D’autres vivants

Quelle tête je fais ? Un peu la même que la vôtre. Elles partagent cet air dépité, la gueule de condamnés à un mois de campagne électorale.

 

C’est un peu le drame de la démocratie. Ces quelques semaines où, enfin, notre avenir collectif prend toute la place. Dans l’actualité se révèlent un chapelet de campagnes publicitaires où des chefs paradent, condamnés à l’irréprochabilité par des faiseurs d’images qui leur font répéter des discours soigneusement manucurés, émaillés de slogans parfaitement débiles.

 

Avec un chef qu’on s’offre et l’insondable nature des « vraies affaires » au menu.

 

D’où cet air que nous avons : l’impression d’avoir à subir quatre semaines d’une torture qui ressemblerait aux Lions de Cannes, mais à l’envers : un festival qui récompenserait finalement les moins créatifs des publicitaires.

 

Et on n’a pas encore dit un mot sur le fond, qui consiste à planter dans sa cour une ribambelle d’épouvantails.

 

Il n’a pas fallu 30 secondes pour que François Legault ressorte la cassette des vieux partis qu’il répète comme un 33 tours rayé. Il a beau tenir à bout de bras un parti sur le respirateur artificiel et affirmer qu’il n’a pas abandonné l’idée d’un Québec aux finances plus saines (qui peut être contre cela ?), il ne peut faire autrement que d’entretenir le peu d’amour qui lui reste en donnant des surnoms d’écolier à ses adversaires en espérant qu’il colle dans la tête des électeurs.

 

En ce qui concerne Philippe Couillard, les faiseurs d’images lui ont enjoint de laisser de côté le ton du rassurant Calinours qu’on lui connaissait. Sa « détestation » du Parti québécois n’est sûrement pas feinte, par contre : c’est beaucoup l’ambiance générale chez les libéraux, si j’en crois les gens du parti qu’il m’arrive de croiser. Mais la toxicité n’est pas nécessairement là où on le croit. Le PQ n’a pas le monopole des budgets hémophiles, et réduire le discours identitaire que sous-tend la charte à un enjeu qui ne ferait pas partie des véritables préoccupations, c’est se mettre si profondément la tête dans le sable qu’on risque de manquer d’air.

 

Les autres partis ne sont pas non plus en manque de repoussoirs.

 

C’est le Canada chez Option nationale, le Grand Capital chez Québec solidaire. C’est l’Autre au Parti québécois. On se gardera bien de le présenter comme tel, et bien sûr, dans presque tout son contenu, la charte de la laïcité est effectivement un outil d’inclusion. Mais quand Bernard Drainville accuse les anti-charte qui en ont surtout contre les mesures sur les signes religieux ostentatoires d’être méprisants, je réprime un peu le goût de hurler.

 

Comme si l’instrumentalisation de cette charte, comme si ajouter cette toute petite chose que sont les signes ostentatoires tout en conservant le crucifix à l’Assemblée nationale et ainsi convoquer un peu de xénophobie ambiante, comme si ça, ce n’était pas aussi une forme parfaitement étudiée de mépris.

 

Pour l’électeur qu’on ferre avec un vieil hameçon rouillé.

 

Et c’est ainsi qu’on se retrouve à voter contre. Ou à voter stratégique, ce qui est pire encore.

 

On vote contre l’indépendance, la corruption ou l’apparence de corruption. Contre les candidats opportunistes, contre les pelleteux de nuages, contre les voies réservées au transport en commun, contre la gestion du système de santé ou la souveraineté intermittente. On vote pour ce type qu’on n’aime pas, mais pour empêcher l’autre qu’on aime encore moins de prendre le pouvoir.

 

C’est parfois un peu dur à expliquer, d’ailleurs.

