C'est du sport! - Séries en série

Il est relativement clair que les séries battent leur plein, et qu’il s’agit d’un moment de l’année privilégié pour tous ceux et toutes celles qui apprécient les fois où ça compte vraiment. D’ailleurs, si vous voulez l’avis d’un seul homme qui y a réfléchi mûrement, il ne devrait y avoir que ça, des séries. Pas de taponnage de saison régulière plate, juste des séries à intensité extrême partout, tout le temps. On aurait enfin le sentiment de pleinement exister.


Pourquoi en effet ne pas s’inspirer du bon vieux temps et ne pas décerner plusieurs Stanley par année, hein, pourquoi ? Ce n’est pas comme s’il fallait en acheter une nouvelle chaque fois. La Stanley n’est pas gratis, certes, mais sa remise l’est, cela n’entraînerait donc pas de frais supplémentaires en cette période d’austérité.


Examinons donc un peu le passé historique d’autrefois. Tenez : 1908. Le 13 janvier 1908, les Wanderers de Montréal ont mis la main sur la Coupe après l’avoir emporté 22-4 contre les Victorias d’Ottawa dans une série de deux joutes au total des buts. Puis, que s’est-il passé ? Le 7 mars, les Wanderers ont gagné le championnat de l’Eastern Canada Amateur Hockey Association, ce qui leur permettait de mettre l’autre main sur la Coupe.


Les joueurs n’avaient même pas eu le temps de célébrer leurs exploits sur Twitter que le 12 mars les Wanderers dominaient les Maple Leafs de Winnipeg 20-8 sur deux rencontres pour… remporter la Coupe Stanley. Le 14 mars, ils battaient le club professionnel de Toronto 6-4, pour lequel jouait Newsy Lalonde qui marqua deux filets dans une cause perdante, et obtenaient ainsi le privilège de gagner la Coupe Stanley.


Imaginons maintenant que le partisan moderne de Canadien ait la possibilité de participer à quatre défilés de la Stanley en deux mois. Bien sûr, il risquerait de crever de bonheur, mais pensez-vous qu’il y aurait du temps pour des anarchistes et des enveloppes brunes ?


Des séries permanentes, ça presse.

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