Long-courrier - Minsk, et après ?

Dans la ville espagnole de Grenade.<br />
Photo: Agence France-Presse (photo) Odd Andersen Dans la ville espagnole de Grenade.

Je vous lis depuis quelques années et j'espère que vous pourrez m'aider à mon tour, puisque mes recherches se sont révélées infructueuses. Nous sommes une dizaine de personnes et partons en Biélorussie en novembre. Nous y arriverons de Francfort et en repartirons pour la Belgique, tout cela en moins de sept jours. Nous souhaitons nous rendre de Francfort à Vitebsk, y séjourner cinq jours et ensuite repartir vers Bruxelles.

Mais Vitebsk ne semble pas accueillir les vols internationaux. Nous pensions alors voler de Francfort à Minsk, y rester une nuit et prendre le train le lendemain pour Vitebsk. Ensuite, nous repartirions cinq jours plus tard pour Minsk en train, y séjournerions une nuit et volerions vers Bruxelles en avion. Est-ce le meilleur plan? Avez-vous des suggestions d'hôtels 4-étoiles dans ces deux villes? Les histoires d'horreur que je lis sur les douanes sont-elles vraies? Tout autre conseil que vous pourrez nous donner sera le bienvenu, la littérature sur ces villes étant maigre.

Fannie B., Montréal

Votre plan est bon. C'est vrai que Vitebsk ne prend pas de vols internationaux mais accepte les régionaux. C'est environ 35 minutes de vol de Minsk. Alors qu'avec le train, ce sera quatre ou cinq heures. Et comme vous avez un séjour assez court, l'avion serait une économie de temps, si ce n'est de visiter un peu Minsk; avec Vitebsk, ce sont les deux villes à voir en Biélorussie.

Pour ce qui est des hôtels 4-étoiles, je n'en connais pas à Minsk et il y a beaucoup d'appartements à louer, comme les Beaver Apartments ou Palace Rapablik (www.minsk-apartments.net), qui sont soit d'anciens palais soviétiques ou des maisons de bourgeois de la même époque. Amusant, dans ce pays: certains hôtels font une promotion hors du temps, comme «Savon et serviettes gratuites». Les prix sont souvent très bas, comme des chambres à 20 $ ou 70 $. Seul le Crowne Plazza règne à un peu plus de 300 $ la nuit (savon, etc.)

Pour Vitebsk, le Luchesa se dit 4-étoiles et c'est un classique de la ville (www.luchesa.by/en). La bâtisse est d'un soviétisme flamboyant et le service est nommé international. Je préfère l'Eridan, dans un immeuble de style, mais il ne comporte que 25 chambres pour 35 personnes. Avec un peu de chance, l'hôtel est presque à vous pendant une semaine. www.eridan-vitebsk.com/nomera-EN.html.

Quant aux histoires d'horreur sur les douanes biélorusses, je ne sais pas trop à quoi vous faites allusion. Je sais qu'ils sont méfiants à l'arrivée et suspicieux au départ. La différence entre les deux, ce sont les icônes ou autres souvenirs antiques qui font l'objet d'une surveillance accrue. Vous pouvez trouver, près de la gare, des quidams et «quidames» qui vendent leurs souvenirs (cela va de la montre stalinienne à l'îcone de ma tante Douchka).

Dans les deux cas, le douanier local a besoin d'arrondir ses fins de mois. Il devient alors banquier inquisteur l'espace d'une fouille. Jusqu'en 2001, il y avait une sorte d'entente entre la Russie et la Biélorussie. Aujourd'hui, c'est chacun chez soi et le contrôle douanier est aussi strict que dans les années 70. Sont moins regardants sur le caviar...

Bonnes adresses

Je désire partager avec vos lecteurs notre expérience de voyage familial (quatre enfants entre 13 et 21 ans) cet été en Espagne, plus précisément en Andalousie. Nous y avons séjourné tout de suite après la fin des classes. D'abord, nous avons utilisé nos kilomètres aériens accumulés depuis plus de 10 ans de façon à diminuer substantiellement les frais aériens (il ne faut cependant pas oublier les taxes de toutes sortes qui sont quand même assez élevées, c'est-à-dire environ 250 $ par billet).

Nous avons loué une voiture avec Avis (pour six personnes, cela nous a coûté moins de 600 $ pour deux semaines). Nous avons loué deux maisons pendant une semaine pour chacune, la première dans un petit village au milieu des oliveraies (Zagrilla Alta): très central par rapport aux grandes villes que nous désirions visiter (Cordoue, Grenade, Séville, Malaga). Pour ce faire, nous avons utilisé le site "Rural and Personal". La deuxième semaine s'est déroulée sur le bord de la mer (histoire de faire un peu de plage et de farniente), à San Lucar de Barrameda, dans une partie de maison louée (cette fois-ci avec le site "Top Rural").

