Une élection «à l’aveugle»

Déguster un vin à l’aveugle veut dire identifier le vin correctement en n’ayant aucune information sur son origine, l’année de sa mise en bouteille ou le nom de son producteur. Grâce à la décision de la commission Charbonneau d’arrêter ses travaux pendant la campagne électorale, nous avons dû voter « à l’aveugle », sans avoir accès à l’information qui nous aurait aidés à poser un geste démocratique ET éclairé. C’est un constat. Même si je reconnais que la Commission est libre de ses décisions, autant je regretterai toujours le temps perdu autour de n’importe quoi pour ne pas aborder trop tôt les questions politiques.

 

Il est trop tard pour changer quoi que ce soit à l’effet produit. À moins qu’une fois partis, nous décidions dans la même démarche et pour soulager les citoyens et citoyennes d’avoir à réfléchir un peu, donner leur opinion et devoir faire le voyage jusqu’à l’isoloir à quelques reprises durant leur vie, on pourrait envisager de garder les 70 députés libéraux à vie et de mettre tous les autres à la porte. Il n’y aurait plus de prises de bec dans le Salon bleu et plus de périodes de questions, jamais, sur rien. On pourrait aussi, discrètement, en profiter pour interdire les postes politiques aux femmes sans exception. Ça va tellement mieux entre mâles pour déterminer ce qui est bon pour le bon peuple qui, lui, n’arrête pas de répéter qu’il ne veut pas être dérangé par des élections ou un appel aux urnes. Il en a plein les bottes d’être consulté. Il ne veut surtout pas répondre à une question qui lui fait tellement peur qu’il aime mieux ne pas la connaître. En ce vendredi matin, c’est à ça que ressemble une partie de nos concitoyens et concitoyennes. Dans le genre : svp, ne plus déranger ! Ça ne fait pas une démocratie forte.

 

Je blague bien sûr. Quatre jours après l’une des soirées les plus douloureuses de nos vies, on a le choix entre la déprime ou l’humour. Comme je sais que la déprime ne mène jamais à rien, laissez-moi me ranger du côté de l’humour.

 

Vaut mieux en rire…

 

Dans de nombreux autres pays du monde, le bon peuple fait la queue pendant des heures, sous la protection de l’armée en armes, tellement on craint les attaques à la bombe pour empêcher le vote d’avoir lieu. Pas de ça ici. On a beau favoriser toutes les méthodes connues pour faciliter l’expression de ses choix au peuple — comme le fait de voter avant tout le monde, ou de voter par la poste, aussi bien que de voter dans son école et même voter chez soi —, mais malgré tout ça, on se plaint tout le temps que ça revient trop souvent, qu’on n’a pas que ça à faire et que finalement, ça sert à quoi « puisqu’ils sont tous pareils ». Entendez par là « tous pourris » évidemment. Comment voulez-vous qu’on s’en sorte ?

 

La seule explication possible, c’est que les Québécois portent dans leurs veines, comme une tare, la peur de déranger. Se taire et endurer, nous savons très bien faire ça. L’Église s’est chargée de nous le rentrer dans le crâne. L’audace de s’affirmer, de réclamer son dû, de choisir ses dirigeants et de décider de son avenir comme peuple, autant de droits fondamentaux dont il ne faut jamais parler autrement qu’en s’excusant d’abord de prendre autant de place. Prendre le moins de place possible pourrait devenir notre devise et nous conviendrait bien mieux que « Je me souviens ».

 

Donc, selon de fins analystes, l’élection de lundi dernier devrait être le dernier sursaut de ceux et celles qui préfèrent la fierté à l’humiliation, de ceux et celles qui veillent à la survie d’une culture francophone et formidablement riche, celle d’un peuple vivant aux quatre vents, à la recherche de solutions justes et honnêtes à son besoin d’identité propre. Si c’était vrai que tout ça est mort lundi dernier, il faudrait tous prendre le deuil.

