La part de Lyon en Rhône-Alpes

Une fresque recouvrant complètement la façade d’un immeuble lyonnais.
Photo: Frederic De La Mure — Ministère français des affaires étrangères Une fresque recouvrant complètement la façade d’un immeuble lyonnais.

Lyon — À la rencontre d'un fleuve — enfin, ce qu'on appelle ici un fleuve — et d'une rivière, le Rhône et la Saône, Lyon déploie autant de personnalités qu'elle abrite de quartiers. Tenez, par exemple, juste au confluent de ces deux débits d'eau, au sud de la presqu'île, les dirigeants de la ville ont judicieusement décidé de transformer des installations industrielles et portuaires désaffectées d'un ancien quartier ouvrier en un gigantesque projet urbain, Lyon Confluence.

Effervescente, bouillante et généreuse, Lyon est tout cela à la fois. On le voit en tout cas dans son mariage réussi entre le vieux et le neuf. Un mariage qui accouche parfois de quelques surprises, telle cette tour de communication qui jure dans un décor séculaire, mais qu'on lui pardonne aisément pour tant offrir en échange. Pas pour rien que tout ce vaste site historique figure au Patrimoine mondial de l'humanité de l'UNESCO.

Une marotte chez les Lyonnais consiste à dire que leur ville est «très française, mais à l'échelle humaine, et qu'elle dilue une ambiance très cosy city». En clair, lire: on n'est surtout pas à Paris!

Et comme pour toutes les villes de ce monde, c'est aux piétons que se dévoile le mieux la capitale de la région Rhône-Alpes. Surtout si on n'y passe que quelques jours.

Lyon est assis sur Lugdunum, une ancienne cité romaine fondée en 43 avant Jésus-Christ. Son centre était jadis la colline de Fourvière, aujourd'hui accessible en empruntant un funiculaire jusqu'à cette partie surélevée de la ville, dominée par l'imposante basilique Notre-Dame. Encore une fois, en redescendre à pied comporte son lot de découvertes. Se trouvent alors sur notre chemin un musée archéologique et un site révélant des ruines gallo-romaines à ciel ouvert, qui tiennent lieu de parc public où sont présentés de nombreux spectacles en plein air.

Bouchons et traboules

Dans la vieille ville, il ne faut surtout pas hésiter à pousser les lourdes portes de ces typiques traboules qui révèlent des façades de maisons au secret très bien gardé: ce sont les plus anciennes demeures lyonnaises. Impressionnant, dans ce secteur aux richesses architecturales de la Renaissance.

On ne peut parler de Lyon sans évoquer les fameux bouchons lyonnais, ces bistrots qui offrent des spécialités régionales de bon goût mais aussi de portions généreuses. Il faut toutefois rechercher le label des vrais bouchons puisque l'appellation semble très convoitée pour qui veut s'improviser «bouchonneux», surtout dans la partie historique.

On ne parle pas non plus de Lyon sans en référer à sa gastronomie typique maintes fois encensée. Cela aussi, ça fait partie du voyage.

En vrac

- Le Collège Hôtel, en plein Vieux-Lyon, présente un décor tout blanc, du plancher au plafond en passant par les meubles, la literie et les accessoires. C'est l'éclairage qui change constamment de teintes, donnant une ambiance toute particulière, notamment de l'extérieur. Une sympathique terrasse et des chambres avec balcon permettent la détente tout en vivant la ville. On y petit-déjeune sur des bancs d'écolier, dans La Classe, où s'étalent des artéfacts de vieux mobiliers et d'accessoires scolaires. Souvenirs, souvenirs... www. college-hotel.com.

- Si on est à Lyon uniquement pour le week-end et qu'on prévoit y faire un peu de magasinage, il faut savoir que plusieurs commerces sont fermés le dimanche. Dommage, parce qu'il y a du très bon shopping à y faire, les boutiques étant abondantes et les prix, collés sur toutes les bourses.

- Les brasseries constituent un passage obligé à Lyon. On y sert des plats honnêtes à des prix convenables. Quant au célèbre chef Paul Bocuse, il en tient cinq, dont quatre évoquent les points cardinaux de la cité et offrent des spécialités des régions françaises des mêmes points cardinaux. Nous avons mangé à L'Ouest, un samedi midi: dans une immense bâtisse, la brasserie, fréquentée par de vieux couples autant que des familles et des jeunes, était remplie à capacité. Ce fut simple et délicieux, à la lyonnaise quoi. Tout près de là, de nouvelles installations permettent au public de tâter de la Formule Un en simulation: I-Way.

- La Lyon City Card, en très bon français de France, donne accès aux transports en commun, aux musées ainsi qu'à des croisières et à de nombreuses attractions touristiques.

- À lire: Lyon en quelques jours, d'Émilie Esnaud, un guide Lonely Planet avec plan de la ville.

- Renseignements généraux: Comité régional du tourisme Rhône-Alpes, www.rhonealpes-touris

me.com; Office du tourisme et des congrès du Grand Lyon, www.lyon-france.com.
2 commentaires
  • slucet - Inscrit 22 février 2010 08 h 36

    Lyon, secrète et insolite

    Où séjourner à Lyon lorsque l'on souhaite un hébergement atypique ? Chambres d'hôtes, gîtes urbains, péniches se développent et montrent pignon sur rue.

    Lyon, secrète et insolite, recèle toutefois des lieux que l’on n’imaginerait pas.

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  • slucet - Inscrit 22 février 2010 08 h 39

    Découvrir Lyon avec un lyonnais

    En savoir plus sur Lyon hors des sentiers officiels ? Visiter www.decouvrir-lyon.net site de partage de photos par un amoureux de la ville.