Et vous? Vous arrivez à dormir?

Si vous y arrivez, c’est que vous ne suivez pas les nouvelles et que vous ne lisez pas les journaux. Peut-être avez-vous choisi de vous réfugier sur Facebook ou dans une montagne de tweets pour assouvir votre besoin de connaissance. Mais le reste du monde devra se débrouiller sans vous, parce que ce qui se passe sur notre vieille planète ne vous touche pas. Comme à moi, on a dû vous expliquer depuis votre naissance que les sociétés de maintenant étaient hautement civilisées par rapport à tout ce qui a vécu avant nous et que nos multiples découvertes dans tous les domaines faisaient de notre époque l’une des plus remarquables de l’histoire du monde.

 

Et vous y avez cru. Il est peut-être temps de nous ouvrir les yeux et de jeter un regard sans complaisance sur ce qui se passe autour de nous. La planète Terre, qui est le seul habitat que nous puissions revendiquer, est à l’agonie et rien ne semble indiquer que nous ayons l’intention de la soigner.

 

Des exemples ? On nous explique depuis longtemps déjà que des bouleversements climatiques, dus à la pollution incontrôlée de l’air qui nous entoure, pourraient mener à des catastrophes qui seraient fatales pour un grand nombre d’humains. Les avertissements ont été lancés par des gens compétents qu’on a traités d’alarmistes et dont on s’est même moqué abondamment en affirmant que notre petite planète en avait vu bien d’autres et qu’elle était bien plus solide qu’on le disait. Nous y sommes. Il n’est plus minuit moins cinq… il est minuit et cinq. Et vous dormez sur vos deux oreilles ?

 

Un avion de la Malaisie a quitté son aéroport à destination de la Chine où il n’est jamais arrivé. Non seulement a-t-il disparu sans laisser de traces, mais deux mois après, même si les pays les mieux équipés du monde pour les recherches ont finalement uni leurs efforts, le mystère reste entier. L’imagination fera le reste et Hollywood en fera un film bientôt probablement. La peine des familles des voyageurs disparus reste entière. Mais il y a tant de gens qui pleurent sur notre planète qu’on ne peut pas consoler tout le monde. Au suivant.

 

La vie n’est pas un jardin de roses. Je ne sais plus qui l’a dit, mais c’est hélas la vérité. On est porté à ajouter qu’il y a des pays qui ont plus de jardins de roses que d’autres, et ça doit être vrai. Quand des populations entières prennent la route pour fuir l’horreur, portant sur leurs épaules le peu de choses qu’ils essaieront de sauver pour survivre, on ne peut plus parler de jardin de roses. Quand on prend le temps de regarder les milliers de réfugiés entassés dans des villes de toile dans l’espoir de trouver un refuge pour eux et leurs enfants et pour fuir les menaces et les horreurs que leur impose un dictateur devenu incontrôlable et qui n’hésite pas à tirer sur tout ce qui bouge. Si on regarde de plus près, on réalisera peut-être qu’il n’y a jamais eu autant de ces dictateurs sanguinaires dans l’histoire du monde que maintenant. Sur une planète civilisée, on devrait constater le contraire.

 

On dit que des enfants ne mangent pas à leur faim. Je ne parle pas des pays les plus pauvres du monde, je parle d’ici, ce « ici » qu’on appelle « chez nous », où des enfants partent pour la garderie ou pour l’école le ventre vide. En même temps, nous apprenons que 170 milliards de dollars ont réussi à fuir les impôts d’ici pour trouver refuge dans des banques protégées dans les paradis fiscaux. 170 milliards (il y en a probablement beaucoup plus) de beaux dollars canadiens qu’on empile à l’étranger pour éviter une redistribution de la richesse qui aiderait les plus démunis. L’hypocrisie érigée en système. Appuyée par les autorités qui ne veulent surtout pas se mettre les riches à dos.

 

Il vaut mieux abandonner l’idée de nouvelles garderies pour les enfants québécois pour diminuer la dette du Québec que de rapatrier les dollars qui pourront dormir tranquilles dans les paradis fiscaux.

