Les purins: stimulants, nutritifs et protecteurs

Le purin peut être utilisé pour arroser ou vaporiser sur les plantes une fois dilué. Ces mélanges sont appréciés des personnes qui cultivent biologique.
Photo: Lise Gobeille Le purin peut être utilisé pour arroser ou vaporiser sur les plantes une fois dilué. Ces mélanges sont appréciés des personnes qui cultivent biologique.

Véritables concentrés nutritifs et agents protecteurs contre certaines maladies, les purins sont couramment utilisés par les jardiniers qui cultivent bio. Plusieurs plantes sont recommandées pour leur fabrication, mais trois sont vraiment des tops : la consoude, l’ortie et la prèle.

 

Les propriétés de chacun

 

Le purin de consoude est riche en potasse, en phosphore et en calcium. Quant au purin d’ortie, il est riche en azote, en sels minéraux et en oligoéléments. Les dilutions varient selon les références utilisées, mais en général ça tourne autour de 5 % pour une vaporisation et de 10 % pour les arrosages. En combinant ces deux purins, on obtient un engrais complet très utile. Quant au purin de prêle, il contient de la silice, de la potasse, du fer et du calcium. Il rend les plantes plus résistantes aux maladies fongiques et aux insectes. Ici aussi les dilutions pour les vaporisations varient selon les références, mais en général il est recommandé d’utiliser 10 % en prévention contre les maladies fongiques et 20 % pour régler une carence en fer.

 

Préparation des purins

 

La préparation n’est pas compliquée. On met approximativement 1 kilo de plantes hachées en de fins morceaux dans 10 litres d’eau, que l’on place à l’ombre. Essentiel : le mélange doit être brassé tous les jours. Il est prêt quand il ne fait plus de bulles, en moyenne au bout de 10 jours. Pour l’utiliser en vaporisation, on doit le filtrer finement, mais pour l’arrosage, on peut se passer de le faire, en laissant la matière se déposer dans le fond, un conseil d’Yves Gagnon, des Jardins du Grand-Portage.

 

Un truc de Mme Martel, qui concocte les purins du jardin biologique Les Églantiers à Montréal : mettre les morceaux de végétaux dans une taie d’oreiller contenant un poids ; le filtrage en est grandement simplifié. Pour chacune des plantes, on utilise uniquement la partie aérienne ; dans le cas de l’ortie, on s’assure de ne pas mettre les graines. Certains livres proscrivent le mélange des plantes dans la même macération, mais selon l’expérience empirique de Mme Martel, il n’y a pas de problème à combiner la consoude et l’ortie. De plus, il est contre-indiqué d’ajouter des huiles essentielles pour dissimuler l’odeur qui peut, je l’avoue, en rebuter plusieurs, car elles entravent la fermentation. Quant à la conservation des purins, selon certains livres, on pourrait si bien les filtrer qu’il soit possible de les conserver un an au frais, mais Mme Martel et M. Gagnon les utilisent seulement frais. Enfin, les purins de consoude et d’ortie sont aussi d’excellents stimulateurs de compost ; alors, quand il en reste, on envoie tout ça dans le tas.

 

Place De La Dauversière

 

Nacelles itinérantes est présentée par Métis-sur-Montréal, le volet montréalais du Festival de jardin international de Métis. Cette oeuvre originale et futuriste a été réalisée par North Design Office, une firme d’architecture du paysage de Toronto. Les volumineuses formes en tube de métal représentent un troupeau d’animaux qui broutent dans un pâturage. L’installation, qui se transforme au gré de la saison, invite les passants à ralentir et à prendre une pause. En transhumance, le troupeau a migré de Cleveland (Ohio) à Métis-sur-Mer (Québec), pour s’arrêter cette fois jusqu’au 13 octobre à la place De La Dauversière, située devant l’hôtel de ville de Montréal. Métis-sur-Montréal est réalisé en collaboration avec le Château Ramezay.

 

1000 visages, une agriculture urbaine est une vitrine des initiatives d’agriculture urbaine montréalaise. Comme Nacelles itinérantes, elle est installée sur la place De La Dauversière, mais seulement les fins de semaine et jusqu’au 22 septembre. La programmation se déploie en quatre volets : L’agriculture urbaine en mouvement, L’agriculture urbaine porte ses fruits, Le 7e art au service de l’agriculture urbaine et L’agriculture urbaine anime le domaine public. Cette activité est une initiative du Comité permanent en agriculture urbaine de la Ville de Montréal.

