h 42

      Vous nous avez habitué à des généralisations à outrance Catherine-Andrée Bouchard. Celle-ci dépasse tout entendement!

    • Jacques Lamarche - Inscrit 19 novembre 2015 10 h 31

      Difficile de rater la cible à ce point! Madame, les solutions véritables et durables passenrt par la justice et l'équité! Ceux qui ont bâti cette société prospère et égalitaire en avaient remarquablement envie et par la voie de la solidarité, ils ont réussi. Et voilà qu'une caste cherche à détruire ses précieux acquis!

    • Catherine-Andrée Bouchard - Abonnée 19 novembre 2015 10 h 32

      Je me doutais bien que je ne me ferais pas féliciter fort fort pour ce commentaire-la.

      Mais ce n'était ni blâme, ni ingratitude, juste une observation.

      Je n'ai pas vraiment d'opinion sur le système gratuit, je ne peux le vanter car il va mal, mais je ne veux pas non plus le critiquer car l'intention derrière est très Humaine.

      J'aimerais qu'il fonctionne, mais on a tant essayé de trucs et tant mis d'argent dedans et ça ne fait qu'empirer.

      Et madame St-Amour, je me suis toujours fait reprocher mes multiples généralités, mais moi je trouve que les généralités aident beaucoup a comprendre le monde dans lequel on vit.

      Et je me dis toujours, tout le monde sait qu'il y a des exceptions pour confirmer toute règle et que si le chapeau ne te fait pas, tu n'as qu'à pas le mettre.

      Navrée si j'ai choqué des lecteurs, sincèrement.

    • Yves Côté - Abonné 19 novembre 2015 10 h 42

      Madame Bouchard, vous êtes remplies de bonnes intentions toutes faites et de mauvais jugements des choses.
      Puisque vous nous avez déjà parlé un peu de votre vie exceptionnelle, à l'exemple de Monsieur Turp, je vais aujourd'hui vous dire trois mots de ma petite vie. Celle-ci vous semblera peut-être insignifiante, mais tant pis !
      Ma mère est morte à 56 ans en 1971. J'en avais 15, en cette année de mise sur pied de l'Assurance-Maladie.
      Dans sa vie de femme, elle eut à subir 14 interventions chirurgicales importantes. Les autres, je ne compte pas.
      Je n'ai jamais connu ma mère autrement que malade à la maison, ou bien en soins à l'hôpital. Son dernier séjour dura 10 mois et se termina comme vous vous en doutez.
      Je n'ai jamais connu une vie de famille autrement qu'endettée (puisque aucune compagnie d'assurances ne voulaient la prendre en charge) et n'ai jamais vu mon père autrement qu'entre les six jours de travail par semaine qu'il faisait (en journée d'au moins douze heures pour essayer d'avoir un peu "d'over time", comme on disait à l'époque).
      Jamais sauf à partir de mes 17 ans, parce qu'à partir de cet âge, les choses changèrent...
      Usé jeune par sa participation au conflit de 39-45 et brisé plus tard par trois attaques cardiaques (ce qui ne l'arrêta pas de travailler...) et un triple pontage cardiaque (merci au feu-docteur Blondel qui lui a ainsi donné quelques années de vie supplémetaires !!!), il dût se résoudre à ne plus avoir d'employeur et à payer ce qui lui restait de dettes médicales de manière plus aléatoires, disons...
      Chose qui dura jusqu'en 1979, une année à peine avant sa mort.
      De cette existence, je tire quelques apprentissages qui me permirent de constater assez vite que mes parents et notre famille ne furent pas les seuls à être frappés par ce que certains qualifient de " bad luck".
      Alors, voyez-vous ?, pour rester poli, votre tentative d'humour ici sur les "baby boomers" ne me paraît pas des plus justes.
      C'est donc le moins que je puisse dir

    • Clermont Domingue - Abonné 19 novembre 2015 11 h 39

      Mme Bouchard, vous faites une description assez réaliste de la situation sociale dans laquelle se retrouve le Québec.Le ton de votre article permettra à plusieurs de se réfugier dans le déni plutôt que de reconnaître leur égoïsme.Vous êtes une lanceuse d'alertes.Continuez.
      J'espère que le nouveau gouvernement du Canada choisira d'impôser un peu plus les moins pauvres pour maintenir nos services de santé et d'éducation en transférant plus de fonds aux provinces,

    • Yves Corbeil - Inscrit 19 novembre 2015 12 h 06

      Vous avez 100% raison M.Turp et moi aussi je viens de cette époque. Je me souviens de décisions difficiles de mes grands parents. Personne ne veut retourner à cette époque...pas si lointaine.

