Noël, le temps des biscuits

Le verre de lait est le complément parfait du biscuit, un duo associé aussi au passage du père Noël.
Photo: La Presse canadienne (photo) Matthew Mead Le verre de lait est le complément parfait du biscuit, un duo associé aussi au passage du père Noël.

Il m’aura fallu du temps pour comprendre l’importance des biscuits durant la période des Fêtes. Du temps aussi pour apprécier, à travers le monde, les différents biscuits concoctés pour cette période, mais qui sont tout de même souvent consommés dans les familles durant toute l’année.

Les biscuits représentent encore pour moi un pur moment de plaisir, qui commence au moment de leur confection et se poursuit lorsque, bien rangés dans une jolie boîte de métal, on les offre à la famille ou aux amis.


On associe depuis longtemps les biscuits et le verre de lait à la visite du père Noël. De l’Allemagne à l’Autriche en passant par l’Alsace et la Belgique, on présente depuis toujours des biscuits faits à partir de sucre casson et d’épices, avec une prédominance de cannelle, de clou de girofle et de muscade, qui donnent les fameux spéculos. Il faut également mentionner le pain d’épices, que l’on sert bien souvent avec du vin chaud, et même avec du gibier ou du foie gras.


Chaque culture a ses biscuits traditionnels, comme les Néerlandais avec leurs sablés et les Écossais avec les shorbreads, lesquels biscuits subissent la concurrence de la manne commerciale durant le temps de Noël.


Il faut remonter à 2500 ans avant Jésus-Christ pour retrouver la première trace de l’existence des biscuits. On a en effet trouvé dans le tombeau d’un haut fonctionnaire égyptien de la Ve dynastie des peintures représentant la cuisson de biscuits, nommés alors galettes. Au Moyen Âge, les marins confectionnaient, en prévision de leurs longues traversées, une sorte de galette faite d’un mélange de céréales, de miel et d’oeufs qu’on faisait cuire deux fois au four, d’où l’origine du mot biscuit (cuit deux fois).

 

Activité familiale


Au Québec, les cultures française et anglaise ont sans doute influencé la fabrication des biscuits maison. Mais les cuisines américaine et des Caraïbes ont aussi grandement contribué à l’évolution des biscuits d’ici, qui intégreront graduellement la mélasse, les épices, le gras, la farine et d’autres céréales. S’ajoutent aussi, au fil du temps, des fruits secs, du gingembre, du chocolat, du sucre d’érable ou de la noix de coco.


François Leclerc fonda en 1905 la biscuiterie du même nom. Mais les grandes années du biscuit au Québec se situent entre 1930 et 1950, alors qu’on comptait pas moins d’une soixantaine de biscuiteries.


Confectionner ses propres biscuits est relativement facile et se transforme souvent en une fête familiale dans la cuisine. Certains vont même jusqu’à décorer leurs biscuits pour en faire de véritables petites oeuvres d’art.

 

Philippe Mollé est conseiller en alimentation. On peut l’entendre tous les samedis à l’émission de Joël Le Bigot Samedi et rien d’autre à la Première chaîne de Radio-Canada.

 

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Découvertes

J’ai beaucoup aimé les nouvelles tartinables de Fantino Mondello. Voilà un superbe produit facile à tartiner, qui contient de la mozzarella et de la ricotta. Il est offert dans des contenants refermables de 150 g et propose quatre variétés : nature, aux olives, aux piments ou aux tomates séchées. Une belle façon d’agrémenter vos canapés pour les Fêtes. En vente dans les épiceries au prix suggéré de 3,99 $.

BIBLIOSCOPIE
 

Mon atelier de biscuits décorés

Harriet Hastings Sarah Moore

Marabout

2012, 159 pages


Cet ouvrage fort sympathique regroupe environ 200 modèles de biscuit rassemblés suivant des thèmes (les fêtes, les animaux, etc.). Un ouvrage qui plaira à tous les amateurs de biscuits.