Des Québécois haïssent la religion religieusement

Une enquête révèle que si 5,5 % des Québécois se disaient dérangés par le port d’une croix (chrétienne), 25 % l’étaient pour la kippa (juive), et 30,5 % pour le turban (sikh).
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Une enquête révèle que si 5,5 % des Québécois se disaient dérangés par le port d’une croix (chrétienne), 25 % l’étaient pour la kippa (juive), et 30,5 % pour le turban (sikh).

La Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse possède sur l’intolérance religieuse au Québec un document si inquiétant qu’elle n’a pas osé le rendre public lors de l’examen du projet de loi 59 (sur le discours haineux et sur l’incitation à la violence). Ni non plus pendant l’élection fédérale (où l’affaire du niqab a défrayé la chronique des semaines durant). Qu’avait donc trouvé cette enquête pour que le président de la CDPDJ, Me Jacques Frémont, ait été réticent à en publier alors les résultats ?

Le juriste s’en est expliqué, vendredi, à l’ouverture d’un symposium international de trois jours tenu à l’Institut national de la recherche scientifique (INRS) sur l’islamophobie. L’enquête avait interrogé 1500 personnes de tous âges, hommes et femmes à travers la province, et nées au Québec ou à l’étranger. On ne leur demandait pas si le niqab les dérangeait, a dit Me Frémont, mais le portrait de la situation est très clair. « Au Québec, il y a des gens qui haïssent la religion religieusement. »

Les résultats complets seront diffusés prochainement. Déjà, les extraits rapportés samedi par la Gazette de Montréal sont qualifiés de « troublants » quant à la « tolérance religieuse ». Ainsi, pas moins de 43 % des gens interrogés trouveraient « suspect » quiconque exprime ouvertement sa religion. Et 45 % disaient avoir une perception négative de la religion. Cela nous dérangerait-il d’être servi par une femme portant un hidjab (à ne pas confondre avec un niqab) ? Pour près de la moitié (48,9 %), oui.

Par contre, si 5,5 % se disaient dérangés par le port d’une croix (chrétienne), 25 % l’étaient pour la kippa (juive), et 30,5 % pour le turban (sikh). La CDPDJ n’a pas reçu beaucoup de plaintes à la suite de controverses ou d’incidents lors des débats sur la charte des valeurs au Québec ou de l’affaire du niqab à l’élection du 19 octobre. Chaque année, 1500 plaintes sont portées pour discrimination. Depuis 2013, on en a enregistré seulement 64 en matière de religion, mais 65 % d’entre elles provenaient de musulmans.

Lors du débat sur la charte des valeurs, la Commission s’attendait à un déluge de plaintes, a raconté le président. Mais elle n’en a pas eu. « Les victimes choisissent de ne pas porter plainte, a-t-il dit, et c’est très inquiétant. » Elles préféreraient, croit-il, « se refermer sur elles-mêmes ». (Dans les cas de discours haineux ou d’incitation à la violence, la CDPDJ n’aurait pas à attendre des plaintes pour intervenir, un changement proposé qui soulève une forte opposition parmi les défenseurs de la liberté d’expression.)

Que si peu de plaintes soient portées pour discrimination religieuse soulève une question sur la confiance des minorités envers la CDPDJ. Celle-ci ne serait-elle pas identifiée à l’appareil d’État, à ses procédures et à ses délais ? La Commission serait-elle crédible dans les cas où la bureaucratie publique n’est pas exempte de pratiques discriminatoires, notamment dans l’embauche, les promotions, les attributions budgétaires, voire dans les relations avec des populations vulnérables ?

En janvier dernier, bien avant que n’éclate le problème de la police en milieu autochtone, la direction de la Commission des droits avait soulevé une question cruciale sur la position prise à Québec quant aux « valeurs communes ». Témoignant à l’Assemblée nationale, elle trouvait que le gouvernement semble « afficher une certaine ambiguïté par rapport à la prise en compte des inquiétudes à l’égard de l’immigration par la population en général ».

S’agissant de formation interculturelle, d’antiracisme et de diversité ethnoculturelle, Québec était interpellé. « L’ensemble du personnel de l’État québécois devrait y être formé, disait-elle, afin que les services disponibles au public soient véritablement accessibles à tous. » Bien plus, « une formation aux droits de la personne devrait être donnée en priorité aux hauts fonctionnaires de l’État ainsi qu’aux gestionnaires dont les décisions influencent la teneur des normes et des pratiques institutionnelles ».

