Long-courrier

Vue aérienne du quartier de l’Eixample, à Barcelone
Photo: Thinkstock Vue aérienne du quartier de l’Eixample, à Barcelone

Cours d’espagnol

« Je projette d’aller passer six mois dans un pays hispanophone pour en apprendre la langue. Je partagerais mon temps entre cours et tourisme. Mais voilà : quel pays choisir ? L’Espagne, le Mexique ou un pays d’Amérique centrale ou d’Amérique du Sud ? J’aimerais profiter de vos conseils et de ceux de vos lecteurs qui ont déjà vécu cette expérience : recommandation d’écoles de langues fiables, démarches à entreprendre ? Je suis une retraitée sexagénaire plutôt débrouillarde et je ne souhaite pas partager le quotidien d’une famille ; je préférerais plutôt vivre dans un appartement qui me permettrait de recevoir des amis.

Merci à l’avance. »

Céline Harvey

Je ne suis pas un spécialiste des cours d’espagnol à l’étranger. Toutefois, dans votre vision du séjour, c’est-à-dire louer un appartement, des pays comme l’Espagne ou l’Argentine peuvent s’avérer coûteux sur une période aussi longue. En Argentine, il faudrait vous rabattre sur tout ce qui est pizza, et riz en Espagne, pour ne pas voir vos économies s’effondrer.

Au Mexique, vous trouverez de bonnes écoles de langues à Cordoba, Mérida, San Miguel de Allende, Oaxaca, Guanajuato. Les écoles de langues dans ces villes ont bonne réputation et peuvent vous trouver des possibilités d’hébergement en dehors des familles d’accueil. Et avec un niveau de vie qui peut être rassurant.

La Colombie, le Venezuela, le Guatemala et aussi Cuba offrent des possibilités en la matière, mais seulement dans les grandes villes. Il y a à Québec une agence spécialisée dans les cours de langues à l’étranger, Séjours Linguistiques VTE.

Guide pour l’Espagne

« Nous partons à l’automne pour une croisière de la péninsule ibérique. Avant la croisière, nous passons une semaine à Barcelone. Quel serait le meilleur guide pour préparer notre voyage ? Beaucoup d’excursions sont offertes lors de la croisière. Nous désirons faire un choix qui nous convient. Nous sommes trois couples pour la croisière, il se peut que nous options pour des guides privés. »

Danielle Lapointe

Pour Barcelone, le meilleur guide est sans doute le Lonely Planet sur la ville. Le guide du Routard est un peu plus faible sur cette destination. Pour Barcelone, la région de la Catalogne est en train de modifier ses lois en matière d’hébergement : taxes et longueurs d’hébergement plus courtes, résultant du tourisme de masse qui a envahi cette ville. Et ce sont les habitants de Barcelone qui ont manifesté leur mécontentement… Hordes de jeunes plutôt alcoolisés, quartier gothique et Sagrada Familia pris d’assaut et quartiers autour du port de moins en moins sûrs étant en cause.

À pied

Vingt milles à pied ça use, ça use, vingt milles à pied, ça use les souliers… Cette chanson mythique pourrait servir de base polyphonique au voyagiste Terres d’Aventure sous l’égide d’Uniktours.

Depuis plus de 25 ans, Terre d’aventure balade petits et grands aux 4 coins de la planète. À pied !

Ce mois-ci, on trouve le Sri Lanka et le cap de Bonne-Espérance avec les chutes Victoria comme témoin.

Valises retrouvées

Cela s’appelle E-Lostbag, ou comment retrouver des bagages que l’on croyait définitivement perdus. Chaque jour, près de 82 000 bagages sont perdus (à vie, ou presque). Une compagnie suisse basée à Lausanne a eu l’idée de proposer des étiquettes. Le système est le suivant.

On commande le E-Lostbag sur le site. Une fois reçu, on active E-Lostbag en créant un compte sur le site Internet grâce à un numéro d’identification unique inscrit dans la puce (qui ne peut être lue par personne). Une fois activé, on colle le E-Lostbag à l’intérieur du bagage. On le signale à l’extérieur avec un collant prévu à cet effet. Une fois retrouvé, on vous envoie un courriel de l’endroit où le bagage se trouve.

Une valise : 9,90 $


Trois valises : 19,95 $

Cinq valises : 28,95 $

L’idée est bonne, mais il y a un problème. Lorsque votre bagage perdu se retrouve à Lima, Kiev ou Ankara, il faudra négocier pour le revoir. Si vous n’avez que du luxe dans vos valises et un nounours centenaire, le système est bon. Si la moitié de votre garde-robe vient de chez Walmart, laissez faire.

