Mercedes-Benz Classe GLK - Nouveauté : un choix de moteurs

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	Malgré les modifications apportées au modèle 2013, l’habitué reconnaîtra le GLK au premier coup d’œil.</div>
Photo: Luc Gagné
Malgré les modifications apportées au modèle 2013, l’habitué reconnaîtra le GLK au premier coup d’œil.

Depuis qu’il a fait son apparition sur notre marché, en 2010, le Mercedes-Benz Classe GLK (pour Geländewagen Luxus Kompaktklasse ou véhicule tout terrain de luxe de classe compacte) a attiré une nouvelle clientèle dans les concessions du fabricant allemand. Des automobilistes en quête d’un véhicule polyvalent à quatre roues motrices, plus gros qu’une familiale de la classe C, modèle que les stratèges canadiens de la marque ont choisi de ne pas commercialiser ici.

Ces acheteurs recherchent aussi un véhicule qui reflète leur statut social. Cela explique la taille importante que l’on donne à l’étoile à trois branches, qui orne la calandre de ce modèle.
 
Afin de maintenir la popularité dont jouit cet utilitaire, Mercedes a rafraîchi pour 2013 ses traits et son habitacle, tout en ajoutant un moteur diesel.
 
Extérieur vaguement rafraîchi

La silhouette conserve son style anguleux, qui fait un peu « camion », et que lui donnent les formes très linéaires de sa carrosserie. Une silhouette qui va à l’encontre de la tendance actuelle, où les carrosseries affichent plutôt de longues courbes douces façon Audi Q5. D’ailleurs, n’est-ce pas justement pour le distinguer de ses rivaux qu’on lui a donné cette allure à contre-courant ? Cela pourrait même expliquer sa popularité, puisque, au Canada, il est le camion Mercedes le plus vendu et le deuxième modèle en popularité après les voitures de la Classe C.

En 2011, c’était aussi l’utilitaire compact de luxe le plus vendu au Canada, avec presque 5300 véhicules écoulés. Un modèle qui a devancé le Q5, mais par une faible marge : seulement 800 véhicules. Et c’est si l’on exclut de sa catégorie le Volkswagen Tiguan dont la version Highline, la plus chère, flirte avec les mêmes acheteurs. Ce véhicule de taille similaire a tout de même été vendu à plus de 6700 exemplaires…
 
Dans un marché où la concurrence ne manque pas, Mercedes devait donc donner un petit souffle de nouveauté à son petit utilitaire vedette. On a donc retouché la calandre, de même que les optiques avant et arrière.
 
L’ouverture large de sa partie avant conserve les doubles lamelles argentées qui encadrent une étoile proéminente. Les formes sont cependant plus découpées et dégagent des ouvertures plus grandes mises en valeur par des phares (à halogènes ou à projecteur bi-xénon) agrémentés de ces désormais incontournables barrettes de diodes électroluminescentes (DEL) qui servent de feux de jour, de feux de position et de clignotants.
 
À l’arrière, les nouveaux blocs optiques font également usage de DEL, mais aussi de fibres optiques. De plus, le bouclier du pare-chocs et les embouts chromés du double échappement adoptent des formes nouvelles. Il y a même une version AMG Sport, la plus chère de la gamme, qui se distingue par une calandre et un pare-chocs arrière exclusifs, tous deux mis en valeur par des moulures chromées proéminentes.
 
Malgré tous ces détails, les nouveaux modèles de roues (de 19 et 20 pouces) et trois couleurs qui s’ajoutent au nuancier, l’habitué reconnaîtra le GLK au premier coup d’œil, c’est sûr.
 
Intérieur : une belle ambiance

À bord, on découvre un tableau de bord où certains éléments ont été habilement et discrètement modifiés. Le volant multifonction de forme nouvelle reçoit d’office des palettes de changement de rapports. Elles permettent de commander du bout des doigts la boîte automatique à 7 rapports 7G-Tronic Plus.
 
Il y a aussi le long levier de la boîte de vitesses, qu’on retrouvait sur la console dans la version 2012, qui a disparu. On l’a remplacé par un tout petit sélecteur qui a l’allure d’un commodo d’essuie-glaces ! Fixé derrière le volant sur la droite, il se manipule lui aussi d’une simple impulsion des doigts. Ce changement a d’ailleurs permis de créer un nouvel espace de rangement au centre de la console, qui est le bienvenu.
 