 

Pendant ce temps-là, il aura fallu des jours et des jours pour que les superpuissances du monde s’organisent pour se porter au secours de 223 jeunes filles, âgées de 12 à 18 ans, enlevées dans leur école du Nigeria, par des islamistes armés qui refusent aux filles le droit à l’instruction et qui menacent maintenant de les vendre comme esclaves ou de les marier sans leur consentement. La vie ordinaire, quoi. Ce dernier événement m’a empêché de fermer l’oeil depuis qu’il s’est produit. Trop d’hommes sont fous sur cette planète. Fous à lier.

 

C’est en Chine qu’une jeune femme m’a dit un jour que Mao Tse Tung avait affirmé que « les femmes chinoises portaient la moitié du ciel ». Et celles-ci de se demander depuis cette déclaration : « qui portait l’autre moitié ? » Nous attendons toutes la réponse. Dormir en paix ne mène à rien.

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26 commentaires
  • Christian Montmarquette - Inscrit 16 mai 2014 06 h 24

    Vous avez torpillé le seul parti qui propose un revenu minimum

    «Je parle d’ici, ce « ici » qu’on appelle « chez nous », où des enfants partent pour la garderie ou pour l’école le ventre vide.» - Lise Payette

    Ne venez plus essayer de nous émouvoir avec vos larmoiements sur la pauvreté au Québec Madame Payette. Avec votre attaque en règle contre Françoise David aux dernières élections, vous avez torpillé le seul parti qui propose un revenu minimum décent et garanti, et appuyé le PQ qui donnait 800 millions en cadeau à des multinationales étrangères, pendant qu'il coupait 19 millions dans l'aide sociale.

    Vous avez parfaitement le droit d'appuyer le parti que vous voulez.

    Mais au moins, assumez-vous!

    Référence :

    Marois annonce des investissements de plus de 800 millions pour le développement du Nord

    http://www.ledevoir.com/politique/quebec/377590/ma

    • Josée Duplessis - Abonnée 16 mai 2014 07 h 02

      Voue voue être trompée de niveau de discussion Mme Salette.

    • Pierre Tessier - Inscrit 16 mai 2014 07 h 08

      À mon avis, le QS ne se veut qu'une bien pâle et triste image du Crédit social des années 60. Au moins, leurs chefs nous faisaient rire en nous débitant leurs théories loufoques, ce qui n'est pas le cas des bien trop sérieux de QS. Sachez que la redistribution de la richesse repose sur sa création d'abord. Que proposent-ils en ce sens... RIEN. Finalement, Mme Payette mérite le plus grand respect de quiconque a un minimum de mémoire de ce qu'elle a fait pour le Québec.

    • Frédéric Béland - Abonné 16 mai 2014 08 h 23

      Au pouvoir, le PQ s’est fait ramasser solidement avec son intention d’ajouter de nouveaux paliers d’imposition pour les mieux nantis et une hausse d’impôt sur les gains de capital. L’attaque virulente de la droite par l’intermédiaire des médias fut telle qu’une bonne partie de la population fut hostile au projet et le PQ dû y renoncer. Sans la complaisance actuelle des médias et des fédéralistes envers QS, pensez-vous sincèrement que ce parti pourrait faire mieux?

      Si nous voulions qu’un gouvernement du Québec applique concrètement et maintenant des mesures progressives, appuyer le PQ était la chose à faire. Au lieu d’accuser ce parti d’être à droite et lui tourner le dos, pourquoi ne pas investir ses instances pour renforcer son aile progressive? Lorsqu’on préfère élire une Manon Massé qui supplie ensuite les libéraux d’appliquer la Politique de lutte à l’itinérance élaborée par le Parti québécois, c’est un peu tordu d’y voir un gain pour la gauche.

