La fin du monopole

Entendre Pierre Karl Péladeau annoncer la fin du monopole péquiste sur la souveraineté était assurément rafraîchissant. Aucun de ses prédécesseurs n’avait encore voulu reconnaître ouvertement la fin d’une hégémonie qui est depuis longtemps chose du passé. Ce n’est qu’un premier pas sur le chemin de l’unité dans la diversité que les souverainistes désespèrent de voir se réaliser un jour, mais il faut bien commencer quelque part.

Celle que Péladeau a choisie pour reprendre le dialogue, Véronique Hivon, estime que la grande erreur a été de considérer la question sous l’angle d’une alliance électorale dont personne ne voulait faire les frais plutôt que de miser sur les points de convergence. Dans toute négociation, on commence en effet par régler les points les moins litigieux, mais il vient néanmoins un moment où il faut bien s’attaquer au coeur du problème.

En réalité, l’intransigeance manifestée par les partis ne reflète pas les sentiments de leurs électeurs. Un sondage Léger Marketing-Le Devoir réalisé en juin 2013 indiquait que 80 % des péquistes, 75 % des partisans d’ON et 62 % des solidaires étaient disposés à voter pour un candidat souverainiste unique. Malgré l’exaspération qui se manifeste chaque fois que des représentants de la société se réunissent dans l’espoir de favoriser un rapprochement, les appareils des partis sont malheureusement incontournables.

Le cas d’Option nationale est relativement simple. Si le PQ s’engage à tenir un référendum dans un premier mandat, il y aura vraisemblablement fusion, comme le prévoient les statuts du parti. Du côté de Québec solidaire, Françoise David semble commencer à envisager un peu plus sereinement l’idée de discuter avec le PQ de PKP, mais il est difficile d’imaginer un quelconque « projet de société » commun aux deux partis. Une forme d’alliance ne peut être que ponctuelle et porter précisément sur la réalisation de la souveraineté, ce qui suppose qu’on s’entende sur la mécanique qui permettrait d’y accéder. Un référendum devrait-il porter précisément sur la souveraineté ou sur un projet de constitution ? Faudrait-il réunir une assemblée constituante ? Avant ou après un référendum ? Faudrait-il deux référendums distincts ?

Il ne s’agit pas là de simples détails, mais cela ne devrait pas constituer un obstacle insurmontable si la volonté politique y est. Le référendum sur l’entente de Charlottetown (1992) a également démontré qu’il est possible pour des partis distincts d’être chapeautés par le même comité parapluie tout en conservant leur identité propre. Les « libéraux pour le non », dirigés par Jean Allaire, avaient alors cohabité sans trop de heurts avec le PQ.

 

Tout cela sera cependant sans objet sans l’élection d’un gouvernement qui serait en mesure de tenir un référendum, et il est clair qu’une alliance électorale entre les partis souverainistes y contribuerait grandement.

M. Péladeau, qui a visiblement été marqué par sa visite en Catalogne, ne cesse de la donner en exemple. « Il y a deux partis qui sont souverainistes et ils sont ensemble justement pour faire en sorte d’atteindre l’objectif qui est le leur, c’est-à-dire que la Catalogne devienne un pays », a-t-il déclaré lundi.

En prévision de l’élection du 27 septembre prochain, la coalition Junts pel Si (Ensemble pour le Oui) vient de présenter une « feuille de route » qui, au bout de 18 mois, devrait en principe aboutir à une déclaration unilatérale d’indépendance par le Parlement catalan sans qu’il y ait eu référendum, l’État espagnol en ayant refusé la tenue. Madrid n’assistera certainement pas en spectateur à la division du pays, de sorte que la suite des événements paraît très incertaine, mais il est très possible que la coalition, qui mène actuellement dans les sondages, remporte l’élection.

 

Malgré l’enthousiasme de M. Péladeau, il y a une différence fondamentale avec le Québec. La Catalogne a un mode de scrutin proportionnel qui permet aux partis de la coalition d’additionner leurs voix. Au Québec, le mode de scrutin uninominal à un tour fait en sorte qu’ils se cannibalisent.