 

Jeudi, ma fille de neuf ans me demande : « As-tu voté pour Pauline la dernière fois ? » Je lui ai répondu que j’avais surtout voté contre le Parti libéral. Contre Jean Charest qui avait manufacturé une crise sociale pour mieux faire oublier l’odeur de corruption qui planait autour de son parti…

 

« Mais as-tu voté pour Pauline ? »

 

C’est dans la simplicité des questions des enfants qu’on mesure l’étendue du territoire qui nous sépare du bon chemin. Comme ici : celui d’embrasser une idée, de la trimbaler avec soi jusque dans l’isoloir.

 

Je déteste les campagnes électorales parce que je m’y sens orphelin. Pas seulement d’un parti, surtout de l’idée que je me fais de la politique, qui est nécessairement idéaliste.

 

Mais peut-être que c’est un peu ma faute. Peut-être que ma détestation du versant le plus bête de la politique est aussi un refuge qui m’empêche de m’engager, et donc de me tromper ?

 

C’est comme ça que j’aborderai les prochaines chroniques de cette campagne. Avec le désir de sonder ceux qui entrent dans ce jeu avec les meilleures intentions. Pas des fabricants d’images. Ceux qui ont la foi.

 

J’avais été frappé par celle des militants d’Option nationale, il y a 18 mois, le soir du scrutin. C’était ma première chronique au Devoir, d’ailleurs. J’ai à nouveau envie de lumière. De serrer la main d’autres vivants.

18 commentaires
  • Normand Carrier - Abonné 8 mars 2014 08 h 03

    L'art de couper les cheveux en quatre ....

    Durant que certains intellos réfléchissent et ont beaucoup de difficultés a trancher car ils analysent et psychanalisent ce monde imparfait de politiciens qui ne sont que le reflet du monde en général , plusieurs magrébiennes dont une juive se présentent pour le PQ pour défendre la charte et ses valeurs .... Ces femmes qui ont connu l'intégrisme n'ont pas peur de faire valoir leurs idées et démontrent plus de courage que certains des notres ......

  • yannick Pouliot - Abonné 8 mars 2014 08 h 10

    L'AUTRE ET TOUS LES AUTRES...

    "L'adversaire.....c'est l’Autre au Parti québécois."


    Pardonnez-moi M. Desjardins, je trouve cette affirmation assez courte et joue le jeu que vous dénoncez précisément.

    Il est vrai que j'ai, moi aussi, la mèche un peu courte sur le sujet mais j'inviterais touS les opposants de la charte à faire un exercice relativement simple, pour peu que l'on soit capable d'empathie.

    Je suis homosexuel et la violence sociale qui se jète sur cette minorité dès l'enfance est assez difficile à imaginer pour ceux qui n'en font pas partie. C'est simplement une acuité qui vient avec l'expérience que l'on vit ou pas. À ce sujet, il est toujours éclairant de Se rappeler que l'homosexualité chez les jeunes gens explique encore la majorité des suicides...mais ça, c'est encore un tabou dont il ne faut parler.

    Je ne veux pas me plaindre outre mesure car ma vie adulte est épanouie, elle me ressemble. S'il en est ainsi, c'est que l'État dont je suis le citoyen a légiférer pour que les femmes et hommes gais ne souffrent plus d'aucune discrimination.

    Ça, c'est l'État.

    En parrallèle, vous avez des institutions religieuses qui, frontalement faut-il le rappeler, nous ostracisent et nous condamnent. TOUTES RELIGIONS nous condamnent! Pourrait-on tolérer au sein de l'état même une adhésion à une religion ouvertement raciste envers les noirs....ou les chroniqueur et journalistes?

    Évidemment, et fort heureusement, touts les pratiquants de toutes les religions ne sont pas homophobes. Toutefois, ceux-ci ont le devoir et la responsabilité qu'en adhérant à une pratique religieuse et en portant des signes qui renvoient à cette pratique, ils adhèrent à un discours officiel, à un dogme qui condamne une grande partie de la population. En sommes-nous rendus à trouver ça tolérable, acceptable.

