Le bon ami

Stephen Harper se félicite périodiquement des progrès de l’unité canadienne depuis son arrivée au pouvoir en 2006, mais cela frise maintenant l’euphorie. De toute sa vie, il n’a jamais vu la fédération aussi unie, a-t-il déclaré dans une entrevue à La Presse.

D’accord, il charrie un peu. Un an avant sa naissance, le 30 avril 1959, les conservateurs de John Diefenbaker avaient fait élire 208 députés sur 265, dont 50 au Québec grâce à l’appui de Maurice Duplessis. Le mouve- ment souverainiste, qui se limitait pour l’essentiel à l’Alliance laurentienne de Raymond Barbeau, fondée en 1957, en était encore à ses balbutiements.

Quand il contemple le paysage politique, le premier ministre n’en a pas moins de quoi se réjouir. Le Bloc québécois donne l’impression d’être rendu à son dernier souffle, l’avenir du PQ semble bien incertain, la souveraineté stagne sous la barre des 40 %, les jeunes sont devenus aussi fédéralistes que les vieux… Bref, il n’y a plus à s’inquiéter.

Le premier ministre insiste surtout pour dire qu’il a enfin trouvé en Philippe Couillard un interlocuteur qui est sur la même longueur d’onde que lui, ce qui était nettement moins évident dans le cas de Jean Charest, tout ancien conservateur qu’il était.

Manifestement, son arrivée a été un soulagement d’un bout à l’autre du pays. De passage à Québec jeudi, le premier ministre de l’Île-du-Prince-Édouard, Robert Ghiz, qui préside actuellement le Conseil de la fédération, a déclaré : « Merci à M. Couillard pour être un bon ami du Canada. »

 

Depuis la mise en place des mesures d’austérité, plusieurs ont l’impression d’avoir été trompés par les libéraux, mais personne ne peut accuser M. Couillard de tromperie en ce qui concerne les relations fédérales- provinciales.

À aucun moment durant la campagne électorale il n’a tenté de jouer la carte nationaliste. Son adhésion au fédéralisme n’est pas simplement une question de rentabilité, comme c’était le cas de Robert Bourassa. M. Couillard est aussi un Canadien dans l’âme, qui est sans doute sincèrement attristé que le Québec n’ait toujours pas signé la Constitution. Actuellement, celui qui se rapproche le plus de la vision de M. Bourassa, y compris de son concept de « souveraineté culturelle », est probablement François Legault.

M. Harper a une autre raison de considérer l’avenir avec optimisme. De la même façon que son grand modèle, John A. MacDonald, avait jadis cimenté la fédération naissante grâce au chemin de fer, il entend maintenant la consolider par le pétrole, dont il attend une « prospérité sans précédent » dans les années à venir.

De toute évidence, la vision harperienne d’un Canada idéal est celle d’un pays sillonné de pipelines qui partiraient de l’Alberta pour permettre au pétrole des sables bitumineux de conquérir le monde. Dans cette grande entreprise de « nation building », il estime vraisemblablement avoir trouvé en Philippe Couillard, sur lequel il compte pour vendre le projet d’oléoduc de TransCanada aux Québécois, le même complice que MacDonald avait trouvé en George-Étienne Cartier.

Une des choses qui agaçaient M. Harper au plus haut point était d’entendre Jean Charest lui faire publiquement la morale sur les changements climatiques, que ce soit à Copenhague ou à Rivière-du-Loup. L’ancien pre- mier ministre ne l’aurait pas laissé déclarer aussi effrontément que l’Alberta est un modèle pour l’ensemble de la planète. Avec M. Couillard, il n’y a pas à craindre d’éclat de ce genre.

 

L’adhésion au fédéralisme est un choix parfaitement légitime, mais aucune amitié véritable ne peut reposer sur l’exploitation. Le respect est une condition essentielle. Or, dans les conditions actuelles, le projet Énergie Est a toutes les apparences d’un marché de dupes dont le Québec va faire les frais.

Il n’y a rien de scandaleux à ce qu’une analyse des coûts et des bénéfices d’un projet amène un gouvernement soucieux de développement économique à la conclusion qu’il vaut la peine de prendre un risque raison- nable avec l’environnement, si les avantages sont réels. Dans ce cas-ci, c’est loin d’être évident, à plus forte raison s’il n’y avait pas de port.

On ne peut certainement pas accuser François Legault d’être indifférent à l’économie, mais il a raison de dire que le Québec devrait conditionner son éventuel appui au projet au versement de redevances, comme la Colombie-Britannique l’a exigé. « C’est bien beau de prendre des risques, mais s’il n’y a aucun potentiel de gain pour le Québec, ça ne vaut pas la peine », a déclaré le chef caquiste.

C’est aussi ce que croit la première ministre de la Colombie-Britannique, Christy Clark. Pourtant, personne ne la soupçonne de ne pas être une bonne amie du Canada.