Jusqu’à présent, les efforts du Nouveau Mouvement pour le Québec (NMQ) pour favoriser une première candidature unique dans Laurier-Dorion, où la lutte entre le PQ et QS est la plus profitable aux libéraux, n’ont pas abouti.

Quelqu’un devra faire un geste. M. Péladeau pourrait envoyer un puissant signal de sa réelle volonté de faire l’unité des souverainistes en renonçant à y présenter un candidat. Il est assez paradoxal que le PQ ait accepté de s’effacer devant une candidate aussi inconditionnellement fédéraliste que Fatima Houda-Pépin dans l’espoir de battre Gaétan Barrette dans La Pinière, mais qu’il refuse de laisser le champ libre à un souverainiste dans Laurier-Dorion, où le candidat de QS a recueilli près du double des voix de son adversaire péquiste en avril 2014.

60 commentaires
  • Pierre Vincent - Inscrit 12 septembre 2015 05 h 34

    Beau lapsus dans la citation...

    Vous avez oublié de mentionner le comté de Nicolet, dont le député sortant Jean-Martin Aussant qui avait quitté le PQ pour fonder ON a été battu, mais par le candidat caquiste, puisque le vote souverainiste était également divisé avec le PQ, QS ayant décidé de ne pas présenter de candidat. Pour ce qui est de la citation de PKP, vous lui faites dire : que la Catalogne devienne un parti. Quel beau lapsus. Quant à l'attention que le PQ a accordée récemment tant à l'Écosse qu'à la Catalogne, je trouve cela pour le moins désolant, puisque le Québec a déjà tenu deux référendums sur la souveraineté. Lors du premier référendum, en 1980, l'Écosse était encore dirigée par le parlement de Londres et son gouvernement local ressemblait à celui d'une grosse municipalité. Lors du référendum de 1995, le gouvernement écossais avait pris une forme qui ressemblait à celui d'une province. Et on semblait croire que le référendum écossais serait gagnant et stimulerait le mouvement souverainiste québécois. Mais on a oublié un gros détail : le gouvernement britannique, tout comme le gouvernement canadien l'avait fait à deux reprises déjà, a fait en sorte par tous les moyens que le référendum écossais soit perdant...

  • Normand Carrier - Inscrit 12 septembre 2015 06 h 50

    Il faudra remplacer le dogmatisme par une réelle volonté d'indépendance ....

    Le jour du référendum , la convergeance des forces souverainistes sera acquise si la volonté de faire un pays est au rendez-vous .... Les difficultés sont en amont voir si l'indépendance sera a gauche au centre ou a droite et pour quel parti voter .... Il y a une vérité inéluctable , c'est que pour faire un référendum , il faut prendre le pouvoir majoritairement et mettre a jour cette loi sur les consultations populaires ..... Il faudra mettre un certain dogmatisme en attente et se dire que l'indépendance se fera par tous les Québécois de l'extrême gauche @ l'extrême droite .... Toutes les forces nationalistes , souverainistes ou indépendantismes seront requises et que l'ennemi réel se trouvera chez les forces fédéralistes du statu-quo .....

    Si cette consultation est gagnante et que le pays du Québec se mêt en marche , les citoyens auront l'occasion de faconner ce nouveau pays comme ils le désirent .... Il est clair que pour y arriver , cela prendra de l'abnégation et une certaine hauteur que nous n'avons pu réaliser jusqu'a maintenant ..... Il faut considérer que nous n'auront qu'une autre chance de se donner un pays a la lumière de l'arrivée des immigrants et des migrants .....

    • Christian Montmarquette - Abonné 12 septembre 2015 18 h 11


      «Les difficultés sont en amont voir si l'indépendance sera a gauche au centre ou a droite » -Normand Carrier

      Cela ne représente à mon avis que la moitié du problème et la moitié du dilemme.

      Puisque ce qui est aussi, sinon plus, inquiétant et plus destructeur pour le Québec, n'est pas ce qui se passerait dans un Québec hypothétique indépendant et virtuel. Mais ce qui ce passera entre-temps, dans le Québec réel d'ici l'indépendance.

      À savoir..

      - Par qui et comment voulons nous être dirigés d'ici l'indépendance?

      - Voulons-nous être dirigés par un PQ néolibéral aussi vendu aux entreprises et à l'austérité que le Parti libéral lui-même?

