Cette Julie que rien n’arrête

J’ai trouvé « la » définition de la fameuse « popularité », telle qu’on la vit au Québec. C’est celle qui, pour moi, définit le mieux le phénomène qui porte un comédien ou une comédienne jusqu’aux plus hauts sommets comme celui qui les détruit en les traînant dans la boue ouvertement. Ça s’applique aussi bien aux chanteurs qu’aux joueurs de hockey. La montée est fascinante, mais la descente est vertigineuse et toujours douloureuse.

Ma définition est la suivante : la popularité, c’est quand la moitié du public t’adore même si ce que tu fais est mauvais et que l’autre moitié te déteste, même quand ce que tu fais est bon.

Julie Snyder est très populaire. On l’adore ou on la déteste profondément. Et pour ceux et celles qui la détestent, il n’y a probablement rien de plus jouissif que de la voir souffrir. Ceux-là ne s’en sont pas privés durant toute la semaine. Des commentaires presque haineux ont nourri les multiples tribunes disponibles. L’envie et la jalousie sont de bien mauvaises conseillères dans ces moments-là.

Julie Snyder est mon amie et j’en suis fière. Je l’ai rencontrée la première fois dans un studio de radio où j’avais fait une entrevue avec elle, moi du côté des questions, elle du côté des réponses. Elle avait été d’une franchise admirable et d’un enthousiasme qui la rendait tout de suite attachante. Elle avait des projets, plein de projets. Elle nous trouvait déjà « pépères » à la radio et à la télévision, elle voulait que le monde sache qu’elle arrivait avec un vent nouveau.

Je me souviens m’être dit : ma pauvre chouette, tu vas en baver un coup pour te faire une place dans ce monde particulièrement difficile où, pour durer, il vaut pratiquement mieux ne pas se faire remarquer. J’ai gardé ma réflexion pour moi pour ne pas la décourager.

Je ne savais pas à ce moment-là (elle était si jeune) qu’on ne décourage pas Julie Snyder. Plus la solution est difficile à trouver, plus elle fait travailler son imagination et plus elle provoque les défis. Dites-lui que ce n’est pas possible de pousser la machine plus loin et elle éclatera de rire en disant : c’est bien ce qu’on va voir.

Cette jolie femme, sans âge, sait ce qu’elle veut pour le public qui lui fait confiance. Elle veut toujours ce qui peut se faire de mieux. Il n’y a pas de demi-mesures avec Julie. C’est tout, tout le temps. C’est la raison de ses cotes d’écoute qui font l’envie de tous les autres producteurs.

Elle est fidèle à ses amis. Elle ferait le tour du monde si elle apprenait que Céline a besoin d’elle quelque part. Elle prend soin des gens qui travaillent AVEC elle. Elle ne dit jamais qu’ils travaillent POUR elle. Ce qui est une formidable délicatesse.

N’a-t-elle aucun défaut ? Il s’est trouvé une poignée de ministres pour se taper sur les cuisses et lui en trouver un : elle est la conjointe de fait d’un homme qui chauffe les fesses ministérielles depuis quelques mois. Elle sera son épouse en août. Ils ont deux enfants. On pourrait se réjouir de ce qui leur arrive.

C’est sûrement difficile pour des ministres d’admettre qu’une femme, qui fait carrière depuis 30 ans, toujours dans le même domaine et qui a réussi par la qualité de son imagination et de son travail à faire rayonner le Québec aussi bien aux États-Unis qu’en Europe et ailleurs, devrait être soutenue dans ses entreprises au même titre que Bombardier pour ses trains et ses avions. Comme si une femme entrepreneure ne méritait pas le même appui.

