C'est la vie!: Spa ça!

Je ne me rappelle plus quand les mots spa et gastronomique sont devenus les plus louches de la langue française. Traitez-moi d'abat-jour, mais lorsque Namour est revenu du party de Noël du bureau avec un prix de présence — trois jours et deux nuits dans un spa en Outaouais —, j'ai immédiatement flairé le gant de crin dans un gant de velours. J'ai tu et turlututu mes soupçons, ne voulant pas gâcher le plaisir de Namour qui n'avait fréquenté que des lagons bouillants en Islande, un bain turc en Turquie et un bain nordique à Pohénégamook. De mon côté, j'ai bourlingué du spa d'Eastman dans les Cantons-de-l'Est jusqu'en Patagonie, plus exactement au spa de Puyuhuapi dans la baie Dorita, et j'ai aussi travaillé au spa de Tassajara, un monastère zen dans la vallée de Carmel en Californie. Je beurre épais exprès. Un des grands plaisirs des spas est de pouvoir les comparer entre eux, un peu comme on le faisait autrefois avec les compagnies aériennes. C'était avant qu'elles ne soient toutes aussi infectes les unes que les autres. Mais il y aura toujours la première classe, vous en faites pas.

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