¡Cuba, sí ! Avec une police...

Marcheurs et pêcheurs sur le boulevard El Malecon à La Havane, Cuba.
Photo: Agence Reuters Desmond Boylan Marcheurs et pêcheurs sur le boulevard El Malecon à La Havane, Cuba.

Selon la version officielle, c'est pour la sécurité des voyageurs. Le gouvernement de Cuba vient de décréter que toute personne foulant son territoire, visiteur ou Cubain résidant à l'extérieur, devra avoir en sa possession la preuve qu'elle détient une police d'assurance-voyage, incluant la couverture des frais médicaux, à partir du 1er mai prochain. Mais suivant une version officieuse, il va sans dire que le pays a également instauré cette mesure pour sa propre protection.

L'histoire est bien connue: les voyageurs qui ont un accident ou un problème de santé à destination, et qui nécessitent des soins sur place, disparaissent souvent dans la nature une fois remis sur pied, devenant subitement introuvables, comme par hasard. Cela, évidemment, creuse des trous dans le budget des prestataires de ces services, ce que n'apprécie pas du tout le gouvernement cubain.

Les polices d'assurance dorénavant exigées par Cuba devront être souscrites depuis le pays d'origine; pour les cas d'exception, les voyageurs pourront toutefois s'en procurer une directement à l'aéroport, au port ou à la marina d'arrivée.

Notons ici que toutes les assurances canadiennes seront reconnues par l'administration cubaine et que la carte d'assurance-maladie du Québec sera aussi acceptée comme preuve. Mais les voyageurs sont fortement incités à détenir également une assurance privée pour couvrir l'écart entre les montants remboursés par la Régie de l'assurance-maladie du Québec (RAMQ) et les frais réels encourus pour des soins à destination. Surtout que, selon une porte-parole du Bureau de tourisme de Cuba, les frais médicaux y seraient à peu près semblables à ceux en vigueur aux États-Unis. Donc élevés.

Le Québec, dont la carte-soleil est reconnue pour être une véritable passoire et qui peine à récupérer certaines sommes engagées pour des soins prodigués à des touristes, devrait-il administrer la même médecine à ses visiteurs?

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La saison des guides

Juste avant les grandes vacances, le printemps est la saison des guides touristiques, ceux-là qui nous confortent dans la sélection d'une destination ou nous inspirent carrément pour la choisir. Et les maisons d'édition rivalisent de trouvailles plus originales les unes que les autres pour séduire le coquin de voyageur. Ainsi, Lonely Planet/Casterman vient de publier Rome - Itinéraires avec Alix, qui figure parmi les premiers guides de la nouvelle collection conjointe de ces éditeurs de contenu éditorial et de contenu iconographique bien connus.

Le principe: des illustrations réalisées avec des dessins d'artistes réputés plutôt qu'avec des photos. Ces petits livres, comprenant un carnet d'adresses, sont publiés en format de poche et disponibles dans les rayons des guides touristiques des librairies, alors qu'un autre format plus grand est offert dans les sections des bandes-dessinées. Outre Rome, les premières destinations couvertes sont Bruxelles, New York et Venise. Suivront Marrakech, Florence et Prague.

Le guide sur Rome, de Thérèse de Chérisey, Jacques Martin, Gilles Chaillet et Enrico Sallustio, reprend des illustrations contenues dans Les Voyages d'Alix, le légendaire personnage de bande-dessinée.

Pour sa part, la prestigieuse maison d'édition de dictionnaires Larousse vient de publier Espagnol - S'exprimer en voyage, dans sa collection «Guides de conversation». Comme dans la plupart de ces parutions habituellement offertes en petit format, on y trouve tout ce qu'il faut, ne serait-ce que pour ânonner quelques mots à l'hôtel, au resto, dans le taxi, au magasin, au camping...

Mais la particularité de ce nouveau guide, comme cela semble être devenu la mode, c'est qu'on peut télécharger 250 phrases en MP3, sur les «7500 mots et phrases indispensables» qui y sont répertoriés: www.larousse.fr. C'est le cas aussi des nouveaux guides de conversation de l'éditeur Harrap's, dont on peut télécharger 80 phrases sur le site www.harrap.com.

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Des étoiles aux soleils

La Corporation de l'industrie touristique du Québec (CITQ), l'organisme à but non lucratif responsable de l'implantation et de la gestion des programmes de classification des lieux d'hébergement, vient de publier son dernier guide intitulé Hébergement Québec 2010. Celui-ci contient plus de 5500 inscriptions couvrant les 22 régions touristiques et les sept catégories d'établissements classifiés: hôtels, gîtes, résidences de tourisme, centres de vacances, auberges de jeunesse, établissements d'enseignement et villages d'accueil.

C'est tout le parc d'hébergement touristique du Québec qui s'y trouve présenté, incluant le niveau de confort (étoiles ou soleils), les coordonnées, l'échelle de prix, en plus des activités et services offerts. Le document renferme également des renseignements sur les établissements adaptés pour les personnes à mobilité restreinte et ceux agréés Clé Verte, RéserVert, ainsi que les marinas classifiées et les éco-marinas. Pour se procurer gratuitement Hébergement Québec 2010: 1 877 266-5687, www.citq.info/hebergement.
1 commentaire
  • Yves Gariépy - Inscrit 24 avril 2010 16 h 02

    Cuba Si avec une police

    La gratuité ou quasi gratuité de soins de santé d'urgence est un attrait touristique au même titre que l'accès à internet ou les toilettes pour handicapés. Cela peut m'influencer pour choisir une destination. J'ai été victime d'une hernie discale à Buenos Aire, où j'ai été traité gratuitement ou presque par le système de SAMU public. Idem en Tunisie où une règle fait que le touriste et le Tunisien paient le même prix $ 35 pour voir un spécialiste. En passant, j'ai été traité par un MD diplomé de l'Université de MTL. Je m'oppose à l'idée que tous les pays copient les américains/étasuniens, ce qui empêcherait celui qui n'est plus assurable de voyager et d'assumer le risque lui même.