Ce fut sans conteste un des plus agréables voyages familiaux que nous ayons faits. Les Espagnols sont hyper-accueillants dès qu'ils sentent qu'on fait des efforts pour leur parler en espagnol (il faut admettre que trois de nos enfants ont suivi des cours d'espagnol à l'école et nous ont fait honneur en nous servant d'interprètes).

L'Andalousie offre un climat formidable pour ceux qui ne rêvent que de soleil; la nourriture et le style de vie (souper à 22h) en font un agréable dépaysement qui fut bien apprécié des enfants. Enfin, il faut aussi souligner que cette région de l'Europe n'a rien à envier à l'Italie ou à la France pour ce qui est des attraits touristiques (même nos ados ont été impressionnés par la cathédrale de Séville). Et, par-dessus tout, les prix sont vraiment plus abordables qu'en France ou en Italie.

Nous recommandons donc fortement cette destination et cette façon de voyager à tous ceux qui ont des ados qui suivent des cours d'espagnol, qui aiment le soleil, l'histoire et le dépaysement.


Marc Bilodeau, Brossard

À suivre

Après le succès de La messe de minuit, cet été, au Festival des cultures du monde de Drummondville, et dans un contexte où plusieurs personnes veulent conserver le patrimoine, Labonté Productions propose, de janvier à décembre 2012, La messe de minuit en tournée!, un projet visant à contribuer à la sauvegarde de nos églises. En offrant, clé en main, tout le nécessaire pour organiser un événement d'une telle envergure au meilleur prix possible, Labonté Productions permet à chaque communauté reliée à une église de mettre sur pied sa propre levée de fonds, par l'intermédiaire de cet événement. L'objectif est de remettre le plus de profits possibles à la communauté pour lui permettre de préserver son patrimoine.

Ainsi, par le biais de la liturgie, de la littérature, du chant, de la musique et de talents locaux, La messe de minuit en tournée! se veut un événement de rassemblement et de recueillement, mais aussi un moment festif.

À la messe de cet été, il y avait des chants tahitiens, mayas, vietnamiens, il y avait Marc Hervieux à l'étage, qui chantait plus fort que les tuyaux d'orgue, et Marc Béland qui faisait dans le littéraire devant l'autel.

Deux dates sont déjà inscrites à l'agenda: le vendredi 19 octobre 2012, à minuit, à l'église Saint-Stanislas-de-Kostka de Montréal, et le dimanche 25 novembre 2012 à 15h, à l'église des Saints-Anges de Lachine. D'autres dates seront confirmées au cours des prochaines semaines. 514 815 2128, alain@alainlabonte.ca.

À voir, à lire, à entendre

- J'aime bien la collection d'Ulysse intitulée «Comprendre...» la Chine, Cuba, le Brésil, la Thaïlande, le Japon et Israël. Une manière de connaître comment fonctionne un pays: vie quotidienne, positions géopolitiques, us et coutumes, vie religieuse, tissu social. On ne cherche pas ici une adresse, mais des éléments de situations à destination.

Avec le dernier consacré à l'Afrique du Sud, on surfe sur la fin de l'apartheid, l'après-Mandela et les subtilités de ce peuple aux centaines de dialectes. Pour les affaires, ce n'est pas évident; aussi, visiter les quartiers plus que défavorisés du Cap, Kodak à la main, n'est pas la meilleure idée. L'auteure, Lucie Pagé, partage sa vie entre ce pays et le Québec depuis une vingtaine d'années. Elle livre des renseignements qu'on ne lit jamais dans les brochures vendeuses de rêves «safariques» ou vinicoles.

- Bientôt, on ne pourra plus lire le magazine en vol d'Air Transat, Atmosphère: le dernier numéro sera celui de novembre-décembre. Après dix numéros, la revue éditée par éditions TVA baisse les ailes. À la direction de la compagnie, on affirme que les stratèges du marketing choisiront d'autres voies que celle de la lecture en vol. À ce propos, lire le dernier Beigbeder, Premier bilan après l'apocalypse, chez Grasset. Sujets: abandon de la lecture, You machin et inter-trucs. Et la conjugaison du «i» au présent du futur: «Je iPad, Tu iPod, Il ou elle iPhone»...

Pour vos questions, bonnes adresses, découvertes, trucs, envies, bons

et mauvais souvenirs de voyage: lkiefer@ledevoir.com. Pour mon blogue: www.ledevoir.com/liokiefer.