Un dernier verre avant la guerre

Fermetures. Coupes. Réductions. Gel. Augmentation de la charge de travail. Affrontement. Semaine après semaine, l’actu politique et sociale se charge comme un ciel d’orage, plombant nos humeurs en promettant un hiver gris, suivi d’au moins quelques saisons de mécontentement.

Ou peut-être pas ?

Voyez l’ambigu sondage de la semaine, dans lequel, en gros, les Québécois semblent dire une chose et son contraire. Soit qu’ils approuvent la plupart des mesures d’austérité du gouvernement en même temps que croît l’insatisfaction à son endroit.

Essayez, ensuite, de prédire à quoi ressemblera le climat social dans les prochaines semaines.

Michel David suppute que c’est sans doute parce que nous n’avons pas encore ressenti le contrecoup de ces mesures qu’un si grand nombre de citoyens y sont favorables. C’est une bonne explication : le plébiscite pourrait bien s’étioler quand le diagnostic et son traitement s’accompagneront d’effets secondaires.

Mais cette approbation de mesures qui semblent repousser les limites du système jusqu’à la frontière de l’implosion relève aussi d’autre chose. Et c’est surtout le résultat d’une très efficace campagne de relations publiques qui trouve ses assises dans le mépris grandissant de tout un pan de la population envers les services publics.

Pour leur coût, parfois exorbitant, c’est vrai. Pour leur manque d’efficacité. Beaucoup aussi parce que nous agissons de plus en plus comme des clients et de moins en moins comme des prestataires de ces services.

Et donc, que nous en voulons plus pour notre argent. Comme au magasin.

Et, comme au magasin, nous sommes victimes de l’intox publicitaire, le gouvernement faisant avaler ses mesures à une population habituée aux soldes, à un pouvoir d’achat dopé par la production de la plupart de nos cochonneries dans des pays en développement.

Comme pour le Black Friday, comme pour le Boxing Day, on ne voit que ce qu’on obtient et combien il nous en coûte. La promesse de la pub. Pas ce qui se cache derrière.

C’est ainsi qu’on fait avaler à la multitude que les omnipraticiens travaillent à peine plus d’une centaine de jours par an. Et si ce calcul omet les journées à l’hôpital, à l’université et les tâches administratives, cela n’y change rien. Un peu comme on se moque bien des conditions dans lesquelles est fabriqué le chandail vendu à 15 $, cousu dans une usine pourrie au Bangladesh.

Mais non, ce n’est pas pareil. Le médecin sera encore riche après qu’on aura retranché 30 % de son salaire.

Sauf que le phénomène participe du même aveuglement. On voit ce qu’on veut bien voir. Ici : le mirage d’un médecin de famille.

De la même manière, il n’y aura pas grand monde pour pleurer pour les profs dont on s’apprête à augmenter la charge de travail et le nombre d’élèves dans les classes. Eux subissent depuis déjà longtemps le mépris des parents qui cèdent à cette même idée du clientélisme voulant que leur petit trésor ait droit à tous les égards dus à son rang de rejeton de contribuable.

Comprenez bien : c’est dans cette contemption que le gouvernement trouvera appui. Comme dans celui de toute la fonction publique, à laquelle il présente des offres en forme de déclaration de guerre en même temps qu’il affirme vouloir éviter l’affrontement.

Mais il s’en vient, ce face à face. Et il ne sera pas que syndical. Ce qui s’annonce est plus profond. Les Coiteux, les Leitão, les Couillard, les Barrette et les Bolduc sont en train d’attaquer non seulement les services, mais l’idée qui les sous-tend. Le gouvernement peut bien nous faire croire qu’il agit simplement en gestionnaire responsable, mais on voit qu’il prépare la guerre.

Déjà, il divise la population qui ne voit pas plus loin que sa propagande.

