Le budget de la discorde

Si le gouvernement Marois voulait tuer dans l’oeuf toute nouvelle tentative d’union des forces souverainistes et progressistes en vue de la prochaine campagne électorale, il ne pouvait trouver mieux que le budget présenté mardi par Nicolas Marceau, que Québec solidaire (QS) a immédiatement qualifié de « budget des espoirs déçus ».

Par une malheureuse coïncidence, le ministre des Finances a choisi d’amadouer les milieux d’affaires et les marchés financiers au moment même où le Nouveau Mouvement pour le Québec (NMQ) lance un nouvel appel à l’unité. « Nous sommes convaincus qu’il existe encore une occasion de convergence », affirme le NMQ dans une lettre aux militants indépendantistes.


Le NMQ invite tous les partis souverainistes à participer à un « forum d’action politique » commun pour jeter les bases d’un pacte électoral qui serait scellé lors d’un Congrès national québécois au printemps prochain. Ce n’est pas trop tôt. Dès lors que le PLQ se sera donné un nouveau chef, le Québec se retrouvera de facto en pré-campagne.


En juin dernier, un premier « appel au front uni » était resté lettre morte, aussi bien le PQ que QS étant incapables de s’entendre sur les termes d’une entente qui, au vu des résultats du 4 septembre dernier, aurait pu permettre à Pauline Marois de former un gouvernement majoritaire. Outre les divergences idéologiques, le duel sans merci entre Françoise David et Nicolas Girard dans Gouin constituait un obstacle insurmontable.


Au cours des dernières semaines, le NMQ s’est employé à réactiver le projet, mais il est clair que le budget Marceau a eu l’effet d’une douche glacée. Le conseil national de QS doit être saisi dans dix jours pour décider si le congrès du printemps prochain devrait reconsidérer la décision prise il y a deux ans, alors que les délégués réunis à huis clos avaient rejeté le principe d’une alliance.

 

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Il faudra être très convaincant pour leur faire digérer ce que Mme David a interprété comme une réponse « aux commandes des agences de cotation comme Moody’s et aux incantations des Chambres de commerce ». Quant à Option nationale, son chef, Jean-Martin Aussant, a été exclu du huis clos du budget par le cabinet du ministre des Finances. Cela augure plutôt mal, c’est le moins qu’on puisse dire.


M. Marceau se sentait sans doute sous pression, mais le « sens des responsabilités » qu’il a invoqué n’explique pas tout. Même si les voix perdues à QS et à ON ont coûté une vingtaine de sièges au PQ, les stratèges gouvernementaux semblent convaincus que c’est plutôt en récupérant une partie du vote caquiste qu’il pourra éventuellement s’assurer d’une majorité à l’Assemblée nationale.


C’est pourtant loin d’être certain. Si bon nombre de ceux qui ont voté pour la CAQ ne se reconnaissaient pas dans le programme adopté par le PQ au congrès d’avril 2001, alors que Mme Marois avait initialement annoncé un recentrage, leur allergie au PQ a aussi d’autres raisons.


Contrairement à l’ADQ des premiers jours, où fédéralistes et souverainistes de droite arrivaient à cohabiter, les caquistes sont en grande majorité des fédéralistes ou des gens qui ne veulent rien savoir d’un autre référendum. Même si le gouvernement Marois se recentre, ils ne seront pas disposés pour autant à lui accorder une majorité qui lui permettrait de remettre la souveraineté à l’ordre du jour. Quant aux électeurs libéraux, il ne faut même pas y songer.

 

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La plupart des anciens péquistes qui ont choisi de passer à QS ne rentreraient sans doute pas au bercail même si le PQ revenait à des positions plus progressistes, mais ce n’est pas une raison pour en encourager d’autres à partir.


Après que Jim Flaherty eut indiqué qu’Ottawa reportait le déficit zéro d’encore un an, les deux dirigeants du SPQ libre, Pierre Dubuc et Marc Laviolette, ont réclamé que Québec en fasse autant. Alors que le ralentissement économique est plus marqué au Québec que dans le reste du Canada, le gouvernement de Mme Marois allait-il se montrer plus conservateur que celui de Stephen Harper ?


Plutôt que de se conformer à un « dogme néolibéral », c’est-à-dire l’atteinte de l’équilibre budgétaire, la « gouvernance souverainiste » aurait plutôt dû l’inciter à se tourner vers Ottawa pour réclamer un nouveau pacte fiscal, pensaient-ils.