 

À Val-David et à Val-Morin

 

Dernière occasion de visiter sept jardins privés à Val-Morin et à Val-David, car après cinq ans, l’aventure se termine. Pour 30 $, on visite, on prend un thé et on assiste à un concert de harpe, et pour 40 $, on a également une entrée gratuite aux jardins de la Clef des champs et aux Jardins du précambrien, valide jusqu’au 24 août pour le premier et jusqu’au 13 octobre pour le second. Les fonds récoltés soutiennent le journal Ski-se-dit, le plus ancien journal communautaire au Québec, qui d’ailleurs fête ses 40 ans cette année. On s’inscrit entre 10 h et 11 h au bureau d’accueil touristique de Val-David.

 

Pour une réservation à l’avance : suzannebougie@cgocable.ca ou 819 322-3106.

 

Balade sur les toits verts

 

Le Coeur des sciences organise une sortie sur les toits verts de Montréal. Antoine Trottier et Patrice Godin, cofondateur de La Ligne verte, une entreprise spécialisée dans les toits verts, animent cette visite. Les 28 et 30 juillet 2014, 17 h 30. Dépêchez-vous, les places sont limitées et partent vite. coeurdessciences.uqam.ca

 

Festival d’Action Communiterre

 

Le dynamique organisme Action Communiterre réalise son tout premier Festival de l’agriCULTURE à Notre-Dame-de-Grâce. L’événement artistique et festif souhaite mettre en valeur les retombées sociales du jardinage urbain. La campagne de financement pour ce projet se termine le 20 juillet. De nombreux prix intéressants sont offerts aux gens qui font un don. igg.me/at/actioncomm

 

Deux Québécois remportent l’or

 

En juin dernier, à Toronto, deux Québécois, Gabriel Lévesque et Gabriel Tessier, ont remporté la médaille d’or lors des Olympiades canadiennes de la formation professionnelle. Ils ont remporté la première place devant le Manitoba, médaillé d’argent, et l’Alberta, médaillée de bronze. Et comme la compétition se poursuit à l’échelle mondiale, les deux jeunes paysagistes vont représenter le Canada au « Mondial des métiers » à São Paulo en août 2015. Bravo et bonne chance !

 

Rectificatif : la semaine dernière, nous avions écrit que Pur Safran était la seule plantation de safran au Québec. Il s’agit d’une erreur. Pur Safran est la seule ferme agrotouristique à faire pousser cette épice.

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Au jardin cette semaine

 

Faire une tournée du jardin régulièrement permet d’apprécier sa beauté, ses floraisons et ses parfums, mais aussi de faire un suivi en continu des ravageurs et des maladies, sans omettre évidemment un peu de désherbage en passant. Plus on y voit souvent, plus la gestion en est facile. D’ailleurs, cette année, des symptômes de brûlure bactérienne sont observés dans plusieurs régions du Québec. Toutes les plantes de la famille des rosacées, mais en particulier les pommiers et les poiriers, sont très sensibles à cette maladie. Les fleurs et les feuilles de l’extrémité des branches se dessèchent, tout en restant bien accrochées. Il est primordial d’éliminer rapidement toutes les parties atteintes en taillant au moins 30 cm sous la zone affectée, et la lame doit être stérilisée à l’alcool à friction entre chaque coupe.

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Dans la bibliothèque


Inventaire illustré des arbres
Virginie Aladjidi et Emmanuelle Tchoukriel
Albin Michel
2014, 72 pages

Beau livre jeunesse qui présente magnifiquement 57 arbres du monde entier. Emmanuelle Tchoukriel, formée au dessin scientifique, les illustre avec la précision et l’art des naturalistes des siècles passés. Elle les place en contexte et trace leur silhouette, leurs feuilles et leurs écorces ainsi que les animaux qui les entourent. Chaque arbre est décrit avec son nom latin, son nom commun, sa taille, sa longévité… À partir de 6 ans.


Ça pousse comment?
Gerda Muller
École des loisirs
2013, 37 pages

Ça pousse comment ? fait découvrir par l’intermédiaire de la petite Sophie comment poussent les légumes qu’on achète à l’épicerie. Partie passer l’été à la campagne chez ses grands-parents, elle apprend à manier les outils, à semer, à récolter et à biner. Au fil des saisons, elle voit les différents travaux qui sont réalisés au potager. Le printemps suivant, grâce au cadeau de Grand-Jean, elle cultive de beaux légumes sur son balcon. Très beau livre aux dessins clairs et poétiques qui s’adresse aux jeunes de 7 à 10 ans.

Inventaire illustré des arbres

Virginie Aladjidi et Emmanuelle Tchoukriel

Ça pousse comment ?

Albin Michel

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