Les donneurs de leçons

La photo d’un enfant mort sera toujours obscène. Mais allez donc expliquer cela à une presse en mal de sensations. La presse britannique, qui se targue de faire la leçon à l’Europe et notamment à la France en matière de migrants, a donc étalé à pleines pages la photo du petit Aylan Kurdi, échoué mercredi sur une plage turque. Tout cela alors qu’en France et en Allemagne — où l’on accueille pourtant plus de réfugiés qu’au Royaume-Uni — a prédominé une saine pudeur. Celle qui est due à cette abomination que sera toujours la mort d’un enfant.

Il en va un peu du Royaume-Uni comme du Canada. Si le premier est le cancre de l’Europe en matière d’asile, le second se classe parmi les cancres des pays développés. Et pourtant, c’est dans ces pays où l’on préfère généralement les immigrants riches, jeunes et instruits que l’on semble le plus prompt à faire la leçon aux Européens.

Ainsi, une certaine gauche, qui confond la politique et les bons sentiments, ne cesse de laisser entendre qu’il faudrait pratiquement abolir les frontières afin d’accueillir « toute la misère du monde », selon les mots de l’ancien premier ministre socialiste Michel Rocard. La droite néolibérale dit sensiblement la même chose. Selon elle, il suffirait pour régler cette crise migratoire de faire comprendre au bon peuple que l’immigration est bonne pour l’économie. La chose serait vraie partout et en tout temps. Comme si l’immigration n’avait pas aussi des coûts sociaux et politiques.

Le problème des donneurs de leçons, c’est qu’ils ont partout et toujours la même solution : l’ouverture à tout va. Or la crise migratoire que vit actuellement l’Europe ne serait-elle pas justement le résultat d’un certain mépris des frontières ? Si l’on veut se faire une idée de l’immense capharnaüm que représenterait un monde sans frontières, il suffit en effet de regarder ce qui se passe aujourd’hui en Europe. La crise actuelle est largement le fruit de l’effacement des frontières. D’abord celles du Moyen-Orient mises à mal par une politique d’intervention irresponsable en Irak et en Libye. Celles de l’Europe ensuite où grâce au traité de Schengen, des pays comme l’Italie et la Hongrie sont encouragés à se débarrasser (sans les enregistrer) des migrants qui posent le pied sur leur territoire. Bref, à les refiler aux pays voisins contrairement à ce que prescrit la convention de Genève. Ces migrants (qui ne sont pas tous des réfugiés) sont ainsi incités à « magasiner » leur destination et à tenter d’atteindre par tous les moyens l’Europe du Nord. Or, l’asile n’a pas pour but d’améliorer la situation économique des migrants, mais de protéger des réfugiés dont la vie est menacée. Aylan Kurdi était probablement l’un d’eux.


Aussi paradoxal que cela puisse paraître, ce n’est pas la suppression des frontières qui sauve des vies. Cela est peut-être triste à dire, mais c’est la réalité. Si les morts sont rares parmi les 3000 migrants du Nord-Pas-de-Calais, c’est parce que la frontière britannique est bien gardée par la police française en vertu des accords signés entre les deux gouvernements. Si celle de la Méditerranée l’était aussi bien, le petit Aylan Kurdi serait probablement encore en vie à l’heure qu’il est. Il serait dans un camp où il pourrait solliciter le statut de réfugié comme peuvent le faire tous les migrants de Calais. C’est pourquoi l’ancien ministre français des Affaires étrangères Hubert Védrine avait évoqué, parmi l’arsenal des solutions possibles, l’instauration d’un blocus maritime sur les côtes de la Libye en attendant de calmer le jeu dans ce pays.

Il est facile de faire la leçon aux Européens surtout lorsqu’on vit dans un pays, le Canada, parmi les moins accessibles aux demandeurs d’asile. Il est plus difficile de proposer des solutions réalistes qui sauveront des vies au lieu de se contenter du spectacle compassionnel en s’apitoyant sur la montée de l’extrême droite, les barbelés de la frontière hongroise et la misère des sans-papiers.

La crise migratoire en Europe ne se résoudra pas en faisant la morale aux peuples. Ceux-ci demeureront réticents à assumer leur devoir d’asile tant et aussi longtemps qu’on ne distinguera pas clairement les réfugiés des simples migrants économiques. Cette distinction n’a rien de sémantique. Face aux premiers, les pays développés ont un devoir d’accueil primordial. Face aux seconds, chaque pays est libre de se déterminer comme il l’entend. Il est normal que l’Allemagne, en pleine crise démographique, souhaite plus d’immigration. Mais il est tout aussi légitime que la France ne le souhaite pas, compte tenu de l’état de son économie et de sa situation politique et sociale. Cela n’a rien à voir avec le racisme et la xénophobie. Même la Suède exemplaire et sans chômage a récemment connu des émeutes dans ses banlieues.

