Montréal à table - Un peu de soleil en novembre

Les 125 restaurants participant à Montréal à table, dont ici Decca 77, ont le défi cette année le défi de mettre en valeur les produits de l’érable dans leurs plats.
Photo: Pedro Ruiz - Le Devoir Les 125 restaurants participant à Montréal à table, dont ici Decca 77, ont le défi cette année le défi de mettre en valeur les produits de l’érable dans leurs plats.

Onze jours dans les meilleurs restaurants de Montréal pour pas cher, c’est ce que nous offre la métropole épicurienne en novembre. Il serait vraiment difficile de faire mieux : avec des prix variant entre 19 $ et 39 $, Montréal arrive en première place pour le meilleur rapport qualité-prix parmi les villes du monde.

 

Il faut le dire, Montréal à table est une belle initiative développée par Tourisme Montréal et l’Association des restaurateurs du Grand Montréal, avec la participation de la Fédération des producteurs d’érable du Québec, qui s’inscrit cette année dans la programmation de l’événement.

 

En effet, on a lancé aux 125 restaurants participants le défi de promouvoir l’utilisation des produits de l’érable dans les repas qu’ils proposent, et pas seulement au dessert, comme c’est souvent le cas. D’ailleurs, on ne parle plus désormais des produits de l’érable seulement durant le temps des sucres, mais à longueur d’année.

 

Sur la Route de l’érable qui sillonne la province, une centaine de créatifs font preuve d’ingéniosité pour proposer divers menus à base de produits de l’érable, des plats tant salés que sucrés qui satisfont la clientèle. Cette fois, c’est à Montréal qu’il appartient de faire rayonner l’érable à sucre du Québec.

 

De la couleur dans l’assiette

 

Lorsque les feuilles sont tombées, que les jours ont raccourci et que Noël est dans le point de mire, novembre est le mois idéal pour motiver les gens à sortir et à profiter d’une telle aubaine. Certains hôteliers, jugeant formidable l’événement Montréal à table et y voyant une occasion d’obtenir une bonne visibilité, participent à ce rassemblement des sens en proposant des nuitées à 69 $ seulement.

 

Pas question ici de court-circuiter le festival Montréal en lumière, qui se questionne tout de même sur sa pertinence tel qu’il était présenté en début d’année. Tout le monde s’attend en effet à une révision en profondeur du volet gastronomique de ce magnifique événement en plein mois de février.

 

Montréal à table, selon les divers intervenants, est plutôt un moyen de nous préparer au temps des Fêtes. Il s’agit d’une période morte dans l’année où peu de gens prennent des vacances. Et surtout, précise Éric Gonzalez, chef à l’Auberge Saint-Gabriel, « cela met l’accent sur nos établissements et permet à une clientèle généralement absente à ce moment de l’année d’apprécier et de (re)découvrir nos restaurants ».

 

Pour sa deuxième édition, c’est à un véritable rendez-vous que nous invite Montréal à table. Si personne ne fait vraiment d’argent dans une telle opération, tous s’entendent pour dire qu’il s’agit néanmoins d’une publicité extraordinaire pour les restaurants et la culture gastronomique montréalaise.

 

En plus des divers menus de trois services, sont proposés aussi des circuits gastronomiques, des ateliers, des concerts de rue et de nombreuses autres activités, comme des dîners à la chandelle et de l’opéra, tout cela mettant Montréal en vedette.

 

Et ailleurs?

 

Si Montréal demeure un pôle attractif en matière de restauration en Amérique du Nord, des villes comme Québec, Toronto et Vancouver, ou encore New York, Boston et San Fransico, ne sont plus en reste. Elles proposent aussi leurs propres festivals liés aux arts de la table, à leurs artisans et producteurs. Il y a longtemps que l’intérêt pour la gastronomie est bien présent chez les consommateurs québécois, un phénomène également accentué dans le reste du monde par des émissions de télévision, des livres et des magazines de recettes qui captivent les amateurs.

 

Des établissements comme Schwart’z, La Binerie Mont-Royal ou encore Bagels Saint-Viateur jouent un rôle capital dans la notoriété des restaurants d’ici, tout autant qu’un Toqué ou un Europea, bien qu’ils soient tous très différents.

 

Depuis le XIIIe siècle, novembre est un mois de ripailles, et cela, juste avant Noël. Ainsi, la table est mise à Montréal du 1er au 11 novembre.

 

« À la Saint-Martin, bonde ta barrique, mets l’oie au toupin et… convie ton voisin. » Montréal à table : mtlatable.com.


Philippe Mollé est conseiller en alimentation. On peut l’entendre tous les samedis à l’émission de Joël Le Bigot Samedi et rien d’autre à la ICI Radio-Canada Première.

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À l'ARDOISE
 

L’Orpailleur en novembre


Chef de file au Québec, le vignoble de l’Orpailleur organise de grandes soirées thématiques les 2, 9 et 16 novembre. Des 5 à 7 qui permettent de découvrir les vins du vignoble et la cuisine régionale avec de grands chefs et de grands sommeliers. Pour s’inscrire, on clique ici.

BIBLIOSCOPIE

Végérama
Nicola Graimes
Éditions Transcontinental
2013, 240 pages

Enfin un ouvrage qui traite du végétarisme autrement et qui prouve qu’il est possible d’allier celui-ci avec le plaisir par une forme de végétarisme qui sort des sentiers battus. On y trouve des recettes pour des plats crus, mais aussi pour des plats « grillés, poêlés, vapeur, mijotés et au four ». Probablement un des meilleurs livres sur le sujet.