La nature humaine étant ce qu’elle est (vous n’avez pas besoin que je vous fasse un dessin là-dessus), est-il raisonnable de penser que pour atteindre « PKP la menace », des politiciens et leurs conseillers ont imaginé s’en prendre à ce qu’il a de plus cher, celle qui deviendra son épouse dans quelques semaines ? Ce serait tellement bas et mesquin que je n’ose même pas y penser, même si je sais que Machiavel a dû écrire quelque chose dans ce sens, genre : si vous voulez détruire un ennemi, attaquez-vous d’abord à sa femme. Il y en a qui sont prêts à tout, car le monde politique est sans pitié.

Je sais que Julie va renaître de ses cendres. Le coeur sera plus fragile. Elle fera probablement moins confiance au premier abord. L’expérience qu’elle vit va la marquer. Mais cette femme a des ressources encore inconnues de vitalité. Il ne faut surtout pas la décompter. Elle continuera de nous surprendre.

Si jamais Oprah Winfrey ou la France voulaient nous la prendre, nous pourrions offrir au moins trois ministres à la place. Couillard, Fournier et Leitão et pourquoi pas Coiteux ?

Là-dessus, de retour le 31 juillet.

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31 commentaires
  • Diane Gélinas - Abonnée 3 juillet 2015 03 h 20

    Femmes et conjointes politiques, abusées politiquement...

    Julie Snyder sortira de ce passage immensément grandie et la population n'est pas dupe de la bassesse des Libéraux... alors qu'ils donnent des millions aux Bombardier de ce monde, comme si Madame Snyder ne créait pas assez d'emplois... chez les amis-e-s libéraux !

    C'est malheureusement une habitude chez certains hommes politiques, surtout libéraux, face à des femmes qu'ils considèrent menaçantes pour leur petit pouvoir.

    Quand ils n'ont pu trouver de reproches graves à imputer à Pauline Marois, ils ont déterré des histoires sur son mari et s'apprêtaient à la crucifier «par association» en Commission parlementaire... (cf Porter-Couillard, par association ?)

    Maintenant, on s'attaque à la nouvelle Batonnière, Me Lu Chan Khuong, élue avec plus de 60% par ses pairs, à cause d'une niaiserie mais le vrai prétexte, c'est qu'elle est la conjointe de Marc Bellemare, l'ex-Libéral excommunié par la famiglia.

    Lyne Beauchamp a été envoyée au bûcher sans mandat de négocier avec les étudiant-e-s mais par hasard, elle avait mis fin à sa relation avec le Libéral Pierre Bibeau, peu avant les révélations de Lino Zambito à la Commission Charbonneau.

    Fatima Houda Pepin a été écartée du caucus libéral pour son refus de se conformer à la position autoritaire du boss : pourtant, elle est l'une des personnes les mieux informées sur la question des intégrismes religieux au Québec.

    Aux États-Unis, ce n'est guère mieux :

    Hillary Rodham Clinton souffrira au cours de sa candidature à la Présidence des États-Unis à cause des stupides incartades de son inconscient de mari, Bill. D'ailleurs, Madame Payette, vous aviez écrit dès septembre 1998 que c'est elle qui avait les capacités intellectuelles d'être présidente beaucoup plus que lui... J'ai toujours conservé ce numéro de «Biographie : FEMME plus»

    Nous sommes loin d'être sorties de la misogynie politique!

  • Patrick Daganaud - Abonné 3 juillet 2015 06 h 07

    Une sirène dans un monde requins?

    Je crains fort qu'il n'y ait guère de finance propre qui ferait que la finance sale, celle des « Couillard, Fournier et Leitão et pourquoi pas Coiteux » que je suis prêt aussi à échanger dans l'heure, serait en train de s'en prendre à la vertu en s'attaquant à Julie.

    Ce que l'on fait à Madame Snyder en privant ses entreprises des crédits d'impôt est sale et vil, bassement politique, voire machiavélique. Soit!
    C'est surtout le signe que se livrent devant nos yeux des combats de requins.

