Le Cartet, fidèle à sa tradition

La boutique Le Cartet propose des plats simples à manger sur place ou à emporter.
Photo: Pedro Ruiz - Le Devoir La boutique Le Cartet propose des plats simples à manger sur place ou à emporter.

Le Cartet… Cela faisait un bail que je n’avais mis les pieds dans cet établissement de la rue McGill à Montréal, une rue qui a aussi accueilli l’excellent restaurant italien de Graziella puis, il y a un an, le tout aussi bon bistro d’Helena, également propriétaire du Portus Calle du boulevard Saint-Laurent.

Dès l’entrée dans ce lieu, rénové par l’architecte Nathalie Dionne, les grandes tables nous frappent, évoquant une cantine de luxe. On remarque aussi le savant mélange des matériaux, acier, bois, brique, et les luminaires qui pendent du plafond comme des boules de Noël. Accrochées aux murs, comme dans une galerie de peintures, des oeuvres signées égayent les lieux. De grands comptoirs remplis de victuailles à emporter traversent sur toute sa longueur le restaurant. Plusieurs produits variés d’épicerie fine garnissent également des étagères et donnent à l’établissement un air de magasin général.


Depuis son ouverture, la boutique-restaurant Le Cartet s’est gagné une longue liste d’habitués, qui viennent autant pour manger que pour acheter des produits ou des plats à emporter. Seule l’épicerie est ouverte le soir jusqu’à 19 heures, le restaurant se réservant les midis et les fameux brunchs de la fin de semaine. Un service de traiteur est également proposé.


Au fil des ans, Le Cartet est demeuré fidèle à son concept d’origine, soit des plats simples, comme des quiches, de bons sandwichs, des salades, telle l’excellente salade niçoise classique, dont je suis un fervent amateur. Rien de vraiment compliqué : des légumes frais, de bonnes olives, du thon en conserve, des oeufs et, pour terminer, une bonne vinaigrette maison. Chaque jour, on propose aussi du poisson, en plus d’un plat de viande ou encore de pâtes.


C’est qu’elles sont très populaires, les pâtes du Cartet. La lasagne maison à la viande fait partie des plats inscrits à tout jamais sur le menu. Elle est bonne, copieuse tout en étant délicatement assaisonnée.


Il n’y a rien de compliqué non plus en ce qui concerne les boissons offertes. Une petite mais suffisante carte des vins propose un choix de produits à partir de 32 $ la bouteille, pour un Chardonnay 2009 convenable de chez Albert Bichot. Mais ce sont surtout les bières qui sont intéressantes, comme celles de la brasserie Dieu du Ciel.


Après douze années, on dirait que Le Cantet a atteint sa vitesse de croisière. Pas de mauvaises surprises non plus au chapitre du service, qui est courtois et professionnel.


Voici à Montréal un bel exemple de constance. Le Cartet offre une restauration agréable où il fait bon aller quand on veut prendre une pause de ces restaurants qui misent souvent plus sur l’image et le marketing que sur le produit dans votre assiette.


Prix payé pour deux personnes le midi, avec deux bières et deux cafés, avant taxes et service : 57 $.


 

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