Erreur sur la personne

Cela se passait dans un dîner en ville il y a quelques années. Une partie des forces nationalistes québécoises était réunie dans une salle de spectacle sur la rue Ontario. Jacques Parizeau, déjà âgé mais infatigable, avait parlé pendant une bonne heure assis sur une chaise. Le public respectueux l’écoutait poliment. Jacques Parizeau avait répété ce qu’il expliquait depuis déjà des années : la mondialisation était un facteur favorable à l’indépendance puisqu’elle dispensait les Québécois de la nécessité de s’accrocher au marché canadien. Celui du monde et particulièrement des États-Unis leur étant dorénavant ouvert sans restrictions, le Québec n’avait donc plus rien à perdre à quitter le Canada.

Avec quelques connaissances, nous avions échangé des regards furtifs. Personne ne semblait emballé. Tout à coup, ce que nous avions entendu des centaines de fois depuis si longtemps ne cassait pas des briques. Malgré l’éloquence indiscutable du conférencier.

Ce n’est pas diminuer Jacques Parizeau que d’affirmer que son discours économique, tout en révélant certains aspects essentiels des forces de notre époque, véhiculait aussi une sorte de naïveté à l’égard de la mondialisation. En écoutant Jacques Parizeau, les souverainistes avaient toujours le sentiment que la mondialisation jouait pour eux. Or la réalité, c’est qu’elle a surtout joué contre eux.

Est-ce à cause de sa formation à HEC, cet artisan du Québec inc. n’a pas vraiment vu venir ce qui au fond a largement causé la défaite des forces souverainistes ces dernières années. Car, si la mondialisation rend en effet le Canada moins nécessaire qu’avant, elle provoque aussi un effritement des identités nationales. Or, loin de prendre conscience de cette menace qui ébranle même des nations aussi solides que la France, le Parti québécois l’a longtemps ignorée, allant même jusqu’à flirter avec le multiculturalisme et à faire l’éloge du métissage tous azimuts et de la disparition des frontières.

Peut-être à cause de son assurance de grand bourgeois, le discours de Jacques Parizeau laissait penser que l’idée de l’indépendance était miraculeusement portée par des forces économiques plus grandes que lui. Ne restait plus qu’à en convaincre les Québécois qui n’avaient pas encore saisi la chance que leur offrait cette mondialisation.

Certains, comme Bernard Landry, en concluront que, les jeunes étant de plus en plus souverainistes, le temps jouait donc pour la souveraineté. D’autres, comme Jean-François Lisée, affirmeront que si les jeunes se sentaient de moins en moins canadiens, ils devaient naturellement se sentir de plus en plus québécois. Puisque le mouvement était porté par des vents économiques favorables, aucun ne pouvait alors imaginer que les jeunes seraient un jour à la fois de moins en moins souverainistes et de plus en plus… américains. C’est pourtant ce qui s’est produit.

Je ne dis pas que Jacques Parizeau avait tout faux. Je dis que son éloge de la mondialisation pourrait avoir dissimulé certains de ses effets pervers. Parmi les premiers, il y a ce sentiment d’impuissance qu’elle suscite partout. Un sentiment accentué par cette idéologie de la démission qui gagne nos élites politiques (même si elle n’a jamais gagné Jacques Parizeau). Il y a aussi cet individualisme exacerbé qui rend de plus en plus difficile toute action collective à une époque où les droits individuels grugent chaque jour un peu plus la conscience nationale. Il y a enfin cette religion multiculturelle qui provoque le dénigrement systématique et permanent de toute identité nationale puisque l’étranger, être malléable par excellence, sans identité ni appartenance, est devenu, à gauche comme à droite, le héros du nouveau capitalisme mondialisé.

