La voix et l'âme

Quand arrivent des tragédies comme celle de Dawson, où nos repères rationnels sont brassés, le besoin de spiritualité émerge; on l'a vu quand les amis de Stacey ont organisé une cérémonie commémorative.

Je ne sais pas si vous fréquentez les librairies distinctives comme Biosfaire, Boule de neige ou Nouvel Âge à Montréal. Ce sont de petites librairies avec de vrais libraires, des gens qui connaissent les livres qu'ils vendent et qui peuvent vous en parler.

Leurs livres dérouillent l'esprit; il y a un peu de science, mais ce n'est pas pour ça qu'on y va: ce sont des aventuriers qui se retrouvent là et qui se reconnaissent, une grande famille de «décalés», comme disent les Parisiens.

Vous pouvez y trouver, par exemple, les derniers ouvrages de gens qui écrivent ce qu'une entité leur a dit.

Les Américains appellent cela du channeling; il s'agit d'une grande tendance, et mon chéri me faisait remarquer que la Bible et le Coran sont des ouvrages de channeling. Comme idée d'édition, ce n'est pas très récent.

Ce sont donc là des ouvrages d'une spiritualité différente, et le Cours des miracles, un classique, y côtoie Choisir la joie, un best-seller. Je vous assure, ça débloque le coco.

Quand arrivent des tragédies comme celle de Dawson, où nos repères rationnels sont brassés, le besoin de spiritualité émerge; le psychologue Pierre Faubert l'a si bien dit à la radio, on l'a vu quand les amis de Stacey ont organisé une cérémonie commémorative.

Si on a délaissé les religions organisées, on ne sait pas trop comment faire. Je ne vous dis pas de vous lancer dans le channeling, je ne vous dis rien, moi, je ne conscientise personne, moi, contrairement à ce que plusieurs d'entre vous m'écrivent! Je raconte, vous faites ce que vous voulez.

Je me promène donc de temps en temps dans ces librairies différentes, je regarde toujours les annonces au babillard, je prends les dépliants et parfois, comme maintenant, je suis intriguée par ce que j'y trouve.

C'est comme ça que j'ai appelé Murielle Matteau. Elle annonçait dans Vox populi (sur Internet: www.amisdecgjung.qc.ca) un atelier sur le souffle et le son.

Le souffle, c'est la vie. Le son, c'est le premier signe de vie qu'on donne. Puiser dans le souffle et le son a donc un potentiel assez grand. Il s'agit d'un potentiel de guérison, explique-t-elle en donnant son propre exemple. Elle avait de la difficulté à marcher, souffrant de problèmes osseux à la hanche gauche. Elle était suivie par un rhumatologue qui surveillait sa courbe osseuse.

Vous devinez? Après des années de travail sur le souffle, la courbe a remonté. Elle se porte beaucoup mieux, merci.

Murielle est chanteuse professionnelle, elle a chanté avec l'Opéra de Montréal pendant 11 ans, a été instructrice à l'Alliance chorale, a enseigné: une chanteuse, ça sait respirer! Ça connaît les harmoniques, les intonations, le diaphragme...

Mais il y a des gens plus chercheurs que d'autres, des chercheurs de vérité, de leur vérité: ce sont les aventuriers dont je parlais ci-dessus. Ces gens-là ne se contentent pas de la science établie, des institutions reconnues, du conformisme et des bien-pensants. Ils vont voir ailleurs s'ils y sont.

Murielle Matteau est de cette race, son conjoint Daniel et sa fille Marie-Andrée aussi! Cela donne le Centre Option-Voix (www3.sympatico.ca/souffle-voixcanada).

Je vous résume cela rapidement... Première étape: l'Option Institute, dans le Massachusetts (www.option.org), un centre de croissance personnelle, un endroit qui fait un travail autour des idées de Barry Neil Kaufman, auteur du livre Le bonheur est un choix, traduit par les Éditions du Jour à l'époque. Murielle résume cela ainsi: «Acceptation inconditionnelle, non-jugement, non-attente.» Beau programme!

Marie-Andrée a passé huit ans à l'Option Institute, dont six ans comme intervenante. Murielle Matteau et Daniel Ladouceur y sont allés pendant plusieurs années; Daniel est d'ailleurs certifié option mentor.

Deuxième étape: le travail avec Serge Wilfart, un Belge qui a inventé, tenez-vous bien, la méthode de pneumophonie (www.wilfart.com).

Nos deux comparses ont fait 18 stages avec leur mentor, ils l'ont fait venir ici, sont allés en Belgique, bref, ils ont assimilé puis digéré les enseignements américains et belges, puis ont trouvé... leur voie.

Murielle croit qu'«on doit passer par le chant, on ne peut pas changer les cordes vocales sans passer par le chant». Pour elle, «la voix, c'est comme l'empreinte digitale», et «trouver le bon rapport entre le souffle et le son, c'est trouver notre voix juste, l'énergie fondamentale qui nous est propre».

On ne voit donc pas la voix sous l'angle de la performance mais sous celui de la «quête profonde d'identité», m'explique-t-elle. Cette quête s'appuie sur des techniques, s'encadre pendant des stages ou, pour ceux qui veulent mettre un orteil à l'eau avant de plonger, se démontre pendant des conférences, comme celle qui aura lieu mercredi prochain au Centre Saint-Pierre à 19h30.

Trois personnes feront les cobayes, Murielle Matteau expliquera ce qu'elle leur fait faire et les gens entendront la voix avant et la voix après.

Nous ferons la même démonstration, en raccourci, à la nouvelle émission Ma vie en main, à laquelle je collabore (à la télé de Radio-Canada le 27 septembre à 9h). Le potentiel de mieux-être est là, il y a mille façons de le saisir, la voix est une... voie.

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vallieca@hotmail.com

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