Il n’y aura pas de solution à cette crise migratoire sans respecter les frontières des pays et la volonté des peuples européens. En attendant, les sermons ne font de bien qu’à ceux qui les prononcent.

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36 commentaires
  • Yves Côté - Abonné 4 septembre 2015 04 h 29

    Monsieur, désolé...

    Monsieur Rioux, votre rentrée journalistique me déçoit.
    Vos propos sèment une confusion qui ne fera que pousser sur le populisme diffus que vous condamnez pourtant en introduction. Lui qui n'est certainement pas réservé à la presse britannique anti-française...
    D'ailleurs, j'avoue aujourd'hui pour ma part avoir connu une grande douleur amère à vous lire. Ce que je n'ai fais que pour arriver à comprendre là où vous vouliez en venir.
    Ce n'est pourtant pas ce à quoi vous m'avez habitué.
    Puis-je humblement vous inviter à lire ou relire les ouvrages des historiens sur la montée et l'accession de l'extrême-droite aux commandes politiques en Europe dans les années post-Crise de 29 ? Et en particulier ceux-là qui traitent de ce nazisme allemand qui, allant d'inhumanités en inhumanités, a jeté sur les routes des populations qui fuyaient les combats et les exactions hitlériennes ?
    Les parallèles entre ce qui se passe aujourd'hui au Moyen-Orient et ce qui se passait hier en Europe ne manqueront pas de vous apparaître. Sans pour autant que je prétende aveuglément ici que comparaison est raison...
    De même, puis-je vous souligner qu'aujourd'hui, l'ensemble de la presse écrite et électronique de France a repris la photo en question, sauf un seul média, soit en s'excusant de ne pas avoir comprise plus tôt le sens de cette photo, soit en se disant déçue de ne pas l'avoir vu sur le fil de presse ?
    Photo qui non-seulement met partout les propositions d'extrême-droite en total discrédit, mais jette sur la droite toute entière (Sarkozy et compagnie en premier...) une pression à côté de laquelle elle ne peut dorénavant plus passer sans montrer ouvertement, qu'elle peut frayer avec l'inacceptable.
    Dans ce qui se joue actuellement, pour y voir clair, il nous faut tous élever nos regards bien au-delà des seuls conflits politiques internes occidentaux.
    Autrement, nous condamnerons nous-mêmes mais surtout nos propres enfants, à vivre le pire de ce que sait faire l'Homme.

    • Claude Poulin - Abonné 4 septembre 2015 09 h 53

      Personnellement, je crois que cette analyse s'inscrit dans la ligne droite du discours que tient Christian Rioux sur la question de la mondialisation et surtout celle l'Europe depuis longtemps. Un discours partagé par une frange importante d'intellectuels français qui remettent en question l'EU qui, à leur yeux, menace la souveraineté nationale de leur pays. Est-il nécessaire d'ajouter que ce sujet est au cœur d'un débat majeur qui oppose actuellement sur le plan idéologique la gauche à la droite. De toute évidence Christian Rioux a choisi le camp de la droite qui exprime de graves réserves au sujet de l'immigration et de ses effets pervers sur plan culturel. Son propos de ce matin n'est donc pas une surprise pour ceux qui lisent régulièrement ses chroniques hebdomadaires.

    • Stéphane Laporte - Abonné 4 septembre 2015 14 h 23

      Tout à fait juste monsieur Poulin.

    • André Nadon - Abonné 5 septembre 2015 10 h 22

      M. Côté,
      Nous ne faisons pas la même lecture de la chronique de Christian Rioux.
      C'est avec raison que la presse britannique est identifiée comme donneur de leçon. Il en est de même pour le premier ministre Cameron qui refusait d'accepter plus de migrants, mais qui depuis son voyage sur le continent a changé d'avis. La Grande-Bretagne bénéficie de l'EU sans en faire totalement partie, grâce à La Cité de Londres, principale place financière de l'Europe et à l'origine des paradis fiscaux et principale bénéficiaire de cette évasion fiscale et également à l'origine de la crise financière de 2008. De plus en plus de voix s'élèvent dans ce pays pour la sortie de l'EU.
      Malgré ce contexte, M. Cameron se permet des leçons aux pays de l'EU.
      Christian Rioux souligne que l'abolition des frontières susceptible de favoriser le libre-échange économique n'a pas supprimé les frontières culturelles des différents peuples qui composent ces pays.
      Vouloir y voir un conflit entre la gauche et la droite, c'est noyer le poisson.
      La mondialisation, essentiellement un projet économique pour les financiers de ce monde et les mieux nantis, qu'ils soient de gauche ou de droite prône la fusion de tous ces peuples en supprimant leur identité culturelle et intérêt nationaux.
      Enfin, Christian Rioux précise qu'on doit distinguer entre véritables réfugiés et migrants économiques avant d'ouvrir les frontières.
      Conclure comme M. Poulin que ce dernier a choisi la droite est totalement dénué d'à propos.
      Reprocher comme Stéphane Laporte que la pensée de ce chroniqueur a évolué depuis dix ans, est tout à l'honneur de Christian Rioux.

