À l’école de la forêt avec Sentier urbain

Avec son volet École de la forêt, Sentier urbain réalise un travail essentiel de sensibilisation et d’éducation à la nature et à l’environnement dans trois écoles de l’arrondissement de Ville-Marie et dans l’arrondissement d’Hochelaga-Maisonneuve.
Photo: Sentier Urbain Avec son volet École de la forêt, Sentier urbain réalise un travail essentiel de sensibilisation et d’éducation à la nature et à l’environnement dans trois écoles de l’arrondissement de Ville-Marie et dans l’arrondissement d’Hochelaga-Maisonneuve.

Depuis 20 ans, Sentier urbain pratique l’horticulture à vocation sociale à Montréal, et ce, dans des arrondissements bétonnés et défavorisés, dont celui de Ville-Marie et, depuis plus récemment, Hochelaga-Maisonneuve. Engagé dans la collectivité, cet organisme à but non lucratif réalise un travail remarquable par l’accomplissement d’activités concrètes.

Durant tout l’été, l’équipe de Sentier urbain se donne pour mission d’initier à l’environnement et à la nature les enfants des garderies et des camps de jour qui visitent ses jardins. Rien de tel que de toucher, sentir et voir pour comprendre. Quand septembre arrive, les jardins ferment et Sentier urbain entreprend un autre volet d’intervention, celui de l’École de la forêt, dont les cours sont offerts gratuitement dans quatre écoles primaires : Champlain, Marguerite-Bourgeoys, Garneau et Jean-Baptiste-Meilleur.


Avec ce volet, Sentier urbain poursuit son oeuvre dans les classes. Par exemple, cet automne, les enfants du premier cycle auront un atelier sur les fleurs et leurs pollinisateurs, un excellent moyen de leur faire comprendre le rôle fondamental des abeilles pour la fructification et ainsi de les inciter à être plus tolérants à leur présence. Les deuxième et troisième cycles, quant à eux, auront un atelier intitulé « Petit jardinier en herbe ». Avec des ateliers pratiques, ils apprendront des techniques de bouturage et l’entretien des plantes, ainsi que l’importance des végétaux pour améliorer la qualité de vie en ville.


Par ce volet, on souhaite également susciter l’engagement des enfants dans le verdissement de leur quartier et de leur milieu scolaire. Sentier urbain participera notamment, au cours de l’année, au projet de verdissement de la cour de l’école Champlain. En outre, le mercredi 17 octobre prochain, à 20 h, à la basilique Notre-Dame de Montréal, Marc Hervieux donnera un concert au profit du projet d’aménagement de cette cour d’école et des programmes jeunesse du centre Y Guy-Favreau.


De tels programmes sont essentiels en ville, particulièrement dans les arrondissements extrêmement bétonnés où les enfants ont peu de contact avec la nature et où les espaces verts sont rares. Ce projet est financé en partie par le Fonds vert dans le cadre de l’Action 21 du Plan d’action 2006-2012 sur les changements climatiques (PACC) du gouvernement du Québec.


Au nombre de huit, les jardins de Sentier urbain sont entretenus par de jeunes adultes qui participent à un programme d’insertion socioprofessionnelle. Chacun a un thème, comme le Jardin de la Terre, le Jardin Plantes médicinales, le Jardin Agriculture urbaine… Ainsi, chaque jardin a sa personnalité et les animations diffèrent de l’un à l’autre.


Constat inquiétant


Dans son livre Perdu sans la nature, François Cardinal mentionne qu’à l’école primaire, l’apprentissage sommaire des éléments de la nature est inexistant, que les enfants connaissent le recyclage et le compostage, mais qu’ils peuvent difficilement nommer les éléments naturels autour d’eux. L’auteur remarque également que les écoles ne font presque plus de sorties, question de budget mais aussi d’organisation, et qu’en général les enfants ne sortent tout simplement plus dehors, ayant donc peu d’occasions d’apprendre sur le terrain.


Ces constats renforcent d’autant plus la pertinence d’organismes comme Sentier urbain et de toute autre organisation ayant un programme semblable.

 

Un paradis pas tout à fait perdu!


Un incontournable pendant la saison des pommes : la 6e édition de Créations-sur-le-champ, Land-art Mont-Saint-Hilaire. Cette année, on vous invite à Un paradis pas tout à fait perdu ! Du nouveau : cet événement alliant l’art à la nature a lieu maintenant sur deux sites et a développé un volet pour la relève.


D’abord, on est invité dès le 10 octobre à voir en pleine création les 12 artistes d’ici et d’ailleurs au Pavillon de la pomme. En cinq jours, ils réaliseront des pièces essentiellement de matière naturelle et dont le dévoilement aura lieu le dimanche 14 octobre à 11 h. Pour autant, l’exposition ne se termine pas à cette date car, jusqu’aux premières neiges, on peut admirer les oeuvres, de même que certaines autres des années antérieures qui ont été transformées par la patine du temps.


Au retour, on passe par le Pavillon de la pomme afin de voter pour notre oeuvre coup de coeur. L’artiste professionnel qui obtiendra le plus de votes recevra une bourse de la Ville de Mont-Saint-Hilaire. Puis le volet Relève, au Verger du Flanc nord, accueille le Centre de la petite enfance Roule-ta-Pomme et les élèves du collège Saint-Hilaire. Une belle occasion de les sensibiliser à la richesse et à la beauté de notre environnement et de leur faire vivre une expérience créatrice et inusitée.