    Si l'on s'autorise à faire toujours les sempiternels raccourcis concernant la charte, oui on peut se drapper dans l'ouverture à l'autre en oubliant qu 'elle endosse aussi d'autres intolérances.

    • Céline A. Massicotte - Inscrite 9 mars 2014 15 h 22

      Un lien boîteux

      Que toutes les religions condamnent l'homosexitalité, et soit dit en passant presqu'exclusivement masculine, c'est une vérité. Par contre le lien que vous faites entre ceux qui portent des signes dits ostentatoires et l'homophobie est non seulement inaproprié mais tendancieux: il s'agit d'un autre forme de racisme, mais religieux celui là. J'y reviendrai.

      Puisque la religions catholique est la plus misogyne de toutes (référence unanimité dans la série Mon Dieu, sur Hstoria) interdisant le mariage des prêtres, la contraception et l'avortement, et où le seul rôle des femmes en est un de servante, et qui en comme les autres condamne l'homosexualité, il est assez étrange que vous ne remettiez pas en question le crucifix de Duplessis à l'assemblée nationale, lui qui rappelle entre autres les ententes entre l'état québécois de l'époque et les religieux qui ont profité de toutes les manières de ceux qu'on a appelé les orphelin de Duplessis, mais aussi à l'encontre du cardinal (ou archevêque on m'excusera) Charbonneau. pour avoir appuyé les grévistes dans une grève réglée principalement dans la violence.

      C'est bien beau défendre les nôtres, mais il faut aussi défendre ceux qui ont menée des vies de chiens, non scolarisés et brisé par la violence sexuelle de certains religieux, et faire respecteur leur mémoire.

      L'état accepte encore beacoup des religions: les ECR, dans nos écoles, n'ont aucun regard critique sur celles-ci, et dans pas mal d'hôpitaux il y a encore des crucifix dans les chambre. Alors n'est-ce pas une forme de racisme pervers que de ne s'en prendre qu'aux femmes musulmanes portant le voile, tolérant des propos comme ceux Mme Filliatrault les traitant de folles. Aucune réaction de Marois, Jeannette Bertrand ou Drainville,

      Élargir votre regard ne vous ferait pas de tort, disons.

    • yannick Pouliot - Abonné 12 mars 2014 00 h 33

      à Mme Céline Massicotte,

      Un lien boîteux??

      Je mets en relief qu'il y a une évidente collision entre un État gardien des droits fondamentaux supérieurs et les religions (toutes dois-je encore et encore le rappeler!?) qui travaillent à les combattre. Conséquemment, il semble évident qu'une étanchéité entre ces institutions soient nécessaire.

      Et de grâce, je déteste que l'on me contre-argumente sur des intentions et autres fabulations que vous me prêtez, reprenez vos esprits et adressez-vous au bon interlocuteur. Je n'approuve pas non plus le crucifix dans l'assemblée nationale...pfff!! N'importe quoi!

      Quand vous aurez un seul argument valable philosophiquement sur le fond du point précis que j'ai soulevé, et bien, vous réussirez à "élargir mon regard" par la seule pertinence de vos propos.

      Là, vous êtes carrément à côté de la plaque...désolé!

    • yannick Pouliot - Abonné 12 mars 2014 01 h 17

      Pour vous, Céline A. Massicotte, je vais résumer le plus simplement possible.

      -no.1: Toutes les religions sont ouvertement homophobes (on est d'accord?)

      -no.2: Le gens portant des signes religieux laissent entendre qu'ils y identifient et sont en accord avec cette religion. (C'est l'évidence même, non?)

      -no.3: Même si ces gens, dans leur conscience la plus libre, n'adhère pas du tout au dogme stricte de leur religion, il faut bien admettre qu'ils semblent endosser, au regard extérieur, une religion avec son discours officiel. Malheureusement (et heureusement!), ce même regard ne peut entrer dans la conscience de cette personne portant son signe religieux.

