La violence des hommes est-elle sans limite?

Cette chronique sera ma façon à moi de bien marquer la perte d’une jeune femme de 28 ans, enceinte de cinq mois, vraisemblablement aux mains d’un conjoint enragé dont on dira peut-être qu’il était devenu fou. On nous a informés que ce n’était pas la première fois qu’il aurait assouvi sa rage sur un autre être humain. Une première conjointe l’a raconté avec de la peur dans la voix et au bord des larmes. Il n’en était pas à sa première crise.

Une jeune femme de 28 ans sera portée en terre ce matin. La seule consolation, c’est que sa souffrance est terminée. On l’a décrite comme une jeune femme qui avait choisi de venir en aide à des mal pris de la vie. Elle y consacrait toutes ses heures de travail. A-t-elle cru comme beaucoup d’autres femmes qu’elle arriverait à changer en mieux celui dont elle partageait la vie ? Beaucoup de femmes croient vraiment qu’à force de patience, de tendresse même, elles finiront par trouver le vrai « bobo » et le remède qui libérera l’homme aimé. Et leur entêtement cause plus souvent des dégâts que des guérisons. Elles en sont parfois les toutes premières victimes. La violence est une arme redoutable.

D’où vient toute cette violence ? J’attends toujours qu’un brillant psy nous donne la réponse. Nous, les femmes, qui mettons les enfants au monde et qui élevons aussi les garçons, avons-nous une responsabilité dans la fabrication de ces adultes violents que nous encourageons trop souvent aux bagarres au hockey par exemple et quand nous les voulons virils pour ne pas avoir l’air d’être des fifilles ? Est-ce le père qui transmet l’image de celui qui détient le pouvoir et qui refuse d’en céder même une parcelle à la mère de l’enfant ? Je sais qu’on va me dire que les choses ont évolué et que c’est mieux qu’autrefois, et c’est vrai. Mais la violence, elle, ne disparaît pas. Elle prend toutes les formes et les victimes sont nombreuses.

Il ne se passe pratiquement jamais une semaine au Québec sans qu’on trouve un cadavre de femme abandonné sur le bord d’une route ou dans un boisé. Même chose pour les enfants. Des hommes meurent aussi, mais surtout à la sortie des bars, quand les disputes s’étalent sur les trottoirs et que tous les participants portent des couteaux à lames blanches. Qui veut vivre dans un monde comme ça ?

Il m’est arrivé souvent d’expliquer à des femmes découragées par la situation dans laquelle elles se trouvaient que ce ne sont pas les femmes qui vont trouver la solution à la violence des hommes. Tout simplement parce qu’elles sont incapables de comprendre où la violence trouve sa source. Quand elles sont en colère, les femmes peuvent utiliser des mots qui ne sont pas dans leur vocabulaire habituel, mais il est très rare qu’elles en viennent à la colère physique. La solution à la violence des hommes doit venir des hommes. Le problème, c’est que je ne crois pas qu’ils abordent le sujet entre eux. Ai-je tort ?

Pendant ce temps-là, les femmes continuent d’avoir peur de sortir le soir et chaque disparition de femme fait craindre le pire. On ne peut pas continuer comme ça. Et ne nous dites pas que nous sommes des peureuses pour rien. Vous faites souvent semblant que ça ne vous concerne pas, mais en fait, les hommes portent tous la responsabilité du comportement des autres hommes. C’est à eux de rétablir des ententes de comportement qui feraient de nous des gens civilisés.

Tant qu’on laissera un malade vanter le plaisir que procure le viol, j’aurai honte des humains. Tant qu’il y aura des hommes qui applaudiront le fait qu’un homme ait tué sa femme ou des juges qui se montreront compréhensifs devant ces situations, je m’interrogerai sur la société dans laquelle je vis.

À mon avis, les hommes ne peuvent tout simplement pas s’en laver les mains. Cette attitude Ponce Pilate pourrait faire d’eux des lâches. Il serait temps que des hommes disent aux autres hommes que leur comportement est criminel et que ça suffit.

Pendant qu’une famille endeuillée va porter en terre une jeune femme de 28 ans et son bébé à naître, je propose que nous fassions, chacun de nous, un moment de silence puisque ce drame nous frappe en plein coeur. Dans mes pensées je joins tout le mal que l’État islamiste fait aux femmes et aux enfants qu’ils violent pour passer le temps et à tous ceux et celles que des guerres sophistiquées obligent à fuir leur pays pour trouver refuge quelque part ou même au fond des océans.

On ne peut pas affirmer que le monde est sain d’esprit en ce moment. La planète est plus pourrie qu’on veut bien l’admettre.

À voir en vidéo