Goût amer

Paris – Il règne une étrange atmosphère à Paris depuis quelques jours. Une sorte de vide flotte dans l’air de ce printemps tardif. Après les cris, les slogans et les discours enflammés, les affrontements et quelques coups de matraque, comme chaque fois la capitale est sonnée. Comme si elle avait trop fait la bringue. Comme si les mots avaient dépassé les pensées. Comme s’il n’y avait ni gagnant ni perdant. Bref, tout le monde a la gueule de bois.

Personne ne semblait avoir le coeur à la fête après l’adoption de la loi ouvrant le mariage et l’adoption aux couples d’homosexuels. Pourtant, la France poussive et «réac» sommée de se «moderniser», de respecter le «sens de l’histoire» et de «passer au XXIe siècle» n’avait-elle pas obtempéré ? Même les bobos qui sablaient le champagne sur la place de l’Hôtel-de-Ville avaient une petite mine. Plusieurs semblaient irrités de n’avoir pas obtenu la procréation médicalement assistée en prime. Quelques-uns comparaient ce vote à celui de la loi Veil qui légalisa l’avortement en 1975. Parallèle risqué puisque, malgré ses 85 ans, la grande féministe Simone Veil participa à la première manifestation parisienne contre le mariage gai.


Une heure plus tard, les fêtards avaient déjà regagné leur appartement du Marais. N’auraient-ils pas dû fêter jusqu’aux petites heures du matin la victoire de l'« égalité » triomphante sur la « réaction », cette nouvelle « conquête de la démocratie » sur le tabou enfin levé et les démons du passé enfin terrassés ? Difficile de se rejouer Mai 68 à 45 ans de distance. Surtout quand on est au pouvoir !


Chez les « gagnants », il n’y en avait que pour le présent. Celui évidemment de l’amour - toujours sublime - de ces homosexuels épris l’un de l’autre. Amour qui, au lieu de fuir la foule comme les amants d’hier, semblait avide de « normalité » et parfois même chercher l’angle de la caméra. Gide (« Familles je vous hais ! ») et Brassens (La non-demande en mariage) devaient se retourner dans leur tombe.


L’obsession du présent, c’était aussi cet irrépressible « besoin » d’enfants qui ne peut qu’émouvoir. Devant ce bouleversant cri du coeur, peu importait pour l’instant que, dans 30 ans, l’un de ces rejetons désire connaître le nom du propriétaire du gamète qui l’aura engendré ou le prix pour lequel sa mère porteuse l’aura monnayé. Le présent ne demandait-il pas qu’à être consommé, le passé, à quitter la scène au plus vite ; et pour l’avenir, on verrait bien.


***


Du côté des « perdants », on était aussi désorienté. Comme ébranlé devant le bulldozer des droits et de l’égalité. Ici, on semblait plutôt obsédé par le passé. Par ces siècles de filiation hétérosexuelle qui venait, disait-on, de passer à la trappe. À l’ancien mensonge du « père inconnu » sur les actes de naissance des bâtards succéderait celui des deux pères ou des deux mères. Aujourd’hui comme hier, les bâtards n’ont pas plus eu voix au chapitre.


Sur la place des Invalides, les « mères veilleuses » qui veillaient à la chandelle se demandaient de quel droit on traitait, sur un ton de mépris, leur famille de «traditionnelle». À quétaine quétaine et demi, celle-ci vaut peut-être bien le premier salon du mariage gai masculin qui s’ouvrira dès samedi à Paris.


Drôle de victoire ! À l’Assemblée nationale, les députés socialistes se sont sauvés par la porte de derrière entre les CRS. Peut-être pressentaient-ils que leurs électeurs ne se réjouiraient pas de ce vote qui venait une fois de plus de couper la France en deux. François Hollande n’avait-il pas promis d’en finir avec les clivages à la Sarkozy ? Le président ne voulait-il pas reconquérir les couches populaires, ces perdants de la mondialisation abandonnés au Front national et à la crise ? Que venait donc faire le mariage gai dans cette galère ?


