Vos finances - Place aux actions!

Dans le monde du placement et de l’investissement, 2013 s’annonce pour se montrer plus favorable à la prise de risque. Les actions ordinaires attirent toujours plus les regards et les capitaux quittent de plus en plus les placements à revenu fixe en ce début d’année. Une grande inconnue : l’amorce d’une hausse des taux d’intérêt attendue au Canada, dont l’ampleur est fonction d’une accélération de l’activité économique qui pourrait surprendre aux États-Unis.

L’année 2012 a été plutôt intéressante dans l’univers des placements. Et deux marchés ont retenu particulièrement l’attention : celui des actions aux États-Unis et en Europe. En dollars canadiens, l’indice EAEO, pour Europe, Australasie et Extrême-Orient, a terminé 2012 avec un bond de 14,8 %. Suit l’indice S P 500 de la Bourse de New York, qui a progressé de 13,5 % l’an dernier lorsque converti en dollars canadiens.


La Bourse de Toronto, avec son segment des ressources naturelles sur-représenté, a été rattrapée par le ralentissement économique mondial. Le S P/TSX a tout de même affiché un gain de 7,2 % en 2012. L’indice Univers des obligations canadiennes ferme la marche avec une progression de seulement 3,6 % l’an dernier. Le gain oscille entre 2 et 5,2 % selon que l’obligation est de court ou de long terme, et entre 3,6 et 6,2 % selon que l’émetteur est le gouvernement canadien ou une entreprise.


Pour 2013, le scénario dominant table sur un environnement économique difficile mais stable dans la zone euro, sur un atterrissage en douceur de l’économie chinoise et sur une accélération de l’activité économique aux États-Unis. L’économie canadienne, avec le poids de ses ressources naturelles, est donc appelée à bénéficier de cet élan.


Ce faisant, le marché des actions demeure privilégié par rapport à celui des obligations et, au sens plus large, des titres à revenu fixe (comprenant les fonds immobiliers et de dividendes, dont les cours sont très élevés). On retient que, même si l’indice symbolique Dow Jones se situe désormais à son sommet en cinq ans, le ratio cours/bénéfices moyen des Bourses américaine et canadienne se situe à 13 fois, un niveau qualifié de raisonnable. Et que 2013 pourrait surprendre en étant une année d’amorce d’une remontée du loyer de l’argent et d’un déplacement vers le haut de la courbe de rendement, ce qui nuirait aux titres obligataires et immobiliers.


Chez BMO Banque privée Harris, on conclut que, « compte tenu de l’amélioration de la situation économique en Chine et aux États-Unis, nous prévoyons une hausse des prix de l’énergie et des matières premières qui aura une incidence positive pour les marchés des actions au Canada. Les actions américaines devraient par ailleurs connaître une bonne année également ; la politique monétaire américaine continuera de soutenir l’activité économique et la croissance du marché domiciliaire, et stimuler la confiance des consommateurs et des entreprises. »


Chez Gestion de placement Eterna, on retient également que « l’année 2013 devrait être celle dans laquelle l’économie mondiale continuera de se sortir de son marasme et devrait attirer les actifs financiers mondiaux un peu plus risqués. Cette tendance pourrait être amplifiée par des modifications de répartitions d’actif, passant d’investissement à faible rendement et risque vers des éléments d’actif qui peuvent générer un taux acceptable en rendement réel. »


À la Financière Banque Nationale, on maintient une répartition 55-40 entre les actions et les obligations. Mais on suggère de sous-pondérer les actions canadiennes. Les analystes de l’institution croient que les attentes et les anticipations sont trop élevées. Ils estiment que le potentiel de hausse du S P/TSX demeure très limité.


On se fait cependant plus réjouissant ou enthousiaste au Mouvement Desjardins. « Les marchés boursiers nord-américains devraient profiter d’une meilleure conjoncture en mi-2013 et en 2014. Les bénéfices des entreprises poursuivront leur croissance, aidant le S P 500 à augmenter de 5 % en 2013 et de 7 % en 2014. Les prix des matières premières devraient commencer à remonter en seconde moitié de 2013, poussant le S P/TSX vers une croissance de 7 % en 2013 et de 10 % en 2014. Ces rendements sont nettement supérieurs à ceux attendus sur le marché obligataire, dont les possibilités d’appréciation sont plutôt limitées. »

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