Une saison exceptionnelle pour la pêche au saumon

Un groupe de Québécois, réunis au sein de la société LTS Marine de Laprairie, a mis au point cette embarcation à motorisation électrique, qui sera mise en marché dans les prochaines semaines au Canada et aux États-Unis par la société étasunienne Nautique. Les deux moteurs électriques montés à l’intérieur de l’embarcation ont une force équivalant à 55 CV, ce qui permet de tracter trois ou quatre skieurs nautiques à travers un parcours de compétition. On la recharge en quatre heures et demie sur une prise de 220 volts. Cette primeur nord-américaine sera présentée au Salon du bateau et des sports nautiques de Montréal, qui s’ouvre en fin de semaine.<br />
Photo: Source: LTS Marine Un groupe de Québécois, réunis au sein de la société LTS Marine de Laprairie, a mis au point cette embarcation à motorisation électrique, qui sera mise en marché dans les prochaines semaines au Canada et aux États-Unis par la société étasunienne Nautique. Les deux moteurs électriques montés à l’intérieur de l’embarcation ont une force équivalant à 55 CV, ce qui permet de tracter trois ou quatre skieurs nautiques à travers un parcours de compétition. On la recharge en quatre heures et demie sur une prise de 220 volts. Cette primeur nord-américaine sera présentée au Salon du bateau et des sports nautiques de Montréal, qui s’ouvre en fin de semaine.

La Gaspésie a connu l'été dernier une de ses meilleures saisons de pêche aux saumons depuis longtemps, tout particulièrement du côté des rivières de la baie des Chaleurs.

Selon le bilan publié par le ministère des Ressources naturelles et de la Faune (MRNF), la montaison de la dernière saison est évaluée à 14 766 saumons, soit une augmentation de 26 % par rapport à l'année précédente.

Selon la biologiste Valérie Bujold, cette montaison se caractérise par une augmentation de 28 % du nombre de madeleineaux et de 25 % de grands saumons. Ces derniers ont été particulièrement abondants dans les rivières de la baie des Chaleurs (+32 %) et dans le secteur est de la Gaspésie (+26 %), plus que dans les rivières du côté nord de la péninsule (+7 %).

Alors que les mordus se précipitent dans les rivières à la fin de juin, c'est en juillet et même en septembre que les conditions de pêche se sont avérées les meilleures. En effet, c'est à ces moments que les débits les plus élevés ont été enregistrés, ce qui facilite les montaisons.

Il faut croire que le téléphone est particulièrement efficace dans la confrérie des saumoniers, car le mot s'est passé vite pour profiter de l'aubaine. La fréquentation des magnifiques rivières de cette région, qu'il faut avoir explorées en cuissardes longues pour en ressentir les frémissements, a atteint un record inégalé depuis 1984, soit 24 502 jours de pêche. Il n'est donc pas surprenant que la récolte ait atteint 2187 prises, soit une augmentation de 37 % par rapport à 2009! Il est aussi particulièrement intéressant de noter que les remises à l'eau sont elles aussi en hausse de 31 %, un geste qui favorise la conservation et qui dénote un grand sens de l'éthique halieutique.

Globalement, le succès de pêche en Gaspésie est en hausse, passant de 0,21 saumon par jour de pêche à 0,25 saumon par jour. Et les prochaines années pourraient bien réserver d'aussi bonnes récoltes annuelles, car le «seuil de conservation», que les biologistes calculent par le dépôt d'oeufs dans les frayères, est dépassé de 78 %. En somme, il y avait autour de 35 % de plus d'oeufs que l'année précédente et 41 % de plus que la moyenne des cinq dernières années, ce qui est de bon augure pour l'avenir de ce cheptel inestimable et pourtant en déclin prononcé par rapport aux anciennes décennies. Il est d'ailleurs d'autant plus intéressant de noter que 11 des 16 rivières de la Gaspésie ont ainsi dépassé cette année le seuil de conservation, un petit pas prometteur vers le relèvement de l'espèce.

Démantèlement de réseau

Les agents de la faune ont démantelé mercredi un important réseau de braconnage dans la région de la Capitale-Nationale, mettant fin à plusieurs pratiques illégales, dont des surplus de prises, la vente et la chasse au gros gibier en temps prohibé.