Homo ou hétéro, le mariage n’a jamais été la tasse de thé de François Hollande. Ce père de quatre enfants, par ailleurs exemplaire, ne s’est jamais marié. « La famille, c’est un père et une mère », avait déclaré en 2006 sa conjointe d’alors, Ségolène Royal. Si le mariage gai contentait quelques lobbies, pourquoi ne pas l’inclure dans sa liste de 60 promesses électorales ? Pas facile de faire un chiffre rond ! Il y a 15 ans, Lionel Jospin avec fait la même chose en glissant, sans trop y penser, la semaine de 35 heures à la fin de son programme. On connaît la suite.


Après trois mois d’un débat virulent, voilà tous les élus, aussi médusés que Jean Charest devant le printemps érable. Comment ont-ils pu faire descendre tant de jeunes dans la rue et provoquer ce mouvement populaire spontané qu’aucun parti politique n’est parvenu à encadrer ? Étrange d’entendre la Française Christiane Taubira dénoncer les violences récentes - pourtant moins importantes que celles des manifestations étudiantes de 2006 - dans les mêmes mots avec lesquels, hier, la ministre québécoise Christine St-Pierre vilipendait le carré rouge.


Tout se passe en France comme si ce débat avait révélé une rupture profonde qui va au-delà des partis. Oui, la France a la gueule de bois.

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14 commentaires
  • France Marcotte - Abonnée 26 avril 2013 08 h 04

    Et les enfants?

    Si c'est principalement le désir d'avoir des enfants qui a motivé les gagnants, parlons surtout des enfants.

    Et quels enfants, s'il n'est pas question de procréation médicalement assistée?
    Mère porteuse? La France le permet? Les Françaises (traditionnelles, car mères...) voudront y prendre part?

    Sinon, il s'agira d'orphelins de par le monde?

    Entre mourir de faim dans un orphelinat de fortune ou avoir 4 bras ouverts de même sexe ou non prêts à te recevoir, même si plus tard tu dois connaître les détails pas ordinaires qui t'ont valu ta survie, le choix n'est pas bien difficile à faire.

  • Pierre-Alain Cotnoir - Abonné 26 avril 2013 08 h 41

    Deux hommes et trois couffins

    Le commentaire de Christian Rioux s'il nous confirme que chez les Français, il y a plein de gens rétrogrades me laisse pantois lorsqu'il laisse entendre que l'ouverture au mariage des couples homosexuels et au fait qu'ils puissent avoir des enfants serait dommageable pour ces derniers. Je lui suggère de lire l'excellent livre "Deux hommes et trois couffins" publiés ce mois-ci et qui, comme le dit sa notice, constitue "Le témoignage authentique d’un couple homosexuel marié qui élève trois enfants ! Ce récit aidera fort probablement certains citoyens à voir autrement l’éducation d’enfants par un couple de même sexe. Une histoire de famille composée de papa, parrain et les enfants. Les enfants racontent leur vie hors-norme, mais normale pour eux. Des enfants équilibrés qui ont appris à respecter les autres dans leurs différences."

    Voir http://www.prologue.ca/605281-livre-Romans/Deux_ho

  • François Desjardins - Inscrit 26 avril 2013 08 h 51

    Ce dont un jeune enfant a d'abord et avant tout besoin...

    Il y a des lois pour intervenir sur ce que la justice définit comme délit sexuel... et outre cela, l'orientation sexuelle des gens, ça les regarde.

    Ce dont un jeune enfant a d'abord et avant tout besoin, c'est de vivre heureux avec des adultes responsables qui l'aiment et le protègent.

    Et par ailleurs, ces adultes qui lui sont nécessaires, ne sont pas non plus que ses seuls parents.

    Les parents intelligents savent bien qu'ils ont besoin de soutien dans ce premier rôle qu'ils ont devant leurs enfants.

  • Michel Bastien - Abonné 26 avril 2013 09 h 21

    C'est de la faute aux hétérosexuels!