 

Nous n’en sommes pas là, heureusement. Il ne faut jamais enterrer un rêve ! Les adversaires ont tort de penser que l’élection de lundi l’a fait. Un rêve non réalisé finit toujours par se reconstruire, plus grand encore que ce qu’il espérait avant qu’on ne le tasse dans un coin. Un rêve se lègue de génération en génération, jusqu’au jour où le rêve se réalise.

 

Notre rêve, avec son désir de mieux en mieux défini, toujours grandissant et sans violence, finira par nous mener à bon port. Des enfants de 11 et 12 ans m’ont écrit récemment pour me dire : « Ne vous inquiétez pas de la relève, nous sommes là. » Léguer à nos enfants et petits-enfants le désir de vivre debout est un cadeau inestimable.

 

Je remercie Pauline Marois pour l’exemple formidable qu’elle aura été pour toutes les femmes et je lui souhaite, du fond du coeur, d’être heureuse.

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51 commentaires
  • Mario Leroux - Inscrit 11 avril 2014 02 h 06

    Non

    Non Mme Payette,
    Une élection où les québecois ont été éclairés par leur intelligence et ont vu la stratégie ratée du PQ.Vive la démocratie!

    • Colette Pagé - Inscrite 11 avril 2014 10 h 44

      Avec respect, je vous dirai que les Québécois souffrent à l'évidence d'amnésie collective pour avoir rapidement oublié les 9 ans de règne libéral et avoir eu peur sans raison d'un référendum jamais annoncé, peur entretenu par le Parti libéral qui a été élu par défaut. Il est vrai par contre qu'en regard de la Charte le PQ aurait été bien avisé de s'entendre avec la CAQ et d'adopter le projet de Loi Mourir dans la dignité. Le pire je pense que le PQ n'avait même pas de stratégie et que les stratèges ont échoué lamentablement.

    • Pierre Brosseau - Abonné 11 avril 2014 19 h 55

      M. Gélinas,
      je suis tout à fait d'accord avec vous. Les stratèges péquistes ont eu tout faux, depuis le refus de faire adopter la charte et la loi sur l'amélioraton des conditions de fin de vie avec l'appui de la CAQ, jusqu'à la décision de déclencher les élections plutôt que de laisser aux libéraux et caquistes l'odieux de défaire le budget.

      La Commision Charbonneau aurait pu continuer son mandat et faire connaître ce que nous savons déjà, à savoir le financement illégal pratiqué à grande échelle par les Libéraux, après sa lamentable performance qui a réussi de faire de Rambo Gauthier un héros.

      Mais on refait pas l'histoire. Les Québécois aiment se faire rouler dans la farine. On va maintenant passer à la poêle !

      Bon mandat, M. Couillard. Amusez-vous bien.

      Pierre Brtosseau

  • Claude Champagne - Inscrit 11 avril 2014 05 h 11

    Quel bonheur et honneur que vous soyez là

    Mme Payette, je vous souhaite longue vie en santé, d'un surtout pour vous et vos proches et de deux pour moi et ceux qui partage votre sagesse. C'est la première fois cette semaine que je souris, j'exagère comme vous le dite si bien mais il faut en rire. Merci pour votre commentaire d'espoir car il m'en manque cruellement, j'ai tellement perdu confiance, c'est irréel de voir devant mes yeux, un parti porté au pouvoir comme si 2003-12 n'a jamais existé. J'ai eu l'impression que pendant 18 mois et la campagne que c'était le PQ qui a trahi les Québécois pendant 9 ans, ça faite mal. Avec le temps l'analyse de la défaite arrivera. Il en résulte une combine de facteur, ce que je suis sûr les gens n'ont pas voté contre le gouvernement de 18 mois mais ils ont voté contre la peur. C'est fou et tordu la propagande de tous les jours, sur les réseaux sociaux, les commentaires laissé ici et les médias de tous les réseaux. Ils ont réussi à démoniser le PQ et Mme Marois, c'était triste. J'ai encore la conviction que le PQ, leur intention était et demeure à gouverner pour le peuple, leur servir et non le contraire. Merci Mme Payette et au prochain rendez-vous.