Création-sur-le-champ, exposition à ciel ouvert, est née d’une étroite collaboration entre sa directrice artistique Jérémie Boudreault, de Saint-Hilaire, du Service des loisirs, de la culture et des communications de la Ville de Mont-Saint-Hilaire, du Pavillon de la pomme, et cette année du Verger du Flanc nord.


Pavillon de la pomme : 1130, boulevard Sir-Wilfrid-Laurier, Mont-Saint-Hilaire.

Verger du Flanc nord : 835, chemin Rouillard, Mont-Saint-Hilaire. Entrée gratuite.

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Des questions sur votre jardin? N’hésitez pas à me contacter à lgobeille@ledevoir.com


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Au jardin cette semaine
 

Certaines plantes dont les racines accumulent des réserves (cormes, bulbes, racines tubéreuses, rhizomes) ne sont pas résistantes à nos hivers rigoureux. Par contre, elles peuvent être entreposées dans un endroit frais. Parmi celles-ci se trouvent les bégonias tubéreux, les caladiums, les cannas, les glaïeuls, les colocasias, les dahlias et les renoncules. Une fois le feuillage bruni par la première bonne gelée ou lorsqu’il est desséché, on arrache les plantes à l’aide d’une fourche bêche.

 

On enlève le maximum de terre et on taille le feuillage. Ensuite, on fait sécher dans un endroit aéré à l’abri du soleil pendant une semaine ou deux. On refait un nettoyage et on saupoudre les racines de poudre fongique, telle que le soufre, ceci en prévention contre les maladies fongiques. La manière la plus simple est de mettre cette poudre dans un sac de papier, d’y ajouter les bulbes et de brasser le tout.


Toutes les racines sont entreposées dans de la grosse vermiculite, sauf le glaïeul, qu’on place directement dans un filet ou un bas de nylon. Les températures pour l’entreposage varient ; les bégonias tubéreux, les glaïeuls, les cannas et les renoncules doivent être entreposés à une température proche de 10 degrés Celsius, tandis que les colocasias aiment une température autour de 13 degrés et les dahlias, une température plus fraîche, soit autour de 7 degrés.

 



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Pour votre bibliothèque


Plantes aromatiques et médicinales

Lesley Bremness

Éditions Larousse, coll. « L’oeil nature »

Paris, 2012, 304 pages

Ce guide d’identification décrit 700 espèces de plantes aromatiques et médicinales du monde entier, un éventail impressionnant ! Chaque plante est présentée sous forme de fiche, et l’information se trouve rapidement et facilement. Chaque fiche présente tous les éléments indispensables pour identifier la plante, des photos, des illustrations, des descriptions. En plus, les usages sont bien documentés et il y a également un «point remarque» où l’on donne toutes sortes d’autres informations. Ce livre, par contre, ne contient pas les modes de préparation pour l’emploi des plantes en herboristerie.

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Sortie

Visite du Centre sur la biodiversité au Jardin botanique de Montréal

Trois missions, trois pavillons verts! Les mercredis à 14 h jusqu’au 31 octobre ; durée : 30 minutes. Aucune réservation n’est requise. Cette visite est comprise dans le prix d’entrée au Jardin. L’activité est offerte en collaboration avec Les Amis du Jardin botanique de Montréal.

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1 commentaire
  • Céline A. Massicotte - Inscrite 6 octobre 2012 08 h 25

    Quand sentier urbain raye de la carte... un sentier urbain

    Au printemps dernier quelle ne fut pas ma surprise de m'appercevoir qu'un genre de joli terrain vague où trônaient deux arbres imposants, peut-être centenaires, et traversé de travers par un petit sentier justement, devenait innaccessible aux citoyens. Tel que mentionné dans l'article, cet espace utile et agréable avait subi un verdissement: des fleurs, de petit bosquets et des arbrisseaux avaient été ajoutés ainsi que des petites tables à pique-nique, mais le tout était désormais entouré de hautes clôtures grillagées où deux ouvertures étaient fortement cadenassées. Le chemin de pieds avait disparu, les ouvertures mal placées ne le favorisant pas.

    Plus tard des affiches platifiées apparaissaient: on y apprenait l'existence de Sentier urbain, que cet espace s'appelait le Parc Martineau... et où s'adresser pour les rares heures d'ouvertures. Il y eut une engueulade entre quelques résidents du coin, dont moi-même, et une dame qui passait par là mais ne connaissait pas cet espace libre, affimant qu'on y trouvait plein de seringues souillées ce pourquoi on nous l'avait confisqué. Puis apparurent des affiches papiers appelant à la signature d'une pétition contre cet aménagement sauvage qui rendait le lieu innaccessible à ceux qui l'utilisaient, dont des employés de groupes communautaires et caritatifs qui y lunchaient, et des hyperactifs comme moi qui ne faisions qu'y piquer car, tel que prouvé par la science, rien ne vaut une ligne droite pour sauver du temps. Un citoyen venait parfois y promener son sympathique et joyeux chien, lançant des objets à rapporter pour le dégourdir.

    J'avais pensé écrire une lettre au Devoir pour dénoncer, mais je me suis abstenu à la fin de ce printemps québécois où l'on avait d'autres chats à fouetter: la pétition fut bienvenue. Puis le parc cessa d'être clos et presque toujours vide. Le sentier pour sa part reste techniquement inaccessible, mais bon...