La Tomate blanche a mûri

Au chapitre de la cuisine, les choses se sont améliorées à La Tomate blanche, mais ce qui n’a pas changé, c’est l’abondance de béton que l’on essaie de cacher par des plantes l’été venu.
Photo: Annik MH de Carufel - Le Devoir Au chapitre de la cuisine, les choses se sont améliorées à La Tomate blanche, mais ce qui n’a pas changé, c’est l’abondance de béton que l’on essaie de cacher par des plantes l’été venu.

J’avais été assez dur lors de ma première visite dans cet établissement du Dix30, il y a deux ans. Il semble toutefois que les choses se soient améliorées à La Tomate blanche, et ce, tant au chapitre de la cuisine qu’en ce qui concerne le service. En tout cas, c’est ce que j’ai constaté le jour de ma visite. Ce qui n’a pas changé, par contre, c’est l’abondance du béton, que l’on essaie de masquer tant bien que mal en ajoutant l’été des palmiers et des fleurs, et l’hiver, des guirlandes et des sapins de Noël. En plus, la terrasse du resto donne toujours sur le stationnement, ce qui n’est pas des plus inspirants, on en conviendra.

 

Avec mon invitée, nous voulons profiter de cette belle journée pour prendre un lunch sur la terrasse. Comme nous n’avons que très peu de temps devant nous, nous le précisons afin que l’on s’occupe de nous. Sur la terrasse, les tables sont bien dressées, avec des nappes, des serviettes et de beaux verres. Nous nous installons à l’une d’elles, à l’abri d’un parasol.

 

Pour une fois, comme nous sommes pressés, on décide de se concentrer sur l’essentiel, soit un repas bon et pas trop cher. Pourquoi pas une salade César en entrée, un plat tellement différent d’un établissement à l’autre qu’il devient difficile, même pour les spécialistes, de l’évaluer à sa juste mesure ? Par exemple, une salade César peut comprendre des câpres et des anchois, selon les goûts de chacun, mais il faut à tout le moins que la laitue soit romaine.

 

On trouve souvent dans cette salade du faux bacon et des croûtons achetés et vieillis par le temps, ce n’est pas le cas ici. La salade est composée de belles feuilles de laitue romaine croustillante, agrémentées de dés de bacon et de croûtons, le tout parsemé de copeaux de parmesan (j’aime !). C’est bien présenté et pas trop copieux, juste ce qu’il faut pour satisfaire un appétit comme le mien. L’ensemble est bon et rafraîchissant.

 

Comme plat principal, mon invitée avait opté pour les orecchiette garnis aux petites crevettes nordiques. Ces pâtes, originaires de la région des Pouilles, en Italie, ont la forme de petites oreilles, d’où leur nom. Ici, elles sont servies avec une sauce crème dans laquelle des petites crevettes nordiques ont été ajoutées. L’ensemble est copieux, mais succulent. Les crevettes sont parfaites ; il est clair qu’elles n’ont pas subi l’affront d’une re-cuisson excessive.

 

J’avais pour ma part choisi le cardeau, le poisson du jour, sur lequel il n’y a rien à redire. Le poisson, tranché épais, était parfaitement cuit, avec la peau croustillante sur un côté. Il était assaisonné d’une simple touche d’huile d’olive, de fines herbes et de citron, et était accompagné de bons légumes, dont une purée de panais.

 

Il s’agit d’un virage à 180 degrés pour La Tomate blanche. Il faudra désormais maintenir cette qualité, une constance nécessaire à la qualité d’une bonne table. Fait à noter : la carte des vins est essentiellement consacrée, comme les plats d’ailleurs, à l’Italie. On nous sert aussi, à l’arrivée, de cette très bonne huile d’olive Planeta, gâchée quelque peu cependant par le vinaigre balsamique, des plus ordinaires et inutile.

 

Le service d’un jeune professeur à temps partiel était des plus attentifs, sans jamais être excessif ou hautain. Tout cela a contribué à un bon repas, accompagné de deux verres de Pinot Grigio servi à la bonne température.

 

Nous n’avons pas pris de dessert cette fois, mais une carte de dolce propose, sans trop d’imagination, les éternels desserts qu’on trouve dans tout bon resto italien qui se respecte : pot de crème au citron, tiramisu, ou encore beignets à la ricotta. Buon appetito!

 

 

Prix payé pour deux personnes le midi, avec deux verres de vin, sans dessert, avant le pourboire : 72,43 $.

 

Plus : des plats servis chauds et bien faits.

 

Moins : la vue sur le stationnement de la terrasse ; on a vu mieux comme décor.

 

 

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