    • Sol Wandelmaier - Inscrite 11 avril 2014 07 h 29

      Mauvaise analyse! M. Champagne..Les québécois ont dit NON pour la troisième fois à l'indépendance...Tout le reste est une rationalisation et des excuses..

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 11 avril 2014 08 h 54

      « tout le reste », c'est un bon 25% de la population qui croit en toute légitimité en un projet qui mérite votre respect et le mien.

      « tout le reste », c'est 7% de la population qui croit en toute légitimité que nous devrions tasser plus à gauche.

      « tout le reste », c'est 23% de la population qui souhaite au contraire que nous réduisions la taille de l'État. On peut être d'accord ou pas.

      « tout le reste », c'est donc les aspirations divergentes et légitimes de la majorité de la population qui s'est aussi donné un parti de gouvernement dont la légitimité se mesurera à sa capacité à gouverner au nom de tous, souverainistes compris.

      Votre discours ne diffère pas tellement de celui de bien des souverainistes amers, pour qui l'avis des autres n'est jamais qu'un reste méprisable, selon que ces autres sont des colonisés peureux de fédéralistes ou des séparatistes rêveurs et dogmatiques. Tous s'entendant pour désigner ces autres comme les ennemis du peuple.

      De sorte, que de peuple, il n'y en aurait plus, en somme, tant on lui compte d'ennemis en tous genre.

      C'est mon motto : 100% de la population aura gagné ses élections si nous faisons en sorte que le parlement soit gouverné en son nom et non seulement en celui de la frange qui a élu le PLQ... comme le PQ aurait dû avoir le bon sens de le faire au lieu de demander les clés de la maison pour lui seul.

    • Claude Champagne - Inscrit 11 avril 2014 10 h 10

      Comme je m'attendais à ce genre de réplique. pour l'ixième fois c'était une élection pour continuer, le nettoyage de la m... libéral. L'état des finances lamentable. La commission Charbonneau je n'y crois plus, le même parti pour qui cette commission a été mis au monde, dû à la pression populaire 90%. Revient pour l'étouffer. Là je cherche où son "tout le reste est une rationalisation et des excuses...". Ce n'est pas en enfonçant le clou, que votre argument soit crédible. Svp fêté au village des feds mais de grâce, ayez un peu de respect pour l'adversaire, nous ne sommes pas d'accord mais tout ce que j'ai lu et entendu me dégoute. La classe n'était pas au rendez-vous.« L'ennui avec l'humilité, c'est qu'on ne peut pas s'en vanter. Gênes Brown»

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 11 avril 2014 12 h 19

      « C'était une élection pour continuer, le nettoyage de la m... libéral ».

      Vous avez bien le droit de penser qu'un tel nettoyage était nécessaire et que l'élection d'un PQ majoritaire était le seul moyen d'y parvenir.

      Cependant, on se ferait inutilement mal à penser que les 75% qui n'ont pas voté péquiste l'ont fait par aveuglement ou même pire parce qu'ils étaient tout disposés à s'accommoder d'un gouvernement corrompu.

      Les péquistes devront se mettre très attentivement à l'écoute des motivations des électeurs... à moins qu'ils ne les estiment d'avance si tarés qu'ils soient incapables du moindre discernement. Si c'est le cas, votre désespoir m'attristerait un peu, m'irriterait beaucoup et me déterminerait pour de bon à ne plus prêter l'oreille à un parti qui semble attendre de ses concitoyens qu'ils s'amendent. Hors de l'Église, point de salut, disait-on autrefois. Je suis au tout bord de prendre le risque d'une autre excommunication... sans me morfondre en craintes et tremblements à l'idée de l'enfer auquel je serai voué.

