Long-courrier

Un poissonnier à l’œuvre à son étal de Bellefontaine, en Martinique
Photo: Kenzo Tribouillard Agence France-Presse Un poissonnier à l’œuvre à son étal de Bellefontaine, en Martinique
Des algues en Martinique

 

« Je dois partir en Martinique le mois prochain et je veux savoir si je serai au milieu de quelque ouragan. Avez-vous des adresses ou des coins à visiter ? »

Joëlle Marin

Pour les ouragans, il est difficile de prévoir. Par contre, il y a depuis quelques mois un gros problème avec les algues sargasses sur les côtes martiniquaises. Elles ont envahi le littoral et ne cessent de s’étendre. De couleur rougeâtre, elles ont la particularité de dégager une odeur nauséabonde, du genre oeuf pourri. Elles ne sont pas dangereuses mais enferment des poissons qui, eux, le sont, comme la rascasse volante.

Les odeurs proviennent de la décomposition de ces algues et de ce qu’elles contiennent. On tente de les éliminer, mais les coûts sont énormes. Et comme le gouvernement français ne parle pas de catastrophe naturelle car cette pollution n’en remplit pas les critères, les sommes versées ne sont pas à la hauteur de la demande. On ne peut pas trop se baigner, et rester sur la plage impose de se boucher le nez ! Certaines plages sont même interdites.

Ces algues se retrouvent aussi dans certains endroits de la Barbade et de la Riviera Maya, puis en Guadeloupe, aux Saintes. De nombreux riverains se plaignent d’irritation des yeux, de la gorge et des oreilles, ainsi que de nausées.

Les algues dérivent parfois en bancs de 500 kilomètres de long, s’amoncellent en couches épaisses et butent contre le littoral où elles forment des tapis de 50 à 100 mètres de large. Une fois échouées dans les lagons, les fonds de baies et les ports où elles empêchent la navigation, elles commencent à pourrir et dégagent l’odeur d’oeuf pourri caractéristique de l’hydrogène sulfuré (H2S).

Dur dur pour les pêcheurs et les touristes. Mais rien n’est parfait : on a récemment fermé les plages de Nice, et pas à cause des algues, mais plutôt d’une pollution mal gérée.

Des feux de forêt en Californie

« Nous devons partir le 6 septembre pour un road trip en Californie. Nous sommes inquiets des nombreux feux de forêt qui y sévissent en ce moment. Devrions-nous remettre ce voyage à plus tard ? Nous voulons suivre la côte et bifurquer vers l’un des grands parcs par la suite. Nous arrivons à San Francisco et en repartons. Pour changer notre réservation, Air Canada nous demande de débourser 200 $ supplémentaires par billet. »

M. Legault

 

Sur la côte, il n’y a pas de problème, ni dans les parcs dits nationaux. C’est surtout au niveau des portions herbeuses et forestières que les feux font rage. Il y a un mois que les feux se sont déclarés, mais tout semble maintenant sous contrôle, ou freiné. C’est surtout au nord de Los Angeles qu’ils ont été les plus vifs et désastreux.
 

Vérifiez avec la compagnie de location de voitures si les dommages par le feu sont remboursés. À l’aéroport de San Francisco, on donne des plans pour éviter les zones à risque.

Des cours d’espagnol à Barcelone

« Cette question est l’une des plus populaires de l’heure. Je lisais votre réponse, le 26 juillet dernier, et je vous soumets ce qui suit… J’ai fréquenté une école à Barcelone qui offre la possibilité de séjourner dans des familles. Je ne me rappelle pas de tous les prix, mais mon séjour incluait le petit-déjeuner et le souper. Et c’était gagnant, surtout que j’étais seule.

« La personne qui nous reçoit parle espagnol et connaît la ville. Il y a plusieurs forfaits de séjour. Pour ma part, j’ai pris seulement une semaine, mais plusieurs options sont disponibles et il y a une classification à l’arrivée. Aussi, Barcelone est une ville intéressante avec ses métros, ses bus et ses trams. J’y retournerais demain.