En désignant maladroitement l’« argent » et le « vote ethnique » comme les causes de l’échec de 1995, c’est peut-être de cela que l’ancien professeur a soudain eu l’intuition. Le saura-t-on jamais ? Au fond, peut-être que la mondialisation financière, tant vantée par la droite, et humaine, tant vantée par la gauche, n’était que la version moderne des milices de Colborne en 1837-1838. Dans 100 ans, les historiens nous le diront. Heureusement, s’il y a une chose que savait Parizeau, c’est que l’histoire n’est jamais écrite à l’avance. C’est peut-être le souvenir qu’il faudrait conserver de lui.

 

Correction : Les éloges justifiés des derniers jours en ont amené plusieurs, dont votre serviteur, à affirmer que Jacques Parizeau avait été le père de la Caisse de dépôt et placement. Or, si Jacques Parizeau a pu jouer un rôle dans sa création, il n’en fut pas le concepteur. « En réalité, le premier à avoir eu l’idée de la Caisse et à en avoir conçu le projet concret est l’économiste André Marier », nous écrit l’ancien ministre Claude Morin qui était alors aux premières loges. En baptisant le siège de la Caisse du nom de Jacques Parizeau, on ne ferait donc pas que se débarrasser d’un personnage trop grand pour nous et qui mérite beaucoup mieux, on ferait aussi une erreur historique.

18 commentaires
  • Catherine Paquet - Abonnée 12 juin 2015 07 h 03

    Ce ne sont pas les faits qui comptent, c'est l'histoire...

    Intéressante révélation, que celle que nous livre ici, M. Rioux. Vous n'auriez pas de mal, j'imagine, à en proposer quelques autres.
    Je ne me souviens plus du nom de l'auteur de cette chanson qui contient une grande vérité. Une fois que l'histoire se soit emparé d'une version d'un évènement, il devient quasi impossible d'y revenir pour y apporter l'information ou les corrections nécessaires.
    Pour ma part, je soulignerais celle qui ferait de René Lévesque, le père de la nationalisation de l'électricité au Québec. Or, j'ai souvenance que le premier ministre Jean Lesage aurait demandé à Georges-Émile Lapalme de prendre le temps qu'il faudra pour discuter du projet de nationalisation des entreprises productrices d'électricité, puisque René Lévesque lui aurait exprimé ses doutes et même son opposition à certains aspects et à l'idée même du projet que prévilégiait Jean Lesage. Cela était important pour le premier ministre, au moment où il se concentrait sur les moyens de convaincre les Québécois que les importants emprunts à contracter afin de pouvoir procéder à cette nationalisation ne se comparaient pas à un endettement effectué à la légère, mais se comparaient plutôt à la négociation de l'hypothèque qu'il faut contracter, dans bien des cas, pour s'acheter une maison, qui dans ce cas, justifie et garantit la pertinence et la viabilité de l'opération.
    Il faut admettre sans réserve que René Lévesque, avec toute la vigueur et la clarté qu'on lui connaît, a été par la suite, un des plus ardants promoteurs de ce projet.

    • André Nadon - Abonné 12 juin 2015 10 h 55

      Voilà une belle illustration de la façon dont une rumeur, fondée sur des oui-dires et '' des souvenances '' devient un fait historique.
      La chronique de Christian Rioux parle de mondialisation et de ses effets sur le projet d'indépendance et du côté négatif de cette mondialisation sur la perception de l'État-nation que suppose l'indépendance et que tous les pays défendent avec véhémence, surtout Londres et Washington.
      Nous savons tous que les exemples sont souvent boiteux, mais l'interrogation de M. Paquet au sujet de la paternité de la nationalisation de l'électricité en est un bel exemple, bien qu'il admette qu'il fut '' un des plus ardents promoteurs de ce projet '' .
      Comment noyer le poisson?
      Très simple: changeons de sujets et prônons une confusion des genres.

    • Catherine Paquet - Abonnée 12 juin 2015 18 h 52

      M. Nadon, votre intervention s'apparente à du bavardage. Vous en savez quoi de l'origine de la politique de nationalisation de l'électricité.