      Mme Bouchard, je crois que vous êtes due pour un ajustement de vos prescriptions, franchement comment pouvez-vous parler de la sorte.

    • Johanne St-Amour - Inscrite 19 novembre 2015 12 h 27

      En plus, de faire de l'âgisme!

    • Jacques Patenaude - Abonné 19 novembre 2015 12 h 57

      Au nom de ma génération je voudrais vous demander pardon pour tout ce que nous vous avons personnellement fait. Je dis bien personnellement car si je regarde autour de moi les jeunes de votre génération comme ceux de la mienne vivent de bons et de mauvais moment.
      En passant je souçonne que vous participer aux diverses actions pour contrer le virage actuel que nous impose le présent gouvernement. La prochaine fois que j'y participerai j'aurai une pensée pour vous.... on s'y croisera peut-être d'ailleurs.

    • Hélène Paulette - Abonnée 19 novembre 2015 13 h 09

      Ça va, madame Bouchard? Vous mêlez babymoomers et néo-libéralisme içi. Je vous signale que parmi les babyboomers ont retrouve des gens aussi différents que Lucien Bouchard et Gilles Duceppe. J'ajouterais que les X ont leur part de responsabilité dans ce climat d'individualisme et de cynisme. Et si on essayait la solidarité pour changer?

    • Pierre Schneider - Abonné 19 novembre 2015 13 h 38

      Rarement lu autant de généralités non démontrées dans un seul texte d'opinion. Ce que vous ignorez, c'est que plusieurs d'entre-nous ont du travailler très fort pour se payer des études, que nos parents se sont saignés à blanc pour nous faire soigner et que, par la suite, nous avons payé et payons encore taxes et impôts selon nos revenus. Qui ne sont pas tous élevés, loin de là. Nombre de boomers vivent sous le seuil de la pauvreté. Etes-vous donc aveugle ?

    • Benoit Toupin - Abonné 19 novembre 2015 15 h 26

      Les boomers ont surtout connu une époque politique fabuleuse où les projets de société visait, avec grandeur, une société meilleure. Chance égale pour tous... Un grand projet qui a nécessité de grand investissement, mais sans lesquels, aujourd'hui nous serions terriblement pauvres et dépassés. Toutes les générations suivantes en bénéficient et en bénificieront, parce qu'une société plus égalitaire est plus stable, plus solide et moins vulnérables en temps difficiles.

      Mme Bouchard, vous n'avez probablement eu la chance de connaître ces grands moments politiques. Dommage pour vous; c'était toute une époque que celles des années 60 et 70. Les inégalités intergénérationnelles ne sont pas, selon moi, le résultat des politiques trop progressistes d'avant mais bien du virage à la diminution de l'état plutôt qu'à la consolidation de sa mission de bien commun et de société progressiste.

      Les politiciens n'ont plus de vision tous coïncés qu'ils sont en voyant leurs revenus rétrécir et l'obligation qu'ils se font de baisser les impôts; même si à la fin nous sommes plus pauvres vu les frais, les privatisations et la compéttion que se font les États au nom de l'économie et de l'emploi.

      Les boomers ont été une génération choyée, mais aujourd'hui, nous avons terriblement besoin de solidarité intergénérationnelle pour sortir de cette morosité sans avenir.

    • Catherine-Andrée Bouchard - Abonnée 19 novembre 2015 15 h 44

      M.Domingue, que j'ai pris pour une madame Dominique plus tot cette semaine, l'accueilleur de réfugiés, c'est réellement une très grande joie qu'enfin quelqu'un ici comprenne enfin ma vraie Nature.

      C'est exactement ca, je suis une lanceuse d'alerte!

      Heureuse que ce soit un individu de votre Prestance qui le reconnaisse le premier.

      Je vous dit un infini Merci!