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31 commentaires
  • François Dugal - Inscrit 20 décembre 2014 07 h 48

    Ô Canada

    "Sous l'œil de Dieu, près du fleuve géant,
    Le canadien grandit en espérant.
    Il est né d'une race fière, béni soit son berceau."
    Ô Canada, deuxième couplet.

    • Dominique Durand - Inscrite 21 décembre 2014 18 h 25

      Lorsque ces paroles furent écrites, il n'existait au pays que les «Canadiens» (français) et les Anglais.

      Le «fleuve géant» est évidemment le Saint-Laurent, qui ne coule qu'au Québec.

      La «race fière» dont est issu le «Canadien» est bien sûr la France, pays de nos origines.

      Et l'espérance? Ça fait depuis 1760 qu'on attend qu'elle se réalise.

      On attend le Messie, quoi. Mais il tarde à se manifester...

  • Jean-François Caron - Abonné 20 décembre 2014 08 h 30

    Le majordome

    Philippe Couillard s'inspire probablement de son majordome face a Harper.

  • Jeanne M. Rodrigue - Abonnée 20 décembre 2014 09 h 37

    P. Couillard "bon ami" du Canada

    « Merci à M. Couillard pour être un bon ami du Canada. » (dixit Robert Ghiz, premier ministre de l’Île-du-Prince-Édouard, l’Île-St-Jean sous le Régime français, et actuellement président du Conseil de la fédération canadienne).

    Il est fort probable, sinon certain, que M. Ghiz n’a pas une connaissance parfaite du français sinon il n’aurait certes pas utilisé une expression qui est resté dans notre langue un terme familier, voire même ironique. Un «bon ami» ou une «bonne amie» est en quelque sorte un amant ou une maitresse.

    • Gilles Théberge - Abonné 20 décembre 2014 14 h 41

      Ah bon c'est ça, monsieur Ghiz ne maîtrise pas la langue française. Ce serait donc ça, il ne comprends pas toujours les règles. Ce qui le conduisit en 1995, à voter illégalement au Référendum.

      C'est avéré, documenté.

    • Céline A. Massicotte - Inscrite 21 décembre 2014 07 h 05

      À Mme Rodrigue

      Vous écrivez "M. Ghiz n’a pas une connaissance parfaite du français sinon il n’aurait certes pas utilisé une expression qui est resté dans notre langue un terme familier, voire même ironique. Un «bon ami» ou une «bonne amie» est en quelque sorte un amant ou une maitresse".

      Après 68 ans de vie, de parlotte, d'écriture et de lectures, je n'ai jamais lu ou entendu l'une ou l'autre de ces expressions au Québec dans le sens que vous leur donnez lorsque, comme vous dites, "on parle d'un amant ou d'une maîtresse". On dira plutôt alors l"mon petit ami» ou ma petite amie, ma blonde ou mon chum». En fait on en parle peu.
      Mais vous parlez peut-être du langage parfait de la haute gomme, de ceux et celles qui l'utilisent pour leurs semblables, surtout pour écrire ou placotter entre eux, pour ainsi dire. Disons que pour la langue du peuple ou populaire de chez-nous, on repassera, et en passant justement... lorsque vous écrivez "Il est fort probable, sinon certain, que M. Ghiz n’a pas une connaissance parfaite du français (pour ma part j'aurais plutôt écrit "que M" Ghiz n'ait pas... ) qui donc, au Québec, a une connaissance parfaite du français? J'aimerais bien que vous le spécifier, surtout en ce qui concerne qui parle. et voire même, enseigne cette langue parfaite, car il est bien évident qu'il n'est pas question pour vous du français québécois... qui je suppose n'existe pas pour vos chastes oreilles et encore moins pour vos yeux!

  • Patrick Boulanger - Abonné 20 décembre 2014 09 h 52

    Et le PQ avec le projet d'oléoduc d'Enbridge?

    Et le PQ en appuyant le projet d'oléoduc d'Enbridge, demandait-il des redevances? Quelqu'un peut-il m'éclairer à cet égard?

    • Marc G. Tremblay - Inscrit 21 décembre 2014 09 h 12

      Le gros bon sens de l'autosuffisance pétrôlière

      Les 300K barils de pétrôle par jour via l'oléoduc d'Embridge, en fonction très bientôt, finirons par réduire à rien le trafic maritime du pétrôle sur le St-Laurent, puis, avec le temps et la popularité des autos électriques, le trafic ferroviaire du pétrôle sur notre terrictoire. Pour ce qui est de l'exportation du pétrôle de l'Alberta par pipeline, les poules auront des dents et l'arabie saoudite sera à sec avant que l'on ne voit le B.C., ou les USA, ou le tandem Ontario-Québec accepter ce genre d'infrastructures à la soviétique.