En toute justice, il faut reconnaître que M. Marceau a dénoncé les « décisions unilatérales » prises par Ottawa au cours des dernières années, réclamant la levée du plafond imposé à la péréquation et une plus grande participation fédérale au financement des services de santé. De son propre aveu, ces positions se situent dans la continuité de celles de ses prédécesseurs, aussi bien fédéralistes que souverainistes. On est très loin des grandes manoeuvres qui ont jadis conduit à la création de la commission Séguin.

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Ce texte a été modifié après publication
 

63 commentaires
  • Michel Coron - Inscrit 22 novembre 2012 01 h 19

    errata

    lire Nicolas Girard dans Gouin

  • Yves Claudé - Inscrit 22 novembre 2012 06 h 06

    QS récolte ce qu’il sème … la division et l’affaiblissement politique de la majorité des citoyens !

    Le projet clairement exprimé et mis en œuvre de QS, consistant à mettre en place une stratégie pour tenter de remplacer un PQ dont on a souhaité explicitement l’effondrement, plutôt que de constituer une alliance avec celui-ci sur des choix politiques, ce projet a maintenant clairement démontré son caractère à la fois prétentieux, irréaliste et contre-productif.

    Il s’agit maintenant pour les militants et sympathisants de QS de prouver qu’ils ont à cœur les intérêts de la majorité des citoyens, et non pas ceux de quelques aspirants-vedettes politiques dont la crédibilité et la compétence restent à établir.

    À défaut d’une remise en question radicale de sa stratégie, QS est condamné à rester un allié objectif de la droite, et un adversaire objectif des travailleurs et des plus démunis, malgré un discours gauchisant qui tourne à vide dans une orientation stratégique de droite.

    Ce confort de la différence semble être prisé par certains, y compris dans des attitudes infantilement révolutionnaristes, mais à quel prix pour la majorité des Québécois ?

    Yves Claudé

    • Robert Bernier - Abonné 22 novembre 2012 08 h 29

      J'entendais récemment quelqu'un dire: "La gauche ne veut pas prendre le pouvoir; elle veut avoir raison."

      Et quand on n'aspire pas au pouvoir, on peut promettre tout ... et plus encore!

      Robert Bernier
      Mirabel

    • Jacques Patenaude - Abonné 22 novembre 2012 08 h 47

      Ce budget n'est pas à mettre sur le dos de QS. Cette fois-ci je ne comprend pas pourquoi vous attaquez ainsi QS. C'est Marceau du PQ qui a présenté un budget sans originalité digne des CAQuistes et des libéraux. Il fallait faire un budget dans un contexte minoritaire donc un budget de compris et qui évitait le chantage des financiers verreux, je veux bien accepter cette explication. Mais il y avait mieux à faire de tout donner ce que ces beaux messieurs réclamaient. La réaction de QS est à mon sens justifiée cette fois-ci.

    • Jean Richard - Abonné 22 novembre 2012 09 h 39

      Le PQ récolte ce qu'il sème. Il a tourné le dos au progrès depuis déjà belle lurette, pour devenir un simple parti conservateur. Lucien Bouchard n'en est plus le chef, mais c'est tout comme. Personne ne serait étonné qu'un jour le gouvernement Harper se fasse détrôner à Ottawa et que quelques uns de ses militants traversent au PQ.

      Le souverainisme pour le souverainisme n'a plus la cote au Québec. Or, cette option est pratiquement la seule différence importante entre le PQ et le PLQ. S'il y a encore au Québec des gens qui ne jurent que par la souveraineté, ils sont de plus en plus rares. De l'autre côté, il y a encore des gens qui croient au progrès social - et il se pourrait que leur nombre soit à la hausse.

    • Patrick Boulanger - Abonné 22 novembre 2012 09 h 50

      QS n'a été formé qu'en 2006 M. Claudé et je vous trouve bien rapide pour statuer maintenant qu'il est irréaliste que QS remplace un jour votre parti politique (si c'est bel et bien leur stratégie comme vous le prétendez avec assurance). En paraphrasant Richard Desjardins, je vous signale en outre que si les péquistes ne veulent absolument pas diviser le vote souverainiste et progressiste M. Claudé, ils n'ont qu'à voter pour QS ! :o)

      Patrick Boulanger

      P.S. : Que pensez-vous du fait que le dernier budget Marceau n'a ajouté qu'un seul palier d'imposition pour les mieux nantis (au lieu de deux comme prévu) et que le régime des redevances minières a été reporté à... plus tard (le PLQ n'aurait pas renversé le gouvernement Marois avec l'ajout de ces deux nouvelles mesures) ?