      -no.4:Il faut tout simplement assimiler les symboles religieux aux symboles politiques. Aucune méprise ou interprétation sur des signes qui n'ont pas leur place dans l'État; TOUS les signes visibles, politiques ou religieux. Ils ont cette nature commune qui renvoie à un système idéologique.

      En fait, il me semble que c'est pas si tordu que ça non?

  • michel lebel - Inscrit 8 mars 2014 09 h 29

    Au premier plan...?

    Dans les faits, la politique de nos jours consiste à faire miroiter de grandes réformes, de grands projets, alors qu'à peu près tout le monde sait que, si réalisations il y a, elles seront nécessairement petites, minces. C'est ainsi parce que tout le système public, toutes les institutions sont bien en place, assez immuables. Le tout fonctionne assez bien. Quant au rêve du grand soir de l'indépendance, peu de gens y croient vraiment. Telle est la réalité. Pour la plupart des gens, la politique n'est plus au premier plan de leur vie. Ce qui en soi n'est pas une mauvaise chose, bien au contraire.


    Michel Lebel

    • yolande laliberte - Inscrit 9 mars 2014 09 h 38

      Vrai pour le beau rêve ! Mais le désengagement que vous constatez n'augure rien de bon,M. Lebel !

  • Michel Gélinas - Abonné 8 mars 2014 19 h 49

    Cette fixation sur le crucifix

    "...l'instrumentalisation de cette Charte..": c'est tellement logique d'inclure la valeur de la laïcité de l'Etat dans la Charte québécoise des droits et libertés! Et tout le reste s'ensuit pour le mieux-être de TOUS.

    "...tout en conservant le crucifix à l'Assemblée nationale..": 1. on ne peut mettre dans une loi qu'on déplacera un crucifix! 2. Le gouvernement Marois a dit et redit qu'ils sont en faveur du retrait du crucifix derrière le siège du Président mais c'est une prérogative du Président de l'A. N. et du Bureau de l'Assemblée représenté par des députés de tous les partis. Or M. Couillard a dit qu'il ne veut pas donner son accord, lieu où les décisions se prennent par consensus.

    Le PQ applique la règle à toutes les religions, sans exception.

    • Marc Provencher - Inscrit 9 mars 2014 10 h 34

      @ M. Gélinas: «Le gouvernement Marois a dit et redit qu'ils sont en faveur du retrait du crucifix derrière le siège du Président mais c'est une prérogative du Président de l'A. N. et du Bureau de l'Assemblée.»

      C'est un lâche truc bureaucratique. Contrairement à ce que vous prétendez («Le gouvernement Marois a dit et redit qu'ils sont en faveur du retrait du crucifix»), Drainville s'est obstiné bêtement pendant des mois à justifier l'injustifiable en usant de la rhétorique identitaire "patrimoniale", et c'est seulement du bout des lèvres qu'il a fini par plier devant l'hénaurme autocontradiction. Mais même ça était encore une feinte, car il a aussitôt ramené l'iniquité avec ce renvoi au Bureau de l'Assemblée nationale.

      Cela a aussitôt fait aussitôt réagir l'ancien ministre de la Justice Paul Bégin dans Le Devoir ("Ce que M. Drainville tait sur le crucifix", 16 janvier 2014). L'ex-parlementaire Bégin explique notamment ceci:

      «Il faut savoir ou se rappeler que les députés, réunis en Bureau, n’ont pas présentement de pouvoir à l’égard de la présence ou du retrait du crucifix. En effet, l’introduction de l’article 39 qui le leur donnerait en est la preuve. En revanche, l’Assemblée nationale détient déjà tous les pouvoirs sur la question du crucifix. Pourquoi déléguerait-elle ses pouvoirs à une instance qui fonctionne sur des règles autres que celle de l’Assemblée nationale, c’est-à-dire la majorité?»