      Ou, préférons-nous être dirigé par Québec Solidaire qui propose un retour à la social-démocratie et à la défense du bien commun d'ici le grand soir ?

      Christian Montmarquette

    • Jacquelin Beaulieu - Abonné 13 septembre 2015 12 h 02

      Vous confirmez encore une fois votre peu de flexibilité ou encore votre dogmatisme a la *cause* .......

  • Richard Bérubé - Inscrit 12 septembre 2015 07 h 01

    C'est officiel que Péladeau essaiera toutes les possibilités pour gagner!

    Mais l'élection est pour 2018, et si les libéraux ont accomplis du bon travail lors du présent mandat, ils seront difficiles à déloger...plus de 60% des électeurs ne sont pas séparatistes, et à date le chef du PQ ne semble pas avoir épaté la gallerie, c'est vrai qu'il est nouveau en politique et possède sa propre personnalité et sa façon propre de matter ses subordonnés chez Québecor (c'est ce que l'on entend). Aura-t'il la patience des négociations ardues, lui qui est le champion des lock-outs.....c'est certain que ses adversaires à l'Assemblée Nationale ne lui feront aucun cadeau tous partis confondus. mais il a tout de même raproché son plus dur ennemi Bernard Drainville juste à côté de lui, en écartant un allié très sûr Stéphane Bédard...on verra bien..

  • Michel Thériault - Abonné 12 septembre 2015 08 h 05

    Peuple fier

    "Malgré l’enthousiasme de M. Péladeau, il y a une différence fondamentale avec le Québec."

    Oui, en effet ; là-bas il y a un peuple, les gens sont fiers et se tiennent debout. Ici, nous avons cessé d'être un peuple et nous rampons avec fierté. Elle est là la différence.

    • Raymond Saint-Arnaud - Abonné 12 septembre 2015 11 h 40

      Le confort et l'indifférence vont amener notre disparition comme société distincte.

    • Yves Corbeil - Inscrit 12 septembre 2015 14 h 40

      M.Saint-Arnaud, vous avez raison et j'espère que vous vous trompez car je ne peux pas croire qu'on se fera assimilé dans ce melting pot canadien.

    • Michel Coron - Inscrit 12 septembre 2015 16 h 57

      Le présent texte de Lise Payette n'a pas de quoi rassurer.

      En Espagne, on se fouette en public une fois l'an. Ici, c'est tout le temps.

    • Christian Montmarquette - Abonné 12 septembre 2015 17 h 26


      «En Espagne, on se fouette en public une fois l'an. Ici, c'est tout le temps.» -Michel Coron

      Alors sachez bien M, Coron, que ceux qui sont le plus fouettés au Québec comme vous dites, le sont autant par le PQ que par le Parti libéral, et qu'ils sont des millions...

      Référence :

      «Les banques alimentaires débordées; 1,6 million de demandes par mois au Québec» - Le Devoir

      http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-soci

      .

  • Christian Montmarquette - Abonné 12 septembre 2015 08 h 52

    C'est le PQ qui divise les souverainistes


    «Au Québec, le mode de scrutin uninominal à un tour fait en sorte qu’ils se cannibalisent.» - Michel David

    Au moins, Michel David remet les pendules à l'heure et semble d'accord avec ce que je dénonce depuis un bon bout temps..

    Contrairement à la campagne mensongère de nombre de militants péquistes et depuis fort longtemps. C'est le PQ qui divise les souverainistes en rejetant le scrutin proportionnel depuis 2011 qui additionnerait les votes et les députés souverainistes, plutôt que de les soustraire les uns des autres comme c'est le cas actuellement. Alors que Québec Solidaire revendique la proportionnelle depuis sa fondation.

    L'autre avantage, et non le moindre, c'est que la proportionnelle laisse les partis libre de leurs programmes, tout en leur permettant de faire le plein de leurs votes indispensables à leur financement, plutôt que d'avoir à retirer des candidats.tes et les priver de leur pécule.

    Autre «détail», non négligeable, le mode de scrutin proportionnel respecte la démocratie et tous les votes des électeurs, plutôt que d'en foutre la moitié à la poubelle.