De grosses buses de forme circulaire marquent la nouveauté. Elles ressemblent à des rivets géants supportant la garniture pleine largeur en aluminium, en frêne foncé ou en ronce de noyer plus clair. Des décorations qui rehaussent l’apparence du véhicule et évoquent un statut haut de gamme. Avec l’ensemble optionnel Premium, on obtient aussi un nouvel éclairage indirect et doux produit par des fibres optiques et des DEL qui, en conduite nocturne, donne plus de présence au tableau de bord en faisant ressortir sa partie inférieure dans la noirceur.
 
Très moulants, les sièges baquets procurent un soutien appréciable dans les courbes, bien que le GLK n’affiche pas beaucoup de roulis. Ils sont habillés de similicuir Artico ou de cuir véritable qui, dans les deux cas, sont offerts en noir, gris et beige.
 
L’habitabilité du véhicule reste inchangée par rapport au modèle 2012. Quatre adultes peuvent donc y prendre place très confortablement. De plus, il conserve sa partie arrière modulable qui, une fois les dossiers asymétriques de la banquette arrière repliés, voit son volume de chargement plus que tripler. Un volume utile maximal qui se compare à celui du coffre d’un Audi Q5 et d’un BMW X3.
 
Nouvelle dotation mécanique

Côté technique, Mercedes change le GLK de façon plus radicale. D’abord, pour le marché canadien, le fabricant élimine la version GLK 350 à roues arrière motrices, qui était inscrite au catalogue 2012. Le GLK sera désormais offert uniquement avec la transmission intégrale 4Matic. Par contre, il y aura désormais un choix de moteurs.

La gamme conserve le V6 à injection directe de 3,5 litres du GLK 350 4Matic, un moteur qu’il partage avec l’utilitaire ML 350 et le coupé découvrable SLK 350. Ce moteur voit cependant sa puissance grimper de 268 à 302 chevaux, ce qui permet d’ailleurs d’élancer le GLK de 0 à 100 km/h en 6,5 secondes, selon le fabricant. Ce V6 dispose aussi d’un système d’arrêt/démarrage appelé Eco qui contribuera à maintenir sa consommation autour des 7 litres aux 100 kilomètres (cote du fabricant).
 
La grande nouveauté pour 2013 est la version GLK 250 BlueTEC 4Matic. Ce modèle dispose d’un 4-cylindres biturbo diesel produisant 190 chevaux et 369 livres-pied de couple. C’est amplement de puissance pour permettre à cet utilitaire de maintenir une vitesse stable en ascension même dans les routes sinueuses des Alpes françaises. Il lui permet aussi de passer de 0 à 100 km/h en 8 secondes.
 
Le fabricant lui attribue une consommation d’environ 6,5 litres aux 100 kilomètres (cotes européennes), mais contrairement à la version offerte en Europe, celui qui équipera les GLK vendus au Canada n’aura pas le système Eco d’arrêt/démarrage. Une incompatibilité du système de diagnostic électronique serait vraisemblablement la cause de cette omission, nous a expliqué un ingénieur de la marque. Dommage, puisque sans ce système, tous les conducteurs de GLK qui font la queue quotidiennement pour aller chercher une vulgaire tasse de café à un service à l’auto gaspilleraient moins de carburant…
 
Les concessionnaires canadiens de la marque recevront bientôt leurs premiers GLK 350 2013, alors que les modèles équipés du turbodiesel suivront en octobre. Et si l’on se fie au vif succès rencontré par l’utilitaire ML 350 BlueTEC, depuis son introduction sur notre marché en 2012, il y a fort à parier que bien des acheteurs vont adopter ce nouveau GLK 250.

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Collaborateur
1 commentaire
  • François Dugal - Inscrit 26 juin 2012 08 h 04

    Die stern auf Stuttgart

    Combien coûte une visite chez le concessionnaire de l'étoie de Stuttgart (die stern auf Stuggart) pour pour un changement d'huile, se demande le québécois moyen (qui n'a pas les moyens)?