      J'étais étudiant à l'université de Montréal, à l'époque de Jean Lesage, vers les années 1960-65. Comme travail universitaire, j'avais à observer le travail d'un congrès du Parti qui se tenait à Montréal. Je n'avais pas de IPOD ni de dictaphone à ma dispoisition, mais je crois ne pas me tromper en me souvenant qu'il avait été question de cette nationalisation avant et en marge de ce congrès. La séquence des évènements menant à la nationalisation, quant à l'idée originale, a été connue par bribes, et des chroniqueurs pourraient sans doute nous donner plus de précision sur les dates exactes de chaque étape. Mais aussi sur le rôle du ministre des Richesses naturelles de l'époque, René Lévesque.

    • André Nadon - Abonné 13 juin 2015 02 h 43

      M. Paquet,
      Bavardage pour bavardage, vous n'êtes pas en reste.
      Vous confirmez, dans votre réponse, que vos assertions concernant la nationalisation sont du ouï-dire et j'affirme qu'ils sont souvent à l'origine des mythes.
      Quant à l'origine de la politique de nationalisation de l'électricité, je pourrais vous retourner la question.
      Sans attendre la réponse, voici quelques précisions suite à votre questionnement.
      Au moment du déclenchement des élections sur la nationalisation de l'électricité en novembre 1962, M. Georges-Émile Lapalme était vice-premier ministre, procureur général et ministre de la Culture et n'était pas impliqué dans ce dossier.Malgré l'opposition des milieux financiers, M. René Lévesque, alors ministre des Richesses naturelles convainc M. Lesage et ses collègues de la nécessité de la nationalisation. Les élections sont déclenchées en novembre 1962 et suite à la victoire des libéraux, le 1er mai 1963, Hydro-Québec prend possession des compagnies d'électricité. Pour plus d'informations, veuillez consulter: Voir Jean V Dufresne ''La bataille de l'électricité ''
      Le Magazine MacLean, Novembre 1962.
      Bonne lecture!

    • Catherine Paquet - Abonnée 13 juin 2015 21 h 22

      Merci M. Nadon de nous rappeler le texte de Jan V Dufresne. J'ai beaucoup de respect pour ce grand journaliste de même que pour votre perspective sur la paternité de la nationalisation de l'ectricité au Québec. Je n'ai ni le temps ni l'espace pour pousser beaucoup plus loin notre dialogue, mais je vous soumets deux questions:
      1- Si vous dressiez une colonne contenant les noms de tous les illustres et savants personnages qui ont attribué, à tort (on le sait maintenant), la paternité de la Caisse de dépôt du Québec à Jacques Parizeau, vous vous garderiez une petite gêne quand à vos certitudes sur la paternité de la nationalisation de l'électricité.

      2- Je n'arrive pas à comprendre que dans un texte en date de novembre 1962, Jean V. Dufesne évoque des évènements en date de 1963.

      La sagesse devrait nous convaincre d'éviter de fonder notre action sur la certitude des autres.
      G.P.

  • Claude Bariteau - Inscrit 12 juin 2015 08 h 03

    Précisions

    1. Jacques Parizeau a contribué à la formation économique de Québécois et Québécoises qui œuvrent dans des institutions publiques et des entreprises. Pour cette raison, il n’est pas inconvenant de baptiser de son nom le siège social de la Caisse de dépôt et de placement, même si, effectivement, André Marier en fut le concepteur québécois inspiré du modèle français, car Jacques Parizeau fut le concepteur des liens entre cette institution et bien d’autres.
    2. En 1980, l’ALE (1989) n’existe pas. Les changements suscités par la chute du mur de Berlin non plus. L’économie du Québec se déploie à l’intérieur des frontières canadiennes. Pour poursuivre l’élan de la révolution tranquille, le PQ propose la « souveraineté-association ». En 1995, Jacques Parizeau rectifie le tir avec la « souveraineté partenariat », dont il souligne l’absence de trait d’union parce que le mur de Berlin est chose du passé et l’ALENA (1994) vient d’entrer en vigueur.
    3. Le développement des pays émergents accentue la mondialisation. Pour lui, il va alors de soi que l’économie du Québec s’ajuste à la mondialisation selon ses valeurs et de ses activités économiques dont il importe toutefois de hausser la productivité et sa compétitivité, seule façon d’assurer sa présence dans cet univers.
    4. Les effets pervers étaient plutôt le refus d’ajuster la productivité et la compétitivité. Ce sont des élites politiques du PLQ sous Charest et Couillard qui, ayant baissé les bras pour se bercer dans ceux du Canada, qui ont nourri l’impuissance par leur refus de poursuivre la marche du peuple québécois en ouvrant le Québec aux multinationales.
    5. Quant à l’individualisme, il n’est pas associable au refus de l’indépendance, car il est plutôt un allié pour forger un « vivre ensemble » québécois autre que canadien, ce que refuse le PLQ de Couillard, désireux qu'il est d’être l’artisan local des visées canadiennes, ce qui transparaît dans tous les projets qu’il déploie.