    Christian Montmarquette

    Référence :

    «La réforme du mode de scrutin évacuée du programme du PQ» - Le Soleil, 20 juin 2011.

    • Nicolas Bouchard - Inscrit 12 septembre 2015 12 h 43

      Ahhh M. Montmarquette, je suis rassuré de vous voir commenter cette chronique, régulier que vous êtes comme une horloge à vilipender le PQ et PKP dès que l’occasion se présente.

      À quelle heure néanmoins allez-vous commencer à attaquer nos adversaires communs? Vous êtes souverainiste, non? Vous devez bien attaquer les fédéralistes de temps en temps. Vous savez, au moins une petite fois par année.

      « À noter que je n’ai rien contre l’indépendance comme telle… » - Christian Montmarquette, Le Devoir - L’austérité d’abord, 10 septembre 2015 11 h 49.

      Vous n'avez rien contre ou vous êtes en sa faveur, comme tout souverainiste ou indépendantiste cohérent? Vous sonnez vraiment comme un souverainiste de façade avec cette déclaration.

      Y a-t-il quelque chose que vous aimeriez nous annoncer?

      Nicolas B.

    • Christian Montmarquette - Abonné 12 septembre 2015 12 h 55


      À Nicolas Bouchard,

      Allez.. !

      - Sortez-en des lignes tronquées et hors contexte..!

      Avec les péquistes.. On y est habitués !

      Car ce n'est pas l'honnêteté intellectuelle qui vous étouffe!

      Mais malheureusement l'idée de fond demeure inattaquable.

      C'est le PQ qui divise les souverainistes en rejetant le scrutin proportionnel.

      Et ça, vous n'en dites RIEN!

      - Cm

      .

    • Christian Montmarquette - Abonné 12 septembre 2015 13 h 08


      De la pureté souverainiste des péquistes..

      Depuis toutes ces années où les péquistes n'ont jamais trouvé rien de mieux à faire que se s'attaquer aux convictions souverainistes Québec Solidaire. Je leur répondrai par cette citation d'une totale actualité..

      «Les péquistes, c'est des intégristes! Y reconnaissent même pas les indépendantistes!» - Michel Chartrand

    • Pierre Vincent - Inscrit 12 septembre 2015 14 h 14

      En quoi une attaque personnelle favorise la convergence des forces souverainistes ? Je ne vous suis pas bien M. Bouchard et vous ne semblez pas non plus suivre la voie que recommande M. Péladeau il me semble. Le problème est qu'il n'est pas la personne toute indiquée pour rallier toutes les forces, de l'extrême-droite à l'extrême-gauche, n'étant pas lui-même une personne modérée, c'est le moins qu'on puisse dire.

      Pour ce qui est du mode de scrutin proportionnel qui serait requis pour favoriser une telle convergence électorale des souverainistes, le ministre responsable du dossier à l'époque, Jean-Pierre Charbonneau, y était favorable, mais il s'est buté à la résistance des dirigeants du Parti Québécois, qui craignaient de perdre des sièges. Comme quoi le goût du pouvoir a toujours été plus fort que le goût du pays au PQ, n'est-ce pas ?

    • Nicolas Bouchard - Inscrit 12 septembre 2015 14 h 56

      Bizarre M. Montmarquette, vous jouez tellement plus rapidement la victime d'un "péquiste idéologique pro-PKP fanatisé", comme vous devez me décrire dans vos pensées, que vous n'êtes capable de dire: « Oui, je suis souverainiste » ou de critiquer le gouvernement le plus néo-libéral que le Québec n'a jamais vu, celui de Philippe Couillard. Mais pour critiquer le PQ, le Bloc et PKP, ça vous n’avez aucun problème ni aucune retenue.

      Pour un homme de gauche souverainiste, vos actions et réactions sont bien bizarres. Vous critiquez toujours le PQ mais jamais les libéraux. Question toute simple pour vous: pourquoi?

      @M. Vincent, je ne défends aucunement les actions passées du PQ, dont les dirigeants ont été lamentables pour faire avancer le projet de Québec. Je trouve cela simplement très intéressant de voir que M. Montmarquette ne critique voir peu près JAMAIS le PLQ de Philippe Couillard en ces pages. Qu'en pensez-vous personnellement?