    Nous ne sommes en effet pas dans un monde où la suraccumulation de la richesse se fait sans créer de la pauvreté et, dans ce monde, les plus riches éliminent les aussi riches qu'eux-mêmes et sucent à la moelle la classe moyenne et les plus pauvres. La politique est devenue un tremplin pour tailler aux lobbies l'espace pour influer les prises de position fiscales et...créer des crédits là où il ne faudrait pas et des paradis pour le reste.

    Les crédits d'impôt à la libre entreprise constituent un tour de passe-passe fiscal par lequel, comme trop d'autres, Julie (elle le dit elle-même) rend rentable un produit qui ne le serait pas. Cela veut dire en clair que Julie fait de l'argent avec la richesse collective. Pour ne donner qu'un autre exemple, c'est une dynamique financière semblable à celle de nos minières et terriblement coûteuse pour la collectivité.

    Il a donc été décidé quelque part que des produits non rentables ont un mérite tel que les subventionner à même l'avoir commun est au bénéfice du bien public. Sourions!

    Maintenant, pour la martyre, trois bémols : 1) la rentabilité des entreprises J n'est pas destinée à une œuvre de charité, mais aux goussets de la gente dame; 2) Julie n'est pas d'abord dédiée à la philanthropie; 3) ses produits dans le créneau du divertissement mériteraient de passer l'épreuve du bien commun, mais je l'avoue, pas plus pas moins que plusieurs émissions de la chaîne V ou, à maints égards, que le Journal de Montréal...Il y aurait maints ex

  • Walter Bertacchi - Abonné 3 juillet 2015 06 h 21

    Cette Julie que rien n’arrête

    Ha! Ha! Ha!
    Mme Payette, excellent texte. Et j'adore votre finale ! Je serais même partant pour donner ces 4 corneilles sans aucune autre raison que de s'en départir rapidement. Le Québec ne s'en porterait que mieux. Bonnes et belles vacances !

  • Jacquelin Beaulieu - Abonné 3 juillet 2015 06 h 43

    De la très petite politique ....

    Julie , laisse ces adversaires politiques faire leur sale besogne et continue a faire ton bon travail car tu en as le courage , la persévérence et le talent .... Montre leurs de ce que tu es capable .... De toute facon , avec des amis comme Arthur Porter , notre premier ministre n'a pas de lecons a donner a qui que ce soit ....
    Lache pas Julie ......

    • J-F Garneau - Abonné 3 juillet 2015 15 h 52

      Effectivement que serait le Québec sans Le Banquier, Ze Voice, Star Académie et les 44 documentaires sur Céline?

  • Richard Maltais Desjardins - Abonné 3 juillet 2015 06 h 51

    Dommage, mais elle n'a pas besoin de ce type d'hommage non plus


    En effet, bien des commentaires entendus cette semaine étaient d'une parfaite mesquinerie et de ce sexisme si ordinaires qu'on ne s'étonne même pas que la médiocrité morale s'y soit manifestée avec une telle ardeur.

    Cependant, plutôt que de la constituer en victime des "Couillard, Fournier et Leitão et pourquoi pas Coiteux ?" comme si elle valait mieux que tous ceux-là ensemble et comme s'il fallait s'étonner que madame n'ait elle-même pas plus de hauteur, peut-être aurait-elle pu se contenter d'expliquer cette problématique, bien réelle, et qui avait inspiré aux gouvernements libéraux ET péquistes des règles que seul le tandem Marceau-Marois avaient eu la douteuse idée de régler à l'avantage de madame Snyder... au détriment des autres producteurs, indépendants eux.

    • Micheline Gagnon - Inscrite 3 juillet 2015 09 h 02

      En complément, le 24/60 sur le site de Radio-Canada du 30 juin explique clairement et sans partisanerie la raison derrière cette règle de l'impôt :

      ««Les crédits d'impôt en production télévisuelle
      « L'affaire Julie Snyder » suscite encore bien des questions.
      300 secondes pour comprendre avec André Lareau, professeur en droit fiscal à l'Université Laval»»
      http://www.radio-canada.ca/widgets/mediaconsole/me

      Cette règle touche tous les citoyens du Québec, peu importe leur allégeance politique ou leur sexe.