« Voici les coordonnées : Camino Barcelona, Calle Comte d’Urgell 78, Barcelone, 011 34 93 467 85 85, 00 34 93 467 68 41 (télécopieur). info@caminobarcelona.com. »

Lise Couture

L’hiver en Europe

« À l’occasion de notre prochain congé parental, nous avons l’intention de passer l’hiver en Europe. Notre choix s’est arrêté sur l’Andalousie parce qu’on y parle espagnol, que les températures devraient être assez douces et que la région semble abordable.

« Nous cherchons le meilleur rapport qualité-prix pour nous loger, afin de pouvoir voyager à travers l’Europe tout en ayant un pied-à-terre. Nous espérons pouvoir louer quelque chose pour quatre ou cinq personnes pendant trois ou quatre mois. Mon problème, c’est que je ne connais qu’Airbnb comme site et on y trouve surtout des options à la nuit ou à la semaine. »

Marilou Jetté

Pour des adresses en Andalousie, il vaut mieux passer par Trivago. Aussi, vous trouverez différentes adresses sur mon blogue. fr.lastminute.com/hotels-d2466-andalousie-hotels.

Dormir dans les arbres

La formule d’hébergement dans les arbres trouve de plus en plus d’adeptes. Les Refuges perchés Mont-Tremblant treehouses proposent d’y séjourner à l’automne pour la splendeur des couleurs, ainsi qu’en hiver pour une aventure en forêt hors du commun. À distance de marche du pavillon d’accueil du parc, les refuges, tous différents et éloignés les uns des autres, peuvent accueillir de quatre à six personnes. Chaque refuge a son propre balcon ensoleillé avec vue sur le lac pour la plupart, un site de feu extérieur, une table à pique-nique et un quai semi-privé.

À l’intérieur, les refuges sont équipés pour cuisiner et chauffés au bois l’hiver. Ils sont construits à la main en utilisant du bois local et des matériaux respectueux de l’environnement. Afin d’adopter des pratiques de développement durable, chacun est équipé pour le recyclage et le compostage.

Ainsi, pour réduire les ressources requises, les douches et les salles de bain sont centralisées et il n’y a pas de service de literie. De plus, le site est paisible puisque les voitures n’y sont pas autorisées. L’hiver, des traîneaux sont offerts aux visiteurs pour transporter leur équipement jusqu’au refuge.

Voir tomber les feuilles de son lit dans les arbres, l’automne, est un pur délice. On prépare une soupe à l’oignon et une fondue au chevreuil.

Dormir dans les arbres en toute sécurité est extraordinaire. On y respire les odeurs des différents types d’arbres et de mousses environnantes. J’ai fait l’expérience en Bulgarie et en Croatie. Pas besoin de musique ; chardonnerets et pinsons sont les chefs d’orchestre.

Une mésange est venue s’infiltrer dans mon duvet. Je l’ai surnommée Kalinka.

Bonnes adresses

« Un voyage que j’ai adoré fut une visite à Munich avec son Oktoberfest (le plus gros festival au monde). En face du magnifique hôtel de ville, il y a le resto Hofbrauhaus : pas cher et vous y mangez les plats typiques de la Bavière comme la patte de porc grillée et ses knodel, un délice à moins de 20 euros. Pour avoir habité deux ans en Allemagne, je peux dire que ce resto est le meilleur du genre.

« On peut aussi prendre le train Eurocity, peu dispendieux, pour son confort et son resto abordable, en direction de Venise, avec un départ l’avant-midi et l’arrivée vers les 18 h. Alors là, vous serez bouche bée devant le décor : vous passez six bonnes heures à serpenter les Alpes gorgées de lumière et de fruits, à vous demander comment les vaches peuvent se tenir debout à paître à flanc de montagne.

« En bout de piste, vous arrivez au coeur de Venise, à dix minutes à pied de la place Saint-Marc. Enfin, il est possible de faire Montreal Munich en vol direct avec Lufthansa. »

Jean-Marc Guérin

Vos suggestions, vos bonnes adresses, découvertes, souvenirs de voyage : lkiefer@ledevoir.com.

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