      Quand je lis un article comme celui sur JFLisee.org, j’assume bien mon appui au PQ.

      http://jflisee.org/solidarite-philippe-couillard-s

    • Bernard Dupuis - Abonné 16 mai 2014 09 h 26

      Vous soulevez ce qui semble une belle contradiction dans les idées et les gestes de Mme Payette. Pourtant, vous n’êtes pas épargnés par vos propres contradictions. En appuyant Mme David d’abord en 2012 et en 2014, Mme Payette aurait, comme d’autres, contribué à l’élection d’un gouvernement péquiste minoritaire puis au retour au pouvoir des libéraux dix-huit mois plus tard.

      Ces derniers remettent en marche leur entreprise d’injustice (envers les familles et les étudiants entre autres) et d’impunité devant la corruption (Mme Boulet) . Ils mettent en place les politiques d’austérité prônées par la CAQ et s’engagent à mots à peine couverts à la destruction du modèle québécois.

      Ce n’est pas parce que Mme Payette appuyait le PQ qu’elle tournait le dos à la lutte contre la pauvreté des enfants et au progrès économique du Québec. Mais en appuyant la bonne Mme David, c’était pousser le parti libéral au pouvoir. Cela me rappelle l’élection du «bon Jack» et du NDP-NPD à Ottawa. Cela laissait le champ libre aux conservateurs et à leurs politiques de destruction sociale.

      Si Mme Payette avait appuyé la bonne Mme David plutôt que la pauvre Mme Marois, cela signifiait donner son appui à la politique du pire.

      Bernard Dupuis, 16|05|2014

    • Christian Montmarquette - Inscrit 16 mai 2014 10 h 12


      PQ, PLQ et CAQ : Trois partis, une seule idéologie néolibérale


      Bien naïfs ceux et celles qui prennent encore le PQ pour un parti progressiste.

      Déficit zéro, néolibéralisme, graissage des entreprises à coups de milliards et politiques d'austérité et augmentations de tarifs pour le peuple.

      Sans compter les privatisations, les coupures dans les services publiques et les politiques de développement sauvage en matières de gaz de schiste et de pétrole. Enbrige, Anticosti etc Cie!

      Ajoutez à ça, les huit années d'attentes avant un référendum, et il n'y a plus aucune espèece différences entre le PQ et le PLQ.

      Avec la CAQ, il s'agit du même dragon à droite têtes néolibéral qui défend les intérêts des banques et des entreprises avec les taxes et les impôts des petits contribuables ordinaires et il faut être aveugle pour ne pas voir ce qui saute aux yeux.

    • Bernard Dupuis - Abonné 16 mai 2014 11 h 37

      Dire qu’il n’y a aucune différence entre le PQ, la CAQ et le PLQ, c’est une affirmation beaucoup trop générale et injuste. Un mois et demi à peine après la dernière élection, on voit surgir des différences significatives.

      Les libéraux annoncent une politique d’austérité budgétaire alors que le PQ annonçait une politique d’équilibre entre la raison budgétaire et le développement économique durable. Les libéraux mettaient en place un gel du développement des services de garde, mais il a reculé. Les libéraux ne veulent même pas lire le rapport Ménard sur le gâchis du gouvernement Charest lors de la grève étudiante. Les libéraux en tolérant le témoignage de Mme Boulet montre qu’ils n’ont pas vraiment changé relativement à la corruption.

      S’il est vrai que le néolibéralisme inspire les trois partis mentionnés ci-dessus, il faut admettre que certains sont plus néolibéraux que d’autres. Mettre sur un pied d’égalité Mme Marois, M. Legault et M. Martin Couateux relève de la généralisation abusive.

      En parlant de contradictions, Québec solidaire en défendant les libertés individuelles des femmes voilées employées de l’état n’admettait-il pas lui-même son adhésion au néolibéralisme relativement à l’affirmation absolue des droits individuels?

      Bernard Dupuis, 16|06|2014

    • Christian Montmarquette - Inscrit 16 mai 2014 12 h 02


      À Bernard Dupuis,

      «’est une affirmation beaucoup trop générale et injuste. »

      Je vais vous répondre par l'essentiel.

