Subaru Forester 2014 - Raffinement à la hausse

L’aménagement du tableau de bord réserve l’agrément d’un design ergonomique.
Photo: Luc Gagné L’aménagement du tableau de bord réserve l’agrément d’un design ergonomique.

La nouveauté s’exprime de multiples façons, à commencer par un style plus expressif dans sa partie avant. Un de-sign différenciant désormais par des calandres distinctes les versions à moteur atmosphérique et suralimenté.


Le profil, par contre, rappelle la version antérieure surtout par le dessin de la partie arrière. Mais le pare-brise, qui a légèrement reculé, et le toit plus bas de 35 mm confirment une refonte plus substantielle qu’il n’y paraît.


Lors d’une présentation à laquelle la presse automobile canadienne était conviée à Ucluelet, sur l’île de Vancouver, le directeur adjoint de la planification des produits de Subaru Canada, Mandy Yu, nous a appris que le Forester 2014 ne partage que 5 % de ses composantes avec son prédécesseur.


La nouveauté reste néanmoins subtile. Par exemple, en remodelant le tableau de bord (il est plus court de 119 mm), on a fait en sorte qu’il empiète moins sur l’habitacle. Ce changement a également permis d’accroître la surface vitrée latérale au profit du conducteur.


Les occupants de la banquette arrière découvriront, pour leur part, plus d’espace pour les genoux et les pieds grâce à la nouvelle forme encavée du dossier des sièges baquets, mais aussi parce qu’on a déplacé l’assise de la banquette vers l’arrière (de 23 mm) en plus de réduire la hauteur du tunnel de la transmission (de 66 mm).


La forme des montants de toit avant et latéraux a également diminué. Les portières découvrent ainsi une ouverture plus large et plus haute, alors que les seuils de portières, moins hauts et proéminents (-38 mm), facilitent davantage l’embarquement. Après tout, ce véhicule a la garde au sol la plus élevée de son créneau : 221 mm. Une hauteur libre qui lui donne une aisance appréciée lorsqu’il faut se déplacer sur des chemins moins hospitaliers.


Utilitaire… et utile


Cette garde au sol généreuse concorde d’ailleurs avec sa personnalité. Car le Forester est un utilitaire, c’est clair. Ses concepteurs n’ont pas cherché à cacher cela en inventant un acronyme fantaisiste. De toute façon, la forme de la carrosserie l’annonce clairement, la garde au sol le confirme, tout comme le châssis monocoque dont la rigidité inspire confiance sur l’autoroute comme sur un chemin forestier.


Le fabricant mise sur cette image sans ambiguïté. Le directeur du Projet Forester au sein de Fuji Heavy Industries (la compagnie mère de Subaru), le Japonais Takuji Dai, l’a confirmé par un énoncé de trois courtes phrases décrivant les qualités de son nouveau bébé : « Je peux faire n’importe quoi. Je peux aller n’importe où. Je me sens en sécurité. » En prime, il a belle allure !


Bien entendu, la transmission intégrale en prise constante contribue à cette polyvalence et au sentiment de sécurité. Lorsque les conditions sont normales, pour les modèles à boîte manuelle elle transmet autant de couple aux roues avant et arrière, alors que sa répartition est asymétrique (60 % à l’arrière) pour les modèles à boîte automatique. La magie opère dès que les conditions routières se dégradent, avec une variation instantanée et continue de la répartition du couple vers les roues offrant la meilleure adhérence, et ce, sans aucune intervention du conducteur.


Pour les modèles 2014 à boîte automatique (atmosphériques et turbos), Su-baru a ajouté un nouveau système d’aide à la conduite baptisé X-Mode. Conçu pour faciliter une ascension ou une descente ardue entre 20 à 40 km/h, il module la puissance selon l’adhérence à l’aide des freins et de l’accélérateur pour optimiser le contrôle directionnel. Un essai suffit pour convaincre de son utilité !


ATMO ou TURBO, au choix


Côté mécanique, le Forester 2.5i 2014 reconduit le 4-cylindres « Boxer » (à cylindres à plat opposés), un moteur atmosphérique qui développe toujours 170 chevaux et 174 lb-pi de couple. Le fabricant offre de nouveau (et contre supplément) la version PZEV de ce moteur, qui se distingue par des émissions polluantes réduites.


