Long-courrier

Des gens déambulent sur une ancienne autoroute le long de la Seine, à Paris, où on trouve maintenant des cafés, des expositions et d’autres activités.
Photo: François Guillot Agence France-Presse Des gens déambulent sur une ancienne autoroute le long de la Seine, à Paris, où on trouve maintenant des cafés, des expositions et d’autres activités.

L’écovolontariat

« Ma fille et une amie, qui ont 20 ans, projettent un voyage d’écovolontariat (bénévolat pour la faune) pendant les deux semaines autour de Noël. Je pense qu’il serait préférable qu’elles aillent vers le sud pour éviter trop de décalage horaire dans une si courte période (par exemple, le Costa Rica).

« Connaissez-vous des agences qui organisent ce genre de voyage ? J’aimerais que tout soit pris en charge : le transport de et vers l’aéroport, le logement, etc. Merci pour votre chronique, que je lis chaque semaine avec grand plaisir. »

Nadine Ozkan

D’abord, il faut faire attention avec le terme écotourisme, qui est abondamment galvaudé. Voir des plantations ouvertes aux touristes sous forme d’aide, par exemple, relève maintenant de l’écotourisme, comme une sorte d’appellation non contrôlée. Aussi, on doit s’assurer que les sommes d’argent soient redonnées à la communauté accueillante.

Il faut également faire attention à ce que veut dire « bénévole » : travailler des centaines d’heures sans être payé pour aider une communauté ou bosser pour un exploiteur terrien qui y trouve son compte sur le dos de la communauté ? Certaines agences détaillantes dans ce créneau tirent aussi leurs bénéfices sur les billets d’avion, les transferts, etc.

Au Costa Rica, je connais un endroit qui s’est spécialisé depuis des années dans la sauvegarde des paresseux. On y emploie des spécialistes, mais aussi des bénévoles pour nettoyer les cages, donner le biberon aux plus petits, faire manger les plus faibles… Ça vaut la peine de les contacter.

Une anecdote : quand un paresseux décide d’aller aux toilettes le lundi du haut de son arbre, il arrive en bas le jeudi pour se soulager… Vous pouvez aussi consulter le site de l’émission télé Partir autrement, alors animée par Yves Pelletier.

« C’est toujours un plaisir de vous lire et je dois ajouter que j’y trouve plein d’informations que j’apporte en voyage. Cette fois-ci, nous partons sept semaines en France (arrivée à Nantes et départ de Toulouse), la formule achat-rachat en poche.

« La dernière fois, on a opté pour un petit téléphone Samsung GT-E1190 auprès de La Poste et les cartes de 20 euros s’épuisaient rapidement.

« Nous avons toujours cet appareil : peut-on s’abonner avec celui-ci auprès d’un autre serveur ? »

Pierre Daigle

Tout téléphone acheté en Europe y est valable pour la plupart des serveurs. Dans certains cas, il suffit de changer la puce. Et il faudra certainement changer votre numéro initial, qui aura probablement été redistribué vu la non-utilisation pendant quelques années.

Des lions comme trophée

Depuis des années, les safaris sans photos ont des adeptes. Récemment, le lion Cecil a rapporté des milliers de dollars à son chasseur.

Une somme qui aurait pu faire vivre des villages entiers en Afrique. Il existe même sur ce continent un Top 10 des animaux à abattre avec sommes d’argent à l’appui. Lion : 55 000 $. Éléphant : 48 000 $. Buffle : 16 000 $. Zèbre : 3932 $. Léopard : 42 069 $. Crocodile : 7021 $. Phacochère : 810 $. Autruche : 780 $. Pour le babouin, l’impala ou la gazelle ? C’est gratuit.

Heureusement, des compagnies aériennes comme Air Canada, Delta, Air France et British Airways refusent de transporter des trophées de chasse au gros gibier en perdition. Si j’étais un lion, j’ouvrirais un compte en banque.

Du nouveau à Paris

Je suggère depuis des années des trucs pour séjourner à Paris en dehors des hôtels réguliers. Pas que je n’aime pas l’hôtellerie, mais ça se ressemble un peu de l’un à l’autre. Ainsi, un appartement au même prix que l’hôtel devient intéressant. Voilà que je suis tombé sur 450 adresses proposées par Pascal Charmel, à la fois Français et Québécois. Depuis des années, il traite avec une compagnie européenne de very nice beds avec ou sans breakfast.

L’intérêt, dans son cas, c’est que Pascal Charmel détient un permis du Québec, avec tous les recours possibles. La formule est très au point. Elle peut fournir également le service de transport depuis l’aéroport et le traiteur à l’appartement. Tout cela a un coût, bien sûr, comme celui d’une assurance responsabilité civile dans certains cas. Pour deux personnes ou plus.

Il y a toujours quelqu’un qui vous attend clé à la main et le sourire en bandoulière. Et pas de surprises : tout est inscrit sur la feuille de location. On pourra même s’occuper de la réservation du vol aérien. À partir de 120 $ par jour pour l’appartement. D’autres possibilités s’ouvrent à Rome et à New York. europeappart.com/fr.

Bonnes adresses

La question portant sur les cours d’espagnol a suscité de nombreuses réponses depuis deux semaines. La dernière vient d’Anne-Marie Parent, journaliste en tourisme…

« En réponse à ta lectrice qui s’informait des cours d’espagnol sans loger dans une famille d’accueil (Le Devoir, 25 juillet 2015) : je connais une jeune femme de Montréal qui organise des cours d’espagnol à Grecia, au Costa Rica.

« Elle a vécu là-bas et monté une petite agence en collaboration avec une école, permettant de prendre des cours ou même de faire de l’aide humanitaire.

« Il est possible de se loger dans une villa plutôt que dans une famille d’accueil. Il s’agit de Johanne Gervais et tout est dans son site. »
 

À suivre

Les festivals de théâtre d’Édimbourg et d’Avignon sont deux événements à ne pas manquer si vous êtes dans des régions.

De grands spectacles qui attirent beaucoup de monde. eif.co.uk, festivalavignon.com/fr.

À lire

Lonely Planet frappe plusieurs coups. D’abord, Bali et Lombok, ou comment faire le tour de ces deux entités. Bali est certes plus visité, mais Lombok a des secrets bien gardés en eaux voisines. Danses, visites à faire et spectacles en tous genres constituent l’abécédaire touristique de ces endroits.

C’est totalement autre chose avec le Danemark qui annonce sont indice de bonheur, avec le joug total de la bicyclette, les châteaux à découvrir, les lagunes qu’il ne faut pas perdre et la gastronomie qui sait se faire attendre.

Autre itinéraire incontournable pour ceux que ça intéresse : le Transsibérien avec la Russie, la Mongolie et la Chine comme escales. Un guide plein de trouvailles, de lieux et d’espaces à découvrir. Comme si le Transsibérien devenait plus pratique que légendaire.

Enfin, le Tibet avec ses lieux qui n’accueillent pas les hordes de touristes, et c’est tant mieux. Une kyrielle de communautés qui renoncent à la Chine et qui continuent de survivre à leurs croyances. Monastères et sanctuaires où les peintures sont plus que vivantes. À faire à pied ou en 4x4.

Vos suggestions, vos bonnes adresses, découvertes, souvenirs de voyage : lkiefer@ledevoir.com.

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