Un tête-à-tête avec l’horticulture

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	Plus d’une centaine de spécialistes du jardinage et en aménagement paysager seront au Rendez-vous horticole du Jardin botanique cette année dont le thème est« Aménagez votre espace».</div>
Photo: S.Castellan shootstudio
Plus d’une centaine de spécialistes du jardinage et en aménagement paysager seront au Rendez-vous horticole du Jardin botanique cette année dont le thème est« Aménagez votre espace».

Le Rendez-vous horticole, c’est un choix immense de plantes, mais c’est aussi la présence d’une centaine de spécialistes du jardinage et de l’aménagement paysager pour vous conseiller. « Aménagez votre espace » est le thème 2013 pour cet événement présenté par Espace pour la vie au Jardin botanique de Montréal, les 24, 25 et 26 mai prochains.

Chaque année, les horticulteurs du Jardin botanique sélectionnent des plantes exceptionnelles de leur collection pour cette activité annuelle. Histoire de se mettre l’eau à la bouche, voici quelques plantes que l’on pourra s’y procurer… De la collection du Fruticetum, l’horticulteur Luc Thériault propose un Acer palmatum « Sango Kaku » aux tiges rose corail, un Chionanthus virginicus, c’est-à-dire un arbuste aux panicules légères de fleurs blanches parfumées, et un petit saule, Salix lapponum, aux feuilles duveteuses et argentées.

De la collection du Ruisseau fleuri, l’horticultrice Renée Pichette suggère plusieurs espèces de pivoines, dont Paeonia anomala, au feuillage très découpé, Paeonia obovata ssp. obovata, aux jolis fruits, et une pivoine arbustive au cœur très foncé, Paeonia rockii.

De la collection du Jardin d’ombre, l’horticulteur Richard Dionne offre une Anemone hepatica au feuillage semi-persistant, une délicate fougère, Athyrium filix-femina « Dre’s Dagger », puis une plante rare, Jeffersonia dubia.

De la collection des vivaces, l’horticultrice Sylvia Traboulsi met en vente Bouteloua gracilis, une gracieuse graminée, Lewisia cotyledon « Regenbogen », une vivace aux feuilles succulentes, et le simplement superbe Yucca rostrata « Saphire Skies ».

De la collection du Jardin des plantes économiques, l’horticultrice Isabelle Paquin propose du curcuma, du quinoa, plusieurs variétés de tomates et une superbe sélection de géraniums odorants.
 
Aussi, il ne faut pas manquer les collections des serres, où l’on trouve des plantes tropicales peu communes, comme les fantastiques Durantas, l’incroyable Orthosiphon aristatus et l’impressionnant Mélianthus major. Nouveauté cette année : au lieu d’un grand chapiteau, chaque collection aura son propre kiosque.
 
Les causeries

Les causeries sont l’occasion de prendre une pause, bien installé sous un toit, pour s’informer, apprendre et découvrir. Cette année, l’horticulteur bien connu Rock Giguère informera les visiteurs sur les tendances 2013. Caroline Fontaine, productrice de Vigne chez soi, parlera de l’art de cultiver la vigne à raisin. L’horticulteur renommé Albert Mondor traitera de l’horticulture extrême, et Sonya Charest, de l’Insectarium, discutera des oasis à monarques.

Quant à Vincent Leblanc, producteur chez Violon et champignons, il montrera comment cultiver les champignons au jardin, alors que Jean-Pierre Parent, du Jardin botanique de Montréal, posera la question : « Êtes-vous un jardinier écoresponsable ? »

Finalement, la météorologue Ève Christian expliquera comment décoder le ciel, et Marie-Claude Toutant, fleuriste chez Fleurs & compagnie, fera découvrir le commerce équitable de la fleur coupée. Pour l’horaire : espacepour lavie.ca/le-rendez-vous-horticole-causeries.
 
Producteurs, agriculture urbaine et artisans

Plus d’une trentaine de producteurs se retrouvent là pour l’événement, et l’éventail de végétaux offert est impressionnant. Ça va de la plante aquatique à la plante exotique en passant par les plantes potagères, les arbres à noix, les vivaces, les arbustes… Et si on ne trouve pas ce qu’on veut, on peut sûrement commander.