  • Lise Bélanger - Abonnée 12 juin 2015 09 h 53

    La mondialisation a eu un effet de démobilisation sur l'identité québécoise au niveau de jeunes...

    Au Québec, ce n'est pas la mondialisation mais la prédominance de la culture américiane immense qui séduit les jeunes

    Bien figurez-vous que M. Parizeau le savait déja. Mais la seule solution, tout autant pour contrer cet effet de l'américainisation que pour la survivance de l'identité québécoise et française, est premièrement de franciser nos institutions d'éducation. C'est cela que M. Parizeau préconisait.

    Je n'ai vu aucun gouvernement avoir le courage de poursuivre la démarche de Camille Laurin.

    Malgré une certaine uniformisation culturelle qui vient avec la mondialisation, celle-ci permet l'émancipation de chacune des cultures et cela par la connaissance de l'autre via les médias et techniques nouvelles.

    Les différentes cultures peuvent enfin s'exprimer et être reconnues dans le monde entier et ce dans leur propre langue.

    Que ce soit la diversité des cultures africaines ou simplement connaître qu'il existe encore des parlants français en Nouvelle-Écosse. Au contraire, la mondialisation permet de reconnaître les différentes cultures et ce cesser de croire que seule la culture américaine existe,

    D'ailleurs nos multiples groupes musicaux modernes populaires le prouvent. La musique jeune au Québec, en français est en pleine effervescence et non le contraire et cette musique peut maintenant dépasser le cadre retreint du Québec et s'affirmer. C'est ça la mondialisation.

    Ailleurs, la population s'identifie à ses héros et en ressort grandit et avec des projets de toutes sortes. Ici, une main noire refuse que l'on s'identifie à nos héros afin de nous empêcher de se valoriser soi-même en tant que québécois.

    Les épouvantails ressortent.

    La solution: franciser nos institutions d'éducation afin de créer une réelle identité québécoise française et la mondialisation va nous permettre de mieux nous faire connaître et eccepter partout dans le monde.

  • Lise Bélanger - Abonnée 12 juin 2015 10 h 03

    L'erreur historique c'est l'influence de M. Morin sur M. Lévesque!

    M. Parizeau mérite bien que l'édifice de la Caisse de dépôt et placement porte son nom.

    L'idée de Caisse de dépôt n'est pas propre ou originale à M. Marier. Il en a été le précurseur. C'est bien M. Parizeau qui en tant qu'homme politique avec les pouvoirs inhérents à sa fonction a rendu possible la création de la Ciasse de dépôt.

    Rendons à César ce qui revient à César. M. Marier a été un précurseur, à l'origine de l'idée de la Caisse mais malheureusement il n'avait pas le pouvoir politique de la réaliser.

    M. Parizeau a eu le courage de mettre sur pied cette institution, cela lui revient de plein droit.

    Votre article ce matin, réveille en moi le souvenir du petit québécois dont est si friand M. Morin.

    Je n'y adhère aucunement. Je préfère restée debout avec les grands.

    • Claude Bariteau - Inscrit 12 juin 2015 11 h 55

      La Caisse de dépôt et de placement fut créé en 1965. À cette époque, monsieur Parizeau était un grand commis de l'État québécois, aucunement un homme politique. Il le devient plus tard.