Si les tribunaux évitent les controverses partisanes, par contre, gouvernements et partis politiques n’ont jamais eu trop de scrupules à exploiter les appréhensions sociales ou culturelles. La présente décennie aura même vu, tant à Québec qu’à Ottawa, le recours aux épouvantails religieux à des fins électorales. De même, l’on croyait que les médias, sensibles aux divers publics qu’ils visent à conquérir, ne feraient plus le jeu de ces manipulations. Nous en sommes encore loin.

Entre-temps, les trouvailles de la CDPDJ sur l’intolérance religieuse au Québec risquent de relancer la polémique sur les progrès et les reculs en matière de discrimination au Canada. Pourtant, si nombre de Québécois font encore une réaction allergique aux religions, d’autres communautés au pays sont menacées par des montées de fanatisme. Bien des Canadiens, en effet, ont épousé les vues du gouvernement de Stephen Harper, et pas seulement parmi les électeurs conservateurs.

Dans le Globe and Mail, samedi, Me Lorne Waldman, l’avocat de Zunera Ishaq, la femme connue pour avoir voulu prêter serment avec son niqab, a fait part de son inquiétude sur le sentiment qui se répand contre les musulmans. Il avait certes reçu des commentaires acides dénonçant ses services aux réfugiés. Mais sa position sur le niqab lui a valu des désaccords d’amis, de collègues et même de sa soeur, juge au tribunal de la famille ! Pourtant, dit-il, il ne faisait que défendre, contre l’arbitraire d’État, le droit des citoyens de s’exprimer comme ils le jugent approprié.

Fils d’une famille juive qui a péri dans l’Holocauste, Me Waldman n’avait pas réalisé, dit-il, la gravité du sentiment islamophobe au Canada. « We ignore this at our peril if we don’t deal with this now. »

54 commentaires
  • Cyr Guillaume - Inscrit 2 novembre 2015 00 h 15

    Dogmatisme de la part de la CDPDJ

    Si on suit leur raisonnement, la diversité serait bientôt érigé en dogme, et malheur à celui qui osera critiquer la religion! Tout ceci ne fait que prouver à quel point la charte du PQ était pertinente. Et ce Niqab, vient d'ouvrir une boîte de pandore qui pourrait causer bien des déboires au gouvernement libéral actuel.

    • Robert Beauchamp - Abonné 2 novembre 2015 12 h 42

      Ce que l'on nous annonce c'est que il faudra former tout le monde à mieux nous adapter à ceux qui arrivent. C'est le monde à l'envers. Autrement dit, je dois m'adapter quand je vais à l'étranger, et je dois m'adapter à l'étranger qui arrive chez nous. Ben coudon

    • Robert Beauchamp - Abonné 2 novembre 2015 13 h 47

      N'y a-t-il personne pour inviter ce directeur de la CDPDJ à retourner dans ses terres pour l'inviter à réfléchir sur le souhait légitime de la majorité qui a suffisamment mérité pour qu'on l'écoute, et sur cet adage «Vox populi vox Dei»?

    • Johanne St-Amour - Abonnée 3 novembre 2015 08 h 22

      Ne pas aimer les religions est-il contre la charte des droits de la personne et des droits de la jeunesse? La «croisade» de M. Frémont est non seulement nébuleuse, mais n'est pas digne de la fonction qu'il occupe!

      À la fin du 20e siècle, alors que des gens ont beaucoup critiqué les religions, jamais les Québécois.es ne se sont fait accuser de ne pas aimer les religions. Le 21e siècle est-il l'ère de la promotion, à nouveau, du blasphème? Du péché? Ou M. Frémont fait-il des amalgames gratuits et passent directement du droit à exprimer une opinion sur les religions à une infraction à la charte?

      Drôle d'amalgame également entre le niqab et l'«islamophobie» concept nébuleux que dénonce fortement Djemila Benhabib par exemple.

      Peut-on accuser Raheel Raza, une musulmane de Toronto, présidente du Council for Muslims Facing Tomorrow, et une militante pour les droits des femmes au niveau international, d'islamophobie lorsqu'elle dit:

      «Le Canada est ma patrie depuis 25 ans, et au cours de ces années, j’ai observé une augmentation régulière du nombre de femmes musulmanes qui suffoquent sous la tente noire pernicieuse présentée aux Blancs naïfs et rongés par la culpabilité, comme une pratique islamique essentielle.