    Actuellement, de nombreux enfants souffrent, vivent des difficultés, affrontent d'immenses obstacles qui nuisent à leur développement, on est d'accord? Ces enfants sont dans une très grande proportion nés de parents hétéros, on est toujours d'accord? Si on se fie à la logique de ceux et celles qui s'opposent au mariage gai et à la procréation ou à l'adoption chez des couples homosexuels arguant que les enfants issus de ces couples connaitraient toutes sortes de problèmes, il faudrait donc interdire le mariage hétérosexuel! Et la procréation chez de tels couples! Car trop nombreux sont les enfants issus des unions hétérosexuelles qui sont malheureux!

    Bon. Je comprends que le débat est surtout émotif. Pourtant, des besoins de base satisfaits, de l'amour, de l'attention, une bonne éducation, c'est tout ce dont nous avons besoin pour bien grandir. L'orientation sexuelle n'a rien à voir, dans une société ouverte et égalitaire. (Dans une société homophobe, c'est une autre histoire.) Sinon, il aurait fallu interdire la procréation aux couples hétérosexuels depuis bien longtemps!

  • Jean-Léon Laffitte - Inscrit 26 avril 2013 10 h 14

    Désolé... la science nous indique des problèmes pour l'homoparentalité...

    L'un des classiques des ouvrages de psychologie, c'est de nous indiquer toutes les conséquences d'une relation problématique avec son père, sa mère, l'importance pour un enfant se développant d'avoir une relation harmonieuse avec chacun de ses parents pour développer sa confiance en soi (se rappeler Père Manquant, fils Manqué). Il y a aussi l'étude américaine de Regnerus, considéré comme le travail le plus rigoureuxet scientifique sur le sujet qui, malgré quelques critiques, montre clairement les problèmes supplémentaires éprouvés par des enfants élevés dans un contexte «d'homoparentalité». Pour une fois la science et le bon sens se rejoignent...

    Et mon opinion personnelle, c'est qu'il faut vraiment être déconnecté de la réalité pour penser qu'un enfant peut se passer d'une mère ou qu'une béquille de remplacement puisse constituer la même chose pour l'enfant et qu'il ne souffrira pas de ne pas avoir sa mère...

    • Mathieu Massicotte - Inscrit 26 avril 2013 11 h 31

      Cessez de tenter de masquer votre homophobie sous le couvert de la science. Ayez au moins l'honnêteté de revendiquer votre opinion pour ce qu'elle est: votre opinion. Pour quelqu'un qui affirme l'importance d'une certaine rigueur, le commentaire "Pour une fois, la science et le bon sens se rejoignent..." démontre assez clairement que votre "rigueur" n'a rien de très rigoureux... On peut en déduire que normalement, la science et le bon sens ne se rejoignent pas, puisque dans ce cas-ci , c'est "pour une fois". Si la science n'a pas l'habitude de rejoindre le bon sens, il faut donc en déduire que vous placez votre notion du "bon sens" au-dessus de la valeur empirique de la science puisque le bon sens, selon vous, demeure le bon sens, même si la science a l'habitude de le contredire. Ceci indique que votre référence à la science n'est utile que si elle semble confirmer votre notion du bon sens. On appelle ça un sophisme. Épargnez-nous vos références à votre pseudo-science et ayez le courage de dire que pour vous, le gros bon sens, c'est le statut quo et le déni des droits des homosexuels. Car voila la nature de l'enjeu, c'est une question de droit dans une société où tous les ctoyens sont égaux devant la loi. Le "gros bon sens" n'a rien à voir dans cette histoire.

    • Jean-Léon Laffitte - Inscrit 26 avril 2013 12 h 00

      M. Massicotte, vous extrapolez, peut-être n'ais-je effectivement pas été clair... La science est pour moi très importante. Ce qui est dénigré aujourd'hui, c'est le gros bon sens, vu comme l'apanage d'une population ignorante. C'est donc une joie pour moi de constater que pour une fois, selon certaines formes de pensée, ce « gros bon sens » jugé par beaucoup comme détestable, soit d'accord avec la science que j'aime beaucoup, plus que le beau gros bons sens, s'il s'avère être faux.