Comme il l’a fait avec les étudiants en manufacturant la crise en 2012, le gouvernement attire dans la rue les groupes qui ne font pas l’unanimité, ceux que les commentateurs railleront en les traitant de bébés gâtés. Et on oubliera qu’en coulisses, c’est autre chose qu’on est en train de saboter. Quelque chose de grand, mais que maudissent les idéologues de droite.

Cette idée que l’État n’est pas une boutique. Que nous ne sommes pas des clients. Que la médecine n’est pas une transaction. Que l’éducation n’est pas un achat de fournitures scolaires. Que les employés de l’État consomment et que les emplois qu’on crée là ne sont pas moins valables que ceux que l’on subventionne à grands frais dans le privé.

C’est vers là que nous allons. Vers un face à face entre deux visions du monde. Fabriqué de toutes pièces par un gouvernement qui divise pour régner, en jouant au bon père de famille.

En attendant, il y aura Noël. Il y aura les Fêtes. L’occasion d’un dernier verre avant la guerre.

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60 commentaires
  • Catherine-Andrée Bouchard - Abonnée 20 décembre 2014 00 h 58

    très bon texte.

    C'est extrêmement dommage qu'on se flatte de vivre en démocratie alors que la réalité le jour d'élection, c'est qu'on a le choix entre voter pour ça ou pour une clique de nostalgiques qui n'en démorde pas de financer de la propagande et des référendums pour qu'on se sépare d'un des pays les plus merveilleux au monde et qui ne trouve pas plus de médecin, ou il y a aussi de la surchage pour les professeurs, tous les mêmes problèmes mais où l'on tolère que les employés de la fonction publique se la coule douce douce douce.

    Je vis sous le seuil de la pauvreté car j'ai une grave maladie qui m'a rendue invalide. Avant ça j'ai toujours bossé dans la restauration. Vous ne pouvez pas savoir comment je trouve que les gens attendent beaucoup du gouvernement pour être heureux. Il me donne moins de mille dollars par mois pour survivre et je n'ai même pas droit d'accepter de cadeaux. Et je trouve que j'ai tout ce qu'il faut pour être heureuse. J'aime mon chum et je suis une femme comblée même s'il travaille au salaire minimum. Je trouve tellement que les gens se plaignent le ventre plein. J'aime mieux les contrecoups d'un peu plus de rigueur exigée que ceux d'un gouvernement indépendantiste. J'ai réalisé cela en voyageant, ce sont des patriotes qui ont beaucoup de coeur et de très belles valeurs, les nations indépendantistes, mais même si je sais que je vais me faire torpiller pour avoir tenu ces propos, j'ai réalisé en vivant dans d'autres contrées indépendantistes que plus la personne est fervante sépariste, plus elle sera également objectivement beaucoup plus ignorante au sens littéral du terme et aveuglée par des vérités erronées qui lui paraissent absolues. Par exemple, la Corse vit totalement au crochet de la france et deviendrait un pays sans armée et qui en ferait un bled paumé ou toute la population est au chomage plus de 6 mois par année et qu'il n'y a plus d'argent dans les coffres de l'état pour payer tout ce bon monde. Pourtant, le mouvement indépendantiste est b

    • Catherine-Andrée Bouchard - Abonnée 20 décembre 2014 10 h 15

      Mon texte était beaucoup trop long.
      Je concluais que si les référendums ne nous branchent vraiment pas on a pas le choix de voter pour ça même si ça ne ressemble pas du tout à mon idéal et je ne sens pas tout les bénéfices d'une démocratie si je n'ai pas le choix de voter pour untel si je veux me garantir l'absolution des débats souverainistes incessants sur un référendum ou une charte qui sont encore plus pénibles à mon sens que les mesures d'austérité des libéraux.

      Et je n'opine pas que les indépendantistes sont sots mais aveuglés et ignorants de leur ignorance. J!ai appris ça en vivant parmi d'autres peuples indépendantistes.

