Le mouvement perpétuel du marché Jean-Talon

Bien des commerçants aimeraient que le maire Denis?Coderre?fasse?de temps en temps un petit tour au marché pour en sentir le pouls, l’âme, et mieux comprendre le point de vue des petits producteurs.
Photo: Pedro Ruiz Le Devoir Bien des commerçants aimeraient que le maire Denis?Coderre?fasse?de temps en temps un petit tour au marché pour en sentir le pouls, l’âme, et mieux comprendre le point de vue des petits producteurs.

Enfin il fait beau et le marché Jean-Talon revêt ses habits estivaux ! Les nombreux étals des producteurs locaux ont repris leur place et inondent de couleurs cette incontournable destination montréalaise, tant pour les résidants de la métropole que pour les visiteurs étrangers. Malheureusement, les commerçants installés autour du marché se sentent en partie exclus, et souvent même non désirés, de la corporation de gestion des marchés publics, selon certains marchands.

 

Le plus grand marché de Montréal

 

On se souvient de l’épisode du camion des Rémillard, dont une roue dépassait la ligne de démarcation, de l’étiquetage déficient et du manque de traçabilité des produits sur les étals. Un an après ces débats houleux qui ont laissé un goût amer à certains commerçants, le plus grand marché de Montréal cherche à redorer son image.

 

Pendant l’hiver 2013, on a pu voir le marché se refaire une beauté dans l’attente plus ou moins controversée de la nouvelle SAQ en plein centre du marché.

 

Un marché qui évolue doit faire attention de ne pas perdre son âme et de ne pas oublier la fonction pour laquelle il a été créé : rendre plus accessibles les produits de la terre aux urbains grâce aux gens de la campagne qui viennent à Montréal vendre leurs récoltes.

 

Dès 1932, date de l’installation du marché et de l’édifice Shamrock, les commerçants des environs de Montréal venaient avec leurs chevaux ou leurs camions d’époque durant la belle saison proposer leurs lots de légumes et de fruits. Les commerces avoisinants ainsi que la caserne des pompiers et le poste d’inspection des viandes faisaient également partie du marché de la place du Nord.

 

Depuis 1993, c’est une corporation de gestion (nommée Marchés publics de Montréal) qui administre les quatre principaux marchés de Montréal et les petits marchés de fleurs. Ces quatre marchés (Atwater, Maisonneuve, Lachine et Jean-Talon) sont devenus pour bien des gens une échappatoire très agréable qui offre, outre l’occasion de sortir en famille, un choix de produits qui lui aussi a grandement évolué avec le temps.

 

Mais il y a du mécontentement parmi les maraîchers et les commerçants présents à l’égard de la gestion établie. Plusieurs pensent même qu’une commission indépendante devrait se pencher sur la vente des emplacements et les divers règlements, comme celui fixé dernièrement par la corporation et qui change les horaires des maraîchers et des boutiquiers les jeudis et vendredis et abolit l’heure de latitude à l’ouverture comme à la fermeture.

 

Plusieurs souhaiteraient donc que la Ville de Montréal se charge à nouveau de la gestion des espaces, comme c’était le cas avant la création de Marchés publics de Montréal.

 

Un marché à deux niveaux

 

N’en déplaise aux administrateurs des marchés, les boutiques et commerçants qui ont pignon sur rue tout autour font partie aussi, aux yeux des consommateurs, des divers marchés de Montréal, et c’est tant mieux.

 

En effet, les Louis, Nino, Hamel et Shamrock, entre autres, sont des éléments incontestables de la réussite et de la popularité du marché Jean-Talon. Il est donc déplorable qu’il soit interdit aux chefs qui participent aux activités de dégustation de la Tablée des chefs de se procurer des produits chez ces derniers.

 

On peut lire ainsi, sur la missive envoyée aux chefs, que « les produits doivent être achetés auprès des membres du marché, ex : Pas chez Nino ».

 

Difficile pour des chefs qui, en plus de s’approvisionner auprès des petits producteurs locaux à l’intérieur du marché, achètent aussi dans les commerces situés autour, des commerces qui sont devenus au fil du temps et des saisons incontournables pour tous les bons chefs de Montréal.

 

Cette cohabitation qui semble cahoteuse entre commerçants est difficile à comprendre. Existerait-il un marché public à deux niveaux ?

 

Le marché Jean-Talon fait désormais partie des visites suggérées par l’Office du tourisme de Montréal, et c’est tant mieux. Il ne faudrait toutefois pas perdre de vue ce qui a offert à la ville et au Québec dans son ensemble une notoriété certaine dans le domaine de l’alimentation. Bien des commerçants aimeraient que le nouveau maire Denis Coderre fasse de temps en temps un petit tour au marché pour en sentir le pouls, l’âme, et mieux comprendre le point de vue des petits producteurs.

LE COURRIER DES IDÉES

Recevez chaque fin de semaine nos meilleurs textes d’opinion de la semaine par courriel. Inscrivez-vous, c’est gratuit!


En vous inscrivant, vous acceptez de recevoir les communications du Devoir par courriel. Les envois débuteront la fin de semaine du 19 janvier 2019.

Pains pitas aux radis et au fromage de chèvre

4 pains pitas sandwichs (blanc ou blé entier)

une douzaine de radis

45 ml de tzatziki

60 ml de fromage de chèvre frais

30 ml d’huile d’olive

15 ml de ciboulette hachée

15 ml de jus de citron

fleur de sel au goût

Trancher les radis finement et les blanchir à l’eau bouillante 1 minute. Refroidir aussitôt.

Mélanger le tzatziki et le fromage de chèvre, et ajouter le jus de citron et la ciboulette. Assaisonner.

Ouvrir les pains pitas et les garnir du mélange tzatziki-fromage.

Mélanger les radis avec l’huile d’olive et saler légèrement. Ajouter les radis sur le fromage et bien répartir.

Fermer les pains, plier, puis couper en deux morceaux.

On découvre avec joie un ouvrage didactique intéressant qui permet de découvrir les bases de la cuisine, mais aussi des recettes comme celles de la lasagne bolognaise ou des acras de morue. Une table des équivalences est fournie pour répondre à notre système.

La Boulangerie du village de Saint-Donat




Elle a toute une histoire, cette boulangerie de village rachetée en 2014. Les nouveaux propriétaires ont conservé les incontournables recettes du passé et proposent sûrement les meilleurs carrés aux dattes du Québec. Un détour sur le chemin des vacances s’impose, la boulangerie s’ajoutant à la beauté du village, en plus d’être une découverte gastronomique.

Boulangerie du village

9, chemin des Ancêtres, Saint-Donat
Biblioscopie

Grands classiques, premiers pas
Mélanie Martin
Éditions Hachette cuisine
Espagne, 2014, 221 pages

On découvre avec joie un ouvrage didactique intéressant qui permet de découvrir les bases de la cuisine, mais aussi des recettes comme celles de la lasagne bolognaise ou des acras de morue. Une table des équivalences est fournie pour répondre à notre système.

Grands classiques, premiers pas

Pour 4 personnes

1 commentaire
  • Alain Panisset - Inscrit 28 juin 2014 09 h 39

    Ah! Les fraises du Québec

    En plus des trucs pour les faire gonfler, il faudrait leur mettre un peu de diurétiques pour leur faire perdre leur eau. La pluie, diront les producteurs. La chimie pensent le consommateur. Les deux peut-être. À revoir dans deux semaines en souhaitant du soleil.