Ce coup de filet a été rendu possible par les dénonciations de citoyens qui ont débouché sur une enquête de quatre ans avant que les preuves accumulées permettent de mettre la main au collet des fraudeurs de ce bien public qu'est la faune. Ces pilleurs de la nature ciblaient surtout les orignaux et les ours, qu'ils abattaient en dehors des périodes de chasse sur le territoire de Beaupré, tout près du mont Sainte-Anne. Ce gibier était ensuite revendu, ce qu'interdit la loi afin de ne pas fournir aux braconniers un moyen facile de «blanchir» leurs prises.

Pour réaliser ce coup de filet, plus de 23 agents ont été mobilisés. Et plus de 60 chefs d'accusation seront portés contre eux, ce qui pourrait leur coûter globalement plus de 75 000 $ en amendes de toutes sortes. L'opération de mercredi a permis en outre de saisir leurs armes, différents appareils électroniques et beaucoup de venaison d'orignal.

Cette saisie m'inspire deux commentaires. D'abord, le fait que Québec ne publie pas le nom des personnes qui sont accusées de ces méfaits, même si elles sont condamnées ou si elles ont plaidé coupables. Je pense que le MRNF devrait consacrer un budget, minime en réalité, pour publier dans les journaux régionaux la liste des contrevenants avérés, ce qui aurait à mon avis plus d'impacts psychologiques et sociaux que tous les dépliants de sensibilisation imaginables.

Deuxièmement, je ne comprends pas encore qu'on ne sanctionne pas plus sévèrement le braconnage en réseau, ce qui suppose une approche délibérée, concertée, planifiée, proche de ce que l'on définit en droit criminel comme un complot. Et un complot, ce peut être aussi une concertation pour contourner des dispositions de droit administratif et pénal. Il me semble que les permis de ces apaches devraient être suspendus pour au moins une décennie plutôt que quelques années.

Tirages au sort

C'est dans quelques jours, soit le 31 janvier, que se terminera l'inscription aux tirages pour participer aux chasses contingentées dans les réserves fauniques, y compris pour la chasse au cerf à Anticosti.

Parmi les nouveautés de l'année, notons les forfaits spéciaux pour les 65 ans et plus et les forfaits pour groupes doubles dans la réserve de Matane.

Là aussi, les taux de succès sont en hausse. Ainsi, le succès de chasse à l'orignal dans les réserves a atteint l'an dernier le niveau record de 71 %. La plus forte progression a été enregistrée dans la réserve La Vérendrye, où elle a atteint 59 %, une sérieuse remontée. Pour la chasse familiale, c'est Portneuf qui remporte la palme avec un taux de succès de 100 %. Dans ce forfait, le tarif est réduit de moitié pour les trois ou quatre chasseurs du groupe si ce dernier compte un chasseur de 12 à 17 ans, question de permettre à des jeunes de s'initier aux traditions de la chasse avec des adultes.

À noter qu'on peut s'inscrire aussi sur Internet, ce qui est beaucoup plus rapide et sécuritaire, car par la poste, les formulaires doivent être parvenus à la Société des établissements de plein air avant 23h59 lundi soir.

-Lecture: Il était une fois la forêt, propos recueillis par Isabelle Quentin sous la direction de Patrice Mangin, éditions Isabelle Quentin, 79 pages. Voici différents visages des forêts d'ici, telles que perçues par des spécialistes du paysage, du climat, de la biodiversité, des autochtones, de la médecine, des sports, de l'imaginaire, de l'écotourisme, etc. Une vitrine intéressante des multiples visages de cet écosystème pourvoyeur d'énergie, de paix, de nourriture et de réservoir méconnu de nos plus belles eaux.
 
2 commentaires
  • Marie-Madeleine Devaux - Abonnée 28 janvier 2011 06 h 29

    Des agents de la faunes épinglés par leur "Devoir"

    "Pour réaliser ce coup de filet, plus de 23 agents ont été mobilisés. Et plus de 60 chefs d'accusation seront portés contre eux, ce qui pourrait leur coûter globalement plus de 75 000 $ en amendes de toutes sortes".

  • Charles F. Labrecque - Inscrit 28 janvier 2011 16 h 50

    Surprise

    Pourtant, nos grands spécialistes de l’environnement nous ont martelés depuis de lunes que la pollution de nos rivières avait chassée les saumons pour toujours.Malheureusement, ces pauvres scientistes patentés avaient convaincus nos artistes protecteurs des rivières à faire croire que l'homme avait tué les rivières. C'était bien d'oublier que la nature sait se régénérer avec le temps. La preuve voilà que les saumons sont de retour. Lois-Gilles ne vous en faites pas un jour vous comprendrez comment la nature se modifie constamment.