      Le niqab et la burqa n'ont rien à voir avec l'islam. Ce sont les étendards politiques des Frères musulmans, de Daech, des Talibans, d’Al-Qaida et de l'Arabie saoudite.

      J’apprends maintenant que je dois non seulement lutter contre les adhérents médiévaux et théocratiques de ma religion pour avoir un espace sûr pour moi-même, mais que je dois aussi combattre la Cour fédérale du Canada qui a pris position en faveur de ces masques.»

    • Johanne St-Amour - Abonnée 3 novembre 2015 08 h 25

      Et Mme Raheel Raza cite également Mohammad Qadeer, professeur de l'Université Queen’s de Kingston:

      «Dans les sociétés occidentales, le niqab est aussi un symbole de méfiance envers les concitoyens et une déclaration d'auto-ségrégation. Celle qui porte le niqab envoie le message : 'Je suis violée si tu me regardes'. Le niqab constitue un obstacle au discours civique. Il mine également la confiance du public.»

      Peut-on affirmer que cet homme exprime de l'«islamophobie»?

  • Pierre Lefebvre - Inscrit 2 novembre 2015 04 h 03

    Peinturer

    Et voilà comment on peinture négativement une situation.
    5,5% se disent dérangés par le port d’une croix. Et non pas 94.5% sont indifférent.
    25% l’étaient pour la kippa. Et non pas 75% n'en font pas de cas.
    30,5% pour le turban. Les 69.5% non consternés, évaporés.
    45% disaient avoir une perception négative de la religion. Ce qui donne 55% sont soit positif ou indifférent.
    Et sur les 64 plaintes, 65% d’entre elles provenaient de musulmans. Ce qui laisse 35% provenant de d'autres affiliations ou de non religieux; ce qui veux dire que 65% ne s’en plaignent pas.

    Ma conclusion ? Faut faire exprès pour se sentir discriminé ici ! Ça me fait penser à des martyrs à la recherche de bourreaux.

    De minimum 55%, le plus petit pourcentage, à 94.5%, le plus grand, qui sont soit indifférents ou non concernés; je remarque une chose : N’importe quel parti politique ramassant un tel pourcentage se sentirait «Roi du monde». Où est la «menace» ? De 55% à 94% de la population ne s’occupent pas de vous, ne pensent pas comme vous ? Et alors ??? Vous non plus, et de 55% à 94% n’en font pas de cas. «L’indifférence», quel malheur insupportable, une vraie torture.

    Au fils d’une famille juive qui a péri dans l’Holocauste je dis ceci : Comptez-vous chanceux que monter cette histoire «en épingle» ne dérangera que de 5% à 45% de la population. Une tempête dans un verre d’eau qui n’arrosera pas grand monde finalement, à part ceux qui veulent se mouiller. Les autres, la «majorité», sont… indifférents. Petit rappel : Ceux qui ont «fuit» l'Holocauste sont «venus ici». Vous êtes bienvenus.

    Évidemment «Vivre et laisser vivre» ne fait partie d'aucun message «religieux», mais semble être celui de ce grand territoire où nous vivons... à «majorité». Choisissez votre camp, mais n'y troublez pas «la Paix».
    Harper le «diviseur» est parti. S.V.P. Ne jouez pas le même jeu.

    Bonne journée.

    PL

    • François Dugal - Inscrit 2 novembre 2015 07 h 50

      Respectez-vous les minorités, monsieur Lefebvre?

    • Pierre Lefebvre - Inscrit 2 novembre 2015 10 h 06

      «Respectez-vous les minorités, monsieur Lefebvre?»

      Je ne fais aucune différence entre les minorités et les autres, Nommez cela comme vous voulez. Je fais partie moi-même de la plus petite minorité possible : «Une seule personne». Et celui ou celle en face de moi est mon égal.

      Ne me considérant que comme un «individu», je n’ai pas le réflexe de considérer les «autres» comme «groupe». L’individualisme possède ses bons côtés. Je ne mets personne dans des petites cases, car aucune «case» ne peut me contenir. Peut-on vivre ainsi ? Ça fait 68 ans que je le fais, ça doit donc être possible.

      La première prise de conscience est de se rendre compte que nous ne sommes pas des êtres de «troupeau»; nous n’avons alors pas besoin de «Berger», qu’il se nomme «Prêtre», «Rabin» ou «Imam».