    • Cyr Guillaume - Inscrit 19 novembre 2015 23 h 08

      Non mais peut-on tomber plus bas ?! Des inepties et des généralités, j'en ai vu toute ma vie ! Mais ça, ça c'est bien bas! Franchement vous devriez vous regarder avant de parler des autres! Révolution sénile dîtes vous?! Pourquoi, parce qu'elle était trop nationaliste à votre gout? Vous savez que sans l'intervention du gouvernement Lesage, et de monsieur Castonguay, le Québec serait sans doute bien différent aujourd'hui coté privé-public dans le domaine de la santée. Je ne suis pas sur qu'il vous plairait d'ailleurs. Je vais me taire, avant à mon tour de tomber dans de viles généralités comme vous nous y avez habituer depuis le temps.

    • Patrick Daganaud - Abonné 20 novembre 2015 09 h 22

      Catherine, Clermont,

      Autoproclamez-vous, à côté de Bouchard, parmi les Lucides et « lanceurs d'alerte ». Si l'autocongratulation vous fait du bien, c'est OK.

      Cela, pour l'heure, ne vous donnera pas le recul nécessaire pour cesser de nourrir un conflit intergénérationnel construit de toutes pièces par l'idéologie néocapitaliste barbare dominante pour laquelle diviser, c'est régner.

      Ce rappel vous fera (peut-être) réfléchir : « Selon Oxfam, « la part du patrimoine mondial détenu par les 1 % les plus riches était passée de 44 % en 2009 à 48 % en 2014, et dépasserait les 50 % en 2016 ». Cela signifie que s'ils continuent à s'enrichir, ils posséderont plus que l'ensemble des autres habitants de la planète réunis. La quasi-totalité des 52 % de patrimoine restant est aux mains des 20 % les plus riches. « Au final, 80 % de la population mondiale doit se contenter de seulement 5,5 % des richesses. »

      Les nouvelles générations se font gaver de l'idée que les baby-boomers seraient des profiteurs invétérés.

      Considérez plutôt qu'après la seconde guerre mondiale, dans l'élan humanitaire qui en a suivi les horreurs, à la suite de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme de 1948, il y a eu, en 1966, la signature du Pacte international sur les droits civils et politiques (PIDCP) et celle du Pacte international sur les droits économiques, sociaux et culturels (PIDESC).
      C'est-à-dire que l'ONU, à la gouverne du Monde, avait alors décidé que le Monde serait fait pour... le monde ordinaire!

      Cela a créé le «boom ».
      Le seul tort des baby-boomers est d'être nés à cette époque d'espoir. Vous savez, des trucs comme la justice sociale, l'équité, l'éducation et la santé pour tous, le plein emploi...et d'y avoir cru, pour eux-mêmes et pour les enfants et leurs petits-enfants...

      Ne leur reprochez pas les crises économiques programmées qui engraissent non stop la ploutocratie.

      Sinon, vous risquez les deux lettres qui séparent lucides et lucioles.

  • Normand Carrier - Inscrit 19 novembre 2015 06 h 42

    Les temps changent-il sur le mieux ou pour le pire ?

    Monsieur David nous fait une juste perpective des changements d'humeur de Philippe Couillard et de ses tergiversations sur le système de santé ce qui est loin d'être rassurant ..... Le gouvernement Couillard contraste énormément d'avec ses prédécesseurs libéraux de Lesage a Bourassa et devient graduellement le champion des coupures et de la dégradation du système de santé ......

    Qu'Amir Khadir aille s'agenouiller devant le ministre de la santé du gouvernement du Canada , cela en dit long sur la dégradation du système et du laxisme exercé par ce gouvernement pour maintenir l'intégrité du système ......

    Tous ces gestes que Couillard ose poser ne serviront qu'a creuser l'écart entre les riches et les pauvres et créer deux classes de citoyens ..... Dommage que ce gouvernement ose seulement pour couper les services , diminuer les coûts et poursuivre a tout prix le déficit zéro dans égards aux conséquences .....

    • Yves Corbeil - Inscrit 19 novembre 2015 12 h 11

      Je ne sais pas pour le temps mais le parti libéral lui, il ne change pas pour le mieux. Cette homme a sa tête avec son équipe de dollars n'est pas digne de cette formation et déshonore le passé de ses prédécesseurs. Je ne suis pas un libéral mais serait tout aussi déçu si je l'étais.