      Nic B.

    • Christian Montmarquette - Abonné 12 septembre 2015 15 h 11

      À Nicolas Bouchard,

      Avant d'accuser les autres, commencez donc par faire le ménage dans votre propre parti qui n'a même plus de référendum au programme depuis plus de 20 ans!

      Québec Solidaire n'a aucune de leçon d'indépendance à recevoir du PQ, puisque non seulement ils ont refusé d’en prononcer même le mot durant plus de 40 ans! Mais que l'immense majorité du temps le PQ a reporté, trituré, dilué, renié ou mis en veilleuse l'indépendance pour s'occuper essentiellement de politique électorale et provinciale:

      Qu'il s'agisse du «bon gouvernement de 1976»; de «l'étapisme» et la «mise en veilleuse» des années 80; du «beau risque» fédéraliste de René Lévsque avec Brian Mulroney; de «l'affirmation nationale» de Pierre-Marc Johnson et d'André Boiclair; de l'attentisme des «conditions gagnantes» de Lucien Bouchard; des «1000 jours» d'attente et du «confédéralisme» de Bernard Landry et bien évidemment, de la «gouvernance souverainiste» de Pauline Marois.

      Et ce n'est guère plus reluisant avec un Pierre Karl Péladeau qui refuse de s'engaher sur la voie référendaire, nous replaçant dans l'éternel attentisme démobilisateur des conditions gagnantes de Lucien Bouchard.

      Référence :

      «Avec PKP, le référendum attendrait» - Le Devoir 27 septembre 2014

      http://www.ledevoir.com/politique/quebec/419660/ch

      .

    • Christian Montmarquette - Abonné 12 septembre 2015 15 h 25

      «Pour un homme de gauche souverainiste, vos actions et réactions sont bien bizarres. Vous critiquez toujours le PQ» -Nicolas Bouchard

      À Nicolas Bouchard,

      Pour un souverainiste péquiste, vos actions sont bizarres..

      Vous critiquez toujours les souverainistes de QS..

      - Cm

    • Christian Montmarquette - Abonné 12 septembre 2015 15 h 40

      « Je trouve cela simplement très intéressant de voir que M. Montmarquette ne critique voir peu près JAMAIS le PLQ de Philippe Couillard en ces pages. » -Nicolas Bouchard

      Ce Nicolas Bouchard s'amuse à me poser et reposer sans cesse la même question pour tenter de jeter des doutes sur ma personne, et alors que je lui ai déjà répondu plusieurs fois à ce sujet.

      Tout le monde connait la traîtrise économique des néolibéraux du Parti libéral du Québec envers le Trésor public et le peuple du Québec. Alors que le PQ surf encore sur la réputation de social-démocrate de René Lévesque qui a été enterrée en même temps que lui au Parti québécois; et alors que PQ endosse exactement les mêmes politiques néolibérales d'austérité pour le peuple et de gavage éhonté des entreprises que le Parti libéral lui-même.

      Il est donc impératif de dénoncer le PQ pour ne pas s'illusionner à remplacer éternellement des néolibéraux rouges, par des néolibéraux bleus à chaque foutues d'élection que le bon yieu nous ramène en pensant que ça sera «moins pire».

      Alors cessez de jouer au naïf, et surtout, cessez de me reposer la même question 10 fois par semaine en feignant de ne rien comprendre, pour pouvoir me la reposer à nouveau et en m'accusant par dessus le marché de me répéter!

      - CM

    • Nicolas Bouchard - Inscrit 12 septembre 2015 18 h 42

      Dites ce que vous voulez M. Montmarquette mais l'article 1.1 du programme du PQ est de réaliser la souveraineté du Québec. Il vous faut savoir faire la part des choses. Je ne suis pas le PQ, je ne suis pas leur représentant et je ne suis pas redevable de leurs actions. Je les critique également lorsque je désapprouve leurs décisions mais je critique également et bien plus le PLQ car leurs politiques sont 100 fois pires et ils sont de plus fédéralistes à tout crin.