    • Yves Claudé - Inscrit 22 novembre 2012 11 h 37

      L’origine de QS …

      Monsieur Patrick Boulanger,

      Je dois vous informer que les groupes qui sont à l’origine des composantes de QS (Union des Forces Progressistes et Option Citoyenne) ont été formés dans les années 1970 … ! La tendance à s’égarer dans des stratégies gauchistes (au sens léniniste) et antisociales ne date donc pas d’hier … ni même de 2006 !

      L’absence d’auto-critique dans ce milieu gauchiste, voire l’allergie à toute forme de critique conjuguée à un unanimisme ritualisé et un culte quasi-religieux des chefs, voilà que ne laisse pas présager de changements salutaires dans le groupe de direction idéologique de QS. Les changements viendront plutôt des citoyens électeurs…

      Par ailleurs, en ce qui concerne mes choix politiques, j’apprécie les chansons Richard Desjardins, mais je me dispense absolument de ses consignes électorales.

      Yves Claudé

    • Gilbert Talbot - Abonné 22 novembre 2012 13 h 16

      @ Yves Claudé. Vous écrivez : «Je dois vous informer que les groupes qui sont à l’origine des composantes de QS (Union des Forces Progressistes et Option Citoyenne) ont été formés dans les années 1970 … ! »

      Vous faîtes erreur M. Claudé. Pour votre information, L'UFP est elle-même issu du RAP, créé dans les années 90 et provenant principalement d'une scission gauche/droite parmi les membres du PQ. Pour former l'UFP, il y a eu coalition entre le RAP, le Parti pour la démocraite socialiste (anciennement le NPD Québec) et le Parti communiste du Québec. Le mouvement fondé par madame Françoise David a été créé autour des années 2000 et a fusionné avec l'UFP en 2005 pour former Québec solidaire.

    • Benoît Landry - Inscrit 22 novembre 2012 14 h 15

      Décidément M. Claudé, votre entêtement à considérer que "stacause" de Qs que le PQ est minoritaire vous fait dire n'importe quoi. Je ne répéterai pas les justes explications de M. Talbot, car il a tout à fait raison. Vraiment vous êtes dû pour mettre à jour vos références, le PQ n'est plus le parti qu'il était faudra vous y faire. Durant toute la campagne électoral, j'ai expliqué à des péquistes que je ne pouvais faire confiance à ce parti qui flashe toujours à gauche avant de virer à droite.... C'est encore ce qu'il vient de faire

    • Jean-François Thibaud - Inscrit 22 novembre 2012 14 h 31

      J'ai hâte de voir comment Monsieur Richard Desjardins, dont je salut le génie artistique mais souligne l'incohérence de la démarche politique, va pouvoir concilier ses déclarations du printemps dernier avec la réalité. En effet ce dernier, pendant le printemps érable, soulignait dans un clip sur youtube que la situation était urgente de se débarasser de la tutelle fédérale sous la houlette ultra-conservatrice de Stephen Harper. J'ai hâte de voir comment les solidaires vont faire pour accéder à l'indépendance avec 10 % du vote.

    • Patrick Boulanger - Abonné 22 novembre 2012 14 h 37

      Réponse à M. Claudé

      Je dois vous informer - contrairement à ce que vous prétendez - qu'Option citoyenne a été formé en 2004 (et non dans les années 1970) et que le RAP - une des composantes à l'origine de QS - date de 1998 (et non des années 1970).

      En ce qui a trait à « l'auto-critique », que pensez-vous du fait que le dernier budget Marceau n'a ajouté qu'un seul palier d'imposition pour les mieux nantis (au lieu de deux comme prévu) et que le régime des redevances minières a été reporté à... plus tard (le PLQ n'aurait pas renversé le gouvernement Marois avec l'ajout de ces deux nouvelles mesures) ?

      Patrick Boulanger

    • Réjean Grenier - Inscrit 22 novembre 2012 14 h 50

      Il m'apparaît évident que Québec Solidaire est un
      parti pour tenter de contrer le Parti Québécois et,
      il faut bien l'admettre, il à réussi son coup, à
      savoir: empêcher le PQ de prendre le pouvoir.