      Mais... La décision de «suivre» «ou pas» appartient à chacun. Nous remarquons pourtant qu’imposer, ou même seulement influencer, ce choix est contreproductif et souvent néfaste.

      Est-ce que je réponds à votre question ?

      Bonne journée.

      PL

    • Michel Blondin - Abonné 2 novembre 2015 10 h 25

      Je partage votre point de vue.
      J'ajouterais que souvent la science du sondage perd son nom entre les mains des avocats en mission. Il est en mission de la charte et non un homme de science.
      Habitués à vendre une partie de la vérité par métier, l'image de la réalité est structurée pour convenir au modèle de sa mission, plutôt que refléter objectivement avec ses incertitudes une réalité.
      Il est un pourfendeur des droits de la personne elle-même soumis à la Loi suprême d’un pays qui ne me convient pas et rejeter, d’une certaine façon, par tous les gouvernements depuis 40 ans au Québec. Elle s’applique néanmoins.
      Me Frémont défend très bien la Charte du multiculturalisme implanté par Trudeau qui fait LOI. Il ne peut faire autrement. Sa logique est implacable et purement en extension des jugements de la Cour suprême avec un peu de zèle.
      Il faudrait changer la constitution. Or, à l’impossible nul n’est tenu. Mieux vaut donc changer le nom de la capitale, le nom du pays et la constitution.

    • Marc Drouin - Abonné 2 novembre 2015 11 h 49

      Et d'après-vous Monsieur Dugal les "minorités" respectent-elle la majorité ??

    • Pierre Fortin - Abonné 2 novembre 2015 12 h 09

      Il serait intéressant de sonder les Québécois afin de connaître leur position sur
      • leur respect de la liberté religieuse comme valeur spirituelle personnelle;
      • leur tolérance à l'égard des symboles religieux ostentatoires quels qu'ils soient et où que ce soit en public.

      Cette distinction qui semble manquer à l'étude pourrait peut-être mettre en évidence une intolérance à tout prosélytisme, incluant l'affichage public des choix religieux individuels qui peut être perçu comme tel.

      D'une manière analogue, l'orientation sexuelle de chacun est un droit bien reconnu par la collectivité mais son affichage public n'est pas aussi bien toléré. Qu'on le veuille ou non, le droit est d'abord affaire de raison mais il y a aussi les sensibilités et les susceptibilités qui ne se dominent pas facilement par une simple injonction.

      Avant de dénoncer l'intolérance des Québécois avec si peu de fondement, il conviendrait de ne pas être soi-même intolérant envers la nature humaine et l'ensemble des mécanismes psychologiques qui influencent les comportements. Tout n'est pas qu'affaire d'intellect et de déduction statistique.

    • Michèle Lévesque - Abonnée 2 novembre 2015 16 h 44

      D'accord avec M. Pierre Lefebvre et d'accord avec M. Michel Blondin. 100 %.

  • Jacinthe Lafrenaye - Inscrite 2 novembre 2015 05 h 17

    M. Leclerc, vous écrivez ceci:

    "Lors du débat sur la charte des valeurs, la Commission s’attendait à un déluge de plaintes, a raconté le président. Mais elle n’en a pas eu. « Les victimes choisissent de ne pas porter plainte, a-t-il dit, et c’est très inquiétant. » Elles préféreraient, croit-il, « se refermer sur elles-mêmes ».

    Comment M. Frémont peut-il affirmer savoir qu'il y ait des victimes s'il n'a pas reçu de plaintes? Son but,comme celui de beaucoup de nos élites bien-pensantes, n'est-il pas de faire passer les "de souche" pour des xénophobes?

    • François Dugal - Inscrit 2 novembre 2015 07 h 57

      Me Frémont est un avocat, madame Lafrenaye; il tord les chiffres afin d'avoir raison et manipule le sophisme avec habileté.
      Je vous félicite de le débusquer avec une belle lucidité.

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 3 novembre 2015 07 h 24

      Et pourquoi ne pourrait-on pas envisager que les musulmans soient victimes du même type d'Omerta que les femmes autochtones? Pire même. Les mêmes qui ont vertueusement déchiré leur chemise quand la «crise» autochtone est arrivée, tout prêts à clouer au pilori aussi bien la ministre que la SQ, essentiellement sur la foi d'un reportage télé, semblent aujourd'hui trouver parfaitement acceptable et normal que quelques personnes seulement s'imaginent qu'ils ont des motifs de se plaindre. Et s'ils viennent lire les commentaires sur cette page, depuis hier, ils y trouveront ici et là la manifestation patente de ces sensibilités et susceptibilités qui n'excusent même pas de laisser la méfiance et le préjugé prendre le pas sur la raison, alors qu'ils conviendraient d'emblée qu'aplliquée aux questions autochtones, elles relèveraient du racisme le plus primaire?