      Je ne critique pas QS, je questionne vos motivations à faire 100 critiques du PQ, qui n'est pas au pouvoir, pour 1 critique du PLQ, qui est au pouvoir. Votre argument que tout le monde connait la traîtrise des libéraux est bancal et une bien belle façon de détourner l'attention de ma question. Si c'était vraiment le cas, si tout le monde connaissait réellement leur trahison économique, et bien les libéraux ne seraient pas réélus élection après élection, mais pourtant ils le sont, surement grandement aidés par tout le venin que vous crachez envers le PQ.

      Lorsque je vous verrai critiquer jour après jour les politiques d'austérité du PLQ dans les pages du Devoir, je saurai que j'avais tort. D'ici là, je vois un homme de gauche souverainiste qui s'attaque continuellement à un parti souverainiste, qu'il accuse d'être néolibéral, mais qui ne dit mot contre un parti fédéraliste néolibéral et un autre parti autonomiste néolibéral. Avouez que c'est tout à fait incohérent.

      Vous pensez encore que je fais de cela une guerre PQ c. QS. Pauvre M. Montmarquette. Je m'adresse directement à vous en mon nom et non en celui du PQ. Nul besoin de feigner d'être offensé. Défendez vos actions tout comme j'ai le droit de les critiquer. Je vous cite à nouveau : « À vous entendre, j'imagine que vous préféreriez vivre dans une société totalitaire sans opposition... », Le Devoir - L’austérité d’abord, 10 septembre 2015. Acceptez donc mon opposition à votre hargne et votre haine aveugle anti-PQ.

      Bien à vous,

    • Pierre Vincent - Inscrit 12 septembre 2015 19 h 37

      Je pense que la partisanerie politique est le pire des poisons qui mine la vie démocratique et que les peuples ne pourront être libres que le jour où tous les partis politiques auront été abolis. Pour ce qui est de votre querelle, je constate que M. Montmarquette, tout comme Paco Lebel, se fait souvent reprocher d'attaquer le PQ davantage que le PLQ et je déplore qu'ils soient à leur tour la cible d'attaques qui devraient davantage viser le PLQ, vous ne croyez pas ? Les attaques personnelles ne mènent à rien, il faut rester au niveau des idées. Et je dois bien admettre que le fait que la soeur de Françoise David siège au conseil des ministres du gouvernement Couillard est très suspect, d'autant plus que QS critique assez peu le gouvernement actuel. C'était une autre histoire pour le gouvernement Marois, c'est une évidence, malgré l'appui au mouvement étudiant. Ce qui me fait dire que plus deux personnes se ressemblent, plus elles se détestent...

    • Christian Montmarquette - Abonné 12 septembre 2015 20 h 09


      «L'article 1.1 du programme du PQ est de réaliser la souveraineté du Québec.» -Nicolas Bouchard

      C'est faux.

      Le véritable «Article Un» du PQ est «de faire élire le PQ». Et même au prix de biffer le référendum de son programme.

      Et à ce titre, le Parti québécois n'est plus qu'un petit parti nationaliste identitaire de droite, au même titre que la CAQ.

      Et tous les guili-guilis Ha-Ha et les bras en l'air de Pierre Karl Péladeau n'y changeront strictement rien, tant qu'un référendum ne sera pas d'abord clairement mis au programme du Parti québécois.

      Christian Montmarquette

    • Normand Carrier - Inscrit 13 septembre 2015 06 h 31

      Monsieur Montmarquette , admettons que votre lettre n'est pas très rassembleuse .... Pour ceux qui sont habitués au Devoir , vos commentaires de ce matin ressemblent a tous vos commentaires écrits dans ce journal ..... Il faudra prendre un peu plus de hauteur pour le faire ce pays ....

    • Pierre Lefebvre - Inscrit 13 septembre 2015 06 h 37

      Mesdames et messieurs vous venez de lire ici l'exemple parfait du détournement d'attention. Je ne dis pas que la technique n'est pas bonne en soi, je ne dis qu'avec «certains» elle est constante et ça devient épuisant. J’ai vu moins de balles retournées dans une partie de tennis qu’ici.

