Un centre de recherche essentiel

Une journée de formation et de célébration pour souligner les 25 ans de l’Institut québécois de développement en horticulture ornementale a eu lieu à la pépinière François Lemay.
Photo: Lise Gobeille Une journée de formation et de célébration pour souligner les 25 ans de l’Institut québécois de développement en horticulture ornementale a eu lieu à la pépinière François Lemay.

Pour souligner ses 25 ans, l’Institut québécois de développement en horticulture ornementale (IQDHO) a donné rendez-vous à ses membres à la pépinière François Lemay. Une journée de formation et de célébration avec le dévoilement des tendances, des nouveautés, en plus d’un portrait de l’horticulture de l’avenir. L’endroit ne pouvait être plus approprié, car l’entreprise, qui fête, elle, ses 50 ans, a fait de la recherche et développement l’un de ses piliers.

Depuis un quart de siècle, l’IQDHO, ce centre d’expertise en horticulture, fait un travail essentiel de transfert de connaissances et d’encadrement afin d’améliorer la productivité, la rentabilité et la compétitivité de ses membres : pépiniéristes, serriculteurs et jardineries. Plus de 80 entreprises et 160 personnes ont participé à cette activité.

Bien que la journée s’adressait aux spécialistes, voici mon tri de sujets intéressants pour nos lecteurs.

Nouvelles variétés

Les fournisseurs de plantes et de semences mettent sur le marché chaque année des variétés améliorées plus résistantes à la sécheresse et aux maladies, plus florifères, plus compactes… et parfois, mais c’est rare, des plantes vraiment nouvelles pour l’horticulture.

Toutefois, certaines nouveautés se démarquent peu des variétés précédentes, et qui dit nouveautés dit aussi prix plus élevés. Ainsi, lors de vos achats, assurez-vous de faire des choix réfléchis.

Bref, parmi la centaine de plantes présentée par Gilbert Bilodeau, de l’IQDHO, voici une sélection de légumes, de fruits, de fines herbes et de fleurs qui ont capté mon attention…

Un basilic compact pour la culture en pot, gagnant du concours All American Selection : le Dolce Fresca, chez Pan American Seed.

Un céleri ornemental et comestible aux tiges striées de rouge : le Peppermint Stick, chez Ball Seed.

La fraise au meilleur goût, selon son hybrideur, spécialiste des fraises ABZ : l’Élan, chez ABZ.

Un pois dont toutes les parties sont comestibles : le Masterpiece, chez Burpee.

Une tomate cerise ultrasucrée avec un brix de 8-9 : la Sugar Rush, chez PanAmerican Seed.

Un ananas au feuillage décoratif et au fruit comestible : le Sweet Stripes, chez Déco-Style.

Deux cosmos gagnants du concours européen Fleuroselect, fleur blanche, marges rouge clair et coeur rouge foncé : Capriola, chez Van Hemert Co. ; et un dont la forme ressemble aux… cupcakes : Cupcake, chez Thompson Morgan.

Une capucine aux pétales découpés : Nasturnium Phoenix, chez Thompson et Morgan.

Une série de bégonias au port retombant et florifère : la Bossa Nova, chez Flora Nova.

Une impressionnante pépinière

La pépinière François Lemay, cette dynamique entreprise, a été portée par trois générations d’horticulteurs : le grand-père, le père et le fils. Tout a commencé à Joliette avec une jardinerie, que le père a déménagée à Lanoraie, où elle est devenue, du reste, un grossiste.

Depuis une dizaine d’années, Sébastien, le fils, lui a donné un essor impressionnant, un nouvel élan qui en a fait une entreprise remarquable. D’ailleurs, elle est maintenant parmi les trois plus importantes pépinières du Québec. Elle distribue ses produits sur tout notre territoire, mais aussi dans les Maritimes et même dans l’est de l’Ontario.

En fait, sur 24 hectares, la pépinière produit un million de plants en pot et tient 1000 variétés d’arbres, d’arbustes, de vivaces et de graminées. Soixante personnes y travaillent en haute saison et une douzaine l’hiver. La recherche et développement est essentielle pour la pépinière, explique mon guide, Jean-Luc Dewailly, un Français qui travaille ici depuis six ans.