La version sportive appelée Forester 2.0XT adopte le nouveau moteur supercarré à turbocompresseur du coupé sport BRZ. Ce 4-cylindres de 2 litres se distingue par son injection directe, un rapport volumétrique élevé (10.6:1) et la possibilité de l’alimenter avec du carburant régulier.


Fort de ses 250 chevaux et d’un couple de 258 lb-pi (produit entre 2000 et 4800 tr/min), ce moteur jumelé à la boîte automatique à variation continue (Subaru n’offre pas de manuelle pour le 2.0XT au Canada) fait preuve d’une souplesse accrue par rapport à son prédécesseur, un 4-cylindres suralimenté de 2,5 litres qui produisait 224 chevaux et 226 lb-pi (à 2800 tours). Son action se marie parfaitement à la boîte à variation continue, si bien qu’il ne paraît jamais à court de puissance.


Les modèles turbos ont l’exclusivité du SI-Drive (pour Subaru Intelligent Drive), un système de gestion des performances du moteur qui permet au conducteur de choisir parmi trois modes de fonctionnement : Intelligent (lire : normal), Sport et Sport Sharp. Le mode Sport procure une réaction rapide du papillon des gaz et des accélérations puissantes et linéaires, en plus d’activer six rapports « manuels » accessibles en pressant les palettes de changement de rapports fixées derrière le volant. Avec le mode Sport Sharp, ce système donne au papillon des gaz électronique une réponse encore plus rapide et ajoute deux rapports additionnels au mode manuel.


Ce système simule si bien les rapports qu’on peut s’interroger sur l’utilité d’une boîte manuelle classique avec son embrayage qui fatigue le genou gauche ! Qui plus est, les palettes montées derrière le volant permettent de garder les deux mains sur le volant presque tout le temps.

 

Boîte manuelle


Cela dit, puisque les boîtes manuelles ont encore leurs fidèles, les stratèges de Subaru Canada ont choisi d’en offrir une pour les deux versions d’entrée de gamme du Forester 2.5i. Certains y voient un bénéfice pécuniaire lié au coût d’achat moins élevé, alors que d’autres croient encore au paradigme d’une sportivité accrue liée à son utilisation. Au bénéfice de ces acheteurs, cette boîte manuelle a enfin six rapports. Mandy Yu estime même que 15 à 20 % de ces acheteurs la choisiront, mais certes pas pour sa consommation. La boîte automatique à variation continue est plus écoénergétique, même avec le moteur suralimenté !


Par rapport aux Forester 2013, les modèles 2014 se distinguent à ce chapitre, puisque les modèles à boîte automatique sont moins gourmands en carburant que plusieurs utilitaires rivaux même s’ils n’ont que deux roues motrices !


On a également préservé sa ceinture de caisse relativement horizontale, qui procure au conducteur une visibilité périphérique satisfaisante. Pour rester à la page, les stratèges de Subaru ont néanmoins ajouté à la dotation de presque toutes les versions une caméra arrière.


Une autre nouveauté appréciée de nombreux consommateurs est le hayon à ouverture assistée. Intégré à la dotation des modèles haut de gamme 2.5i Tourisme et Limited, que même que le 2.0XT Limited, il dispose d’un sélecteur permettant de choisir l’amplitude de son ouverture. Parfait pour les personnes plus petites, ou pour éviter qu’il ne frappe un plafond trop bas.


Les versions les plus cossues peuvent aussi être munies de l’EyeSight, un système d’aide à la conduite utilisant une caméra stéréoscopique pour assurer la gestion de manoeuvres de précollision, d’alerte de louvoiement, de déviation de trajectoire, de contrôle de l’accélération au départ arrêté, de régulation de la vitesse et de freinage précollision. Un système original dont l’action peut parfois éviter des ennuis, mais qui ne remplacera jamais la vigilance du conducteur. Une technologie parmi d’autres, par ailleurs, qui contribue à faire de ce véhicule compact un achat particulièrement attrayant.


 

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