Lexus RX - Toujours populaire, toujours fiable

Lexus RX de troisième génération entame sa quatrième année sous sa forme actuelle et il reçoit des modifications de « mi-mandat » concernant essentiellement son apparence.
Photo: Philippe Laguë Lexus RX de troisième génération entame sa quatrième année sous sa forme actuelle et il reçoit des modifications de « mi-mandat » concernant essentiellement son apparence.

Le RX de troisième génération entame sa quatrième année sous sa forme actuelle et il reçoit des modifications de « mi-mandat », concernant essentiellement son apparence. La partie avant est complètement redessinée et elle est maintenant affublée de la calandre massive qui sera celle des prochaines Lexus (et qui orne déjà la devanture de la GS). Est-ce plus beau ? Tout est relatif… et hautement subjectif. À mon avis, le RX est une preuve de plus que les constructeurs japonais devraient fermer leurs services de design et confier le tout à des sous-traitants.


Sérieux, mais un peu triste


À l’intérieur, les changements sont minimes. Le cuir, omniprésent, respire la qualité et il se marie avec de discrètes appliques de bois. Toutefois, la présence de plastiques durs sur la planche de bord, la console et dans les contre-portes détonne dans un véhicule de ce prix. Sauf pour cet accroc, la finition est soignée, tout comme l’assemblage, conforme aux standards - élevés - de Lexus. La présentation intérieure manque toutefois d’éclat : la sobriété, c’est bien, mais un peu d’originalité, ce n’est pas interdit non plus, surtout dans un véhicule de ce prix.


Parmi les améliorations apportées, la plus pertinente concerne l’interface multifonctions, qui intègre les commandes de la climatisation, de la chaîne audio, du système de navigation et de la téléphonie Bluetooth. C’est beaucoup plus convivial, et la clientèle cible, qui compte peu de cracks de l’informatique dans la vingtaine, va apprécier.


À l’avant, les baquets sont très confortables et procurent un bon soutien lombaire, même si un peu plus de soutien latéral serait le bienvenu. C’est pire à l’arrière : il n’y en a pas du tout. Par contre, les passagers de la banquette ont beaucoup d’espace, tant pour les jambes que pour la tête. Normal, direz-vous, dans un véhicule de cette taille ; et pourtant, ce n’est pas automatique, croyez-moi.


Tout en douceur


À sa naissance, en 1998, il fut baptisé RX 300, puis RX 330 lors de sa première refonte, et finalement, RX 350. Explication : les chiffres de sa désignation alphanumérique indiquent la cylindrée de son V6, qui est passée de 3 litres à 3,3 puis 3,5 litres. La puissance a augmenté chaque fois, mais le gain a été annulé par le poids du véhicule, en hausse lui aussi.


Même si la marque Lexus n’existe que depuis un peu plus de 20 ans, elle a déjà ses caractéristiques. La douceur et le silence de roulement de ses moteurs, par exemple. Ceux qui aiment les mécaniques avec du caractère devront regarder ailleurs : c’est franchement mou, et les reprises manquent de mordant. En revanche, pour la souplesse, que dis-je, l’onctuosité, c’est dur à battre. Et on l’entend à peine.


Trois moteurs, trois transmissions


Le poids et le format du véhicule ne permettent pas de miracles en ce qui a trait à la consommation, mais c’est néanmoins mieux que la plupart des rivaux du RX. Si c’est votre priorité, il faudra vous tourner vers la version hybride, qui consomme encore moins et permet de rouler vert. Idéal pour vous déculpabiliser de rouler en VUS. Cette motorisation hybride est de surcroît jumelée à une boîte à variation continue (CVT) afin d’optimiser la consommation. L’influx des deux batteries qui font office de moteur électrique fait par ailleurs grimper la puissance du V6 à 295 chevaux, soit 25 de plus que celui des autres versions.


La version F Sport reçoit en exclusivité une nouvelle boîte automatique à 8 rapports (contre 6 pour celle du modèle d’entrée). Comme toujours, le rendement des transmissions est irréprochable chez ce constructeur et les trois boîtes offertes brillent par leur fluidité. Des palettes de chaque côté du volant permettent d’opter pour le mode séquentiel et sa rapidité d’exécution a l’avantage d’éliminer le seul défaut des deux boîtes automatiques : leur lenteur. Une bonne note en terminant pour le freinage, puissant et rectiligne.


Enfin, de l’aplomb !


Le poids (encore lui) a des effets secondaires, comme le sous-virage et le manque d’agilité du véhicule. Sinon, la tenue de route s’apparente à celle d’une berline - bon, d’accord, une grosse berline. Mais la traction intégrale confère une bonne motricité et le roulis est maîtrisé avec doigté, il faut le dire. Autre bon point : la direction est moins engourdie que dans les autres Toyota et Lexus. Elle réagit rapidement et son assistance est mieux dosée.


La version F Sport réserve de belles surprises : jamais ce véhicule n’a affiché un tel aplomb ! La fermeté de la direction monte d’un autre cran et les réglages des nouvelles suspensions avant et arrière transforment le comportement du RX 350. Bon, ce n’est pas encore un BMW X5 ou un Porsche Cayenne ; mais c’est moins mou que les autres versions et, je le répète, c’est une première. Jamais je n’ai ressenti une telle fermeté, un tel dynamisme en conduisant un RX 350.


Le confort est comparable, lui, à celui d’une voiture de luxe. On se laisse bercer par cette douceur de roulement qui a fait la réputation des Lexus. Ce n’est pas ennuyeux, c’est reposant. Nuance.


Conclusion


Deux mots résument sans doute le succès du RX : confort et fiabilité. Même si c’est un VUS, il possède les mêmes qualités que les berlines de la marque, à commencer par cette douceur généralisée. Il lamine aussi ses rivaux allemands au chapitre de la fiabilité et de la qualité du service après-vente. Chez Lexus, le client est roi et on ne lui fait pas sentir qu’on lui a fait une faveur en daignant lui vendre une voiture. Ça aussi, ça compte.


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