Bouchon toscan sur un Plateau

Le chef du restaurant Le Petit Toscan, Johann Atamian.
Photo: Jacques Grenier Le chef du restaurant Le Petit Toscan, Johann Atamian.

Un tout petit restaurant au charme discret attire l'oeil rue Marquette, sur le Plateau Mont-Royal. Avec ses quelques tables et son ambiance chaleureuse, il nous transporte dans ce coin d'Italie où les oliviers sont rois, le soleil resplendissant et la lumière à nulle autre pareille.

La table, joliment dressée, n'a rien d'extravagant mais procure l'essentiel pour le gourmet qui s'installe dans ce tout petit resto de quartier où les voisins semblent s'être donné rendez-vous comme à l'habitude.

Bien sûr, rien ne serait italien sans plats de pâtes. Elles sont essentielles au bien-être de tout Italien qui se respecte, mais aussi à mon équilibre mental.

Le menu, ou la carte, si vous préférez, est à l'image du resto: simple et concis. Outre les pâtes, on peut y apprécier une cuisine du marché qui change selon les arrivages ou, mieux encore, selon la saison.

Facile dans un tel environnement d'entendre les conversations qui fusent d'une table à l'autre. Facile aussi de découvrir l'intérêt que met le patron à promouvoir les vins de Toscane, mais aussi du Piémont, de l'Ombrie ou de la Vénétie, qu'on peut consommer au verre ou à la bouteille.

Dans les bons restaurants italiens et même dans les bistros, le riz carnaroli, ou arborio, voire parfois le vialone nano servent à la confection du «vrai» risotto, qu'il faut mériter et attendre durant 30 à 40 minutes.

Au Petit Toscan, on le propose avec des fleurs de courgette et crémeux à souhait, presque coulant. Un pur délice que j'ai volontairement partagé avec un ami, grand amateur de mozzarella de bufflonne, qui m'a raconté durant vingt minutes la fabrication de ce fromage unique, populaire dans le monde entier. Servie avec des poivrons grillés ou de la tomate que vient parfumer une très bonne huile d'olive de Toscane, la mozzarella était succulente et fondante, comme il se doit.

Même avec une petite carte, il est parfois difficile de choisir entre un plat et un autre. Pour un soir, les cailles étaient proposées en spécial, mais notre choix s'est porté sur le cochon de lait en croûte d'herbes. Un mélange savamment dosé entre le mariage des différentes herbes aromatiques et le croustillant du cochon rôti, servi avec un jus de braisage et des légumes frais du marché.

On a presque l'impression de se retrouver à la maison avec une cuisine bon enfant telle que la préparait la mama, la tante ou la cousine de Toscane. Rien de compliqué, mais ça goûte bon! Un rappel terre à terre qui nous ramène dans la cuisine de tous les jours à découvrir dans les quartiers.

On s'imagine fort bien que tout ici est fait maison et que les artifices sont mis de côté pour privilégier l'essentiel: la cuisine. Les desserts aussi sont à l'image du reste et peuvent disparaître puis un jour, sans crier gare, revenir au galop. Le moelleux au chocolat cent fois copié a laissé place à l'éternel tiramisu, qui avait tendance à s'affaisser. Rien pour se lever la nuit, mais rien non plus pour fuir en cachette. Un tiramisu comme bien d'autres, sans distinction.

Reste le café. Servi chaud et bon, sans amertume, qui a comblé notre soirée de simplicité volontaire.

Prix payé pour deux, avant taxes et service, avec deux verres de vin, dessert et cafés: 102,75 $

Plus: un sympathique petit bistro italien.

Moins: les prix un peu lourds des vins.

Restaurant Le Petit Toscan

4515, rue Marquette

Montréal

% 514 523-7777

Adieu au Paris

Ce fut une grande tristesse que de voir fermer cette institution montréalaise qui officiait depuis 52 ans sur la rue Sainte-Catherine. Longtemps reconnue pour ses spécialités de bistro parisien, on pouvait y apprécier le boudin noir, les oeufs mayonnaise, la brandade de morue ou encore les îles flottantes. Merci pour ces bons moments à jamais gravés dans nos mémoires olfactives.

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Collaborateur du Devoir

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Les bonnes fourchettes du mois

Restaurant Laloux

250, avenue des Pins

Montréal

% 514 287-9127

Un A + pour ce restaurant qui en a vu de toutes sortes à Montréal. Le service semble moins guindé et la cuisine semble avoir retrouvé la «belle époque» où sa table attirait le Tout-Montréal. Table d'hôte pour le midi et stationnement à proximité.

L'Express

3927, rue Saint-Denis

Montréal

% 514 845-5333

Nul doute, L'Express restera toujours fidèle à lui-même. On aime ce restaurant pour sa constance et cette cuisine bistro dont il demeure un leader. Filets de hareng, rillettes, tartare ou bavette, le tout avec un choix de vins unique.

Mikado Laurier

399, avenue Laurier Ouest

Montréal

% 514 279-4809

Mikado fait partie des meilleurs restaurants japonais de Montréal. On peut y manger de façon rapide ou tout simplement décontractée des sushis, des tempuras ou autres mets de l'empire du Soleil levant. Belle carte de sakés et de bières japonaises.

Restaurant Europea

1227, rue de la Montagne

Montréal

% 514 398-9229

Du sous-sol, on est passé aux étages tout en grand et en beauté. Le nouvel Europea 2008 sait nous séduire, tant par les détails qui illuminent la table que par la grande qualité et l'originalité des mets qu'on y propose. Une cuisine de chefs qui bougent et n'hésitent pas à oser ce que d'autres copieront.