      Joyeux Nöel et plusieurs très bonnes années plus écologiques.

    • Patrick Boulanger - Abonné 21 décembre 2014 12 h 02

      @ M.Tremblay

      M. Tremblay, avez-vous lu mes questions avant de me répondre?

    • Marc G. Tremblay - Inscrit 21 décembre 2014 21 h 09

      @M. Boulanger

      La réponse se trouvant dans votre question de départ, je vous ai donné le contexte qui justifie le gouvernement (tout parti sérieux confondus) de faire en sorte que le pipeline d'Embridge fonctionne en toute sécurité.

    • Patrick Boulanger - Abonné 22 décembre 2014 08 h 59

      @ M. Tremblay

      M. Tremblay, il est question de redevances dans mes questions.

    • Marc G. Tremblay - Inscrit 22 décembre 2014 12 h 34

      @M. Boulanger

      À mon avis, demander des redevances sur le transport du pétrôle ( via pipeline ? via par train ? via par bateaux ?) c'est l'équivalent pour un gouvernement de dire que le pétrôle ne circulera pas sur notre terrictoire. C'est la stratégie que le B.C. a utilisé pour mettre un stop à norterngateway. Or, au Québec nous importons (avec son risque de rupture d'aprovisionnement) et consommons, actuellement, pour des milliards de $ de pétrôle en faisant fonctionner deux raffineries et la stratégie de Québec est de taxer graduellent davantage chaque litre consommé sur son terrictoire. Demander des redevances actuellement n'est vraiment pas une bonne idée, réduire notre consommation l'est.

  • Bernard Dupuis - Abonné 20 décembre 2014 09 h 54

    Comment en sommes-nous arrévés là?

    Les travailleurs québécois sont encore l’objet d’attaques féroces sur le plan de leur contrat de travail. Ils subiront de graves baisses de leur pouvoir d’achat et devront dans des conditions de plus en plus lourdes ce qui aura pour effet de diminuer la qualité des services publics. Il est frappant de constater que ces attaques se produisent au moment où le mouvement souverainiste est considérablement affaibli comme le fait continuellement remarquer Michel David.

    Cela laisse toute la place à la propagation de l’idéologie «canadianiste». C’est l’idéologie qui guidait George-Étienne Cartier et qui est reprise par les libéraux de Philippe Couillard. La première caractéristique de cette idéologie est de montrer que les Québécois (les canadiens-français de l’époque) forment un peuple pauvre et catholique (bien que ce dernier aspect soit moins mentionné aujourd’hui sauf dans le cas de funérailles comme ceux de Jean Béliveau). C’est un peuple qui n’est viable que grâce à l’apport économique des Anglos-Saxons. Ainsi, le peuple québécois est né pour un petit pain et doit dépendre aujourd'hui de la péréquation, sorte «d’assistance sociale» en provenance du reste du Canada. Il doit se soumettre au type de développement économique que lui impose le reste du Canada même au prix de maigres redevances et de risques élevés pour l’environnement.

    Comment en sommes-nous arrivés là? Cartier, pourtant ancien patriote, baissait pavillon constatant les conséquences irrémédiablement fâcheuses de la conquête anglo-saxonne. Couillard, constatant la faiblesse actuelle du mouvement souverainiste peut s’adonner à la déconstruction du Québec, à l’appauvrissement des travailleurs et à la soumission à l’économie conservatrice de Stephen Harper. Mais, les Québécois resteront-ils longtemps indifférents devant cette résurgence de l’idéologie «canadianiste»?

    Bernard Dupuis, 20/12/2014

    • Patrick Boulanger - Abonné 20 décembre 2014 10 h 07

      " Couillard, constatant la faiblesse actuelle du mouvement souverainiste peut s’adonner à la déconstruction du Québec, à l’appauvrissement des travailleurs et à la soumission à l’économie conservatrice de Stephen Harper. " (M. Dupuis).

      M. Dupuis, je vous pose la question suivante (dont je n'ai pas la réponse) : le PQ en appuyant le projet d'oléoduc d'Enbridge demandait-il des redevances?

    • Bernard Dupuis - Abonné 20 décembre 2014 13 h 20

      Si mes souvenirs sont bons, il est faux d’affirmer «tout de go» que le gouvernement du PQ avait appuyé purement et simplement le projet d’Enbridge. Ce gouvernement avait accepté de participer au processus de consultation de l’Office national de l’énergie. Toutefois, le processus était tellement bidon qu’il n’avait pas permis au gouvernement du Québec, comme à tous les mouvements environnementalistes du Québec, de se faire entendre.

      Par la suite, le parti libéral, favorable à l’arrivée de pétrole brut de l’Ouest canadien à Montréal, avait réussi à avoir la tête de Daniel Breton en tant que ministre de l’Environnement.