    • Mario Leroux - Inscrit 11 avril 2014 12 h 24

      La classe n°était pas au rendez-vous......du mépris tout craché!
      La Russie accueille beaucoup de gens sensé et un peu fortuné...il est encore temps M.Champagne.

    • Bernard Plante - Abonné 11 avril 2014 13 h 24

      Tiens, tiens! Mme Wandelmayer qui reprend du service après une surprenante absence durant l'ensemble de la période électorale!

      Étrange absence suivie d'un retour à la normale...

    • Claude Champagne - Inscrit 11 avril 2014 16 h 35

      Bien noté m. Plante, quand même bizarre...

    • Sol Wandelmaier - Inscrite 11 avril 2014 19 h 33

      Cher M. Plante...Madame Wandelmaier a fait un beau voyage en mars en Asie: Chine, Corée du sud, Vietnam, Japon, Taiwan et Thailand..

      Elle a eu la chance d'échapper à toute la petitesse et mesquinerie partisane de la campagne électorale...Elle a eu la chance d'élargir son esprit en observant et absorbant tout ce que de nouveaux horizons ont à offrir...
      D'autant plus que, j'étais une des rares, dans ces pages à ne pas croire à une majorité péquiste..J'étais une des rares à penser que madame Marois vendait la peau de l'ours avant de l'avoir tué et qu'elle se voyait déjà présidente du nouveau pays..

  • Carole Jean - Inscrite 11 avril 2014 05 h 21

    Référendum : Plus de chèque en blanc de la part de la population


    Le message que l’électorat envoie au Parti québécois avec le résultat de l’élection du 7 avril est clair : il ne peut plus espérer recevoir de chèque en blanc de la part de la population pour tenir ou non un référendum sur l’avenir du Québec et pour faire à sa guise en la matière. Avant de tenir ou non un tel référendum, la population devra en avoir été prévenue et l’avoir accepté clairement lors d’une élection. La population n’est plus prête à accepter qu’on lui fasse les cachotteries sur une question aussi importante.

    Il s’agit d’une conclusion dévastatrice pour le PQ, car il devra être plus précis sur son objectif à long terme, l’indépendance politique du Québec, et sur ses propositions électorales plus immédiates de former un bon gouvernement. L’article un de son programme permanent devra nécessairement être revu et précisé. Il ne peut plus faire comme avant. Comme le dit justement l’ex ministre Bernard Drainville, « le lien de confiance entre le Parti québécois et les citoyens est brisé » et cette confiance devra être reconquise.

    D’ailleurs, à bien y penser, où était le programme électoral du parti de Mme Marois dans cette élection bâclée ? On dira que le parti de M. Couillard n’en avait pas non plus, mais un parti qui dirige le gouvernement a une plus grande responsabilité qu’un parti d’opposition.

    • Chantale Desjardins - Inscrite 11 avril 2014 07 h 19

      Le programme du PQ etait clair mais si vous ne savez pas lire c'est votre probleme. L'aveuglement liberal rend l'esprit amnesique.

    • Sol Wandelmaier - Inscrite 11 avril 2014 07 h 36

      Le PQ n'a jamais mis sur la table le plan clair et précis de ce que serait un nouveau pays...à commencer par le budget de l'an UN...Un concept laissé totalement dans le vague car les détails seraient tellement décourageants!

      Effectivement, comme vous dites et comme je l'ai répété de nombreuses fois: le PQ demande un chèque en blanc à l'Homme de la rue qui est loin d'être stupide!

    • Carole Jean - Inscrite 11 avril 2014 08 h 58

      @ Mme Desjardins

      Pour votre gouverne, j’ai voté PQ.
      Je constate cependant que les meilleurs alliés des libéraux sont les fanatiques du PQ.