    • Michèle Dorais - Abonnée 6 septembre 2015 09 h 23

      Je vous invite à écouter François Campeau, invité de Michel Lacombe à 12 h 12 sur l'audiofil de l'émission « Faut pas croire tout ce qu'on dit » à R-C à propos des « migrants »
      Remarquable analyse, éminemment instructif et pertinent.
      Grosso modo : nos politiques de fermeture actuelles créent le problème. Démonstration claire et nette à l'appui, à vous d'écouter « le gros bon sens ».

  • Jean-François Trottier - Abonné 4 septembre 2015 06 h 34

    Le village

    Je m'en voudrais de détourner vos propos mais je crois qu'il faut admettre que la mondialisation se révèle de plus en plus une faillite.

    "Je te donne mon marché si tu me donnes le tien", qui justifie les multiples libres-échanges, déresponsabilise chaque gouvernement et le transforme en un symbole de plus en plus ridicule.

    Alors, à quoi maintenant sert le vote de chaque individu ?

    La reddition de compte est un non-sens sur une planète dont le commerce international est contrôlé par l'argent noir, et c'est précisément où mène la disparition des barrières tarifaires ou réglementaires.

    De "prolétaires de tous les pays, unissez-vous", une bien belle idée surtout parce qu'elle est vieillotte, on doit remplacer un mot par... par quoi ? Banquiers ? Spéculateurs ? Financiers ?

    Lors du débat sur le libre-échange avec les USA dans els années 80, j'étais "pour". Pas que je sois contre les frontières, mas je voyais ainsi une façon pour le Québec de sortir du carcan commercial est-ouest pour retrouver son marché le plus naturel, vers le sud. Je crois que le Canada dans son ensemble l'a vu ainsi.

    Sans l'indépendance du Québec, c'était une fausse bonne idée. Mais ceci mériterait ue thèse complete, on laisse passer.

    Mondialement les carcans se multiplient, tous allant dans le même sens: nos gouvernements sont victimes de chantage au jour le jour, ne sachant plus où bâtir de nouveaux ponts d'or pour les capitaux internationaux, et tout ça pour quelques jobs fragiles.

    On laisse tomber l'éducation, espérant attirer des immigrants instruits et formés qui seront payés une misère. Non, je ne parle pas spécifiquement du Québec.

    On a toujours eu un fou du village.

    Aujourd'hui les fous du village sont sur les routes.

  • Charles Talon - Abonné 4 septembre 2015 08 h 02

    Migrants

    Une autre solution ne serait-elle pas d'attaquer la source du problême? Pourquoi les Nations-unies n'auraient-elles pas une force d'intervention pour faire le ménage dans ces dictatures corrompues qui martyrisent ces pauvres gens? L'Europe et l'Amérique du Nord ne peuvent quand même pas accueillir le genre humain tout entier...

    • Raymond Saint-Arnaud - Abonné 4 septembre 2015 11 h 18

      Oui, il faut attaquer la source du problème. Si les 5 millions de déplacés étaient restés sur place à combattre l'État islamique, peut-être que de dernier aurait été neutralisé. Il faudrait aider les populations locales à se défendre contre les terroristes de l'ISIS.

    • Sylvain Auclair - Abonné 4 septembre 2015 12 h 40

      Pour que l'ONU intervienne, il faut que le Conseil de sécurité l'autorise. Et, au nom du réalisme, les grandes puissances y ont toutes un droit de veto...

  • Cyril Dionne - Abonné 4 septembre 2015 08 h 03

    La religion de paix et d'amour

    Je suis d'accord avec M. Rioux pour ces donneurs de leçons. Où sont tous ces gens bien intentionnés lorsque des milliers d’enfants vivent et meurent dans les milliers de bidonvilles répartis partout sur la planète ? Où était tout ce beau monde lorsqu’il y a des crises humanitaires et que des milliers d’enfants sont morts de malnutrition ? Selon UNICEF, plus de 29 000 enfants meurent chaque jour de faim ou bien de maladies qui auraient pu être prévenues. Sommes-nous responsables de tous ces malheurs parce qu’ils n’ont pas pu immigrer chez nous ?

