Un excellent choix pour un été original, fleuri et luxuriant

Gerbera jamesonii Patio « Karoo »
Photo: Claude Vallée Gerbera jamesonii Patio « Karoo »

Sélectionnées par des experts en horticulture et choisies par le public pour leur facilité de culture et leur beauté, les Exceptionnelles sont des annuelles performantes et sans souci qui ont fait leurs preuves sous notre climat. D’ailleurs, longue vie au programme des Exceptionnelles, qui célèbre son 10e anniversaire.

Caladium Painted Frog « Red Bellied Tree Frog »

Le joli feuillage rouge bordé de vert et en forme de coeur du Caladium Painted Frog « Red Bellied Tree Frog » charme sur le coup et sa texture cireuse surprend. Il s’utilise aussi bien en plein sol qu’en pot ; toutefois, en pot, son feuillage tend à être plus luxuriant.

Les caladiums aiment un sol humide, bien drainé et riche en matière organique. Ils préfèrent les endroits chauds et mi-ombragés, mais, exceptionnellement, ce cultivar se cultive également en plein soleil. Avantage intéressant : on conserve le tubercule à l’automne pour l’année suivante. Une plante tropicale singulière. Hauteur : 40-50 cm, largeur : 40-60 cm.

Cuphea vermillionaire

Le Cuphea vermillionaire est un aimant pour les papillons et les colibris grâce à ses mignonnes et nombreuses petites fleurs tubulaires rouge orangé, riches en nectar. Les feuillages lime contrastent à merveille avec ce petit arbuste non envahissant qui performe aussi bien en pot qu’en plein sol.

Pour une floraison abondante, il est préférable de le placer au soleil, mail il tolère la mi-ombre. Bon à savoir : en pot, il exige un arrosage fréquent. Hauteur : 30-60 cm, largeur : 30-60 cm.

Gerbera jamesonii Patio « Karoo »

Auparavant, le gerbera était utilisé uniquement pour la fleur coupée, mais Florist Holland BV, avec la série Patio, a su développer une lignée performante pour la culture au jardin. Vigoureuse, relativement compacte, résistante aux maladies et très florifère, elle se cultive en pot ou en plein sol et performe bien à condition d’être au soleil.

De forme semblable à une immense marguerite, les grandes fleurs semi-doubles, crème et roses du cultivar « Karoo » sont simplement irrésistibles. Grâce à leur longue hampe, en plus d’être jolies au jardin, elles sont parfaites pour les bouquets. Hauteur : 40-50 cm, largueur : 30-35 cm.

Gomphrena Pinball Purple

Non seulement le Gomphrena Pinball se couvre d’une multitude de fleurs fuchsia de 1,5 cm durant toute la saison horticole, mais il attire en plus les papillons et fait d’adorables fleurs séchées. Et ce n’est pas tout : il résiste bien à la sécheresse et à la chaleur, deux qualités bien appréciées.

Ce cultivar est parfait pour la réalisation de petites haies basses, de bordures ou de massifs en plein sol, mais il est tout aussi joli en contenant. Hauteur : 30-35 cm, largueur : 30-35 cm.

Impatiens Big Bounce White

Cette année encore, on ne retrouvera pas d’impatiens de Waller sur le marché, à cause du mildiou qui sévit toujours au Québec. Toutefois, l’impatiens de la Nouvelle-Guinée ou les impatiens interspécifiques, elles, ne sont pas affectées par cette maladie.

Voici donc Big Bounce White, une belle plante aux grandes fleurs blanches, aussi performante à l’ombre qu’au soleil et dont la floraisonrappelle celle de l’impatiens de Waller. Cette série est reconnue pour sa capacité à rebondir après un manque d’eau, d’où son nom. Hauteur : 40-50 cm, largueur : 40-70 cm.

Osteospermum ecklonis Blue Eyed Beauty

Voilà finalement le premier cultivar d’Osteospermum, qui résiste bien à la chaleur et qui, par le fait même, fleurit tout l’été. Gracieux et lumineux, Blue Eyed Beauty est craquant.

Son coeur pourpre souligné par une bordure blanche lui donne de la profondeur, et ses pétales jaune brillant, une touche ensoleillée. Le plant solide et ramifié se cultive aussi bien en contenant qu’au parterre, mais seulement en plein soleil. Hauteur : 25-40 cm, largeur : 40-50 cm.

Pétunia Cascadias Indian Summer

Ennuyants, les pétunias ? Le Cascadias Indian Summer vous fera peut-être changer d’idée. Les nuances de jaune, d’orangé et de rose de ses fleurs qui rappellent les couleurs des couchers de soleil de fin de l’été sont tout simplement surprenantes.