      Quelques mois plus tard, Philippe Couillard prenait le pouvoir après avoir mené une campagne fondée sur la peur d’un «référendum» virtuel. Il promettait sans gêne la prospérité économique et l’enrichissement des Québécois dans le Canada. Accepterait-il de se représenter la semaine prochaine devant le peuple sur la base de ces mêmes promesses?

      Bernard Dupuis

    • Patrick Boulanger - Abonné 20 décembre 2014 17 h 46

      @ M. Dupuis

      M. Dupuis, je ne sais pas si on peut dire que le PQ a appuyé " purement " et " simplement " le projet d'oléoduc d'Enbridge, mais je pense qu'on peut quand même dire qu'il l'a appuyé. voici un éditorial de la rédactrice en chef du Devoir à cet égard : http://www.ledevoir.com/environnement/actualites-s

    • Patrick Boulanger - Abonné 20 décembre 2014 19 h 23

      @ M. Dupuis

      M.Dupuis, le gouvernement Marois trouvait que le projet d'Enbridge « favoriserait la pérennité des industries québécoises reliées au pétrole et à ses produits dérivés ». Et il vantait les avantages économiques du projet :http://www.ledevoir.com/economie/actualites-econom

      J'ai également trouvé cet article du Devoir où le président d'Enbridge " salue le préjugé favorable affiché par le gouvernement Marois " au projet d'oléoduc d'Enbridge : http://www.ledevoir.com/economie/actualites-econom

    • Bernard Dupuis - Abonné 20 décembre 2014 21 h 32

      @ Patrick Boulanger

      Dans cet éditorial, Mme Boileau se plaint de l’indifférence <<des Québécois>>, de l’indifférence des partis de l’Assemblée nationale excepté Québec solidaire. Il serait exagéré de parler en effet <<d’appui>> de la part du PQ. De toute façon, il était prématuré de le faire même si à l’époque une grande partie de la population pouvait penser qu’il s’agissait d’un projet intéressant sur la base des belles paroles de la compagnie. Les choses ont bien changé dans l’esprit du public en l’espace d’un an.

      La balle est dans le camp des libéraux au pouvoir. Ce sont eux qui auront la responsabilité d’accepter ou non ce projet. C’est là maintenant où se situe le véritable problème, s'il vous préoccupe vraiment.

      Bernard Dupuis

    • Patrick Boulanger - Abonné 21 décembre 2014 09 h 26

      " C’est là maintenant où se situe le véritable problème, s'il vous préoccupe vraiment." (M. Dupuis).


      Je suis contre l'importation du pétrole sale albertain via des oléoducs M. Dupuis. Et cela, depuis longtemps. Bien avant que ces questions-là soient au goût du jour.

      " Il serait exagéré de parler en effet <<d’appui>> de la part du PQ." (M. Dupuis).

      M. Dupuis, je pense que vous avez tort de dire cela. Je vous invite à lire cet article du Devoir qui soutient le contraire de ce que vous affirmer ici : http://www.ledevoir.com/environnement/actualites-s

    • Bernard Dupuis - Abonné 21 décembre 2014 12 h 44

      Dans cet article, il est question d’un vague projet approuvé par le gouvernement Marois qui ne prévoit pas de transport important de pétrole tiré des sables bitumineux. De toute façon, ce n’est plus Mme Marois qui est première ministre maintenant. Le parti libéral fut reporté au pouvoir. Le vote des partisans de Québec solidaire, des écologistes et des caquistes ont permis cette arrivée des libéraux au gouvernement. Sommes-nous bien plus avancés ? Cela permet la déconstruction du Québec. Ce n’est pas seulement l’environnement qui est menacé, mais l’État québécois lui-même, le cœur de peuple québécois. C’est cela qui m’apparaît le problème fondamental actuellement.

      Bernard Dupuis

    • Patrick Boulanger - Abonné 21 décembre 2014 13 h 37

      @ M. Dupuis

      M. Dupuis, dans l'article c'est écrit noir sur blanc que le gouvernement Marois a approuvé le projet d'Enbridge; un projet qui n'était pas si " vague " que ça puisque le PQ a décidé de mettre en place une commission parlementaire pour l'étudier. Par ailleurs, avec tous nos échanges, nous n'avons toujours pas de réponse à ma question de départ :le PQ en appuyant le projet d'oléoduc d'Enbridge demandait-il des redevances? Peut-être quelqu'un sur ce site pourrait apporter une réponse à cette question?

    • Bernard Dupuis - Abonné 21 décembre 2014 18 h 17

      @ Patrick Boulanger

      C'est que la question des redevances n'avait pas fait l'objet de discussions définitives. La PQ n'est resté au pouvoir que neuf moins comme vous le savez sans doutes.

      Allez dont voir le programme du Parti québécois 2012 à la page 17.