  • Pierre Martin - Inscrit 19 novembre 2015 07 h 19

    Difficile à suivre M. Couillard, dites-vous...

    Le gouvernement Couillard est à l'image de ce premier-ministre-médecin caractérisé par ses folles obsessions: fédéralisme inconditionnel comprenant cette vision totalement rétrograde du multiculturalisme à la Trudeau, partisan d'un certain libéralisme économique au mépris de toute forme de démocratie sociale, et (... ). En tant qu'ancien utilisateur de la stratégie des paradis fiscaux, j'aimerais bien entendre ce que Monsieur Couillard pense des conclusions de la commission parlementaire sur l'évitement fiscal réunissant cette semaine les grandes institutions bancaires. Car voilà un coffre bien garni où son gouvernement pourrait aller chercher de l'argent plutôt que de s'acharner sur le sort des assistés sociaux. C'est intolérable!

    • Robert Beauchamp - Abonné 19 novembre 2015 09 h 58

      Et que dire de tous ces nouveaux intégristes néo-libéraux qui ont pourtant eu presque tout gratuitement en éducation et en santé gràce à un régime de taxation dont nous avons collectivement fait les frais par ces investissements. Au lieu de tout passer à la tronçonneuse, tout médecins qu'ils soient, tout fédéralistes purs et durs qu'ils soient, ils devraient donc se tourner vers Ottawa qui n'a pas cessé de couper en santé affectant le Québec plus que toute autre province à cause du changement du mode de calcul. Qu'ils nous prouvent qu'ils ont quelque influence dans la protection de notre dû, cela démontrerait un minimum d'empathie envers leurs contoyens, et de toute façon inutile de leur rappeler qu'ils ont le devoir de nous représenter dans cette fédération et pas juste dans la défense d'une «idéologie» dont la prêche est parfois sur les bienfaits et parfois sur la peur. Ces 3 McDoc auraient dù se lancer en charcuterie plutôt qu'en politique. Ils trouvent toujours les moyen$ par contre de bien garnir leur assiette et celles des collègues. Mème en privatisant certains services, ce sera nécessairement en faveur des amis de l'autre côté de la table. Passer du privé à la santé puis retour au privé puis re-retour en santé, l'opération tourniquet qui permet de picosser à tous les rateliers.

    • Yves Corbeil - Inscrit 19 novembre 2015 12 h 18

      Ça ne prends pas un doctorat en médecine pour comprendre que toutes ces mesures de coupures austères dans l'appareil détruira le tissus sociale de notre société en appauvrissant chaques secteurs et profitera en bout de ligne aux riches qui voleront au secours de la population moyennant des frais pour ceux qui pourront encore se les payés.

      Une disgrâce pour la formation qu'il représente ce PM et sa gang.

  • Dominique Roy - Abonnée 19 novembre 2015 08 h 22

    M. David, je trouve, dans le ton de votre propos, une légèreté inconvenante, tenant compte de ce que vous dénoncez. Vous tracez le parcours tortueux et mensongé de ce Couillard qui s'avère à être le PM du moment et ce presque en badinant. Ce monsieur est un fiefé menteur et un excécrable fumiste. Il n'y a surtout pas de quoi badiner. L.B.

  • Patrick Boulanger - Abonné 19 novembre 2015 08 h 25

    entente électorale

    Je crois que le PQ, ON et QS doivent sceller une entente avant les prochaines élections générales afin de bloquer la route au PLQ. Une entente où CHACUN trouvera son compte. Ce qui n'est pas une mince affaire...

    • Yves Corbeil - Inscrit 19 novembre 2015 12 h 21

      On a pas le luxe de laisser continuer le massacre et les partis d'opposition doivent prendre note et agir en conséquence.

    • Normand Carrier - Inscrit 19 novembre 2015 12 h 39

      Monsieur Boulanger , j'apprécie votre ouverture et espère qu'elle sera contagieuse chez les solidaires et tout comme vous prêt a faire des compromis ... Pour y mettre un peu de religion : que Dieu vous entende , Inch Allah .........