Puis, afin de savoir quels produits biologiques utiliser et quand, faites le tour des représentants — Acti-Sol inc., AEF Global et Distrival Canada — et posez-leur toutes vos questions ; c’est l’occasion idéale pour le faire. L’agriculture urbaine vous intéresse, de même que le jardinage écologique ? Les Urbainculteurs, l’agronome Lili Michaud et le Collectif de recherche en aménagement paysager et agriculture urbaine durable (CRAPAUD) seront là pour vous renseigner. Sans oublier la présence de nombreuses sociétés d’horticulture qui, elles aussi, vendent des plantes et prodiguent des conseils.

Par ailleurs, quelques artisans proposent de belles pièces d’art et des accessoires pour donner de la personnalité à votre jardin : l’Atelier l’Éclisse, Dominique Beaupré St-Pierre (verrier), Poterie Pluriel Singulier, etc.
 
Les Mérites horticoles

En première cette année, au kiosque des Amis du Jardin, on explique comment cultiver la vigne au Québec et la façon de la tailler pour obtenir de belles récoltes. Toujours à ce kiosque, il ne faut pas manquer les gagnantes des Mérites horticoles du Rendez-vous horticole 2013. Elles y seront présentées à partir du samedi matin. Ce concours permet de découvrir des plantes méconnues, rares, nouvelles ou oubliées, ainsi que des produits complémentaires novateurs.

Important : comme par les années passées, le Jardin botanique et l’Insectarium ne participent pas à la Journée des musées, qui a lieu en même temps que le Rendez-vous horticole.

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Au jardin 

Le criocère du lys a commencé ses ravages sur les fritillaires et les lys. La méthode la plus efficace pour l’éliminer est de le ramasser à la main et de le détruire. L’emploi de produits à base de pyrèthre permet aussi un certain contrôle.
 
À propos des paillis pour les plates-bandes, on en choisit un à décomposition rapide, comme des feuilles broyées, des écales de sarrasin ou de cacao. Tandis qu’autour des arbres et des arbustes, on opte pour des paillis à décomposition lente, comme le cèdre, le pin, la pruche, le coco, le bois raméal fragmenté ou la roche. Attention, les paillis de cèdre, de pin et de pruche acidifient le sol. Le paillis peut causer des carences en azote chez les végétaux, car sa dégradation par les bactéries du sol utilise beaucoup de cet élément. On corrige cette carence avec de la farine de sang.

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Dans les coulisses de Mosaïculture

La confection des 56 oiseaux de l’arbre aux oiseaux mobilise 13 personnes, qui travaillent à temps plein à l’une des pièces maîtresses de Mosaïculture 2013. Les sculptures végétales de volatiles représentent chacune une espèce en voie de disparition ou disparue de son milieu naturel. Chaque semaine, une photo du «making of» des Mosaïcultures 2013 vous sera présentée pour vous donner un avant-goût de l’événement. 

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Le courrier

« Je possède une petite cour arrière en terre dénudée, malheureusement (heureusement aussi) entourée d’érables qui l’ombragent presque tout l’après-midi. J’ai tenté à plusieurs reprises d’y ensemencer de l’herbe d’ombre, mais sans succès. Elle s’étiole. L’an dernier, j’ai fait un essai avec du trèfle blanc (seul), mais il n’a pas résisté lui non plus. Peut-être aurais-je dû déposer une fine couche de compost de crevette au préalable, ce que je n’avais pas fait ? Ou peut-être devrais-je me tourner vers un autre type d’ensemencement plus performant en sol pauvre, de type mil (85 %) et trèfle Alsike (15 %) vendus par Gloco ? Finalement, comme mon objectif est de verdir cet espace, n’y aurait-il pas moyen que j’y ensemence de la mousse, tout simplement ? J’en retrouve des talles ici et là, mais elle n’est pas suffisamment répandue pour couvrir l’espace. »

–Denyse Vézina
 
Herbionik ombre intense, de la compagnie Gloco, est le meilleur choix pour un endroit où il y a de l’ombre et de la circulation. Si celle-ci n’est pas trop importante, vous pouvez également utiliser Ombre intense, de la compagnie Nuway. L’ajout d’une mince couche de terre à jardin ou de compost est recommandé ; on recouvre le semis légèrement.
 
L’année dernière, le trèfle n’a probablement pas réussi à s’installer à cause de la lumière trop faible. Peut-être aussi y avait-il trop de piétinement ? Le trèfle n’y résiste pas bien. Quant à la mousse, il faut savoir que l’établir sur une grande surface implique des coûts importants si on l’achète et que l’établir soi-même est long. On doit aussi considérer qu’elle n’aime pas trop être piétinée. Finalement, le mélange mil et trèfle Alsike ne fait pas une belle pelouse car les brins du mil sont très larges.
Bonne saison de jardinage !