Montréal, l’écrin du bijou contemporain

La galerie Noel Guyomarc’h, dans le Mile End, est un influenceur incontournable à l’échelle planétaire dans le domaine de la création moderne de bijoux et d’objets contemporains.
Photo: Galerie Noel Guyomarc’h La galerie Noel Guyomarc’h, dans le Mile End, est un influenceur incontournable à l’échelle planétaire dans le domaine de la création moderne de bijoux et d’objets contemporains.

Montréal regorge de secrets trop bien gardés, et la galerie Noel Guyomarc’h, dans le Mile End, en fait partie. La salle d’exposition, entièrement consacrée aux bijoux et aux objets contemporains, présente et vend depuis 1996 le best of de la création moderne d’artistes d’ici et d’ailleurs. Ce merveilleux écrin regorge de trésors insoupçonnés qui redonnent leurs lettres de noblesse aux techniques ancestrales et aux métiers d’art. Ce lieu d’exception s’impose dorénavant comme l’un des 35 influenceurs incontournables à l’échelle planétaire.

 

Sur la route de la joaillerie contemporaine, la galerie rayonne par son dynamisme, son originalité et sa diversité et impose une façon d’être, de faire et de penser qui en fait une véritable figure de proue internationale. La vision fondamentale de Noel Guyomarc’h, Québécois d’origine bretonne, n’a jamais été remise en question en 18 ans d’existence de la galerie, dont l’essence même repose sur la volonté du fondateur d’en faire un laboratoire collectif de créativité et d’innovation.

 

M. Guyomarc’h ne cesse de s’émerveiller du bouillonnement créatif des joailliers montréalais de toutes les générations. Nous avons une très belle histoire, mais, visiblement, nous l’ignorons ou la connaissons très mal. « Je me souviens » n’est-il pas la devise du Québec ? Et pourtant. Si les designers émergents nous séduisent par leur inventivité et leur talent, il faut bien admettre qu’ils ont pu s’inscrire dans les sillons creusés par de grands artistes comme Walter Schluep, Georges Delrue et George Schwartz, des précurseurs qui ont laissé en héritage leur savoir-faire et leur style.

 

On ne saurait passer sous silence l’importance de l’École de joaillerie de Montréal, qui célèbre cette année ses 40 ans d’existence pour cette transmission des connaissances et des compétences. Comme école-atelier partenaire du cégep du Vieux-Montréal, cet établissement facilite l’intégration au marché du travail de ses diplômés et répond aux besoins de perfectionnement des joailliers professionnels. Mission accomplie !

 

De designers à têtes d’affiche

 

Parmi les nombreux artistes représentés par le galeriste, plusieurs poursuivent une carrière internationale qui les a propulsés de designers à têtes d’affiche. Mentionnons, entre autres, Barbara Stutman, depuis plusieurs années une valeur sûre qui ne cesse de renouveler son style à coups d’audace ; Pierre-Yves Paquette, dont l’oeuvre fascine par son approche singulière basée sur un savant alliage de métaux non conventionnels ; et Gabrielle Desmarais, une surdouée qui propose une recherche esthétique à la fois épurée et complexe privilégiant l’utilisation du bois et des formes organiques.

 

D’exposition en exposition

 

En plus des collections permanentes offertes en boutique, la galerie présente des expositions à intervalles réguliers tout au long de l’année. Laissez-moi rêver !, l’exposition à caractère historique et honorifique qui se termine ces jours-ci, rend hommage à Jocelyne Gobeil, une grande collectionneuse et une pionnière décédée en 2005, qui a consacré sa vie à la diffusion et à la promotion de la création de bijoux contemporains.

 

La prochaine exposition, Duplicata, qui se tiendra du 4 avril au 4 mai, s’articulera autour de la boucle d’oreille, cet accessoire mythique datant de plus de 7000 ans. On pourra y admirer plus de 200 styles éclectiques et sublimes de boucles d’oreille venues de partout dans le monde et qui posent un nouveau regard sur l’actuelle production en création contemporaine. L’exposition sera présentée en juin prochain à la Velvet da Vinci Gallery de San Francisco.

 

La galerie Noel Guyomarc’h, c’est bien plus qu’une simple vitrine !

 

Cette chronique est le dernier samedi de chaque mois.

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CARNET DE STYLES

Sotchi en mode tape-à-l’œil

Bosco, la griffe russe de vêtements de sport désireuse de changer l’image austère et monotone toujours accolée à la mode made in Russia, a choisi de faire défiler les athlètes et les bénévoles du pays hôte dans des habits clinquants pas toujours du meilleur goût.

Fortement inspirée par le look Desigual, la marque espagnole reconnue pour ses imprimés éclatants et ses couleurs vives, la collection Bosco nous en a mis plein la vue avec ses tenues bigarrées, son excès d’impressions criardes et son orgie de couleurs bonbons. Que va-t-on retenir du style Sotchi ? Du tape-à-l’œil, certes, mais de la classe, niet !

Serge & Réal, la fin d’une époque

La fermeture de la boutique Serge & Réal de la rue Greene, à Westmount, vient sonner le glas d’une école de pensée qui misait sur la qualité plutôt que sur la quantité, sur le style intemporel plutôt que sur les tendances éphémères, ainsi que sur la beauté des matières nobles et la perfection des coupes et de la confection.

Derniers ambassadeurs d’une manière d’être héritée de la haute couture parisienne, les deux créateurs québécois s’étaient particulièrement illustrés au début de leur carrière en créant les uniformes des hôtesses du pavillon du Québec pour l’Expo 67. Ils ont par la suite fait une brillante carrière en habillant pendant cinq décennies le Who’s Who de l’élite montréalaise, de Jeanne Sauvé à Mila Mulroney. Une page de notre histoire vient d’être tournée.

Bulles & Tapis rouge célèbre la mode d’ici

L’Association pulmonaire du Québec s’est dotée en 2011 d’une mission exemplaire en faisant découvrir la créativité des designers québécois lors d’une soirée-bénéfice prestigieuse. On retrouve au cœur de la quatrième édition, qui se déroulera le 26 mars prochain, un défilé de mode qui met en vedette les collections de Ralph Leroy, de Mélissa Nepton, de Parasuco, de Marie Saint Pierre et d’UNTLD.

Les invités qui vont soutenir les causes défendues par l’Association auront une fois de plus l’occasion de vivre un moment magique lors de cette fête éblouissante. Pour se procurer des billets, c'est par ici.

Faure-Gagnon, le goût de la création

Lorsque gastronomie et design fusionnent, on a droit à un cocktail irrésistible. Ce fut le cas le 12 février dernier, alors que le créateur de mode Denis Gagnon et le nouveau roi de la pâtisserie à Montréal Christian Faure dévoilaient dans les coulisses des ateliers de confection de la Maison Christian Faure, dans le Vieux-Montréal, le fruit de leur collaboration.

La collection gourmande signée Gagnon et interprétée par Faure est totalement craquante et se compose d’une série d’entremets au goût de jamais-vu. Baptisées « Cœur tendre ananas bleuets », « L’amour en cage » et « Cube gourmand », ces trois pâtisseries sauront combler l’épicurien gourmand et gourmet qui sommeille en chacun de nous. Deux artisans, une même passion pour l’art de vivre typique de Montréal !

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