      Donc, il faudra s'attaquer à toutes leurs idées,
      utopiques pour la plupart.

      Nous ne pouvons nous permettre de laisser aller
      ces gens, dont la démagogie ne fait aucun doute dans mon esprit.

      Le PQ est le parti à réélire majoritairement au
      prochain voyage. Donc, il nous faut contrer QS
      de toute urgence.

      Voilà.

      Réjean Grenier.

    • Yves Claudé - Inscrit 25 novembre 2012 15 h 12

      Le gauchisme : une tendance historique …

      À propos des racines idéologiques de QS, il me semble utile de rappeler le fait que le gauchisme (tel que caractérisé par Lénine), se développe dans des courants historiques, au delà des changements d’appellations et de structures organisationnelles.

      Yves Claudé

    • Jean-Luc St-Pierre - Inscrit 26 novembre 2012 14 h 17

      "Il s’agit maintenant pour les militants et sympathisants de QS de prouver qu’ils ont à cœur les intérêts de la majorité des citoyens"

      Aaah monsieur Claudé, vous êtes très divertissant, mais vous savez, lorsqu'on constate à quel point vous ne manquez pas une occasion d'attaquer QS à chaque détour, on se rend compte assez rapidement que vos critiques n'ont rien de constructif et relèvent plutôt de l'entêtement idéologique.

      Parce que le PQ décide de satisfaire (encore une fois) les lobbies et les chambres de commerce, ce serait la faute des méchants gauchistes, et ce serait maintenant aux partisans de QS de "prouver" leurs bonnes intentions ? Un peu de sérieux, s'il-vous-plait.

  • François Ricard - Inscrit 22 novembre 2012 06 h 16

    Une démocratie malade

    La démocratie monarchique qui est à la base de notre gouvernance est affreusement malade.
    Les partis traditionnels, PLQ, PQ, CAQ, sont des partis de carriéristes , sans convictions profondes, sans clairvoyance, qui ne cherchent que la ré-élection et le pouvoir. Les seules révolutions dont ils sont capables sont des révolutions de salon... bleu où tout se décide en fonction de leurs besoins plutôt que des besoins de la population.
    Comment faire de la politique comme avant.

    • enid bertrand - Inscrit 22 novembre 2012 08 h 29

      Comment peut-on juger les autres aussi catégoriquement.

      Carriéristes, sans convictions profondes, sans clairvoyance... alors, comme ça tous des tarés, sauf vous , peut-être.

      Ils visent la ré-élection...dites-vous. Connaissez-vous une autre façon de changer les choses?

      J'oubliais, la révolution. En douceur, sûrement, sans violence, avec des casserolles, peut-être.

      Les gens qui mettent tous les autres dans le même panier, me font penser aux pharisiens de la bible."Merci mon Dieu de m'avoir fait bon ..."

      On appelle ça des sépulcres blanchis.

    • Rodrigue Guimont - Inscrit 22 novembre 2012 09 h 50

      Bien dit M. Enid Bertrand! Preuve à l’appui (lire la chronique de Michel David du 5 sept. 2012) les Solidaires supposément souverainistes ont effectivement empêchés l’élection d’un PQ majoritaire en divisant le vote souverainiste dans plus d’une dizaine circonscriptions.

      D’ailleurs les carriéristes peuvent aussi être de gauche révolutionnaire, c’est connu… Ils n’en ont pour l’instant que pour l’instabilité politique ce qui, de leur point de vue, généreraient un climat instable propice, pense-t-ils toujours, à leurs idées dites «progressistes».

    • François Ricard - Inscrit 22 novembre 2012 12 h 08

      J'endossais plusieurs des mesures proposées par le PQ pendant la campagne électoral.
      Depuis son élection, le gouvernement PQ, pensant strictement à sa ré-élection, ne profite pas de ces premiers mois pour imposer certaines des mesures prônées alors qu'il aurait bien pu le faire, le PLQ étant sans chef.
      Le gouvernement PQ n'en finit plus de reculer:
      ---l'ajout d'un palier d'imposition plutôt que deux
      ---le report de deux projets PLQ improvisés et mal foutus: l'angalis au secondaire 6 et le tableau interactif
      ---on ne touche plus aux redevances minières
      ---taxe santé
      ---le fonds des générations et tarifs d'hydro.
      qui est-ce qui importe: des mesures pour assurer sa ré-élection ou des mesures pour le bien commun?