    • Bernard Dupuis - Abonné 3 juillet 2015 09 h 40

      Lorsque c'est souverainiste c'est douteux, lorsque c'est canadianistel c'est correct.

      Le gouvernement libéral réussit à mettre les bâtons dans les roues à une entrepreneure québécoise encombrante en invoquant un légalisme bien commode. Celle-ci ne serait pas vraiment indépendante puisque le Groupe TVA lui assure un débouché pour ses productions qui par ailleurs atteignent des taux de popularité formidables même chez mes amis électeurs libéraux.

      Pourtant, ce n’est pas ce légalisme qui fatigue habituellement les ministres libéraux dont vous parlez. Qui ne sait pas que ce monsieur Leitão est en plein copinage avec les grandes banques canadianistes? Mettre les bâtons dans les roues aux entrepreneurs souverainistes, en invoquant le respect d’une certaine loi patenté, n’est pas la moitié de ses forces.

      Qui ne sait pas que monsieur Coiteux entretient régulièrement un copinage avec le patronat canadianiste? Il se rend continuellement expliquer sur toutes les tribunes attachées aux chambres de commerce de la «province de Québec» que la déconstruction de l’État québécois est nécessaire parce que déconstruire le modèle québécois est nécessaire, car c’est «absôôôlument» nécessaire.

      Qui peut croire que monsieur Couillard est indépendant d’un copinage avec les médecins? Pour payer les augmentations de salaire consenties à ces derniers, il doit geler le salaire des autres employés de l’État pendant les «cinquante prochaines années». Ainsi les médecins de la «province de Québec» auront le même salaire que les médecins des autres provinces canadiennes.

      Pour éviter un légalisme excessif, les libéraux ont eux-mêmes inventé la notion d’«accommodement raisonnable». Toutefois dans l’esprit de ces mêmes libéraux canadianistes, cette notion s’applique à tout le monde sauf aux entrepreneurs ou même aux simples citoyens québécois souverainistes. Dans le cas de ces derniers, il n'y a aucun accommodement raisonnable possible.

      Bernard Dupuis, 03/07/2015

    • André Nadon - Abonné 3 juillet 2015 09 h 49

      Personne ne peut nier que, n'eût été PKP, la réglementation serait encore en vigueur.
      Lorsque le règlement fut modifié en 2014, personne ne s'est plaint de discrimination ou de passe-droit. Le gouvernement ne répond à aucune demande autre que de nuire à PKP. C'est de la petite politique comme le PLQ sait le faire. Voilà, à mon avis, ce que voulait souligner Mme Payette. Pour le PLQ, c'est toujours la faute du PQ.
      Comme à l'habitude, vous n'êtes jamais à court de suggestions, dans vos bavardages.

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 3 juillet 2015 09 h 58

      Monsieur Dupuis, si vous voulez dire que madame Snyder devrait obtenir des avantages particuliers au prétexte de contrebalancer si peu que ce soit ceux dont les canadianistes bénéficient, cela signifierait qu'elle n'aurait autrement aucun titre à les réclamer.

      Je ne crois pas cela.

      Cela reste à voir. Mais jouer les victimes d'un complot canadianiste ne règlera rien, sauf pour qui voudrait faire un peu de millage pour se conforter entre soi dans son sentiment d'urgence souverainiste.

    • Bernard Dupuis - Abonné 3 juillet 2015 10 h 58

      La loi doit être là pour tout le monde et en principe personne ne doit être avantagé par rapport aux autres. Toutefois, ce principe est loin de correspondre à la réalité. Les exemples canadinistes que je vous donne l’illustrent bien.