      J'ai réussi l'autre jour à faire nommer les positions politiques de monsieur CM et ce que j'ai eu comme réponse ressemble beaucoup plus à ce qu'un «groupe de pression anarchique» supporte qu'un parti politique. Contre les banques, contre les entrepreneurs, contre les syndicats. Finalement il est contre tout ce qui fait fonctionner la société. Je n'ai malheureusement pas retrouvé ce texte dans la masse de commentaires, mais je suppose qu'il va me revirer en me disant que je parle hors-contexte. Eh bien, M. CM, vos propos sont hors-contextes dans n'importe quel contexte parce qu'ils nient tous contextes. Vous n'êtes pas séparatiste, vous êtes «nihiliste». Ce n’est pas nécessairement une vision personnelle de la vie qui manque de mérite en elle-même, mais ce n’est pas une théorie qui peut faire survivre un état, soit-il indépendant ou pas. Vous ne faites pas de la politique, monsieur, vous faites de l'interférence. Vous ne serez jamais «au pouvoir» car vous niez tout pouvoir.

      Bonne journée.

      PL

    • Pierre Lefebvre - Inscrit 13 septembre 2015 07 h 21

      «le scrutin proportionnel» ? C'est la pire idée jamais exprimée car elle crée une situation où il adviendra autant de partis qu'il y a de monde qui ne veulent pas se rallier. C’est l’idée opposée à l’unification des esprits. C’est l’antithèse du ralliement. C’est l’écroulement du «grand groupe».

      Imaginez une société où cette idée prend racine. À quel point ces sous-groupes vont-ils s’entendre ensemble ? Sur quelle idée «centrale» vont-ils se réunir afin de former «un plus grand groupe» incluant ceux qui ne leur «ressemblent pas» ? Nous entendons déjà une «cheffe» affirmer pupliquement qu’elle ne se ralliera pas tant que «l’autre» ne dira pas comme elle; trouvez «l’ouverture» là-dedans, si vous pouvez. Imaginez maintenant des dizaines de groupes semblables; ce sera la cohue totale : l’Anarchie !

      Pensez-y bien... Nous avons déjà un problème de représentabilité du parti au pouvoir avec seulement trois partis qui se présentent aux élections qui peuvent gagner avec seulement 34% de support. Imaginez maintenant qu'un parti puisse gagner avec 11% de représentation car les autres mangent le restant des 89%. Moi… ça me fait peur. Voilà où mène le scrutin proportionnel : l’Anarchie totale !

      -«Mais non, mon groupe ralliera beaucoup plus de monde que les autres groupes !» Ouais… c’est déjà ce que disent ceux qui y sont déjà et voyez dans quel pétrin nous sommes. Multipliez maintenant, si vous osez.
      (Ce n’est pas de la «politique» que je fais ici, c’est de la sociologie.)

      Question : Est-ce que vous vous imaginez que tous ceux qui font partie de QS sont tous entièrement d’accord sur tout ? Poser la question c’est y répondre.

      Et l’exemple frappant est ici sur ces pages où nous avons un de leur représentant qui ne peut jamais affirmer qu’il est d’accord avec sa «cheffe» et qui passe son temps à nous dire «ce qu'il n'est pas» au lieu de nous montrer ce qu'il est. En science cela se nomme de «l'antimatière». En politique : un anarchiste.

      PL

    • Christian Montmarquette - Abonné 13 septembre 2015 09 h 07

      À Nicolas Bouchard,

      Ouvrez grand vos oreilles et écoutez :

      Le PQ est devenu un ennemi du peuple et un ennemi de l'État au même titre que le Parti libéral, et même, au même titre qu'un parti fédéral et iil ne mérite non seulement plus de faire l'indépendance, mais ne mérite même plus de gouverner le Québec, tant son opposition aux libéraux est faible, parce qu'il ne peut accuser le Parti libéral de faire la même chose qu'il fait lui-même.

      Or donc ces deux partis néolibéraux s'entraident l'un l'autre, alors qu'ils devraient se faire opposition dans une saine démocratie.

      Et voilà que nous nous retrouvons dans une espèce de dictature politque et économique bi-céphale et bi-partite ou les deux partis de pouvoir proposent les mêmes mesures et posent les mêmes actions.

      Autrement dit, tout ce que le PQ nous propose, c'est de remplacer les néolibéraux rouges, par des néolibéraux bleus.


      - CQFD