    • Raymond Labelle - Abonné 12 juin 2015 12 h 46

      Au moment de la fondation de la Caisse de Dépôt, M. Parizeau était fonctionnaire. La Caisse a été fondée alors que Jean Lesage était premier ministre. M. Parizeau est certainement l'un des artisans (très) importants de la Caisse. Mais il est exact que l'idée, voire la présentation d'un devis plus détaillé de l'idée destiné aux hauts-fonctionnaires avant de monter au Cabinet est bien l'œuvre de M. Marier.

      M. Marier avait également, plus tard, tenté d'améliorer notre situation par rapport aux compagnies minières. Il a été l'artisan de création de la Société d'exploitation minière du Québec et ce, dès 1964-1965. Il a aussi beaucoup eu à voir avec la création de la Société québécoise d'initiatives pétrolières.

      Si on avait suivi ses recommandations plus complètement, on ferait peut-être moins république de bananes en matière de ressources naturelles.

      Il a aussi plusieurs autres réalisations à son compte.

      M. Marier a été moins visible du grand public que M. Parizeau, mais est une personne de grande envergure.

      M. Marier est décédé il y a peu, à 82 ans en décembre 2014.

      Pour l'histoire de la fondation de la Caisse par M. Marier lui-même:

      http://www.geriq.com/docs/etudes/notes-recherche/g

      Pour une vue globale et très résumée de ses réalisations

      http://pistard.banq.qc.ca/unite_chercheurs/descrip

    • Raymond Labelle - Abonné 12 juin 2015 15 h 40

      M. Marier a également été un acteur important de la mise en contact entre M. Lesage et des responsables de la Caisse des dépôts et consignations française à l’occasion d'une visite privée en France de ce dernier, laquelle rencontre semble avoir définitivement persuadé M. Lesage de mettre la Caisse sur pied.

      Vous avez les détails dans la relation que fait M. Marier sur la création de la Caisse (à un lien d'une intervention précédente, immédiatement ci-dessus). C'est assez savoureux comme histoire.

    • Raymond Labelle - Abonné 12 juin 2015 19 h 39

      Je ne connais pas l'histoire de la Caisse à partir du moment où M. Lesage a finalement décider de la créer. C'est peut-être à partir de ce moment-là que M. Parizeau a joué un plus grand rôle.

  • Eric Lessard - Abonné 12 juin 2015 10 h 23

    Repli identitaire

    Durant la campagne du référendum de 1995 et avant, M. Parizeau disait souvent qu'il voulait faire pour le Québec, ce que Pierre-Eliot Trudeau avait fait pour le Canada. Ce qui veut dire accorder une place prépondérante aux droits de la personne et aux valeurs libérales. Il avait réussit à convaincre 60% des francophones à voter OUI.

    Par contre, sa phrase sur le vote ethnique a été désastreuse et depuis 2007 et la discussion sur les accommodements raisonnables, le PQ a pris un virage identitaire qui fait peur à bien du monde et déplait beaucoup aux moins de 40 ans.

    • Colette Pagé - Abonnée 12 juin 2015 11 h 25

      Phrase désastreuse sur le vote ethique dites-vous. Pour replacer les choses dans leur contexte il faut rappeler qu'à l'époque la Commission canadienne de l'immigration avait reçu l'ordre de délivrer à la sauvette le statut d'immigrant et la nationalité canadienne afin que des voix supplémentaires augmentent le suffrage pour le Non et que les dirigeants des communautés culturelles avaient émis la directive de voter pour le Non. Ce qui fut suivi à 97 %. Pourquoi aurait-il fallu que le Premier ministre Parizeau qui n'avait pas la langue de bois garde le silence sur ces réalités.

      J'ajoute à cet égard que lors d'un prochain référendum le Québec devrait s'inspirer du Luxembourg qui interdit durant 10 ans le vote aux nouveaux arrivants. Le permettant ainsi de mieux connaître les enjeux et les programmes des partis politiques.