En plus, le plant, bien ramifié, retombant et extrêmement florifère, forme de superbes paniers, contenants ou massifs. Se cultive au soleil. Le cultivar a remporté le prix de la meilleure nouveauté à l’Université du Colorado cette année. Hauteur : 20-30 cm, largeur : 45-50 cm.

Pétunia Blanket Yellow

Le pétunia Blanket Yellow produit un fantastique tapis de fleurs jaunes à bordure blanche durant tout l’été. Sa couleur citronnée est lumineuse et fraîche. Robuste, presque agressif, il couvre rapidement le sol ou les contenants. Se cultive au soleil. Hauteur : 15-25 cm, largeur : 25-35 cm.

« Arizona Glow »

La thunbergia est une grimpante aux tiges volubiles, à la croissance rapide et très florifère. Une plante idéale pour se cacher de ses voisins ou masquer un coin moins attrayant. Toutefois, elle exige un peu de suivi car elle doit être palissée et, en pot, elle demande des arrosages réguliers.

Le cultivar « Arizona Glow » produit une grande quantité de fleurs orange-rouge avec un oeil brun. Se cultive à la mi- ombre ou au soleil, aussi bien en pot qu’en pleine terre. Hauteur : 1,5-2,5 m, largeur : 40-60 cm.

Les Exceptionnelles sont en vente aux endroits suivants : Jardineries Passion Jardins, Jardineries Botanix, W.H. Perron, et dans toute autre bonne jardinerie du Québec.

Le courrier

« Que peut-on faire si notre Prunus est infecté du nodule noir ? Une dizaine de branches de notre spécimen montre de ces agglomérats noirs, toutes accessibles. Première année, l’arbre a maintenant environ 15 pieds. J’ai aussi constaté que le tronc semble touché. Doit-on sacrifier l’arbre ? »

François Dubeau

Malheureusement, comme le tronc est affecté, il est préférable de couper l’arbre. Merci à Bruno Gosselin, du Réseau avertissement phytosanitaire, qui confirme cette réponse. Si les branches seulement avaient été atteintes, les recommandations auraient été les suivantes : couper les branches infectées à environ 10 cm sous le nodule ; stériliser les outils avec de l’alcool à friction entre chaque coupe ; éliminer immédiatement les branches en les brûlant ou les mettre dans un sac de plastique fermé.

Testé, le râteau

J’ai testé cette semaine le nouveau râteau à feuilles de chez Garant, un outil impressionnant par sa dimension et sa robustesse. Ses longues dents solides en métal raclent efficacement sans endommager, et comme il est de grande dimension, eh bien, il ratisse large, ce qui réduit le temps de travail. Son manche coussiné est apprécié, et en plus, il réduit les risques d’ampoules.

Jardins-Jeunes

Il reste encore des places aux Jardins-Jeunes, un programme offert par le Jardin botanique à des coûts plus que modiques : 20 $ pour la saison. Ce programme avait été instauré par le frère Marie-Victorin pour initier les jeunes urbains de 8 à 15 ans au plaisir du potager. 514 872-3765.

Au jardin cette semaine

On sème au potager chou-rave, épinard, laitue, navet, oseille, panais, pomme de terre, radis, rutabaga, salsifis.

Les criocères sont déjà présents sur les fritillaires, ils s’attaqueront donc aux lys très bientôt. À mon point de vue, la récolte manuelle, à petite échelle, demeure la façon la plus efficace de les éliminer. Une méthode simple : on fait tomber l’insecte dans un petit pot contenant de l’eau savonneuse.

Dans la bibliothèque

Le développement de l’arbre
Guide de diagnostic
Jeanne Millet
Éditions Multimondes, 2015, 216 pages


Voici un guide utile pour observer les arbres et prendre des décisions éclairées afin de faire un émondage réfléchi et adéquat. Il s’adresse avant tout aux professionnels, mais le citoyen a avantage à le consulter pour savoir où tailler ou pour s’assurer que le travail est fait correctement. La première partie du livre explique le développement de l’arbre, tandis que la deuxième permet un diagnostic. L’auteure, Jeanne Millet, docteure en biologie végétale, a étudié plus de 20 ans l’architecture des arbres avant d’écrire ce guide, le premier du genre. Non interventionniste, elle recommande d’élaguer seulement si nécessaire, et uniquement dans le respect du mode de développement, afin d’éviter que des interventions mal ciblées ou radicales provoquent des réactions indésirables.