Long-courrier - îles de la Madeleine

Une photo de blanchon tirée de la collection personnelle de Mario Cyr, caméraman sous-marin un spécimen de photographe unique au Canada. <br />
Photo: Mario Cyr Une photo de blanchon tirée de la collection personnelle de Mario Cyr, caméraman sous-marin un spécimen de photographe unique au Canada.

«Nous voulons aller cet été aux îles de la Madeleine en famille. Nous avons deux enfants, de dix et douze ans. Est-il trop tard pour réserver un hébergement aux îles, avec des activités pour les enfants? Pouvez nous conseiller sur des endroits pour la famille et le transport pour s'y rendre?»


Julie Leslet, Montréal

Ce qui est bien, aux îles, c'est qu'elles sont multiples. Ainsi, on pourrait appeler ces lieux les îles des Madeleines.

J'ai bien sûr des faibles et des préférences subjectives. J'aime la Grave l'hiver, parce que je suis sûr de ne pas rencontrer un des membres de l'UDA qui y défilent l'été.

Mon coin préféré, c'est tout au bout à droite, quand on sort du bateau, ou tout au bout à gauche, quand on sort de l'avion. C'est à Grande Entrée. La plage de la Grande Échouerie, là où des pluviers jouent à cache-cache. Il y a ces plages du Bassin Ouest et du Bassin Est, un port, le fait ce soit la capitale mondiale du bon homard, des plages où pêcher des coques et des eaux pour exciter la palourde. Tandis que les falaises de la Bluff et l'île Boudreau, avec des enfants, c'est l'idéal.

Pour l'hébergement: l'Auberge de la Salicorne (% 1 888 LES ÎLES). Demandez la chambre 24, c'est celle que je prends tout le temps. Accessoirement, c'est aussi la chambre qu'avaient eue Jean Charest pour la pêche aux moules et Marie Josée Taillefer pour la pêche aux foules. Si vous croyez aux fantômes des énergies passées, choisissez une autre chambre ou visitez le musée du loup-marin serti dans ces lieux. www.salicorne.ca.

Des forfaits longs séjours et thématiques sont proposés, avec des gens du coin de réputation internationale. Mario Cyr, cinéaste sous-marin, vous offre de partager son univers sous-marin dans ses Îles. Deux forfaits plongée à 899 $ + taxes, avec cinq nuits et repas, à l'Auberge la Salicorne (niveau 1 ou plongées madeliniennes, disponibles aussi en duo). Du 3 au 12 septembre 2010.

Guylain Doyle, photographe, un natif des Îles qui parcourt la planète, vous propose des cours théoriques et pratiques dans le paysage qui l'a initialement inspiré. Du 29 août au 5 septembre 2010.

Des séjours 100 % Vacances: où et comment faire des activités, connaître les habitants de l'endroit.

Des séjours 100 % Découvertes entre vents et marées aventure, éco-tourisme et confort.

Et des séjours 100 % Action. Tous ces forfaits se déclinent à partir de 863 $ pour sept nuits (chambre, deux repas par jour et activités)

Un autre détour par les embruns, avec une adresse unique au monde. Face à la mer et face à l'Île d'Entrée, un peu au-dessus de la falaise, sise à Havre-aux-Maisons, se trouve la résidence de tourisme Au Pied de la Butte Ronde. Deux appartements proposés avec une décoration plus que soignée, une cuisine plus que pensée, des chambres plus que rêvées, des coins salon de haute intensité livresque et tous les accessoires «internétisés». Une adresse unique au monde, avec une propriétaire qui a dans sa besace des années de production de documentaires et un talent inné pour la déco et les arts primaires dévolus aux coquillages, aux bouts de bois mouillés et aux morceaux de filets centenaires. www.aupieddelabutteronde.com

Comme c'est l'été, on peut faire partout de la plongée. Du côté des falaises de la Bluff, les décors sous-marins sont inépuisables. Et de rencontrer Mario Cyr, l'homme qui chuchote à l'oreille des loups marins, des moules, des crabes et des étoiles de mer... Il est Madelinot et aussi caméraman sous-marin, spécialiste de la plongée sous glace et des épaves (le seul au Canada et faisant partie des quatre ou cinq dans le monde). Le Sedna, opération Antarctique, Jean Lemire & Co... Le «& Co», c'est lui. Mario propose des initiations à la caméra (photo et vidéo sous l'eau et virées sous-marines sur les épaves de bateaux oubliés autour des Îles (plus de 170)). L'hiver, c'est sous la glace que les eaux se font photogéniques. Cet été, il se joint aux activités de la Salicorne, nommées plus haut. 418 985-2582. www.plongeealpha.com. plongeealpha@gmail.com

Si, en phoque, vous faites du 12, allez faire un tour du côté de l'atelier d'Odette Leblanc, à Pointe-aux-Loups. Odette est designer de mode en loup-marin (chapeaux, manteaux, gants, chaussons). Quand elle n'est pas en train de coudre, elle en découd dans un show humoristique, avec tout ce qui bouge (politiciens, touristes, gens du coin et elle-même), dans un petit théâtre à quelque 500 mètres de son atelier www.odetteleblanc.com.

