Long-courrier - 9 février 2013

Des touristes écoutent leur guide lors d’une «tournée sur les toits» pour observer la vieille ville de Stockholm, en Suède, du haut d’un édifice dans l’îlot de Riddarholmen («l’îlot des chevaliers»).
Photo: Agence France-Presse (photo) Jonathan Nackstran Des touristes écoutent leur guide lors d’une «tournée sur les toits» pour observer la vieille ville de Stockholm, en Suède, du haut d’un édifice dans l’îlot de Riddarholmen («l’îlot des chevaliers»).

Détente à la Riviera Maya


« Ma copine et moi prévoyons nous rendre à la Riviera Maya durant la semaine du 6 au 13 avril. Nous aimerions idéalement nous prévaloir d’un forfait tout-compris dans la mesure où la nourriture en vaut la peine. Sinon, nous sommes ouverts à d’autres formules. Notre budget n’est ni modeste, ni extravagant.


« Ce voyage consisterait principalement en un séjour de détente et de plage, mais nous aimerions l’agrémenter d’une journée, voire deux, d’exploration, par exemple dans la réserve écologique de Sian Ka’an. À quel endroit nous recommanderiez-nous de séjourner et quels autres lieux, activités, restos, etc., nous recommanderiez-nous de voir durant ce court séjour ? »


Claude, Montréal

La Riviera Maya pointe depuis un an vers des resorts avec la gastronomie au garde-manger. On y invite des chefs de l’Europe du Sud pour présenter des particularités, par exemple au Paradisus. Tous les complexes offrent des excursions sur les lieux écologiques et dans les sites mayas. Comme la fin du monde n’a pas eu lieu, on peut toujours les visiter ! Mais essayez d’être les premiers, ou les derniers : cela évite de faire la file. Pour un bon resto ou pour choisir un hôtel.


L’Europe en train


« Ma copine et moi comptons prendre des vacances en septembre-octobre prochain pour aller en Europe. Pour l’instant, le programme est plutôt simple : on se déplace de ville en ville en train, suivant le trajet suivant : Budapest, Vienne, Prague, Copenhague, Bruxelles, Strasbourg et finalement Paris.


«Je me demande s’il vaut la peine de se procurer la passe de train Eurail, considérant les destinations ciblées, surtout que pour quelques-uns de ces corridors, le train de nuit est nettement préférable, vu la durée.


«Si, pour certains corridors, il est nettement plus avantageux de prendre l’avion, nous pourrions considérer cette option, mais ma copine n’apprécie pas vraiment ce mode de transport…


« L’objectif est de rester trois ou quatre jours dans chaque ville (petits hôtels, donc) et ensuite six ou sept jours à Paris, où nous comptons louer un appartement. Avez-vous des recommandations à nous faire ? »


Simon Thibault, Québec


L’Eurail Pass est le meilleur moyen de faire le genre de visites que vous projetez, et la Global Pass est celle qui couvre toutes vos destinations (eurail.com/eurail-passes/glo bal-pass). Seule la Grande-Bretagne n’y apparaît pas.


Vous pouvez toujours choisir certains vols d’une compagnie low cost, mais n’oubliez pas que chaque kilo en soute donne lieu à un ajout tarifaire. Aussi, le transport vers les aéroports n’est pas le moyen le plus rapide.


Iznik et Bursa


« J’aimerais savoir comment il est possible de joindre Iznik et Bursa à partir d’Istanbul. Le bus, le bateau, ou peut-être une combinaison des deux ? J’ai de la difficulté à trouver des informations éclairantes à ce sujet. Selon vous, ces deux villes sont-elles appropriées pour une excursion d’une journée, et surtout, valent-elles le déplacement ?»


Sylvie Dugas


Les liens les plus faciles pour Iznik et Bursa depuis Istanbul se font par autocar. Il y a des bateaux-navettes, mais les correspondances ne sont pas les meilleures. Pour une excursion d’une journée, ces deux villes sont dignes d’intérêt. Iznik pour les fouilles et le lac, notamment.


Copenhague et Stockholm


« Je suis en train d’organiser, pour la mi-mai, un voyage au Danemark et en Suède qui va se prolonger quelques jours à Tallinn. Ça pourrait se décliner ainsi : quatre jours à Copenhague, une semaine de route avant de passer six jours à Stockholm, et enfin un séjour de trois jours à Tallinn.


«Je souhaiterais avoir vos suggestions d’endroits à visiter pour les sept jours où nous aurons l’usage d’une voiture entre Copenhague et Stockholm. »


Yvon Trottier, Montréal


De Stockhom à Copenhague, allez vers la côte de Bohusian, pour ensuite descendre sur Göteborg. Changez de cap pour rejoindre Nybro et Kalmar puis redescendre de l’autre côté jusqu’à Copenhague.