      Pour ce qui est de l'homophobie, c'est une insulte facile pour faire taire la réflexion. La réflexion critique et la recherche scientifique sur l'homosexualité. Vouloir faire taire cette réflexion, sous prétexte d'homophobie, est de la censure. Et la recherche sur les causes de la différence d'orientation sexuelle (génétique, psychologique, etc.) chez près de 2% de la population (selon Statistiques Canada) doit être poursuivi. Dans le plus grand respect des personnes.

      Quand à l'égalité, elle n'est pas identité. La différence sexuelle demande une réponse à ces besoins, pas une réponse de la société qui soit une copie conforme du mode de vie hétérosexuel pour faire croire que l'homosexualité est identique à l'hétérosexualité.

    • Michel Bastien - Abonné 26 avril 2013 12 h 05

      "[...] considéré comme le travail le plus rigoureuxet scientifique sur le sujet qui, malgré quelques critiques [...]"

      Considéré "rigoureux" par qui? Voici trois *très importantes* limites du travail de Regnerus (parmi plusieurs autres) , dont une reconnue par l’auteur lui-même:

      1. Le contenu de l’article a été abondamment critiqué par divers intervenants en médecine familiale et en sociologie de la famille. On reproche particulièrement à l’auteur d’avoir été commandité par une organisation politique homophobe notoire.

      2. Seulement deux personnes de l’étude ont été élevées dans une famille de parents de même sexe. Aucune conclusion ne peut être tirée d’un si petit échantillon.

      3. D’ailleurs, selon l’auteur lui-même, il ne s’agit pas d’une étude sur le mariage entre conjoints de même sexe.

      (Une recherche sur Google et Google Scholar permet facilement de retrouver l’article original et ses nombreuses critiques)

      Bref, si l'étude diagnostique une cause de problème éventuel pour le développement des enfants, ce n'est pas l'orientation sexuelle des parents, mais la stabilité dans le couple (entre autres). Et là-dessus, j'insiste, les hétérosexuels n'ont pas de leçons à donner aux homosexuels.

    • Thomas Dean Nordlum - Inscrit 26 avril 2013 12 h 43

      M Massicotte. Je ne vois aucune homophobie là-dedans. Vous savez ce que c'est un argumentum ad hominem ? À mon avis, le sophisme est comme le nihilisme : rien n'est absolut, alors on fera n'importe quoi qui va avec nos désirs.

      Les droits des homosexuels ? Et le droit des enfants ? Je ne sais pas si l'on peut juste substituer un homme à la place d'une mère. Et toutes ces histoires de procréation médicalement assistée, c'est cela surtout qui laisse mauvais goût. Vous savez ce que c'est le transhumanisme ?

    • Jean-Léon Laffitte - Inscrit 26 avril 2013 15 h 49

      M. Bastien,

      1-Plusieurs études sur l'homoparentalité sont financés par des lobbys gais. Est-ce un argument en soi pour dire qu'elles n'ont pas de valeur?

      2-Pour Michel Berger, professeur de psychopathologie de l’enfant, chef de service de psychiatrie de l’enfant au CHU de Saint-Etienne et membre de plusieurs commissions interministérielles concernant la protection de l’enfance, « Le lobby homoparental s’appuie sur des études qui, dans leur quasi-totalité, ne sont que pseudo-scientifiques. L’intoxication est suffisamment bien faite pour que tout le monde soit convaincu que ces études prouvent que les enfants élevés par les parents homosexuels vont bien. Pourtant, il suffit de se donner la peine de vérifier la nature des travaux cités pour comprendre leurs faiblesses méthodologiques et leurs biais de recrutement des groupes étudiés. »

      3-Le professeur Berger ajoute :Les recherches du professeur Mark Regnerus de l’Université du Texas tordent le cou à ce discours convenu en s’appuyant sur l’examen de 3000 enfants devenus adultes éduqués au sein de huit structures familiales différentes à partir de 40 critères sociaux et émotionnels. (...)