      Autant avec le PQ et le PLQ, le Québec donne 10 milliards en cadeaux de toutes sortes aux BS corporatifs; et toute la dette publique, les coupures dans les services publiques; les hausses records des tarifs d'Hydro-Québec, les coupures sauvages dans l'aide sociale; les hausses de frais de scolarité; la taxe santé; les hausses de coût prohibitifs des médicaments; la décrépitudes de nos routes, de nos viaducs et de nos écoles en sont les consternants effets.

      Vous aurez beau prétendre que c'est un «commentaire trop général..» C'est le cancer généralisé du néolibéralisme et de la complicité des entreprises avec l'État qui en sont les premiers responsables.

      Et lâchez-nous le voile deux minutes et ayez le sens des priorités. QS appuyait «90%» des dispositions de la Charte et allait même plus loinsavec la fin du financement des écoles confessionnelles.

      Il n'est de pire aveugle que celui qui ne veut pas voir.. dit-on..

    • Gaetane Derome - Abonnée 16 mai 2014 14 h 18

      Votez QS c'est faire le jeu des federalistes..Pour ce qui est des garderies,n'est-ce pas Mme Marois sous un gouvernement pequiste qui a pilote ce dossier?
      Qu'est-ce que Mme David a propose elle?La defense du multiculturalisme et la religion dans la fonction publique..un retour en arriere.Et ce,pendant que les femmes iraniennes se battent pour avoir le droit d'enlever leurs voiles!

    • Cyril Dionne - Abonné 16 mai 2014 15 h 26

      Excellent commentaire Mme Derome. Rien à ajouter à cela. Tout est dit à propos de Québec solidaire et ce parti pseudo-laïque, pseudo-féministe et pseudo-indépendantiste.

    • Christian Montmarquette - Inscrit 16 mai 2014 17 h 08


      «Votez QS c'est faire le jeu des federalistes.» - Gaetane Derome

      Ça me fait vraiment rire quand j'entends encore des trucs pareils malgré la réalité qui frappe de toute sa lumière!

      Le PQ n'a pas planté dans les sondages quand QS s'est présenté. Le PQ a planté dans les sondages quand Pierre Karl Péladeau est débarqué poing levé dans Saint-Jérôme et tout le monde le sait!

      Et je ne vois pas comment on peut faire pire du côté du fédéralisme qu'en répétant cent fois comme Pauline Marois s'est appliqué à le faire, que ces élections n'étaient pas des élections sur un référendum, mais sur un mandat de gouverner. Et ceci, alors que QS est formel pour enclencher le processus référendaire dans les 6 mois d'une prise du pouvoir.

      Le PQ peut bien être tombé à «19%» dans les sondages avec toutes ses ruptures de promesses, son virage à droite et son abandon de la question nationale durant «8 ans!» tel que promis par Pauline Marois.

      Pire encore, le PQ est pathétique de blâmer sans cesse les autres pour ses propres erreurs et incapable d'une analyse adulte et sérieuse sur les raisons de sa dégelée des dernières élections.

      Si on peut souhaiter une chose aux péquistes pour ses prochaines années au banc.. C'est un minimum d'humilité et beaucoup plus de lucidité...

      Référence :

      «L’effet PKP profite aux libéraux de Couillard » - Le Devoir


      http://www.ledevoir.com/politique/quebec/402752/so

    • Bernard Dupuis - Abonné 16 mai 2014 17 h 15

      Mme Salette,

      Vous soulevez toute sorte de problèmes qui n’ont pas nécessairement de liens avec la théorie du néolibéralisme. Le néolibéralisme est une doctrine économique qui veut que l’État intervienne le moins possible sauf pour protéger le marché. Or vous parlez constamment de l’intervention de l’État du Québec relativement au développement économique, à la production de l’hydro-électricité, à l’aide social, aux frais de scolarité, aux services de santé. Vous souhaitez, à juste titre, que l’État intervienne davantage pour contrôler le prix des médicaments, l’amélioration des routes, des viaducs et des écoles.