    Et quelqu’un pourrait-il nous dire qui a créé ses maux dont tout semblent si friands de citer si ce ne sont pas ces même gens qui s'empressent de quitter leur pays d'origine qui était laïc avant cette crise humanitaire provoqué par une guerre entre factions qui s’entretuent au nom du même dieu ? Enfin, est-ce qu'il y aurait d'autres pays ayant beaucoup plus d'affinités culturels qui pourraient les accueillir ? L’islam et ses concepts moyenâgeux sont incompatibles avec les démocraties occidentales. L'Arabie saoudite avec ses milliardaires serait une excellente destination. Curieux tout de même qu'aucun de ces réfugiés ne pensent aller s'établir au Mexique. Pourquoi choisissent-ils toujours des pays riches et démocratiques ? Et l’immigration n’est pas un droit, mais bien un privilège.

    Et cette famille dont la plupart des membres ont péri durant leur périple sur l’eau vers la Grèce n’était pas en danger en Turquie. La Turquie est un pays musulman; alors pourquoi ne voit-on pas beaucoup d’entraide entre les gens qui épousent cette même religion de paix et d’amour ? Et avant de condamner tout le monde, il faudrait avoir tous les faits de cette histoire.

    • Yves Côté - Abonné 4 septembre 2015 10 h 04

      Monsieur Dionne, je me demande si votre texte n'est pas une caricature tant il est contradictoire.
      Surtout quand je lis "Pourquoi choisissent-ils toujours des pays riches et démocratiques ?".
      En effet, il vaudrait sans doute mieux que les gens qui fuient la mort pour eux et leur famille, se réfugient dans un pays pauvre et dictatorial !!!
      Ce serait tellement plus convenable pour tous...
      Surtout pour la tranquilité des pays riches et démocratiques.

    • Sylvain Auclair - Abonné 4 septembre 2015 12 h 43

      La guerre civile en Syrie n'a pas été déclenchée par des conflits religieux, mais pour se débarrasser d'une dictature (bien que j'aie aussi lu que l'appauvrissement dû à quelques étés au cours desquels la pluie a manqué a aussi joué un rôle). Ce n'est que lorsque le conflit s'est enlisé que des milices religieuses non-syriennes sont venues s'en mêler.

    • Cyril Dionne - Abonné 4 septembre 2015 18 h 02

      Vous errez monsieur Auclair. Les différentes factions à base religieuses voulaient se débarrasser d'une dictature (se sont tous des dictatures au Moyen-Orient à part Israël) pour implanter une théocratie basée sur l'islam. Il n'y aucun groupe modéré là-bas; seulement des gens qui tuent d'autres gens au nom d’un dieu. Les religions monothéismes sont le cancer de l’humanité avec l’islam qui est le pinacle de cette absurdité humaine.

    • Cyril Dionne - Abonné 4 septembre 2015 18 h 13

      Monsieur Côté, vu le respect que j'ai pour vous parce que vous épousez la même cause que moi, l'indépendance des français d'Amérique, je serai très poli. Ce gentil monsieur Kurdi a sacrifié toute sa famille pour faire la traverser dangereuse entre la Grèce et la Turquie alors que sa famille n'était en danger dans ce pays musulman. Curieux tout de même que seulement notre cher monsieur Kurdi (père) soit le seul survivant de cette traversée risquée.

      Et oui la question se pose; pourquoi est-ce que des gens aux affinités disparates choisissent toujours des pays qui vont à l'encontre de leurs croyances ? L’islam et ses dogmes sont incompatibles avec nos sociétés démocratiques occidentales. Il y a beaucoup de pays qui pourraient offrir l'asile politique à ces gens et pourtant, ce n'est pas le cas. Arabie saoudite quand tu nous tiens. Et encore une fois, monsieur Côté, nous ne sommes pas la conscience du monde.

    • Cyril Dionne - Abonné 4 septembre 2015 20 h 51

      Pour continuer monsieur Auclair, vous avez raison de dire que les sécheresses ont accentué la migration des Syriens vers les villes déjà surpeuplées. En fin de compte, c'est le phénomène de la surpopulation qui s'est rajouté à celui d'ordre politique qui est à la base de cette guerre civile religieuse. Il ne faudrait jamais oublié que la Syrie était un état laïc avant les troubles sociaux de 2013. Et là, personne ne peut blâmer les Américains pour cette déviance militariste des Syriens. Qui sont les gens responsables de ce conflit ? Poser la question, c'est y répondre.

  • Claire Dufour - Abonnée 4 septembre 2015 09 h 19

    Ouf!

    À priori, ma critique de cet article était un gros bon sens. Mais les commentaires qui ont suivi m'ont fait l'effet coup de poingt dans l'estomac.
    Comment peut-on laisser des êtres humains dans une telle errance? La solution est simple, réglons l'origine des conflits en faisant preuve d'un peu d'humilité...et moins d'appât du gain.
    Je sais, il est plus facile à l'écrire qu'à le faire. C'est simpliste comme critique.
    Mais, on a toujours le droit de rêver...et de s'y accrocher.

    Claire Dufour