Elle a notamment plusieurs projets de recherche avec l’IQDHO, dans le but d’améliorer la qualité et la rentabilité des produits. D’ailleurs, parmi les outils de l’horticulture de l’avenir employés chez Lemay, mentionnons la lutte intégrée, qui inclut la lutte biologique, l’utilisation de pesticides à faible impact et des moyens physiques et mécaniques, mais aussi le contrôle de l’arrosage à distance avec un iPhone, un système d’irrigation haute technologie fournissant 10 000 gallons d’eau par minute et, peut-être prochainement, l’usage de drones pour faire l’inventaire.

 

La sésie, ravageur du lilas

Votre lilas fane, jaunit et laisse tomber ses feuilles prématurément ? Il y a de la sciure au pied de l’arbre et des trous dans les tiges principales ? Malheureusement, votre arbre est fort probablement attaqué par la sésie du lilas, car ces symptômes sont causés par la larve du ravageur.

En fait, la sésie est un papillon dont la larve creuse des galeries dans le tronc et les branches de plus de 2,5 cm. Pour contrôler l’infestation, il n’y a qu’une chose à faire : couper les branches affectées à la base et les mettre aux déchets rapidement, ou les brûler. Les lilas communs, ceux que l’on voit partout, depuis toujours, et leurs cultivars sont particulièrement vulnérables quant à cet insecte.

Pour diminuer les risques d’atteinte, il est recommandé de rajeunir le plant afin qu’il ne conserve que des tiges de petit diamètre. Pour savoir comment pratiquer cette taille, je vous recommande le site espacepourlavie.ca/taille-du-lilas.

À ne pas manquer

Les journées des plantes de Courson à Chantilly

Si vous êtes de passage dans la région parisienne à la mi-octobre, il ne faut surtout pas manquer Les journées des plantes de Courson à Chantilly, l’un des rendez-vous majeurs de l’horticulture européenne. D’ailleurs, Courson, qui a lieu au printemps, a été l’inspiration du Rendez-vous horticole du Jardin botanique de Montréal.

Trois jours pour découvrir des trésors botaniques et horticoles et assister à des conférences et des ateliers. Plus de 150 pépinières de différentes régions de l’Europe seront présentes, dont une spécialiste des arbres fruitiers qui célèbre ses 100 ans, celle de Conchy Les Pots ! Les 16, 17 et 18 octobre. Domaine de Chantilly, 7, rue du Connétable, 60500, Chantilly.

Jardiner toute l’année

Jardiner toute l’année est une opération lancée récemment par les Urbainculteurs. Cette énergique entreprise de Québec souhaite faire connaître les techniques pour faire pousser ses graines germées à l’intérieur, de même que leurs bénéfices.

Excellente source de nutriments, cette culture économique est simple à réaliser et peut devenir une agréable activité à faire avec les enfants. Ce matin, les Urbainculteurs donnent un atelier gratuit sur le sujet de 10 h 30 à 11 h 30 et, jusqu’à la fin d’octobre, ils offrent un rabais de 10 % sur tout le matériel de culture d’intérieur. Les Urbainculteurs, 373, rue Saint-Paul, Québec.
 

Au jardin cette semaine

L’automne est une période propice pour réfléchir à l’état de notre sol, car ce dernier, ne l’oublions pas, est à la base d’un beau jardin, d’un beau potager. Si les plantes n’ont pas accès aux éléments essentiels à leur croissance et à un sol meuble pour étendre leurs racines, les résultats ne peuvent être optimaux.

L’analyse de sol peut être une solution pour vous aider à prendre les bonnes décisions et à apporter les changements adéquats. Elle renseigne entre autres sur la texture du sol, ses éléments nutritifs, son pH et sa teneur en matière organique.

Certaines jardineries et des laboratoires spécialisés dans le domaine offrent ce service. Une analyse standard coûte autour de 25 $ et devrait répondre à vos besoins. Du reste, lorsqu’on vous remettra les résultats, assurez-vous qu’on vous fournira aussi des recommandations claires à appliquer.