      Le néolibéralisme ne consiste-t-il pas à faire en sorte que l’État n’intervienne que dans les domaines de l’administration, de la police et de l’armée? Or vous montrez vous-mêmes que le Québec est bien loin de ce système. Lorsque vous dites que c’est «le cancer généralisé du néolibéralisme», il me semble qu’il y a là une généralisation incroyable inapplicable au PQ.

      Si la population a préféré les Libéraux au PQ, c’est qu’elle trouvait que ce dernier intervenait trop sur la société québécoise : trop d’investissement dans la création d’emploi, trop de services de garde, trop d’investissements en éducation. Il lui fut reproché par la CAQ de ne pas assez couper en aide sociale, en santé, dans les commissions scolaires. En fait, la population a chassé Mme Marois du pouvoir parce qu’elle n’était pas assez néolibérale.

      Bernard Dupuis, 16|06|2014

    • Christian Montmarquette - Inscrit 16 mai 2014 17 h 41

      «Vous soulevez toute sorte de problèmes qui n’ont pas nécessairement de liens avec la théorie du néolibéralisme.» - Bernard Dupuis,

      Le néolibéralisme, c'est aussi l'asservissement de l'État aux intérêts de l’entreprise privée, au détriment des intérêts des citoyens et des services publics.

      Or, comment voulez-vous que l'État s’acquitte de ses responsabilités les plus essentielles et les plus fondamentales, quand des partis politiques comme le PQ, le PLQ et la CAQ se mettent à genoux devant les multinationales et l'entreprise privée en leur livrant 10 milliards par année! .. de nos de nos deniers publics et de marge de manœuvre dont l'État aurait besoin pour s’acquitter de ses responsabilités?

      Un plus un font deux M. Dupuis.

      Quand le gouvernement donne le bien public aux entreprises, il ne faut pas être bien malin pour comprendre qu'il ne reste à peu près rien pour soutenir les services publics. La suite on la connait.. On les privatisent en les abandonnant entre des mains cupides des capitalistes dont l'essentiel de la mission n'est pas de donner les meilleurs services au meilleur coût possible, mais d'augmenter sans cesse leur marge de profits.

      Permettez-moi de vous laisser sur cette citation de Franklin Delano Roosevelt, un des plus grands président américains et homme politique de l'histoire contemporaine...


      «La liberté dans une démocratie n’est pas assurée, si le peuple tolère que la puissance privé grandisse au point qu’elle devienne plus forte que l’État démocratique lui-même. Ce qui, fondamentalement, est le fascisme.»-Franklin Delano Roosevelt

    • Bernard Dupuis - Abonné 17 mai 2014 00 h 05

      Vous passez d'une généralité à l'autre. Le fascisme n'a rien à voir avec ``une puissance privée``. Au contraire, c'est une puissance étatique totalitaire. La Gestapo avait le droit, en vertu d'une ordonnance de l'État, de ne respecter aucune loi antérieure au nationalisme socialiste. Vous mélangez bien des choses...

      Bernard Dupuis.

  • Jean-Marc Simard - Abonné 16 mai 2014 06 h 37

    L'amour est la clé...

    Je viens de finir le visionnement d'un vidéo d'Hubert Reeves sur youtube, relatant une conférence donnée au festival d'Astronomie de Fleurance en 2013...Toutes les réponses à votre questionnement, Madame Payette, sont dans ce vidéo...Vous avez raison, l'humanité est en crise, en crise contre elle-même et ses croyances, en crise financière provoquée par une idéologie néo-capitaliste qui renforce les élans égoistes des richards, en crise engendrée par une économie non adaptée aux conditions naturelles pour que la vie continue son essor...L'homme est à la fois le problème et la solution...Tout est question de volonté...Pour s'en sortir, l'Humain doit apprendre à aimer, aimer les autres humains, aimer la terre, aimer la vie...Malheureusement, on est encore loin de la coupe aux lèvres...Pour s'en sortir, l'humain doit changer complètement sa culture d'appropriation actuelle qui l'entraîne vers un goulôt d'étranglement. Il doit se remettre en harmonie avec Dame Nature et avec les mécanismes qui font évoluer la vie...Et pour créer cette harmonie il doit apprendre à aimer...Ce qui n'est pas une mince tâche, car il trouve toujours plus stimulant l'appât du gain à court terme que la préservation de la vie à long terme...Il ne se rend pas compte, pauvre lui, que la poursuite aveugle de l'avoir est en train de tuer l'être, que son esprit est habité par de faux dieux qui le poussent au meurtre, meurtre de la vie, meutre des animaux, meurtre de ses congénères, qu'il est en train de construire les bases de sa propre destruction...Une grave crise est déjà en marche qui va tous nous empêcher de dormir...Restez éveiller, elle arrive à grands pas...Bientôt l'argent accumulé ne vaudra plus un sous et l'avoir amassé n'aura plus aucune valeur...Mais si l'humain savait aimer, tout serait tellement plus beau...