    • Jean-Luc St-Pierre - Inscrit 26 novembre 2012 14 h 31

      Monsieur Guimond, l'avis de Michel David sur la question ne constitue certainement pas une preuve.

      Le PQ a empêché sa propre réélection en étant incapable de montrer aux électeurs qu'il saurait les gouverner efficacement. Sans parler du tiers de la population qui a eu la très mauvaise idée de voter pour le parti des bandits libéraux.

      QS a offert une alternative à ceux qui en avaient plein le dos des mensonges et des faux-semblants. Eh oui, parfois les portes s'ouvrent et de nouvelles options apparaissent dans le paysage politique. Et vous savez quoi ? C'est tout à fait normal. Ceux qui votent pour des options nouvelles n'empêchent pas l'élection de personne, ils espèrent pouvoir apporter un peu de renouveau dans ce paysage cynique et répugnant.

      Mais c'est ça le progrès: il faut savoir se détacher des anciennes structures, des fois. Mais il y aura toujours des gens pour se plaindre que les choses ont changé.

  • Jean Desbiens - Inscrit 22 novembre 2012 06 h 32

    Mme David est déçue?

    Pourtant QS est directement responsable au fait que le parti québécois n'a pu obtenir un gouvernement majoritaire et par le fait même n'a pu donner suite à toutes ces promesses

    Et tout ça avec la complicité des partis fédéraux.

    Merci Mme David pour votre contribution à la cause fédéraliste et à la justice sociale

    • Jean-Pierre Grisé - Abonné 22 novembre 2012 08 h 14

      Tout a fait d accord avec vous.Et Mme David retenir de cette lecon? Rien,je crains. J-P.Grise

    • Solange Bolduc - Inscrite 22 novembre 2012 09 h 13

      Les mots pour dire les maux !

    • Patrick Boulanger - Abonné 22 novembre 2012 10 h 11

      « Pourtant QS est directement responsable au fait que le parti (sic) québécois n'a pu obtenir un gouvernement majoritaire et par le fait même n'a pu donner suite à toutes ces (sic) promesses (sic) » ?

      En suivant votre propre logique, vous ne pensez pas plutôt que le PQ est « directement responsable » de son statut minoritaire à l'Assemblée nationale en se rapprochant du centre de l'échiquier politique québécois avec les années ?

    • Bernard Gervais - Inscrit 22 novembre 2012 10 h 19

      Entièrement d'accord avec aussi.

      Mme David se dit déçue du budget avant tout pour conserver son image de grande gauchiste. De plus, assumer la responsabilité du pouvoir, j'en suis convaincu, ne l'intéresse pas. Ni d'ailleurs son propre parti, QS. Plus facile de jouer les gérants d'estrade !

      Et tant pis si cela contribue à la division des forces pour la souveraineté et ce, bien entendu, au grand plaisir des fédéralistes !

      Pas rien, par exemple, que bien des libéraux étaient heureux de la voir l'emporter contre Nicolas Girard dans Gouin le 4 septembre ? Une victoire, rappelons-le, qui est loin d'avoir plu à une majorité des souverainistes !

    • Serge Grenier - Inscrit 22 novembre 2012 10 h 47

      Pardon Monsieur Desbiens, mais ceux qui sont directement responsable du fait que le PQ n'est pas majoritaire, ce sont ceux qui ont voté pour Jean Charest ou pour François Legault.

      Il me semble que c'est facile à comprendre.

    • Marc Blanchard - Inscrit 22 novembre 2012 21 h 12

      Françoise David est une gérante d'estrade.

      Si par quelque miracle QS prenait le pouvoir, QS gouvernerait exactement comme le PQ.

    • Jean-Luc St-Pierre - Inscrit 26 novembre 2012 14 h 36

      Merci monsieur Grenier ! Je commençais à avoir peur...

      En effet, ce n'est vraiment pas difficile à comprendre. Et pourtant... Mais c'est tellement plus facile de s'attaquer à QS pour avoir osé amener une option nouvelle dans l'arène grangrenée de la politique québécoise.

    • Jean-Luc St-Pierre - Inscrit 26 novembre 2012 17 h 59

      gangrenée pardon

  • Mario Jodoin - Abonné 22 novembre 2012 06 h 33

    erratum bis

    Oui, Nicolas Girard et «congrès d’avril 2011» et non «congrès d’avril 2001»