      Par contre, une loi ne doit pas exister pour pénaliser une entreprise bien précise par rapport à tant d’autres. Le fait que cette loi vient mettre les bâtons dans les roues à une seule productrice la rend suspecte à sa face même. Si Mme Snyder ne doit pas être avantagée plus que les autres, par ailleurs elle ne doit pas être la seule pénalisée. Ce qui m’étonne dans cette aventure c’est qu’il n’y a pas d’accommodement possible. Au lieu de l’étrangler financièrement, pourquoi ne pas négocier un accommodement raisonnable comme les libéraux le font avec empressement dans le cas des entreprises qui affichent uniquement en anglais.

      Il me semble que dans le cas de Mme Snyder, le gouvernement Couillard fait preuve d’un légalisme rigide qui pénalise une entrepreneure québécoise qui a du succès alors qu’il est beaucoup moins intransigeant dans les cas des signes religieux ostentatoires ou de l’application de la loi 101. Cela fait très «canadien-français» d’avant les années 60. Comme on disait à l’époque, le pire ennemi d’un «Canadien français», c’est un autre «canadien-français».

      Bernard Dupuis, 03/07/2015.

    • J-F Garneau - Abonné 3 juillet 2015 12 h 30

      M. Dupuis, cela ne vous gêne pas que cette loi ait été amendée en catimini par le PQ s'en allant en élections?
      Je crois que cet amendement ne favorisait (autant qu'il ne défavorise apparemment) une seule entreprise.
      Imaginez le concert de "encore les tinamis" si cela avait été un autre parti.

      Mais, nous commençons à avoir une bonne idée de ce que sera la République du Québec-or, et son "power-couple" adoré.

      Je nous souhaite bonne chance.

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 3 juillet 2015 14 h 10

      Des suggestions, monsieur Nadon ? Tiens : dites-nous ce que vous pensez de l'avis des fonctionnaires du Ministère de la culture ou de l'AQPM lors de la modification des critères décidée par Nicolas Marceau. On pourra alors s'élever au-dessus de mes « bavardages ».

    • Bernard Dupuis - Abonné 3 juillet 2015 16 h 30

      À J-F. Garneau,

      Il est vrai que nous souverainistes ne sommes pas de purs archanges. Toutefois, lorsqu'on voit qu'en ces temps d'austérité et de banqueroute étatique on s'apprête à couler une entreprise québécoise prospère qui profite à l'économie du Québec, on peut bien aussi se demander qu'est-ce que la prospérité économique de la «province de Québec» canadienne-française.

    • J-F Garneau - Abonné 3 juillet 2015 16 h 39

      M. Dupuis, je pose alors ma question différemment. Si un arbre tombe dans la forêt et que personne ne l'entend, fait-il du bruit? Apparemment si ce sont les libéraux qui l'ont coupé oui.
      Et je questionne votre "on s'apprête à couler une entreprise québécoise prospère"... si elle est "prospère" pourquoi a-t-elle besoin de crédits d'impôts... ? Et si elle est "prospère" grâce aux crédits d'impôt, vous croyez pas que 20 entreprises indépendantes pourrait bénéfivier des mêmes crédits et faire travailler autant de monde?
      Les tinamis M. Dupuis, les tinamis.

    • Bernard Dupuis - Abonné 3 juillet 2015 18 h 01

      À J-F Garneau,

      En tant que souverainistes, je crois que nous n'avons pas de leçons à recevoir des canadianistes au sujet des «tinamis».

      Le problème réel est que les crédits d'impôt représentent environt 15 à 16 % des revenus des producteurs dans les conditions présentes de ce genre d'entreprises. Cela représente en 2015 la marge de profit. Sans ces crédits d'impôt, le producteur, quel qu'il soit devra fermer ses portes et évidemment cesse de prospérer. Et comme il n'y a pas deux producteurs aussi dynamiques que Julie Snyder, il ne faut pas s'attendre à ce qu'elle soit remplacée par n'importe quelle entreprise.

      Si le Québec est à ce point riche qu'il peut se permettre cette faillite, alors pourquoi dire qu'il est absolument nécessaire de déconstruire l'État québécois et d'appauvrir les travailleurs québécois pour redonner la prospérité économique au Québec?