    • Nicole Ste-Marie - Abonnée 20 décembre 2014 10 h 50

      C'est désolant de vous lire Madame. Je crois que vous ne réalisez pas que ce sont les moins biens nantis qui vont ressentir les coupures de services.

    • Jean-Pierre Bédard - Inscrit 20 décembre 2014 16 h 17

      D'accord avec Madame Sainte-Marie ! Commentaire d'autant plus désolant que Madame Bouchard semble avoir mal compris le propos de Monsieur Desjardins, qu'elle qualifie de « très bon texte ». Paradoxal.

    • Gilles Théberge - Abonné 20 décembre 2014 17 h 29

      En tout cas j'ai lu et relu attentivement le commentaire de madame Bouchard, et j'avoue que je ne parviens pas à saisir le sens du propos de son premier paragraphe...

    • Sylvain Rivest - Inscrit 20 décembre 2014 22 h 42

      Sans vouloir dénigrer madame Bouchard, je ressens beaucoup de frustration de sa part en ce qui a trait au choix présenté lors de la dernière élection. Mais peut-être que madame Bouchard n'a pas toute l'information pour prendre une décision éclairée, comme une très grande partie de la population d'ailleurs. Et j'en comprend que madame Bouchard a interprété d'une bien drôle de façon le sort des peuples soumis qui souhaitent retrouver leur autonomie. Avez-vous été victime de la propagande?

      Si je peux me permettre madame, sans vouloir vous offenser, vous devez savoir que les peuples soumis sont pour la totalité maintenu dans la pauvreté par leur conquérant en les privant de leurs ressources naturelles. Je ne connais pas vraiment l'histoire des corses mais j'imagine que si ils sont devenu un peuple, bien avant d'etre conquis, c'est qu'ils avait sans doute une richesse qui leur permettait d'être autonome et de prospérer. Et les français leur on sûrement pillé cette ressources. Qui aurait intérêt à conquérir un pays n'ayant rien à offrir?

      Le Québec est très riche mais maintenu dans la pauvreté et dans l'ignorance, pas trop, juste assez pour que le peuple ne se révolte pas. Pour ce qui est des nations autochtones qui reignaient ici, les anglais n'en avaient rien à foutre. Ils les ont poussé dans des réserves après les avoir affaibli. Et maintenant, vous pouvez constater dans quel état ces grands peuples sont maintenu. Et pire, comment les gens les regardent.
      C'est facile de dire qu'ils ont besoins des chèques du fédéral quand ces derniers exploitent leur territoire sans leur consentement.

    • Nicole D. Sévigny - Abonnée 21 décembre 2014 09 h 11

      @c. bouchard
      heureusement que votre commentaire était le premier en haut de la page...on arrive plus facilement à l'oublier....
      Mais relisez-vous....êtes-vous certaine d'avoir compris ou tout simplement
      lu le texte de D. Desjardin? vous êtes complainement dans le champ....

    • Sol Wandelmaier - Inscrite 21 décembre 2014 15 h 45

      @M. Rivest...

      "Si je peux me permettre madame, sans vouloir vous offenser, vous devez savoir que les peuples soumis sont pour la totalité maintenu dans la pauvreté par leur conquérant en les privant de leurs ressources naturelles."

      La Catalogne est plus riche que le reste de l'Espagne..
      L'Écosse a ses gisements de pétrole "offshore" et ne voulait pas partager le magot avec le reste de la GB..
      La Corse est pauvre comme le sol montagneux et stérile qui la compose avec peu d'industrie et un chômage sévère..Elle vit totalement aux dépends de la France..

      Je ne comprends pas votre argument..Par analogie, depuis quand le ROC prive-t-il le QC de ses ressources naturelles?? L'an prochain, le QC va recevoir 20.5 milliards en transferts et peréquation..Ce serait pas mal d'argent à investir pour créer de la richesse... Mais cet argent s'en va en fumée par un état de corruption-collusion d'une part et des programmes sociaux démesurément généreux..philanthropiques mais qui ne font pas avancé le QC...