    • Marc Audet - Inscrit 11 avril 2014 13 h 32

      Moi, j ai toujours vote PQ avec coeur et conviction, mais avec la charte et les signes austentatoires, mon coeur et ma tete allais a contre sens et ma tete a gagne. Souvreniste decu de la victoire majoritaire des liberaux, des voleurs corrompus confirmes. Je suis evidement pas le seul pequiste decu de la charte. Ma tete passe avant mon coeur briser. comment voir un troisieme non avec le resultat de l election je suis l exemple parfait

    • Hélène Paulette - Abonnée 11 avril 2014 16 h 21

      "Le PQ n'a jamais mis sur la table le plan clair et précis de ce que serait un nouveau pays...à commencer par le budget de l'an UN."
      Excusez-moi madame Wandermermier, mais vous faites erreur... Profitez de votre ordinateur et faites des recherches. Il ne faut pas prendre parole de fédéraliste pour vérité pure...

  • Guy Rivest - Inscrit 11 avril 2014 06 h 01

    Devise

    Je proposerais une autre devise pour le Québec, celle qui conviendrait mieux à un peuple colonisé qui a peur de son ombre : Ni oui ni non, bien au contraire.

    • André Le Belge - Inscrit 11 avril 2014 10 h 24

      Excellente devise « Ni oui ni non, bien au contraire.»
      Je vote pour!

    • Carole Minguy - Inscrite 11 avril 2014 13 h 07

      Quelqu'un m'a dit récemment qu'on devrait changer le "je me souviens" par "on a tout oublié".

    • Claude Champagne - Inscrit 11 avril 2014 15 h 26

      «Je me souviens de rien» voilà c'est très d'actualité.

  • Jacquelin Beaulieu - Abonné 11 avril 2014 07 h 30

    Si seulement on était aveugle ......

    Mais force est d'admettre qu'une partie de notre peuple manque de CONFIANCE et de COURAGE lorsqu'il est temps de décider de notre avenir comme peuple .... Il faut admettre que les nationalistes MOUS qui appluyaient la charte intégralement se sont dégonflés a la vue d'un référendum possible en cours de mandat ..... Ces peureux se sont déglonflés pour éviter d'avoir a débattre et dire oui ou non et sont passé au libéraux majoritairement .... Certains furent frappés d'un atavisme profond et l'adn du courage était absent pour plusieurs .... C'est malheureusement notre plus grande faiblesse mais la jeune génération a moins peur mais il reste a les convaincre ......

    • Clermont Domingue - Abonné 11 avril 2014 09 h 48

      Notre petit peuple est déjà avalé par ceux qui nous ont vaincus et par ceux que nous avons accueillis.A l'élection, le PLQ part avec 50 comtés déjà gagnés.Faute d'avoir assimilés nos immigrants, il nous reste à nous intégrer.Telle intégration n'est pas un malheur pour nous,puisque les nouveaux Québécois nous rapportent nos valeurs:le goùt de la vie, le sens de la famille,l'ardeur au travail,le courage,la fierté d'ètre...et en prime, des langues dont ils sont fiers. Clermont Domingue.

    • Richard Maltais Desjardins - Abonné 11 avril 2014 12 h 07

      Monsieur Domingue, je craignais que vous début nous lance de cette division entre nous et les autres. Mais je craindrais que pour vous, il n'y ait plus que les autres, le « nous » du petit peuple français d'Amérique étant complètement annulé, à terme.

      Je ne sais pas trop à quoi va ressembler le Québec de demain. Tout ce que j'espère, c'est qu'il ne soit pas confisqué par quiconque, même par les québécois dits de souche. La majorité francophone et laïque ne pourra survivre et prospérer qu'à la condition non d'assimiler les autres, mais de mettre leurs différences à contribution dans la construction de quelque chose de neuf. Comme les sont nos enfants, dont on voudrait tant qu'ils nous ressemblent mais qui ne peuvent être qu'à se distinguer de nous.

    • Marc Audet - Inscrit 11 avril 2014 13 h 52

      @R Desjardins Bravo tres bien