Enfin, pour s'y rendre, on peut y aller en avion, avec Air Canada Jazz, mais cela coûte la peau des phoques. Il y a aussi le bateau avec la CTMA, au départ de Montréal ou de Souris, à l'Île-du-Prince-Édouard. De Souris, le passage avec voiture est le plus avantageux. Des croisières thématiques au départ de Montréal sont proposées par la CTMA www.ctma.ca.

Office de tourisme des îles : www.tourismeilesdelamadeleine.ca.


Commentaires

«J'ai trouvé votre réponse au commentaire de M. Peter McGuire samedi dans votre chronique du 12 juin tout à fait inacceptable. Votre ton était condescendant, arrogant et suffisant.»

Joanne Côté


Ma chère Johanne, votre commentaire est des plus acceptables. Je vous cite aujourd'hui, ayant également reçu, pour cette même réponse inacceptable, une vingtaine de commentaires plus que positifs et inacceptables, flattant mon ego, ma plume et ma famille. Ma fille de 10 ans en est d'ailleurs très fière, et ma marraine de 88 en a perdu son latin, son grec et quelques interjections de wolof, héritées d'un amant de jeunesse très viril. Ma condescendance, mon arrogance et ma suffisance sont sans doute toutes là aujourd'hui encore, irradiées ou sublimées, pour livrer ici votre témoignage et masquer sans coup férir les flatteries d'usage, devant les juges de tous azimuts.

Comme ma réponse inacceptable comportait 315 mots (source: statistiques Mac), il y aurait donc environ 105 mots par ton, ce qui est, convenez-en, très peu.

a) Ton condescendant: sorte de ton qui se voudrait d'une supériorité bienveillante mêlée de mépris.

b) Ton arrogant: sorte de ton qui fait preuve d'une insolence méprisante jointe à des manières impérieuses.

c) Ton suffisant: est utilisé par celui ou celle qui, ayant une trop bonne idée de son mérite, le laisse voir en toute sa personne. (Sources diverses.)

La réponse inacceptable que j'ai donc pourvue en ce 12 juin dernier (jour de la Saint-Guy (parrain de ma fille), et jour aussi où la blonde des phoques, BB, s'est mariée pour la énième fois, et jour oublié où Mandela a été condamné à perpétuité), et contre laquelle vous fulminez fait simplement pour moi partie de la transcription des non-dits souvent dictés par les besoins végétatifs et aplatventristes de certains journaleux en viaggi qui veulent plaire à tout le monde et continuer à voyager sur le bras, le pouce ou le majeur. Et comme disait le poète, les non-dits, c'est comme les chiens, il faut les sortir... quelquefois... ou souvent (247 mots)

Clin d'oeil

Chez Disney, on fait dans la croisière qui s'amuse en grand. Pour preuve, les cabines proposées sur les navires Disney Magic et Disney Wonder, qui vont dela standard de 184 pieds carrés à la suite de très grand luxe de 1029 pieds, tous aussi carrés, et avec véranda. Bien sûr, ça vaut la peau des oreilles de rongeur, mais les sbires à Mickey proposent des cabines design, presque «boutique», au service des familles avec besoins circonstanciels. Des planchers et des plafonds boisés pour rappeler le temps des croisières glorieuses ou posthumes (Queen Mary ou Titanic), lits avec matelas au confort balancé et produits de salle de bains qui vont du shampoo avec «revilisateur marin» pour tous cheveux confondus au conditionneur marin ayant flirté avec le collagène en passant par le beurre de corps hydratant... le tout influencé et mis en marché par les corsaires et les bouées de sauvetage. Pour celles et ceux qui veulent voir ce qui se passe en mer ou dans le port, on a introduit des hublots virtuels qui passent en boucle (avec des dizaines de caméras sur le qui-vive, 24 heures sur 24) l'entrée dans un port et l'accostage, le sauvetage d'une sardine au large des Bahamas, la plainte d'une mouette au large de Miami, etc. Avec des personnages aussi fous que Donald, Mickey, le Roi Lion ou Peter Pan, pour s'introduire sur le Sea Live. Pour le dernier cité, on le retrouve sur une murale de certaines cabines, pour endormir les rejetons épuisés par tant d'embruns rassembleurs. Et on nous fait remarquer que 5390 oreillers sont à disposition sur les deux identités nautiques. La croisière sent le dortoir...