    • Sylvain Rivest - Inscrit 21 décembre 2014 19 h 11

      @sol wandelmaier

      Donc, vous êtes entrain de me dire que les pays conquérants sont des clubs de philanthropes qui imposent un mieux être à des peuples qui autrement seraient voué à la pauvreté? Si la Corse n'avait rien à offrir pourquoi la France se serait t-elle embrasser de ce peuple?

      Que la fédération canadienne nous impose des lois et des impôts c'est indirectement venir plongé la main dans nos ressources ou richesses collectives. Est-ce qu'il faut vous donner des détails? Ou vous allez me sortir le mot "péréquation"?
      Alors, si on suit votre raisonnement Israël travaille pour le bien-être des palestiniens?

    • Sol Wandelmaier - Inscrite 22 décembre 2014 08 h 21

      M. Rivest...Croyez-vous au père Noel?

      Croyez-vous une seconde que vous ne payerez pas l'équivalent en taxes (féd+prov) dans le nouvel état et probablement beaucoup plus, car les dépenses pour services fédéraux sont partagées par 10 provinces et territoires???

      Croyez-vous que les lois fédérales sont si irrationnelles qu'elles ne seraient pas reproduites exactement par un QC indépendant?

      Sur qui allez-vous rejeter la faute si l'économie québécoise ne décolle pas dans un état indépendant??

      Personne "ne plonge la main dans les ressources et richesses collectives" du QC..C'est encore un autre de ces mythes qui ne sont là que pour valider l'option souverainiste mais qui sont une pure invention...

      Pour votre info, la Corse est française depuis 1768- La constitution française n'accepte pas le démembrement de son territoire...

    • Sylvain Rivest - Inscrit 22 décembre 2014 10 h 44

      On voit bien comment, qu'en tant qu'immigrante, de premiere ou seconde... genération, vous avez bien assimilé la propagande qu'on vous a inculqué.

      Ce qui me choc avec certains immigrants qui ont fuit leur pays à cause de l'impact négatif de l'impérialisme britannique sur leur terre d'origine c'est qu'ils reproduisent ici ce dont ils on fuit comme s'ils avaient hérité de certains droits sur les canadiens d'origine, les metis et les autochtones.

  • Robert Beauchamp - Abonné 20 décembre 2014 05 h 49

    Les démoliseurs

    Ces démolisseurs qui ont été instruits à peu de frais grâce au modèle québécois, grâce à nos impôts qui ont été majorés pour soutenir un système d'éducation moderne, un système de santé, etc... n'ont qu'un seul défaut: Ils attribuent leur succès professionnel à leur seul mérite et croient ne rien devoir à personne; ils sont devenus supérieurs. Quand on est suérieur on ne doit rien. Aucune empathie manifestée. Ces médecins devenus charcutiers. Comme les trois mousquetaires, ils sont quatre. Nous sommes maintenant manipulés par des visionnaires intégristes d'extrême droite. Profitant d'un soi-disant état de droit, les lois ou règlements qu'ils votent leur profite bien; c.a.d. que dans l'état actuel des choses ils peuvent couper où bon leur semble et s'octroyer dans le même temps des bonis, primes de transferts, de départs, de nommer des amis à des postes toujours réévalués à la hausse, juges, commissaires, de se négocier des conditions facilitant l'aller-retour, etc... Étrange que de nouveaux impôts entrent en viguer en même temps qu'une coupure de services. Où va l'argent? Une oligarchie devenue ogre de façon toute légale. L'immoralité? Non appliquable dans une société dite de droit. Sauf que quand ce droit dessert toujours les mêmes, ceux-là mêmes qui ont fabriqué ce droit, c'est comme une religion, je n'y crois plus à ce droit. Je suis un honnête citoyen fatigué, ils m'ont a l'usure.
    Robert Beauchamp

    • Jean-Pierre Bédard - Inscrit 20 décembre 2014 16 h 23

      Même la sympathie que ce gouvernement dit vouloir exprimer à l'égard des sans-voix, des sans-régime de retraite, des gagne-petit et des non-syndiqués n'est que factice : ce n'est qu'une stratégie idéologique pour arriver à l'objectif décrit par Monsieur Desjardins, à savoir dresser un pan de la population contre un autre.