  • Eric Lessard - Abonné 2 novembre 2015 06 h 58

    L'intolérance appelle l'intolérance

    Ce dont cet article ne parle pas, c'est de l'intolérance des religions elles-mêmes. Si l'on prend par exemple la manière dont l'islam traite les gais et lesbiennes, on peut comprendre l'inquiétude, qui n'est pas un phénomène particulier au Québec, même si on le ressent plus fort qu'ailleurs, mais dans tout l'Occident il y a de fortes méfiances envers l'islam.

    La commission des droits de la personne semble blâmer les Québécois qui ont peur de l'islam, mais elle semble incapable de voir les raisons objectives d'avoir peur.

    Par ailleurs, transposer le sentiment anti-islam qu'il y a de nos jours au sentiment anti-juif de l'Europe des années 30 est probablement une erreur. C'est d'ailleurs le thème du nouveu livre d'Alain Finckelkraut. Il a y des peurs qui sont reliés aux attentats terroristes, à l'état islamiste, aux réalités des pays musulmans.

    Au Québec, on a connu une époque pas si lontaine où la religion occupait une place démesurée et plusieurs en on souffert et en gardent un goût amer. Pensons aux enfants qui sont nés de parents très pauvres, qui n'ont pas eu la chance de se développer par manque de moyens, et qui sont nés simplement parce que des curés encourageant la procréation au-delà du raisonable.

    Encore de nos jours, quand des religieux prétendent parler au nom du divin et ont des discours intolérants, il me semble qu'on a le droit d'être inquiets.

    • Pierre Marcotte - Inscrit 2 novembre 2015 08 h 05

      Mort à ceux qui sont contre la paix!

      euh, minute...

    • Bernard Terreault - Abonné 2 novembre 2015 09 h 01

      Bien dit. Les fanatiques chrétiens, dans un passé pas si lointain, et musulmans depuis presque toujours, ont tellement persécuté les minorités de toutes sortes, et assujetti les femmes, quand ils avaient le pouvoir, qu'ils devraient garder une petite gêne.

    • Marc Lacroix - Abonné 2 novembre 2015 11 h 18

      Là, nous voyons la question que tout le monde devrait se poser: "Pourquoi les gens sont religieusement antireligieux ?"

      Certaines personnes qui se prétendent "tolérantes" veulent qu'au nom de la liberté nous acceptions toutes les visions religieuses, même — celles qui sont ouvertement intolérantes !

      Les religions ont souvent été la cause dans l'histoire de multiples crimes et abus envers leurs croyants et ceux qu'elles considéraient comme des mécréants; ceci n'est même pas à démontrer. C'est contre cette tendance lourde des fondamentalismes pervers que s'élèvent des cris de révolte. Est-ce être xénophobe (religieusement parlant) que de dire que certains aspects de diverses religions sont dangereux ? Je ne le pense pas. Au contraire, l'expression de ces craintes est tout à fait cohérente avec l'histoire; les bien-pensants devraient eux aussi y réfléchir !

    • Pierrette Lapointe - Abonnée 2 novembre 2015 16 h 26

      ¨l'intolérance des religions elles-mêmes¨voilà bien ce qui explique presque tout. Ayant subi l'intolérance du catholicisme les québécois-es enfin laïques ne veulent pas voir se développer ici une religion dix fois pire.

  • Diane Guilbault - Abonnée 2 novembre 2015 07 h 19

    Une CDPDJ qui a perdu le nord

    La CDPDJ a perdu toute crédibilité quand elle a entériné la ségrégation sexuelle à la SAAQ au nom de la religion. Sans compter sa proposition indécente du casque d’écoute pour une petite fille de 6 ans dont les parents ne voulaient pas qu’elle entende de musique, dans une école de Montréal. Au lieu de défendre les droits de cette enfant, cette commission des droits de la personne et des DROITS DE LA JEUNESSE a préféré soutenir l’intégrisme et l’intolérance religieuse. Et maintenant, M. Frémont s’aligne sur l’Organisation de coopération islamique (OCI) pour faire interdire de nouveau le blasphème. Décidément, le bateau dérive…