De la Floride à la Louisiane


« Mon mari et moi passerons un mois en Floride en mars et par la suite, nous projetons d’aller en Louisiane. Auriez-vous des suggestions à nous faire en ce qui concerne l’hébergement et des sites intéressants à visiter (plantations, bayous, villages francophones) à proximité de La Nouvelle-Orléans, Bâton Rouge, Métairie et Lafayette ? Devons-nous nous inquiéter de la violence qui sévirait en Louisiane selon certains articles de journaux parus récemment ? »


Francine et Jean, Laval


D’abord, sachez que tous les bayous se ressemblent. Quand vous en faites un, vous avez votre quota de caïmans, d’aigrettes et de rats musqués, ainsi que des racines qui se laissent aller dans le vaudou. En ce qui concerne la violence, c’est surtout dans les bas quartiers de La Nouvelle-Orléans qu’il peut y avoir des problèmes.


Les villes que vous indiquez sont le parcours idéal pour découvrir la Louisiane francophone. Ajoutez-y Houma, qui est le quartier général du Cajun-French B B regroupant près de 70 familles louisianaises qui reçoivent dans la langue de Zachary.


Par ses connaissances, sa bonne humeur et un sens inné du show à toute heure du jour et de la nuit, Audrey est sans doute la première clé du puzzle louisianais. La clé de la renaissance du français dans ce coin d’Amérique. De cette génération des 50 ans ou plus qui garde la mémoire de la langue et qui se souvient des bancs d’école où le fait de parler français dans la cour de récréation méritait quelques coups de badine et les quolibets des autres enfants.


Cela donne aussi une autre génération, celle des 18-35 ans, qui a tout fait pour s’assimiler et se coller au pouvoir de l’autre langue. Tandis que les parents et les grands-parents louisianais ont la langue de Molière bien établie, avec des « lousianismes » de bon aloi, tels « enmalicer », « enviouseté », « risqueux », « bouscouyou »), qui flottent depuis longtemps sur les bayous. Leurs enfants connaissent deux ou trois mots de français, en comprennent le double mais n’en parlent pas un seul.


Pour les plantations, il y a celle de Chretien Point qui avait donné l’idée à un designer hollywoodien d’en faire une réplique pour le film Autant en emporte le vent. C’est l’une des seules plantations de caractère architectural français à être restées debout et à faire dans le bed breakfast de luxe.


Pour connaître des Louisianais francophones défenseurs des valeurs d’antan, un tour au Musée acadien d’Erath est recommandé. Demandez Warren Perry, l’avocat responsable du musée dont l’obsession esy de faire annuler l’acte de déportation des Acadiens…


Pour un tour sur les bayous : The Cajun Man, Black Guildry, à Houma, 504 868-4625.


Bonnes adresses


« Je reviens d’un séjour à Cuba, au début de janvier. Bien que nous ayons choisi de rester dans un tout-compris de Varadero pour la semaine, nous avons organisé nous-mêmes une escapade de deux jours à La Havane.


«Nous avons fait l’aller-retour à bord d’un autobus de la compagnie Viazul et nous avions réservé nos billets en ligne avant notre départ du Canada.


« Nous avons aussi réservé les deux chambres disponibles (nous étions quatre adultes) d’une casa particular à Vedado, un beau quartier de La Havane, que je recommande chaudement à vos lecteurs voyageurs. Le couple qui tient ce bed breakfast nous a reçus avec une grande amabilité. Le petit-déjeuner n’est pas compris. Par con tre, moyennant un supplément, nous pouvions l’obtenir pour le lendemain matin. Au lever, la table était mise, chargée de fruits, de jus frais, de pain chaud et d’oeufs brouillés.


« Nous avons été agréablement surpris par l’accueil et la tenue impeccable des lieux. Voici l’adresse : Private Rooms Mylena y Otto, 257, Calle 20, app. 41, e/17 y 19 (c’est-à-dire entre la calle 17 et la calle 19), Vedado, La Havane, Cuba, 53-7 8303411, ottomi57@gmail.com.


« Dans le même quartier, nous sommes allés à l’El Gringo Viejo, un charmant restaurant familial situé au sous-sol d’une maison. On nous a servi des mets cubains en généreuses portions. Il faut payer comptant car les propriétaires ne peuvent accepter les cartes de crédit. Près de la Plaza de Armas, sur la rue Obispo, dans La Habana Vieja, nous avons aussi aimé les plats servis au restaurant La Mina, dont la cuisine cubaine est la spécialité. Là aussi, il faut payer comptant, en pesos convertibles. Nous garderons un souvenir impérissable de notre séjour à La Havane. »


Louise Caron, Montréal

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