    • Pierre Bellefeuille - Inscrit 21 décembre 2014 10 h 50

      Qui sont ceux prétendant détenir la vérité se prêtant à une propagande de masse?

      Les médecins spécialistes ont souvent été des élèves modèles dès l’école primaire, jusqu’à la fin de leurs études universitaires. Ce sont des ultras performants! Ils ont toujours été les meilleurs. Certains deviennent parfois des égos surdimensionnés où s’installe une culture du tout m’est dû.

      Un neurochirurgien ou un anesthésiste aura toute une équipe de soutien obéissant étroitement à ses ordres. Ils sont formés à devenir interventionnistes, à régler très rapidement les problèmes lorsqu’ils se présentent. En politique, ça ne peut pas fonctionner de cette manière, les élus ont des comptes à rendre à une multitude de paliers décisionnels, et aussi à la population en général.

      Le docteur Barrette se trompe s’il s’imagine pouvoir gérer la politique comme un médecin spécialiste en contrôle de la situation dans sa salle d’opération, les deux univers sont extrêmement différents. Il apprendra malgré lui les dures leçons de la politique, probablement ses premiers vrais grands échecs…

      Les Couillard, Barrette et Bolduc tireront une leçon amère de leur passage en politique, ils n’ont pas encore compris que la plupart des gens au sein de la population ne seront jamais des ultras performants. Sachez qu’il y a un prix à payer pour l’ultra performance, l’épuisement professionnel, la dépression, etc.

      L’Actualité médicale faisait ressortir au cours des années 1990 que près du tiers des médecins spécialistes auront besoin d’une médication pour soutenir la cadence! Rien de moins! On avait près de 10 000 médecins spécialistes au Québec à ce moment, le calcul est simple à faire : près de 3 300 médecins spécialistes auront besoin au cours de leur vie d’une médication pour les aider à se garder performants et actifs au sein de leur profession. Est-ce bien ce modèle de performance que nous désirons suivre au Québec?

  • michel lebel - Inscrit 20 décembre 2014 06 h 17

    Exagérer!

    Il ne faudrait pas exagérer! Parler de guerre! Vraiment!

    M.L.

    • Robert Beauchamp - Abonné 20 décembre 2014 10 h 59

      Vous nous avez habitués à plus de substance M. Lebel

    • François Dugal - Inscrit 20 décembre 2014 11 h 48

      C'est la guerre, monsieur Lebel; 1984 est à nos portes.
      Le moule pour la fabriquer le nouveau citoyen docile se met en place.

    • michel lebel - Inscrit 20 décembre 2014 12 h 45

      @ Robert Beauchamp,

      En ce temps des Fêtes, mes priorités sont ailleurs. Paix.

      M.L.

    • Gilles Théberge - Abonné 20 décembre 2014 17 h 40

      Vous dites monsieur Lebel «En ce temps des Fêtes, mes priorités sont ailleurs.» Cela montre selonmoi que vous ne saisissez pas bien l'ampleur de ce qui se profile à l'horizon des prochaines saisons.

      Quant à la Paix, je vous renvoie à Lafontaine qui disait à la fin de sa fable les et les brebis :

      La paix est fort bonne de soi,
      J'en conviens ; mais de quoi sert-elle
      Avec des ennemis sans foi ?

      http://poesie.webnet.fr/lesgrandsclassiques/poemes

      C’est pratiquement la démonstration que fait monsieur Desjardins dans son article. Relisez-le.

    • Michel Vallée - Inscrit 20 décembre 2014 19 h 26


      @michel lebel

      «Il ne faudrait pas exagérer ! Parler de guerre ! Vraiment !»