  • Lise Bélanger - Abonnée 16 mai 2014 07 h 31

    Qu'est-ce qui mène le monde? Le pouvoir (richesse incluse) et le sexe (à son sens habituel et également le sexe dit fort).

    L'humain n'a pas encore évolué sur ces points...bien sur il y a eu le Christ....

    Tenter de mettre l'amour, l'humain comme principal moteur de nos sociétés...on est loin de la coupe aux lèvres mais il y a de l'espoir.

    On le fait à petite échelle, dans nos familles et lieux de travail, parfois.

    Mais je crois que malgré toute l'horreur présente, un mieux être se dessine à l'horizon, malheureusement je ne vivrai certainement pas assez longtemps pour le voir.

    Ne pas évoluer en ce sens, nous conduira à la disparition de l'humanité.

    Mais il renaîtra peut-être de ces cendres un nouvel être amélioré. Je suis optimiste à une méga échelle.

    Pour nous présentement, la seule chose est de travailler, agir dans le sens de l'amour, la justice, petits pas à petits pas.

    C'est en se désolant pour les petits ventres creux comme le fait Madamr Payette, en agissant pour leur rendre une vie acceptable que nous évoluerons.

    Quant à Madame David, on ne peut qu'être d'accord avec elle sur ce point. Malheureusement, Madame David n'a aucunement la compétence de diriger un pays.

  • Jean Lapointe - Abonné 16 mai 2014 08 h 40

    Je me suis consolé en regardant l'Apocalypse

    Je me suis consolé en regardant la série d'émissions sur la première guerre mondiale à la télévision.

    La situation mondiale est quand même un peu meilleure qu' elle l'était de 1914 à 1918.

    Et elle est quand même meilleure qu'elle l'était de 1939 à 1945.

    Les horreurs qui ont été commises pendant ces deux guerres sont incommensurables.

    Comment les humains peuvent-ils en arriver à commettre de telles horreurs?

    Est-ce que c'est rêver que de vouloir un monde meilleur?

    On n'a pas le choix. On ne peut qu'essayer tout au moins.

    • Jean-Marc Simard - Abonné 16 mai 2014 09 h 45

      Essayer d'harmoniser 7 milliards d'égos n'est pas chose facile. Faudrait que tous chantent à l'unisson la même chanson et acceptent de faire partie de la même chorale...Et pourtant, vous avez raison, on avance, mais pas partout au même diapason...

    • Pierre Poulin - Abonné 16 mai 2014 16 h 15

      «Comment les humains peuvent-ils en arriver à commettre de telles horreurs?»

      La montée des nationalismes ?

  • Étienne Duclos-Murphy - Inscrit 16 mai 2014 10 h 46

    moi je dors très bien

    moi je dors très bien, et le jour que le mal me touchera ou touchera mes proches je me batterai comme un acharné... d'ici là j'ai ni la capacité de signer des chèques de million de dollar ni le courage d'aller chercher moi même les filles détenues par boko haram...

    j'crois qu'être capable d'être heureux dans un monde comme le notre est plus courageux que s'abandonner dans la constatation du côté sombre de l'humain.

    "peace", comme on dit par chez nous!