Oui

J'espère que mon ami Jean-François Lisée n'avalera pas son café de travers, mais je tiens à lui annoncer que je voterai OUI lundi... OUI à l'économie!

La campagne électorale a pris une tangente imprévue ces derniers jours avec la crise à Ottawa. Cette crise démontre qu'un gouvernement minoritaire est parfois synonyme d'instabilité.

On remarque, aux États-Unis, qu'un Congrès démocrate permet aujourd'hui au président élu Barack Obama de poser des gestes avec assurance. L'Ontario, l'Alberta et la Colombie-Britannique — trois provinces particulièrement fortes — ont des gouvernements majoritaires et stables à leur tête. Le souhait que nous pouvons formulé est que le Québec et le Canada retrouvent cette stabilité.

La réaction de M. Charest face à la crise parlementaire était celle que les Québécois pouvaient attendre de leur premier ministre. Jean Charest a clairement indiqué que le but du gouvernement du Québec n'était pas de choisir le gouvernement à Ottawa, mais de défendre les intérêts du Québec et de transiger avec le gouvernement que les Canadiens ont choisi. Les deux autres chefs se sont pour leur part improvisés commentateurs et analystes politiques. Ils ont voulu provoquer une réaction partisane du premier ministre, mais ils ont échoué. M. Dumont a aussi choisi d'attaquer Mme Marois et le pacte de la coalition. Pauline Marois a proposé, elle, comme solution la souveraineté du Québec et de ramener cet enjeu au premier plan de la campagne du Parti québécois.

Durant cette campagne, Jean Charest a non seulement défendu les intérêts du Québec, il a démontré son amour pour le Québec et son désir de servir à nouveau les Québécois.

La nouvelle du jour et l'anecdote se sont par ailleurs invitées — et plus d'une fois — dans la campagne électorale. On a passé beaucoup de temps à discuter du bien-fondé de l'élection.

À la veille du scrutin, on constate que les Québécois sont bien décidés à exercer leur droit de vote plutôt qu'à le bouder. Les taux de participation au vote par anticipation nous encouragent à le penser. Il est clair que la population recherche la stabilité politique et économique. Les Québécois choisiront entre une équipe qui a un programme économique clair et un chef qui en a fait sa priorité et deux partis d'opposition qui ont échoué à expliquer leurs positions respectives. Bref, lorsque nous serons dans l'isoloir, à qui devons-nous faire confiance pour faire face à la tempête économique qui s'annonce?

Finalement, cette campagne nous a permis de faire un véritable débat d'idées et pas seulement un débat de personnalités. Dans ce sens, si les Québécois donnent leur confiance au Parti libéral du Québec, ce sera une preuve que la population préfère une approche positive. Cela dit, la démocratie au Québec se porte bien. Il n'y a aucun doute là-dessus.

À voir en vidéo