      Après analyse de l’ensemble des réponses, la conclusion du professeur Mark Regnerus est imparable : le modèle familial reposant sur l’ « union conjugale stable du père et de la mère biologique » – lequel ressemble de plus en plus à une « espèce menacée » (« like an endangered species ») ajoute-t-il avec un brin de malice –, demeure « l’environnement le plus sécurisé pour le développement de l’enfant ». Toute autre combinaison, selon l’universitaire américain, porte préjudice à moyen et long terme à l’équilibre émotionnel de l’enfant, quelles que soient par ailleurs les qualités humaines et éducatives des homosexuels que personne ne conteste.

      Voilà M. Bastien, le débat est ouvert...

    • Michel Bastien - Abonné 26 avril 2013 17 h 49

      M. Lafitte,

      Intéressant débat! Poursuivons-le!

      Dans votre premier point, vous avez raison! Je me méfie de toute recherche financée par l'un ou l'autre lobby; pour moi, cela va de soi, dans tous les domaines. Cela dit, il s'agit d'analyser chaque étude à la lumière de ses objectifs, du cadre théorique, de sa méthodologie, etc.

      Dans le cas de celle de Regnerus (je rappelle que c’est vous qui avez appuyé vos arguments sur cette étude), il y a des problèmes à tous les niveaux. J’en ai énoncé trois, le principal étant que l’étude n’a pas porté sur des parents homosexuels ayant élevé leurs enfants au cours d’une relation stable. Quand bien même il y aurait eu des millions de participants dans cette étude, elle ne nous dit *absolument rien* sur le développement d’un enfant dans une telle relation comparativement au développement d’un enfant dans une relation stable hétérosexuelle ou d’autres types de relation. Point.

      Maintenant, permettez-moi de pousser la discussion à un niveau un peu plus inconfortable. Supposons que vous avez raison. Supposons que le « modèle familial reposant sur l’union conjugale stable du père et de la mère biologique demeure l’environnement le plus sécurisé pour le développement de l’enfant ». Il faudrait, selon votre logique, que nous devions, comme société, interdire toutes les autres unions qui ne répondent pas à ce « critère », pas seulement l’union homosexuelle, non? Mais, M. Lafitte, comment fait-on pour connaitre d’avance quelle union sera stable? Comment on sait qu’un parent ne sautera pas sa coche un moment donné et commettra des trucs irréparables? Ne se mettra pas à boire ou à se droguer, déstabilisant l’union? Comment peut-on s’assurer qu’il n’y aura pas de divorce? Et cette copine qui a un enfant et vit seule, on fait quoi, M. Lafitte? Moi, ma réponse, c’est qu’une société moderne, ouverte, égalitaire, sachant que nous ne vivons pas dans un monde parfait, assurera une éducation pour toutes et tous et proposera les ressources

    • Gaston Carmichael - Inscrit 26 avril 2013 17 h 52

      Le journal scientifique (Social Science Research) qui a publié l'étude de M. Regnerus s'était fié au fait que le peer review de 6 membres avait confirmé le sérieux de cette étude.

      Suite à la publication, devant l'avalanche de commentaires dénonçant le caratère politique de cette étude, le journal a fait procéder à une vérification par un spécialiste indépendant (Darren E. Sherkat, a professor of sociology at Southern Illinois University at Carbondale)

      La conclusion de ce professeur fut que cette étude est de la "bullshit", et que le peer review était composé de personnes connue comme étant anti-gay, et n'ont apparemment pas détecté l'erreur grossière que entachait cette étude.

      La revue scientifique a finalement admis qu'ils n'auraient jamais dû publié cet étude. Ce faisant, ils ont nuit à leur crédibilité.

      Source: http://chronicle.com/blogs/percolator/controversia