Long-courrier

Pour obtenir un visa pour la Russie au départ du Québec, soyez sûrs de vos contacts et de votre séjour ou de votre circuit. Sinon, vous pourriez avoir la surprise de rester à admirer la Mosquée bleue plus longtemps que prévu, sans pouvoir profiter
Photo: Agence Reuters Pour obtenir un visa pour la Russie au départ du Québec, soyez sûrs de vos contacts et de votre séjour ou de votre circuit. Sinon, vous pourriez avoir la surprise de rester à admirer la Mosquée bleue plus longtemps que prévu, sans pouvoir profiter

Florence, Milan et Venise à moins de 100 euros: Je lis tous les samedis avec beaucoup d'intérêt votre chronique. Avez-vous de bons hôtels à me conseiller pour Milan, Florence et Venise à moins de 100 euros? Je suis à planifier un voyage pour le mois d'octobre. Salutations.

Réjean Lafleur, Boucherville

Je serai aussi bref que vous.

Milan: Hotel Arno (www.hotelarno.com).

Florence: Locanda dei Guelfi (www.locandadeiguelfi.com).

Venise: Hotel Rossi (www.hotelrossi.net).

Ne pas être une tête de Turc

Cet été, lors de notre voyage en Turquie, nous avons aussi l'intention de visiter Moscou et Saint-Pétersbourg avec un tour organisé, en partant de la Turquie avec un voyagiste turc. Comment peut-on obtenir des visas pour la Russie avec nos passeports canadiens? Il paraît que ce n'est pas très facile à obtenir. Que conseillez-vous de voir dans ces villes ou en Russie?

Merci de vos précieux conseils.

Unal Izmiroglu, gérant de projets de construction à la retraite à Sainte-Foy

Vous pouvez obtenir un visa pour la Russie au départ du Québec. Vous devez bien sûr connaître les hôtels où vous allez séjourner et le voyagiste avec lequel vous allez voyager. C'est la solution la plus simple. Si vous faites votre demande à Istanbul, c'est le voyagiste ou l'agence de voyages qui s'en occupera. Soyez sûrs de vos contacts et de votre séjour ou de votre circuit. Si tous les renseignements requis ne sont pas au rendez-vous, vous pourriez avoir la surprise de rester à admirer la Mosquée bleue ou à flâner dans le Grand Bazar plus longtemps que prévu, sans pouvoir profiter des bords de la Baltique ou des pas cadencés des militaires de la place Rouge.

En Turquie, la mer de Marmara et les rives du Bosphore et de la Cappadoce sont des pistes certes touristiques mais uniques à voir. Quant à la Russie, en dehors des deux villes mentionnées, vous pouvez faire un tour du côté du lac Baïkal avant qu'il ne disparaisse ou des plages de la mer Noire. Une croisière sur la Volga peut s'avérer intéressante, comme faire une virée au mont Elbrouz, dans le Caucase. On est logé dans des yourtes au confort incertain, mais avec une odeur de chèvre très certaine. Vous pouvez consulter le site Internet de l'ambassade de Russie à Istanbul (www.istanbul.turkey.mid.ru) ou envoyer un courriel à visavi@turk.net.

Avec ou sans argent...

Bonjour, je vous lis depuis bientôt deux ans et c'est à mon tour de vous poser une question. Ma femme et moi sommes invités à un mariage en Auvergne ce printemps. Nous hésitons entre faire nous-mêmes les démarches pour l'avion, les hôtels ou gîtes, l'auto et carrément faire affaire avec une agence. Nous pensons demeurer une semaine près de Charlieu, une semaine près de Lyon ou Saint-Étienne et une semaine près d'Aix-en-Provence. J'ai conservé plusieurs de vos articles avec les bonnes adresses. En espérant que vous me libérerez de ma torture, je vous remercie à l'avance.

Gérard Quevillon, Montréal

Pour le genre de séjour que vous voulez faire, du type «près de», c'est-à-dire aux abords des grandes villes que vous mentionnez, je vous recommande de faire les démarches vous-mêmes, car dès l'instant que vous choisissez un lieu d'hébergement pour lequel un agent de voyages ne reçoit pas de commission, votre demande risque de tomber caduque. En revanche, pour ce qui est de l'avion et de la voiture, par exemple en formule achat-rachat, il est de bon ton de passer par un agent de voyages. Vous pouvez également faire toutes vos démarches vous-mêmes, mais sachez que, si un prestataire de services en Europe vous fait défaut, il vous sera plus difficile de réclamer votre dû que si vous procédez par l'entremise d'un agent du Québec, avec la protection du consommateur comme témoin. Je vous laisse donc à votre torture en vous indiquant tout de même que, près de Lyon, il y a le village de Pérouges, avec remparts et plusieurs artisans, site qui sert souvent de décor pour le cinéma. Près de Charlieu vous avez Macon, pour des dégustations de vins en tous genres. Et près d'Aix, vous touchez presque à Saint-Rémy-de-Provence. Dans ce dernier cas, habiter près d'Aix tient presque de l'hérésie.