Bonnes adresses

« Ma conjointe et moi revenons tout juste d’un voyage de cinq mois qui nous a conduits entre autres en Turquie du 2 avril au 4 mai. Nous y avons voyagé en autobus et je veux rassurer Mme Gaudreau quant à l’efficacité de ce moyen de transport. De nombreuses compagnies se font la concurrence et le service est généralement très bon. Dans les grandes villes, elles offrent même gratuitement une navette qui rejoint la gare routière à leurs bureaux, qui sont toujours très bien situés au centre-ville. Demandez au conducteur où se trouve la navette (servis, en turc) à votre sortie de l’autobus. Concernant la réservation, je ne peux pas parler du mois de septembre, mais en ce qui nous concerne, nous avons souvent acheté notre billet au moment de monter dans le bus. Par contre, quand nous étions certains de notre prochaine destination, il est vrai que nous préférions acheter notre billet une journée d’avance, histoire de mieux planifier notre lendemain. Il faut faire des tests, mais comme il y a tellement de compagnies, il y a peu de risques de se retrouver à court de transport.
 

Quant à la location d’une voiture, c’est vraiment en dernier recours, car les autobus et les dolmus desservent très bien toutes les destinations que vous prévoyez visiter, l’essence est parmi les plus chères au monde et la conduite peut s’avérer dangereuse en raison des routes très sinueuses et de la conduite turque qui est plus « fougueuse » que la conduite au Québec !
 

Enfin, il serait dommage d’exclure de votre itinéraire Safranbolu, qui se trouve à six heures de bus d’Istanbul et ensuite, à trois heures d’Ankara… Pensez peut-être aussi au superbe lac d’Egirdir, qui est l’un de nos coups de coeur et qui se trouve sur la route de Konya à Antalya ou de Konya à Pamukkale.

Güle, güle ! »

François Thériault, Québec

À lire, voir, entendre

Ulysse fait souvent dans des destinations que les autres éditeurs oublient. Là, il s’agit d’un recueil pour les inconditionnels de Cape Cod et des îles de Nantucket et de Martha’s Vineyard, où l’on retrouve une importante et enthousiaste clientèle d’habitués. Ces vacanciers y reviennent chaque année pour les plages sauvages du National Seashore, à Cape Cod, et celles protégées par le Trustees of Reservations dans les îles.

Pour cette période, Ulysse met à disposition des guides et des cartes sur cette région

À suivre au Québec

Belle initiative, qui permet chaque année de mettre son nez dans les pots, l’exposition de céramique 1001 Pots de Val-David tient sa 27e édition jusqu’au 16 août. Ce grand rassemblement extérieur, qui accueille chaque année près d’une centaine de céramistes d’ici, est le plus important rendez-vous de la céramique au Canada ! Offrant des ateliers d’initiation pour petits et grands, des cours de perfectionnement ainsi que des démonstrations de tournage, de décor et de finition, 1001 Pots propose aux visiteurs une immersion participative dans l’univers de la céramique et de la poterie pour toute la famille. L’événement est gratuit pour les 12 ans et moins.

1001 Pots présente cette année un spectacle de percussions japonaises d’Arashi Daiko, un conte et des concerts dans le décor du Jardin de Sicile, des ateliers sur le thé — en partenariat avec la Maison Camellia Sinensis —, une conférence sur l’histoire de la céramique au Québec ainsi qu’une compétition de tournage de bols au profit de l’organisme Empty Bowls.

Une autre initiative que je trouve incontournable dans ces nuits étoilées est les concerts fauniques de la forêt Montmorency. Des concerts proposés en l’honneur de la faune boréale tenus par des musiciens qui sont à bord de canots.

Les six musiciens du groupe Les Naturalistes, dirigés par Pierre Vaillancourt, canotent et se partagent l’espace sonore du lac Bédard, site naturel à l’acoustique exceptionnelle. Les spectateurs sont transportés au son de la guitare, du violon, de la flûte, du didgeridoo, de la cornemuse, de la contrebasse et d’une multitude d’appeaux. Le concert rend hommage aux loups, orignaux, plongeons huards, bruants, grives des bois et batraciens en s’inspirant des cris et des chants de ces animaux boréaux. Et la grenouille verte à petits pois rouges là-dedans ? Il faut tendre l’oreille. Chaque samedi. Du 25 juillet au 29 août.

Voir la ville de Québec en hélico et visiter un centre dévoué à ce genre de transport, grâce à l’expérience GoHelico. Au menu : simulateurs de vols, hangars et bien sûr tourbillons dans les airs.

LE COURRIER DES IDÉES

Recevez chaque fin de semaine nos meilleurs textes d’opinion de la semaine par courriel. Inscrivez-vous, c’est gratuit!


En vous inscrivant, vous acceptez de recevoir les communications du Devoir par courriel. Les envois débuteront la fin de semaine du 19 janvier 2019.