Long-courrier

La Croatie en été

«Je lis avec plaisir vos suggestions et références toujours si inspirantes. Nous sommes quatre adultes qui désirent visiter la Croatie du 15 juin au 10 juillet prochain. J'aimerais que vous nous suggériez les incontournables et des adresses pour se loger pas trop cher. Nous sommes de bons voyageurs et pouvons nous débrouiller avec peu. En ai-je trop dit? Pas assez? Trop vague? Trop pointu? En fait, tout ce que vous nous direz pourra nous être utile...»

Nicole Gagnon, Montréal

Les incontournables de la Croatie sont Zaghreb, Split, Zadar, Dubrovnik et Korcula. Il y a également toutes les îles au large du sud du pays. Vous pouvez loger dans des phares le long de la côte ou dans certaines îles comme Korcula, où de nombreux «locaux» louent leur maison secondaire sur une base de 300 $ à 600 $ par semaine.

Pour obtenir de bonnes adresses, vous pouvez contacter l'Office de tourisme de Croatie à Paris: www.croatia.hr, www.croatie-ot.com, www.amb.croatie.fr; à New York: tél: 212 279-8672.

À Korcula, l'hôtel Korcula offre une terrasse exceptionnelle qui donne sur la promenade. Chambres un peu désuètes et vieillottes et restaurant sans génie. À partir de 50 $ la nuit. % 385 20 711 078, 385 20 711 746 (télécopieur). Pour louer une maison au bord de l'Adriatique, contactez le Dr Zivan Filipi, spécialiste de l'histoire des marins et de Marco Polo, qui serait né à Korcula). tél: 385 20 711 173. Tous les matins à Korcula, c'est le marché aux légumes et aux poissons. Prix très intéressants quand on loue une maison.

Renseignements généraux sur Korcula (fêtes de Pâques, festival d'été, de Marco Polo, etc.: tél: 385 20 715 701, 385 20 715 866 (télécopieur), www.korcula.net, www.korcula.info.

En dehors de Florence

«Ma fille et son ami, tous deux professeurs, iront en Europe le printemps prochain (avril-mai ou mai-juin). Ils veulent demeurer à peu près cinq semaines aux environs de Florence. Auriez-vous une suggestion où ils pourraient loger? L'ami de ma fille est anglophone et ce sera son premier voyage en Europe. Ils ne veulent pas demeurer dans la grande ville de Florence.

«Ils m'ont demandé des suggestions car j'y suis allée souvent, mais je n'avais pas leur budget. Sans être millionnaires, ils sont à l'aise.»

Lise Guénette, Montréal

Je peux vous suggérer la Villa Bonelli (www.hotelvillabonelli.com) et la Villa Aurora (www.villaurora.net), toutes deux à Fiesole.


Berlin il y a 20 ans

«J'étais là le 9 novembre 1989... Je descendais d'Amsterdam et la radio annonçait que cela bougeait dangeureusement aux alentours du Mur. Le lendemain de cette nuit folle, les Trabant passaient la Porte de Brandebourg.

«Des couples de la RDA, habillés à la russe, se sont partagé les 100 deutschmarks que leur donnait la RFA et se sont précipités sur les boutiques de mode, dans les sex-shops et les magasins d'alimentation.

«Des enfants, les yeux rougis, regardaient sans bouger les vitrines de jouets. Noël n'était pas loin. Certains chantaient, d'autres pleuraient, le Mur tombait et commençait déjà à se revendre.

«Vingt ans plus tard, on peut parler d'une Allamagne unie. Mais les cicatrices, les souvenirs, les différences sont encore présents. On ne reconnaît plus le Berlin de la RDA; aujourd'hui, il y a des couleurs et des néons, alors que les magasins regorgent de victuailles.

«Mais les enfants qui ont grandi ont encore un peu les yeux rougis... À l'intérieur.

«C'est cette année-là que j'ai trouvé un hôtel, l'Askanisher Hof Berli, avec des chambres qui sont des appartements vieux style accueillant chaque année les têtes couronnées du septième art. Le couple Glinicke reçoit dans un anglais impeccable et les femmes de chambre sont de véritables mines d'informations. On a un peu l'impression d'être reçu par des bourgeois cultivés qui auraient conservé leurs bonnes manières et qui répètent que Mastroaianni, Gina, Fellini et autres Dick Bogarde ont élu oreiller à cette adresse: ambiance surannée sur le Kurfürstendamm. tél: 030 881 80 33, 030 881 72 06 (télécopieur).»


Une remarque en vaut une autre

«Dans votre récente chronique traitant de l'Allemagne (http://www.ledevoir.com/mode-de-vie/partir-voyages-.html), vous oubliez Cologne. Comme militaire en transit pour l'Afghanistan, nous avons eu l'occasion de visiter cette ville pendant 24 heures. Ce qui m'a le plus impressionné: la cathédrale et un magasin du genre La vie sportive, qui possédait un bassin au rez-de-chaussée pour «essayer» le canot que le client voudrait acquérir. Dans un édifice atrium, ce n'est pas rien.

«Enfin, n'oubliez pas trop les gais et lesbiennes dans vos destinations voyages. En passant: amusant, le couple straight qui s'est retrouvé sur une croisière gaie, nous qui nous ramassons régulièrement sur des croisières straight. Bref, je n'ai jamais rien lu nous concernant et je vous lis depuis des années.

«Actuellement en vacances, j'ai 1000 $ à dépenser d'ici trois semaines et je n'irai certainement pas dans un endroit de monsieur bedaine-madame sacs de magasinage. Mon agent de voyages gai va me trouver quelque chose (http://www.gaivoyages.com/index.php).

«J'arrive du Festival Image et Nation (magnifique cinéma complètement éradiqué des médias courants, une honte) pour faire le plein annuel, versus art et culture hétéros à tout prix (http://www.image-nation.org/2009/film.php). Merci de me lire, santé, et profitons de la sur-méga-abondance que nous avons ici.»

Serge, Québec


Je signale que j'ai déjà évoqué dans cette chronique des destinations qui ne supportent pas les gais et lorsqu'un voyagiste spécialisé dans les voyages gais me donne un peu à lire de ses programmes, je me fais fort de le communiquer. Mais, malheureusement, ces programmes ne me sont pas adressés automatiquement.

On les voit apparaître le plus souvent dans les revues spécialisées. Je vous ferai aussi remarquer que les questions posées dans cette chronique ne sont pas le fait de monsieur bedaine ou madame sacs de magasinage.

J'ai même rencontré, du côté de Mykonos, ce genre de couples... et ce n'était pas des hétéros. Comme quoi les voyages forment la jeunesse et déforment les idées.


À lire, à voir, à entendre

- Le guide Ulysse consacré au monde de Mickey à Orlando, signé Claude Morneau, une mise à jour attendue sur une destination normalement présentée dans les brochures des voyagistes qui vendent le produit et qui n'ont, bien sûr, aucun recul devant les excès de la troupe à Disney.

Dans ce guide, on est témoin des plus et des moins de l'ensemble animé par des souris et des hommes et on entre un peu plus dans le monde des hôtels du site, qui sont autant de délires empruntant la satisfaction parentale que surfant sur les obsessions enfantines.

Un guide qui pourrait être un remède contre la béatification de la gang à Mickey et qui donne de bonnes indications pour s'amuser sans tomber dans la démesure dysnéienne de chaque attraction.

On continue avec Ulysse, qui, en plus d'offrir certains titres sur le Web, s'est doté d'un site qui blogue à souhait.


Envoyez vos questions et bonnes adresses à lkiefer@ledevoir.com.

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