Bonnes adresses

Je lis toujours avec beaucoup d'intérêt vos chroniques. Celle de votre voyage en Colombie m'a particulièrement intéressée puisque j'en reviens. Mes destinations furent différentes des vôtres cependant: Bogotá et Villa de Leyva. Vous avez raison, «la Colombie se soigne».

«Bogotá, ville fascinante et très sécuritaire!» Ma fille travaillant à Bogotá depuis sept mois, j'y ai passé plus de 10 jours en janvier dernier. En dépit de tout ce que l'on peut entendre de négatif dans les médias sur la Colombie, j'en suis revenue enchantée. Bien sûr, la sécurité est présente partout: policiers, chiens pisteurs de bombes. Mais justement, la ville s'en voit bien protégée. Bogotá m'a impressionnée par son magnifique quartier colonial, La Candelaria, avec ses maisons colorées aux balcons de bois si bien rénovées.

Les Colombiens sont fiers de leur patrimoine culturel, ça se voit partout. Il y a plus de 17 musées à Bogotá. Plusieurs petits musées sont d'ailleurs des maisons coloniales du XVIIe restaurées. Bogotá a aussi ses quartiers branchés où sortir, comme ceux de la Zona Rossa et d'Usaquén, pour ne citer que ceux-là. Il y a un choix de restaurants et de cafés de très grande qualité. Le meilleur moyen de se déplacer dans la ville rapidement et à bon prix, c'est par taxi.

À quatre heures de bus au nord de Bogotá, dans le département du Boyaca, Villa de Leyva vaut le détour... Une très bonne adresse: un hôtel-boutique qui vient tout juste d'ouvrir (http://www.hotelcandelaria.villadeleyva.com.co).

Bon choix de restaurants colombiens, italiens et même un resto français, Chez Rémy, avec son jeune chef d'Auxerre.

En plus de la visite de quelques demeures converties en musées et de flâner dans les petites rues de Villa de Leyva, il y a beaucoup à faire aux alentours: marche en montagne, visite de monastères, sites archéologiques, sans oublier Raquirà, le village des poteries. Les Colombiens sont très gentils, accueillants et engagent la conversation facilement. Parler espagnol demeure un atout important.

Pour tous ceux qui hésitent encore à choisir la Colombie, je vous rassure: c'est vraiment une destination à ne pas négliger.

Marie Archambault, Québec

À lire, à voir, à entendre

- Premiers pas, certainement cet été, d'une chaîne télé exclusivement consacrée à la cuisine, aux délices de la bouche et aux métiers s'y rapportant. On retrouve aux commandes de ce projet le Groupe de production Serdy, qui est déjà propriétaire de Canal Évasion. Cette chaîne sera numérique, de catégorie 2 (comme Prise 2 ou CinéPop).

Quand on voit le succès que connaissent déjà toutes les émissions liées à la bouffe et à ses dérivés sur les chaînes généralistes ou spécialisées (en moyenne 30 % de plus d'écoute que les autres émissions de ces chaînes), on comprend mieux l'engouement que suscite cette nouvelle expérience dans l'équipe de Serdy. On entend, grâce à cette chaîne, devenir le repère incontournable des expériences culinaires, ici comme ailleurs.

Pour le volet international, on pourrait voir dans un premier temps ce qui se fait de mieux comme émissions en Grande-Bretagne et en France. Pour ce qui est du Québec, plusieurs projets de production sont déjà à l'étude ou en développement. Fort d'une expérience de plus de 900 émissions réalisées ou produites sur la bouffe, Sébastien Arsenault, président et chef de direction du Groupe Serdy, s'intéresse à tous les maillons de la chaîne alimentaire, des artisans de la terre jusqu'aux faiseurs de goûts. Du patrimoine culturel à l'art de vivre et de recevoir, en passant par la recette incontournable, cette chaîne veut devenir la référence tous azimuts des plaisirs du palais. En ce qui concerne les voyages, on sait d'avance que, si tous les goûts sont dans la nature, les plaisirs de la bouche sont très souvent le point de départ ou le point de chute d'une destination.

- Un petit guide original: le récit de 300 jours en motorisé à travers l'Europe de l'Ouest, écrit par Michel Vallières et Claire Denis, ayant pour titre: Un beau rêve à raconter, le tour de l'Europe en 300 jours (K2 impressions). Une tendance émerge dans les guides en ces années difficiles, c'est celle d'écrire à la première personne et de fréquenter les allées ou les aléas du carnet de voyages. Dans ce cas-ci, même si le style n'est pas flamboyant, il détermine avec précision les difficultés, l'incertitude et le bonheur d'acheter un motorisé aux Pays-Bas et de s'offrir le luxe de promener l'ensemble sur plus de 20 000 kilomètres, le tout parsemé d'adresses (loueurs, terrains de camping, excursions, restos). Si les adeptes du motorisé au Québec ont l'habitude de rouler sur le continent nord-américain, ce guide a le mérite de sillonner un continent différent et d'être écrit en français. Et comme le disait Molière, c'est un road-bookie qui se laisse bien parcourir.

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Envoyez vos questions et bonnes adresses à lkiefer@ledevoir.com

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