      Quelles "règles autres"? Sont celles de l'unanimité. Et c'est ça le truc de Drainville pour prétendre instaurer la laïcité tout en rendant dans les faits inamovible ce crucifix à l'Assemblée (accroché là en 1936 par Duplessis pour marquer sa victoire contre les méchants libéraux impies, c'est-à-dire contre le principe même de séparation de l'Église et de l'État). Paul Bégin:

      «Le ministre tait cependant que les décisions du Bureau de l’Assemblée nationale sont prises à l’unanimité.»

      À l'unanimité, donc jamais. C'est ça le truc de Drainville.

    • Céline A. Massicotte - Inscrite 9 mars 2014 15 h 41

      À M. gélinas

      Vous parlez d'une fixation sur le crucifix de l'assemblée nationale, mais il est évident voire flagrant que pour votre part vous n'avez jamais eu quelque fixation que ce soit sur l'histoire du Québec..

      Ce crucifix est un cadeau de Maurice Duplesse, sorte de dictateur élu à une époque ou le droit de vote était come aléatoire, n'importe qui pouvant voter au nom d'un autre. Duplessis est passé à l'histoire et dans la culture québécoise prncipalement à cause d'une entente et d'une mésentente avec la chose religieuse, basées surtout sur une valeur, l'argent.

      Primo, il est à l'origine de l'entente qui a mené à ce qu'on appelle aujourd'hui Les Orphelins de Duplessis, et de l'affaire Charbonneau, elle aussi passé à l'histoire et dans la culture, par une pièce de théâtre resté célèbre, Charbonneau et le chef. J'ai fait mention de ces faits dans ma réponse à M. Pouliot, précédemment.

      Il est pertinent de se préoccuper du comment du pourquoi des choses

  • Marc Provencher - Inscrit 9 mars 2014 10 h 03

    C'est une odieuse contrefaçon du principe de laïcité que prône Drainville

    @ David Desjardins: «Comme si l’instrumentalisation de cette charte, comme si ajouter cette toute petite chose que sont les signes ostentatoires tout en conservant le crucifix à l’Assemblée nationale et ainsi convoquer un peu de xénophobie ambiante, comme si ça, ce n’était pas aussi une forme parfaitement étudiée de mépris.»

    Étudiée ? Je ne sais pas. Mais c'est en tout cas une grotesque contrefaçon, une risible falsification de la laïcité que prône Drainville en voulant, d'une part, interdire les signes religieux dans la fonction publique, et d'autre part conserver en plein Parlement un crucifix qu'il suffirait de déplacer de quelques mètres.

    Fouillez un peu dans ces deux moments historiques réels de l'instauration de la laïcité dans une démocratie : la droite libérale et monarchiste-constitutionnelle dans l'Italie de 1860, la gauche républicaine dans la France de 1905 - et dans les deux cas, vous trouverez, exprimé et proclamé en toutes lettres, ce principe consubstantiel à toute laîcité véritable:

    L'Égalité de tous les cultes.

    Avoir un crucifix en plein Parlement alors que les autres signes religieux sont interdits dans la sphère étatique est une flagrante négation du principe de l'égalité de tous les cultes. À l'heure où je vous parle, tant Mazzini que Jaurès doivent spinner dans leur tombe.

    La laïcité dans la sphère restreinte de l'État est un principe qui sert à assurer la concorde entre les différentes formes que prend la vie spirituelle des citoyens dans la vaste sphère de la vie sociale. Mais baptiser "laïcité" cette boiteuse contrefaçon, où tout à coup un crucifix n'est plus un crucifix sous prétexte "patrimonial", c'est se préparer le contraire de la concorde: un odieux et inique lit de Procuste.

    Égalité de tous les cultes: soit dans l'enceinte parlementaire il n'y a ni le crucifix ni la kippa, ou alors il y a et le crucifix et la kippa. Mais l'un sans l'autre ou vice-versa, c'est une insoutenable injustice.