C’est du sport! - Oeuvre de fiction

Bien sûr, tout cela a un peu changé ces dernières semaines. Dimanche soir, Travis Tygart, le patron de l’Agence antidopage des États-Unis, se trouvait sur le plateau de 60 Minutes pour déclarer que par-delà les révélations fracassantes, l’entretien d’Armstrong avec Oprah était truffé de mensonges. Son assurance qu’il était propre lors de son retour à la compétition en 2009, son rejet de l’allégation voulant qu’il ait déjà offert 250 000 $ à l’USADA pour cacher quelque chose, sa négation du fait qu’il poussait jusqu’à l’intimidation ses coéquipiers à se doper, tout cela constitue du chiqué, a dit Tygart.


Et les livres ? Il y a quelques jours, un petit comique a conçu un écriteau qu’il a placé dans une bibliothèque de Sydney, en Australie, et sur lequel on pouvait lire que, dorénavant, les récits d’Armstrong seraient classés dans la catégorie « Fiction ». Il s’agissait évidemment d’une blague, mais la photo de l’affiche n’a pas tardé à devenir virale dans les Internets, et il appert qu’une bonne partie de la cyberplanète était d’accord avec la démarche. Mais le bibliothécaire en chef de l’Australie a fait savoir que ça ne fonctionnait pas comme ça.


Par ailleurs, une poursuite en recours collectif a été intentée la semaine dernière devant un tribunal fédéral de Sacramento. Les plaignants : des acheteurs et lecteurs de deux des bouquins d’Armstrong, It’s Not About the Bike et Every Second Counts, de poignantes histoires qui viennent vous chercher juste là dans la région. Ils soutiennent qu’alors qu’on prétendait leur offrir de vraies affaires, ils ont plutôt eu droit à de la fraude, de la fausse publicité et tutti quanti.


Bref, c’est un peu comme si on vous proposait un bouquin soutenant que le but d’Alain Côté n’était pas bon. Un non-sens absolu.


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Pour nous donner un bon tournis, tournons-nous brièvement vers l’Association nationale de basketball.


La semaine dernière, les Hornets de La Nouvelle-Orléans ont annoncé qu’à compter de la saison prochaine, ils s’appelleraient les Pelicans, l’oiseau officiel de l’État de la Louisiane. Puisque le nom deviendra libre, les Bobcats de Charlotte pourraient se rebaptiser Hornets, les anciens Hornets de Charlotte ayant déménagé à La Nouvelle-Orléans en 2002 (l’équipe est devenue les Hornets de La Nouvelle-Orléans/Oklahoma City pendant deux ans pour des raisons générales de Katrina.)


Les Kings de Sacramento, eux, pourraient prendre le chemin de Seattle et être tentés de ressusciter le nom des Supersonics, les anciens Supersonics étant devenus le Thunder d’Oklahoma City en 2008. La même Oklahoma City qui avait accueilli les anciens Hornets de Charlotte/La Nouvelle-Orléans peu après que Charlotte eut obtenu les Bobcats.


On ajoutera que dans la NBA, on fait peu de cas de la logique. Les Lakers de Los Angeles, originellement du Minnesota, n’ont guère de lacs autour d’eux, les Grizzlies de Memphis, venus de Vancouver, jouent assez loin de l’habitat naturel de cet ours, et le Jazz de l’Utah, transféré depuis La Nouvelle-Orléans, nous rappelle que la capitale des mormons et la musique des Noirs du Sud font un mariage relativement hallucinant merci.


La prochaine fois, nous essaierons de voir ce qu’il adviendrait de Canadien si le Québec devenait indépendant.

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