      C'est le propre d'une caricature, que d'exagérer les traits pour qu'ils ressortent du tableau...

    • Mona Gagné - Inscrite 20 décembre 2014 22 h 16

      Je suis une "gagne-petit", une "sans-retraite", une "sans-protégée-d'emploi". Je ne suis pas, aussi, étouffée par une idéologie. Cela prendrait trop de mon temps. Je suis bien ancrée dans la réalité. Je n'ai jamais eu peur de prendre mes responsabilités et suis toujours face à mon employeur lorsque vient le temps de l'évaluation. Sans peur, consciente du travail accompli, pas besoin de conventions collectives pour me faire monter d'échelon (lire monter de salaire) gonflé artificiellement peu importe l'ardeur au travail que tu y mets. La vraie réponse, elle est là. L'omerta des fonctionnaires entre eux (elles) est sans nom. Combien travaillent pour servir ? Moi, je dis 5 sur 10. Les 5 autres sont des poids pour l'ensemble de la société et comme ils sont rarement ou jamais évalués et licenciés, on les laisse cangrainer ceux et celles qui méritent notre mérite. Mais quand les 5 prendront les rues et dénonceront. Mais dites-moi qui est satisfait des services publics ? Je reviens à M. David, qui, dites-moi, à part les mêmes casseroles, descendrons dans la rue ? Un jour, ne vous en déplaise, on rentre tous chez-soi et on est bien obligé de dire que notre travail ne vaut pas plus que le travail de milliers d'autres, à part le fait qu'aujourd'hui, j'ai mis 65 personnes en attente sur ligne ou en urgence, n'en déplaise aux "gagne-petits". Et après ?

    • Pierre Lefebvre - Inscrit 21 décembre 2014 05 h 27

      @ M. Lebel. C'est maintenant qu'on peut vous «passer un sapin», pendant que votre attention est ailleurs.

      Joyeuses fêtes

      PL

    • michel lebel - Inscrit 21 décembre 2014 10 h 18

      @ Gilles Théberge,

      Il faut toujours mettre les choses en perspective. Il y a présentement une enflure verbale grandement excessive de la part de certains, notamment chez certains médias. Comme si l'on recherchait ou rêvait d'un second printemps dit érable.
      Toute réformette provenant des libéraux est immédiatement dénoncée, sans même la connaître. On ne carbure qu'à l'idéologie! Danger! Quand le jugement fout le camp!

      Michel Lebel

  • alain petel - Inscrit 20 décembre 2014 07 h 14

    Un dernier pour la route

    L'autre matin, chez ma dentiste, j'étais à lui dire qu'elle était bien la dernière personne que je souhaitais voir ce jour-là, lorsque la porte s'ouvrit sur notre ministre de la santé. Je dis : Pas le docteur Barrette par-dessus le marché ! Il me dit: Ne comptez pas sur moi pour vous aider. Ça, je l'avais compris, le voyant maintenant assis en train d'enfiler ces affreuses pantoufles bleues qu'on nous invite à porter dans les cliniques. Ensuite dans la chaise de la dentiste, elle me dit : Vous n'avez pas l'air de l'aimer, M. Barrette ? Oh, ce n'est pas ça, mais trois médecins à la tête d'un État ça ne peut occasionner que des coupures. Elle s'esclaffa. Rassurez-vous, je poursuivis, la seule dent que j'ai contre lui, vous allez me l'arracher ce matin... Vous dire combien j'aime ma dentiste.

  • Pierre-R. Desrosiers - Inscrit 20 décembre 2014 07 h 56

    Bravo!

    C'est tout à fait cela. La déconstruction d'un modèle de société. Sa transformation en un modèle de consommation.

    Faites un test: remplacez (mentalement) les ministres libéraux du Québec par leurs homologues conservateurs d'Ottawa et constatez l'absence de différence fondamentale.


    Desrosiers
    Val David