Chez Disney, on fait dans la croisière qui s'amuse en grand. Pour preuve, les cabines proposées sur les navires Disney Magic et Disney Wonder, qui vont dela standard de 184 pieds carrés à la suite de très grand luxe de 1029 pieds, tous aussi carrés, et avec véranda. Bien sûr, ça vaut la peau des oreilles de rongeur, mais les sbires à Mickey proposent des cabines design, presque «boutique», au service des familles avec besoins circonstanciels. Des planchers et des plafonds boisés pour rappeler le temps des croisières glorieuses ou posthumes (Queen Mary ou Titanic), lits avec matelas au confort balancé et produits de salle de bains qui vont du shampoo avec «revilisateur marin» pour tous cheveux confondus au conditionneur marin ayant flirté avec le collagène en passant par le beurre de corps hydratant... le tout influencé et mis en marché par les corsaires et les bouées de sauvetage. Pour celles et ceux qui veulent voir ce qui se passe en mer ou dans le port, on a introduit des hublots virtuels qui passent en boucle (avec des dizaines de caméras sur le qui-vive, 24 heures sur 24) l'entrée dans un port et l'accostage, le sauvetage d'une sardine au large des Bahamas, la plainte d'une mouette au large de Miami, etc. Avec des personnages aussi fous que Donald, Mickey, le Roi Lion ou Peter Pan, pour s'introduire sur le Sea Live. Pour le dernier cité, on le retrouve sur une murale de certaines cabines, pour endormir les rejetons épuisés par tant d'embruns rassembleurs. Et on nous fait remarquer que 5390 oreillers sont à disposition sur les deux identités nautiques. La croisière sent le dortoir...

À suivre

- Air France célébrera ses 60 années de présence au Canada en accueillant un de ses Airbus A380 le 7 octobre prochain, à l'aéroport Montréal-Trudeau. Ce vol spécial d'un jour est prévu sur ses liaisons AF346 en provenance de Paris et AF347 au départ de Montréal. Les A380 d'Air France sont équipés de 538 sièges, répartis en trois classes: la Première en propose neuf au pont principal, l'Affaires compte 80 places au pont supérieur, et la classe économique, Voyageur, comprend 449 sièges répartis entre les deux ponts.

Dans cette lignée du 60e, Air France a lancé un concours photo intitulé 60 ans de souvenirs au Canada.

Le grand prix de ce concours est une paire de billets d'avion vers Paris à bord de l'Airbus A380, ce même 7 octobre prochain. Une dizaine de prix secondaires récompenseront les autres clichés retenus.

Pour être éligibles, les photos doivent être liées à la vie d'Air France au Canada. Elles peuvent avoir été prises à l'aéroport, dans un avion, dans une agence Air France ou lors d'un événement lié à l'histoire de la compagnie.

La date limite de réception des photos est le 23 août 2010. Le jury désignera les photos gagnantes le 1er septembre. Toutes les conditions inhérentes au concours sont indiquées sur le site www.airfrance.ca.

***

À lire, à voir et à entendre

Sortie attendue du titre le Livre Gourmand des Îles de la Madeleine, produit par les très actives Éditions de la Morue verte. Quelque 160 pages en couleur, réalisées par Marie-Christine Rhéaume, Dominique Rhéaume et Olivier Clément. Le principe est simple: nous faire connaître des recettes madeliniennes en nous faisant découvrir des producteurs de viandes, de crustacés, de fruits ou de fromages qui parsèment les îles. Ils sont pêcheurs, cueilleurs ou chasseurs. Un moyen de connaître tous ces producteurs qui sont faciles d'accès quand on visite les îles. Miel, chanterelles, lapin, marcassin ou loup-marin, tout est prétexte à une cuisine madelinienne qui gagne chaque année ses galons. Un petit détail gênant, cependant: la première page, qui montre une tranche de loup-marin. Pas trop vendeur: ça a l'air d'une tranche de pain noir suédois (surdeg) laissé aux soins de graines non identifiées. Mais tout le reste est vraiment alléchant...

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