Long-courrier

L’église Sagrada de Barcelone.
Photo: Agence Reuters L’église Sagrada de Barcelone.

Barcelone en solo: «J'aimerais aller à Barcelone pendant deux à trois semaines. Peut-être irais-je faire un tour en Andalousie par la suite. On m'a dit qu'à Barcelone, il faut s'installer dans le centre-ville. J'aimerais trouver un petit hôtel ou un gîte beau, bon, pas cher. Je ne veux pas aller dans une auberge de jeunesse; j'ai eu une expérience récente assez difficile dans un autre pays. Connaîtriez-vous un petit joyau ou un site pour trouver ce que je veux? Je parle l'espagnol mais pas le catalan.»

Viviane Vachon,Québec

À Barcelone, un lecteur nous avait laissé une excellente adresse: les Appartements Ramblas (www.apartmentsramblas.com) qui offrent une grande variété d'appartements en location. 34 933 016 678. L'un d'eux, Room-Bruc, est situé à cinq minutes de la station de métro Urquinaona et à 10 minutes de la Place de Catalunya. L'appartement pour deux personnes comprend une cuisinette, une salle de bain et en aire ouverte, une chambre à coucher et un petit salon qui peut faire office de salle à manger. À 489 euros pour sept nuits (70 euros par nuit).

Également: Olivera Appartment, 29 Bajos, près de la Place Espanya (34 934 522 568, 34 933 969 059, télécopieur), www.habitatapartments.com. 76 euros la nuit. On peut aussi voir d'autres appartements à louer à la semaine au www.rentaflatinbarcelona.com. Cela va de 80 à 110 euros la nuit.

Voici quelques adresses d'hôtels et de locations pour observer les obsessions d'Almodovar.

- Hotel Jardi sur la Place Saint-Joseph: www.hoteljardibarcelona.com, de 70 à 90 euros pour une chambre double.

- Pension canadiense: une pension de famille dans le Vieux-Barcelone, 93 301 7461 de 50, 70 euros la nuit en chambre double.

- Pensio 2000: aux alentours de 60 euros la nuit en occupation double. Petite pension de famille super sympa au métro Urquinaona. www.pensio2000.com.

- Hotel Banys Orientals: du genre hôtel-boutique dans le Vieux-Barcelone, environ 100 euros la chambre double. www.hotelbanysorientals.

Et il n'est pas nécessaire de se situer dans le centre-ville de Barcelone...

Colombie: réactions

«Je suis désolée, M. Kiefer, mais la Colombie n'est pas seulement un "morcellement" de drogue, paras, guérillas, corruption. Il faut visiter notre pays, rechercher vraiment notre situation politique, visiter nos attractions touristiques, puis après, donner l'information de manière objective. Il y a toujours des aspects positifs et négatifs dans chaque pays. S'il vous plaît, ne restez pas sur la notion que nous sommes des pessimistes modérés. Demandez à plusieurs sources. Je vous invite à découvrir qu'il y a des Colombiennes honnêtes et qui ont de l'argent de manière décente!»

Natalia Gnecco, Montréal

«Vous devriez aller voir ceci... Personnellement, je pense que vous avez coupé les coins ronds dans votre article: http://www.facebook.com/topic.php?topic=6622&post=22945&uid=24179677152' \l 'post22945' \o.»

Samuel Therrien, Montréal

Il est des articles, comme ça, qui déclenchent des réactions. Celui que j'ai signé sur la Colombie le 7 février dernier a subi les foudres des uns et suscité les félicitations des autres. Certains me reprochant d'aborder le thème de la dope et de ses dérivés dans un texte touristique, les autres me donnant l'accolade en regrettant seulement que je n'aie peut-être pas assez appuyé sur la gâchette du terrorisme et de ses dérivés.

Ce n'est pas parce que 90 % des articles dits touristiques sont complaisants qu'il faut emboîter le pas aux écrits totalement positifs ou encore massacrer une destination. Je suis depuis des lustres un électron libre dans le monde du voyage.

Quant à la Colombie, je renvoie les lecteurs à un article paru dans Le Monde Diplomatique de ce mois-ci, intitulé «Tous les Colombiens ne s'appellent pas Ingrid», signé Paola Ramirez Orozco, cette dernière ne faisant pas dans le tourisme. On y apprend qu'il est plus facile d'y monter une guérilla qu'un syndicat... Et s'ensuit sur deux pleines pages une panoplie d'histoires d'horreur qui ressemblent à ce que me racontaient récemment des amis colombiens et que je n'ai pas évoquées dans mon texte. Imaginez!

Je vous invite également à consulter les traces du Facebook noté plus haut, où je me fais «planter» délicieusement. Une espèce d'ouragan colombien (il a fallu également que je donne mes réponses à la radio colombienne), ce qui est, tout compte fait, une bonne chose puisque cela signifie qu'il y a une population qui répond au quart de tour... Sauf que parfois, ce n'est peut-être pas le bon tour...

À suivre

- Les grèves et l'instabilité règnent depuis quelques semaines en Guadeloupe et en Martinique. Ceux qui avaient prévu y prendre des vacances en louant une maison et une voiture et en faisant des achats tous azimuts en feront les frais. Les magasins sont presque tous fermés, l'essence atteint des tarifs prohibitifs et l'ambiance est au chahut de masse.

Près de 40 % de la population des 18-25 ans est au chômage et les plages sont parfois moins tranquilles qu'on pourrait le croire. Une tension que le gouvernement français laisse pourrir, de même que les détenteurs de capitaux dans les deux identités insulaires qui ne veulent pas perdre leurs immenses profits.

Attention: je ne dis pas de ne pas y aller. Je dis seulement de faire attention et de se renseigner avant de considérer en ce moment les Antilles françaises. Je ne voudrais pas me mettre à dos l'Internationale créole...

J'oubliais Madagascar, où, là, il est actuellement vraiment déconseillé d'aller observer ZobooMafoo et ses copains lémuriens. Les discussions entre les partisans du président Ravalomanana et ceux d'Andry Rajoelina, son opposant officiel, tournent souvent à la bataille de rue ou à la bagarre de mangrove.

À lire, à voir, à entendre

- Deux guides de poche sur New York, édités par Hachette. Le premier, dans la collection «Évasion», renferme un grand nombre d'informations pour un si petit recueil. Assez pour découvrir l'identité de chaque quartier, le tout suivi par un plan suffisant de la ville. L'autre est intitulé Un Grand Week-end à New York, ou comment survoler les incontournables de la Grosse Pomme. Une bonne partie est consacrée au magasinage dans tous ses états et l'on trouve un plan de la ville attaché au tout.

- Toujours dans un petit format: L'Inde en solo, de Guy Lassonde, aux éditions Contact Voyages. L'auteur avait déjà publié La Chine en solo. Avec l'Inde, la démarche est identique, c'est-à-dire un miniguide qui se veut avant tout un carnet de voyages où l'auteur raconte ses excursions, ses rencontres et ses coups de coeur, avec des miniphotos pour illustrer le propos. C'est ce qu'il appelle un guide accompagnateur. Outre le ton qui peut jouer sur le p'tit nerf, on y relève une mine d'informations qui peuvent être grandement utiles pour un premier voyage dans le nord de l'Inde, où l'auteur privilégie les hôtels bon marché et la rencontre avec les «locaux». Ou l'observation des vaches sacrées... que j'ai toujours trouvé très prétentieuses.

***

Envoyez vos questions et bonnes adresses à lkiefer@ledevoir.com

LE COURRIER DES IDÉES

Recevez chaque fin de semaine nos meilleurs textes d’opinion de la semaine par courriel. Inscrivez-vous, c’est gratuit!


En vous inscrivant, vous acceptez de recevoir les communications du Devoir par courriel.